Sur les rives d'un petit lac dans le Maine, Alicia et Six Godwin coulent des jours tranquilles que vont venir troubler leurs voisins et cousins les Seldon. Leur cousine Iphigénie les convie en effet dans son lodge voisin, lui aussi au bord d'un lac, parce qu'elle souhaite modifier la répartition de sa fortune entre ses enfants dans son testament. Cette femme autoritaire mène d'une main de fer son lodge consacré à la pêche et elle est peu appréciée de sa famille. Les passions vont se déchaîner lors de cette soirée sous l'égide d'un orage d'une extrême violence. Iphigénie galvanise la haine et chaque membre de sa famille ressent à son contact des envies de meurtre irrépréssibles...
Dans ce huis clos à la Agatha Christie les relations familiales régies par l'argent volent en éclat, menées par des égoïsmes contradictoires. Au sein d'une nature préservée le trouble s'installe, provoqué par l'avidité pécuniaire des hommes.
Six se transforme en Hercule Poirot pour aider le shérif à résoudre ces meurtres à Willow Point, entraînant son lecteur ravi dans une intrigue bien mené aux multiples rebondissements.
Mes réticences : La psychologie des personnages est un peu sommaire, voire caricaturale. La fin m'a déçue, un peu trop tonitruante à mon goût, j'attendais quelque chose de plus subtil ...
Cette nuit-là, Cynthia avait fait le mur pour passer quelques heures supplémentaires avec son petit ami de l'époque. Cette nuit-là, Cynthia avait quatorze ans et pensait, dans la toute-puissance de son adolescence, être invincible. Cette nuit-là, toute sa famille disparut. Au petit matin, plus aucune trace de ses parents, ni de son petit frère. Comme si la nuit les avait engloutit. Aucune explication, ni mot, ni conclusion probante après enquête. Le mystère de cette nuit-là est resté entier.
Vingt-cinq ans plus tard, Cynthia est toujours hantée par cette disparition et elle décide de lancer un appel par le biais d'une émission de télévision. Et l'improbable se produit, un appel téléphonique relance l'enquête...
Un suspens haletant qui nous pousse à tourner frénétiquement les pages pour qu'enfin le mystère se lève, des rebondissements, un mystère qui s'épaissit, quelques cadavres, des doutes sur le personnage principal incidemment insufflés, tous les ingrédients sont bien là pour offrir un roman policier prenant digne de Harlan Coben !
Mais le roman souffre des écueils habituels des "page-turners" : une psychologie sommaire, des situations quelquefois peu crédibles, bref, rien d'autre ne tient le roman que cette intrigue prenante.
Néanmoins, "Cette nuit-là" a rempli sa mission de divertissement, ce qui est, somme toute, déjà pas si mal !
"Invitez un bon flic chez vous une fois, et un an plus tard il sera capable de vous dire si le grille-pain est blanc ou en inox."
Un dark horse est un participant très peu connu (comme un cheval de course) qui se fait remarquer de manière inattendue ou une personne qui se dévoile très peu. Mary Barsad est de celles qui se dévoilent peu, femme volontaire passionnée par les chevaux et pourtant dans son mariage, elle a misé sur le "mauvais cheval". Le jour où ce dernier brûle la grange dans laquelle sont enfermés ses chevaux de course, le monde de Mary bascule. Elle se retrouve sonnée, atterrée, avec à quelques mètres d'elle son mari qui a reçu six balles dans le corps... Confuse, elle s'accuse de ce crime sanglant et est emprisonnée dans les geôles de Longmire. Malgré ses dires, le shérif Walt Longmire est persuadé qu'elle n'a pas pu commettre un tel acte. Il part sr place, à Absalom dans le Wyoming pour mener sa propre enquête incognito.
Savant mélange de nature writing et d'enquête policière palpitante, Dark Horse est la cinquième enquête des aventures de Walt Longmire. Dans une atmosphère rappelant les meilleurs westerns, les personnages évoluent dans les grands espaces sans reconnaître la terre de leurs ancêtres.
"Je pensai à la manière dont nous labourions et cultivions la terre, dont nous y plantions des arbres, l'enfermions dans des clôtures, y construisions des maisons et faisions tout notre possible pour repousser l'éternité de la distance - tout pour donner au paysage une espèce d'échelle hmaine. Mais peu importait ce que nos faisions pour essayer de façonner l'Ouest, c'était l'Ouest qui nous façonnait inévitablement."p. 249
Les personnages bien campés apportent densité et profondeur à cette série à ne manquer sous aucun prétexte !
PS : beaucoup se demanderont pourquoi je découvre seulement maintenant cette série qui pourtant était faite pour moi. J'avoue avoir tenté l'aventure avec le premier "Little bird". J'ai commencé deux fois cette lecture et je l'ai abandonné deux fois. Raison pour laquelle j'ai finalement commencé par le 5ème de la série, pioché avec détermination en librairie, et avec succés cette fois-ci. Maintenant je vais reprendre dans l'ordre, mais sans passer par la case "Little bird"...
Le jackpot, ils sont deux à le toucher lors de ce tirage du loto : la première est JoLayne Chance, assistante vétérinaire en Floride, et les deuxièmes sont deux truands de bas étage. Ces derniers refusent de partager le magot avec qui que ce soit. qu'à cela ne tienne, ils décident de voler le billet gagnant de leur compaire. Vingt-huit millions seront toujours mieux que quatorze pour ces adeptes de la théorie du complot qui souhaitent ainsi financer leur projet de création d'une milice des "Aryens au blanc buccin" visant à s'opposer à l'invasion des Etats-Unis par les troupes de l'OTAN stationnées au Bahamas. Ils n'ont ainsi aucun scrupule à spolier de son bien JoLayne, une Noire considérée comme l'ennemie à abattre. Heureusement cette dernière sera aidée par Tom Krone, journaliste au grand coeur envoyé en mission spécial pour son journal auprès de JoLayne pour écrire l'article du siècle.
Ils ne seront pas trop de deux face aux deux truands à la petite semaine pas très futés que sont Bode Gazzer et Chub personnage atypique avec sa queue de cheval, son bandeau en pneu de bagnole sur l'oeil et un gros crabe accroché à sa main (Hiaasen est coutumier du fait, dans Queue de poisson il s'agissait d'un chien qui ne voulait pas lâcher sa prise).
Des personnages déjantés, des situations improbables, bienvenue chez Carl Hiaasen ! Il se plaît également à fustiger ceux qui montent des arnaques religieuses pour profiter du "boom du marché religieux". Les habitants du petit village de Grange où habite JoLayne sont spécialistes en ce domaine : que ce soit Demencio et sa Madone qui pleure grâce à un ingénieux système de tuyaux, la femme qui a vu le visage du Christ dans une flaque d'eau sur la route, ou encore Amador qui se perce les paumes des mains, et les fait passer pour les stigmates du Christ, tous son rôdés dans l'art d'arnaquer les touristes en mal de miracles.
"Etonnant ! Les stigmates du Christ !
Venez voir le stupéfiant Dominic Amador
Le heumble charpentier quis 'est réveillé
un bô jour avec les blessures de la crussifiction
identiques ezactement à celles du Christ lui-même,
le Fils de Dieu !
Saignements chaque jour de 9 heures
du matin à 16 heures.
Le samedi de midi à 15 heures
(les pomes seleument).
Visites ouvertes au publik. Offrandes bienvenues !
4834 Haydon Burns Lane
(La Croix est devant la maison)
A partissipé à l'émiion-télé de Pat Robertson
"Signes du Ciel" !!!"
Hiaasen n'oublie pas non plus son credo écologiste puisque JoLayne veut racheter avec son jackpot vingt-deux hectares d'un maquis luxuriant où les animaux batifolent librement pour l'arracher à des prometteurs immobiliers.
Jackpot est un roman policier explosif jubilatoire dans la lignée des meilleurs Hiaasen ! A mettre entre toutes les mains !
Dans les années 30 au Texas Harry treize ans et sa famille vivent au bord des marécages et il lui arrive de s'y promener avec sa petite soeur. Ce jour-là il croise non seulement "l'homme chèvre", légende locale qui hanterait les marais, mais plus angoisssant encore, il découvre le cadavre d'une jeune noire baillonnée avec des barbelés. Comme son père est le représentant local de la loi. c'est lui qui s'occupe de cette affaire difficile à résoudre puisque peu de personnes s'intéressent au meurtre d'une femme de couleur... Le Klan domine toujours et les lynchages sont monnaie courante. Mais quand le cadavre d'une femme blanche est découvert, la communauté s'enflamme ! Se fondant dans le décor, le jeune Harry suit comme son ombre son père qui enquête, et il ne sera plus le même après cette confrontation brutale au racisme ambiant.
"Entre-temps, j'avais appris que les personnes que je connaissais -ou croyais connaître- avaient des problèmes et des vies particulières. Mes parents avaient un passé. (...) Des gens que je croisais régulièrement s'étaient révélés étranges et féroces." p. 329
Enfant blanc, ami des noirs éduqué dans une famille aux idées ouvertes, il ne comprend pas bien la violence du monde qui l'entoure. Il observe caché derrière l'ombre des adultes. Quand lesdits adultes sont eux-mêmes désarçonnés, c'est lui qui va prendre les rennes de l'enquête avec sa grand-mère.
L'atmosphère n'est pas sans rappeler celle de "La nuit du chasseur" avec cette ambiance en clair obscur et cette lutte entre le bien et le mal. Les apparences sont trompeuses et ce qui effraie le plus n'est pas le plus dangereux. Le mal est tapi, attendant insidieusement son heure.
Beaucoup plus sombre que la série des Hap et Lee parce qu'il n'y a pas de soupape de décompression avec l'humour des deux compères, Les marécages résonne longtemps dans l'âme du lecteur.
"Tu vois, Harry, à la façon dont il fonctionne, le monde d'aujourd'hui n'a aucun avenir. Il faut que ça change si on veut que les Américains vivent ensemble dans ce pays. La guerre de Sécession est terminée depuis plus de soixante ans et quelques années, et il y a encore des gens qui en haïssent d'autres parce qu'ils sont nés dans le Nord ou dans le Sud des Etats-Unis..." p. 183
"Pendant toute notre vie, la violence et le sang versé avaient été notre addiction et notre fléau. Nous avions dilapidé notre jeunesse au Vietnam et en avions rapporté un héritage d'amertume et de vinaigre dont nous parvenions pas à rincer nos rêves." p. 366
Ce que j'ai aimé :
Dave Robicheaux, son épouse Molly et leur Clete Purcel ont décidé de prendre le large après l'ouragan Katrina qui a détruit la Nouelle Orléans. Ils tentent de se ressourcer dans les paysages grandioses du Montana : "La campagne était magnifique, les falaises abruptes, les sommets des tertres couverts de pins jaunes, et les pentes de fleurs sauvages précoces. Sur le bord du ruisseau, les seules traces qu'il y eut dans le gravier moelleux étaient celles de cerfs et des élans. L'air sentait le bois, la fougère humide, la pierre froide, l'humus qui reste toujours à l'ombre et la vapeur irisée dérivant sur les rochers au mileu du courant. L'odeur d'un air qui n'avait jamais été pollué par les produits chimiques de l'ère industrielle. Il sentait comme sentait la terre, sans doute, le premier jour de la Création, pensa Clete." Mais un homme va émerger soudaineement dans ce paradis terrestre et ébranler l'ordre du jour : Ridley Wellstone. Ses hommes de main semblent en avoir après Clete, puis les meurtres qui secouent la région sonnent le glas de la tranquillité bucolique des deux amis.
"Mais un meurtre aux airs d'exécution avait été commis à portée de vue du bungalow où Molly et moi habitions, et prétendre qu'un acte aussi monstrueux n'avait aucun lien avec nos propres vies, attendre que les autorités, avec leurs moyens limités, assurent la sécurité de notre environnement, ça rappelle la conduite de quelqu'un qui se repose sur l'homme de la météo pour le protéger des astéroïdes." p. 92
Clete a alors rendez-vous avec un fantôme issu de son passé, Sally Dio, et Dave seconde le shérif du comté de Missoula. Ils se heurtent ainsi aux frères Wellstone, à Jamie Sue, chanteuse de talent, un musicien métis en fuite, un gardien de prison qui le suit à la trace, un prêtre peu orthodoxe. Les démons de James Lee Burke ne manquent pas à l'appel : l'alcool comme anésthésiant, la violence incontrôlée, le passé trouble qui hante les nuits, le paradis définitivement perdu... Les hommes combattent leurs propres fantômes, si bien qu'à l'orée des chemins, ils ignorent encore quels chemins ils vont prendre : celui de la violence ou celui de la rédemption ?
"Quel genre d'homme étais-je ? avait-il demandé. La réponse que je lui avais donnée était à la fois facile et cynique. Le fait est que, dans des moments pareils, je n'avais aucune idée de qui vivait dans mon corps." p. 419
Un roman profondément lyrique dans lequel sentiments et mort s'entremêlent pour enchanter le lecteur !
Voici la première aventure de Hap et Leonard, les redresseurs de torts texans. Amis depuis qu'ils se sont rencontrés dans les champs au Texas, depuis ils sont presque frères siamois. Et ce n'est pas Trudy, l'ex-femme de Hap, manipulatrice invétérée qui réussira à les séparer ! Cette dernière refait surface pour proposer à Hap un plan qui leur permettrait de gagner quelques millions, et bien que Leonard soit méfiant, ils acceptent tous deux de tenter le coup. Ils rejoignent alors une équipe d'anciens activistes écologistes issus des Mécanos, un groupuscule proche des Weathermen et du Gang de la clé à molette. Mais les idéaux de certains sont quelque peu pervertis par le temps et l'époque, ce qui promet de belles pétérades...
A l'image des deux acolytes, ce premier opus de leurs aventures rocambolesques détonne : des dialogues décapants, des personnages hors normes, des héros au grand coeur, des femmes idéalistes prêtes à sauver le monde, et une belle morale :
"Mais perdre son idéalisme, cesser de croire en la capacité des êtres humains à s'élever au-dessus de leurs plus bas instincts, cela signifiait devenir vieux et amer ; et ça n'était d'aucune utilité à quiconque, même pas à moi." p. 237
A mettre entre toutes les mains subversives pour découvrir ce duo improbable !
Ce que j'ai moins aimé :
Il s'agit du premier opus de l'auteur, pas de son meilleur, d'autres sont plus marquants tels que Le mambo des deux ours.
Lors de sa 6ème enquête, le détective privé Lew Archer est sollicité en premier lieu par le gérant du Channel Club, un club sélect de la côte californienne. Puis il prend sous son aile un mari perdu recherchant sa jeune épouse disparue dans les limbes californiennes. La jeune Hester Campbell, telle un papillon de nuit, semble avoir été attirée par les lumières factices de la gloire et de l'argent des studios d'Hollywood. En enquêtant dans ces milieux, Lew rencontrera une foule de truands peu enclins à l'aider dans sa recherche... Et parce que"Lew Archer est le nom que l'on donne à tous les ennuis en quête d'un lieu où se matérialiser." les coups pleuvront au fil de ses découvertes.
L'atmosphère des romans noirs avec son privé au grand coeur qui prend beaucoup de coups est parfaitement rendue dans ce roman à l'action décoiffante.
"Je m'appuyai contre le montant du portillon et m'allumai une cigarette. Je dus mettre ma main en coupelle pour protéger mon allumette de la brise froide qui remontait du large. Cette brise et le ciel lourd qui filait au-dessus de ma tête me donnèrent l'illusion de me tenir à la proue d'un lent cargo traçant son cap dans le noir et la brume." (p. 180)
Ce que j'ai moins aimé :
Trop d'actions à mon goût, au détriment du reste. On s'attache peu aux personnages, peut-être aussi parce qu'ils sont nombreux -que de truands ! Et Lew semble prendre un malin plaisir à se retrouver dans les pattes de truands pour se prendre des coups.
La côte barbare, Une enquête de Lew Archer, Ross Macdonald, traduit de l'américain par Jacques Mailhos,Gallmeister totem, octobre 2014, 300 p., 10.50 euros
Dortmunder sort de prison et est accueilli par son ami de toujours Kelp qui lui propose aussitôt un nouveau coup fumant : subtiliser une grosse émeraude valant un demi-million de dollars en plein coeur d'une exposition d'art à New-York, et ce pour le compte d'un petit état africain. Les bénéfices et le challenge poussent Dortmunder à accepter. Reste à savoir qui les accompagnera quand leurs acolytes sont tous pris : Whistler est en prison pour avoir libérer un lion, Lartz chauffeur de renom est à l'hôpital après avoir percuté un avion, Danforth est devenu prêtre. Ils choisiront finalement Chefwick passionné de trains "complètement marbré", Murch comme chauffeur, et Greemwood comme homme à tout faire. Servis par un plan concocté aux petits oignons par Dortmunder, l'équipe se lance alors à corps et coeur perdu dans cette quête de l'émeraude. Qui prendra un peu plus de temps que prévu... Mais ils iront au bout de leur mission car :
"- C'est une question de fierté, dit Murch. C'est comme de pas se laisser doubler à droite."
Un récit rythmé, loufoque, des dialogues qui font mouche, il n'en faut pas plus pour se laisser charmer par cette première aventure de Dortmunder, celèbre cambrioleur.
Ce que j'ai moins aimé :
-Rien
Premières phrases :
"Dortmunder se moucha.
"Monsieur le directeur, dit-il, vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai apprécié la sollicitude dont vous avez fait preuve à mon endroit."
Comme il ne savait pas quoi faire du Kleenex, il le garda roulé en boule dans son poing."
Le duo de choc Leonard et Hap est de retour pour faire des étincelles, Leonard a les nerfs à vif depuis que son petit copain est parti avec un motard tout de cuir vêtu, le laissant en carafe, Hap devrait pouvoir le soutenir, malheureusement il se fait attaquer sauvagement par un écureuil, provoquant les moqueries de son coéquipier :
"Je m'interroge, Hap. Tu connaissais personnellement cet écureuil ? Et si oui, est-ce que ça pourrait être un truc que tu lui aurais raconté ?"
L'écureuil en question n'avait pas l'infime chance de connaître Hap, il était juste détenteur de la rage... Et comme ce n'est décidemment pas un jour faste pour Hap, il se rend compte que son assurance maladie est proprement inefficace, ce qui l'oblige à demeurer hospitalisé durant toute la durée du traitement préventif contre la rage. Pendant ce temps, Leonard en profite pour disparaître, et coïncidence étrange, le motard en cuir est retrouvé mort, attaqué sans nul doute par quelqu'un d'autre qu'un écureuil...
Hap va devoir gérer sa potentielle rage, son attirance pour une jolie infirmière flamboyante et un Leonard qui vient de se faire larguer et se retrouve accusé de meurtre..
Des durs à cuire que rien n'arrête, des dialogues ciselés, savamment pensés et pesés, une action qui décoiffe, il n'en faut pas plus pour faire de ce roman une réussite !
"A la mi-avril, lorsque je rentrai à la maison après quelques mois de turbin sur une plate-forme pétrolière, je découvris que mon meilleur ami, Leonard Pine, avait perdu son boulot de videur au Hot Cat Club. Dans un moment de colère, alors qu'un fouteur de merde était écroulé derrière l'établissement, il avait sorti son outil et lui avait uriné sur la tête."