La joueuse d’échecs de Bertina HENRICHS

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

Une petite merveille à découvrir. Un trés beau portrait de femme.

 

 

L'auteur : 

Bertina Henrichs est une romancière et scénariste allemande qui réside en France. La joueuse d'échecs fut son premier roman publié en 2005, That's all right mama l'a suivi en 2008.

L’histoire :

Eleni et sa famille vivent sur l’île de Naxos en Grèce. Eleni est femme de chambre, elle se laisse porter par le cours du temps, convaincue de l’inutilité de toute résistance. Jusqu’au jour où, en faisant le ménage dans la chambre d’un couple de français, elle ramasse une pièce d’échecs tombée d’un jeu d’échecs. Un fou. Animée par une fascination pour Paris et son univers, elle s’approprie alors cette passion pour les échecs, ayant ainsi l’impression de devenir un peu parisienne. Elle demande à son vieux professeur Kouros de l’initier aux règles particulières du jeu. « Folie »  se dit-elle.

Ce que j’ai aimé :

-       La construction : La joueuse d’échecs ressemble par sa construction à un conte de Perrault, formé sur le même schéma classique du récit : situation initiale, élément perturbateur, péripéties… Et comme pour les contes, cela fonctionne merveilleusement bien.

-       La psychologie très fine des personnages : Eleni s’étoffe au fur et à mesure de son apprentissage du jeu d’échecs, ses réflexions gagnent en consistance. De simple pion qui se laissait porter par les évènements, elle devient reine de son île, basculant dans un autre univers. Les autres personnages vont évoluer favorablement à son contact, tel son mari Panis, qui derrière ses allures de mâle dur et fier, cache des trésors de bonté de d’intelligence, ou son professeur, adepte convaincu de la solitude qui découvrira les bienfaits de l’amitié.

-       L’humour caché derrière les propos plus profonds. Comme quand Eleni Eleni doit dissimuler son jeu d’échecs dans le congélateur « bien au froid » si elle ne veut pas être la risée de l’île.

Cette passion doit en effet rester secrète, car Eleni connaît Naxos, un petit monde fermé, avec « ses lois implicites », ses règles, son « code d’honneur » : une femme de chambre qui joue aux échecs est une « excentrique » qui délire.

Ce que j’ai moins aimé :

-       Là encore, j’ai tout aimé.

Premières phrases :

« C’était le début de l’été. Comme tous les jours, Eleni gravit la petite colline qui séparait l’hôtel Dionysos du centre de la ville à l’heure où le soleil apparaissait à l’horizon. »

Vous aimerez aussi :

 

 

Battement d’ailes de Milena AGUS

 

 

La joueuse d’échecs, Bertina HENRICHS, Liana Levi, sept 2005, 151 pages, 15 euros

POCHE : La joueuse d’échecs, Bertina HENRICHS, LDP, janvier 2008, 5 euros 

Publié dans Littérature Europe

Commenter cet article

Anis (La librivore) 02/11/2010 14:25



J'ai adoré ce livre et aussi le film qui respecte bien l'atmosphère du livre.



Hélène 03/11/2010 09:02



Je n'ai pas vu le film, bizarrement, quand j'ai aimé un roman, je n'ai pas envie de voir son adaptation cinématographique... Et inversement.



Yv 22/06/2010 20:16


Il n'en a pas été tiré un film de ce roman ?


Hélène 23/06/2010 12:55



Effectivement, cela s'appelait "Joueuse", mais je ne l'ai pas vu, je préférais garder la magie de la lecture, vaste débat...