Sukkwan island de David VANN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Un roman marquant…

 

L’auteur :

David Vann est un jeune auteur américain (je rajouterai pour avoir eu le privilège de le rencontrer « très sympathique ») né en Alaska. Sukkwan island est son premier roman traduit en français.

L’histoire :

Un père demande à son fils de l’accompagner durant un an sur une île coupée du monde, au sud de l’Alaska, peut-être pour resserrer des liens distendus par un divorce, peut-être pour ne pas être seul dans cette épopée surréaliste. Le fils accepte à contrecoeur, parce que refuser signifierait accepter une culpabilité qui pourrait devenir fatale.

Ce que j’ai aimé :

-          Les relations entre le fils et le père sont très finement évoquées : si les toutes premières pages du roman laissent supposer que les retrouvailles viriles auront effectivement lieu, la suite nous détrompe rapidement. Le fils est perdu et indécis face à ce père rapidement dépassé par les évènements et surtout rattrapé par de vieux démons. Aussi, si, au final, l’amour d’un père et d’un fils est bien au centre du roman, ce ne sera pas tout à fait de la façon prévue au départ…

-          Sukkwan Island est un roman noir, qui ne tombe néanmoins jamais dans le pathos : il reste juste, évoquant avec beaucoup de subtilité les difficultés des rapports humains

Un grand roman.

 

Ce que je n’ai pas aimé :

 

-          Ce qui constitue l’originalité et la puissance de ce roman est susceptible aussi de choquer certains lecteurs qui pourraient trouver sordide cette histoire improbable.

Premières phrases :

« On avait une Morris Mini, avec ta maman. C’était une voiture minuscule comme un wagonnet de montagnes russes et un essuie-glaces était bousillé, alors je passais tout le temps mon bras par la fenêtre pour l’actionner. Ta maman était folle des champs de moutarde à l’époque, elle voulait toujours qu’on y passe quand il faisait beau, autour de Davis. Il y avait plus de champs alors, moins de gens. C’était le cas partout dans le monde. Ainsi commence ton éducation à domicile. »

Vous aimerez aussi :

Indian creek : un hiver au coeur des Rocheuses de Pete FROMM  

Sukkwan island, David VANN, Editions Gallmeister, 2010, 192 p., 21.70 euros  

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F


je viens de découvrir votre blog et je dois dire que la plupart des commentaires portant sur des livres que j'ai lus me font l'effet de les avoir écrit moi même !!! étrange sensation ... pour ce
qui est de Sukkwan Island, j'ai adoré ce livre en dehors même de la fameuse page 113 ..... dont la promesse maintes fois entendue me tenait en haleine ..... je trouve la fin extraordinaire. Je
viens d'apprendre que son nouveau roman paraîtra en France à la rentrée ....... j'espère tellement qu'il comblera mes (nos) attentes. merci pour votre blog : c'est tellement agréable de voir que
contrairement à ce qu'on entend ici et là, les lecteurs sont toujours là !



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H


C'est toujours un plaisir de voir que mes billets sont appréciés et que ce blog peut permettre à certains de découvrir de nouveaux titres qui me tiennent à coeur...


Je ne sais pas si je lirai "désolations" qui semble être un roman TRES noir aux dires de ceux qui l'ont lu et d el'éditeur lui-même... Je préfère les romans lumineux. Je le lirai peut-être par
amour de l'éditeur et parce que ayant rencontré David Vann j'avais beaucoup apprécié l'homme au-delà de l'auteur...



C


Perso, je l'ai rencontré avant de lire le livre. J'ai donc écouté son histoire, avant de lire le livre. Je n'ai donc entendu sa voix, avant de lire ses mots. Je n'ai pas aimé le livre, plutôt,
j'aurais du lire son roman, avant de le rencontrer.


Votre blog est très bien, merci à vous pour le partage,


 



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H


Il est étrange de voir le décalage entre cet homme qui semble doux, presque angélique, et son histoire torturée...


Je ne sais pas si le fais de lire l'histoire avant aurait modifié votre point de vue sur le roman.


Merci pour le compliment..



B


bonsoir


remarquable roman qui ose aller là où beaucoup ne se seraient mêm pas aventuré en pensée. Assez inimaginable dans la littérature européenne, et française en particulier, il faut avoir une
histoire, une psyché, assez sauvage, marquées par la grandeur de la nature et sa sauvagerie, pour pouvoir écrire une telle histoire. J'aurais juste aimé un style un poil plus travaillé, plus en
accord avec le récit, c'est-à-dire sec, dur, direct. Pour comprendre et lire ce que j'évoque ainsi, voir les ouvrahges de Dominic Cooper, qui s'accordent parfaitement avec l'Ecosse et ses
paysages rugueux où ils se déroulent



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H


Bonjour


J'ai l'impression que le dernier sorti de gallmeister "Le signal" est un peu dans le même genre, à voir.


Sinon je crois que le dernier de ce cher david vient d'être publié aux EU "caribou island"... A voir  aussi !


Et pour moi il faudra aussi que j'aille voir Dominic Cooper, je ne connais pas.



A


J'ai trouvé la fin un peu trop hallucinée à mon goût.



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H


La fin ou la page 113 ? Ou l'après-page 113 ? Il est vrai que c'est un roman un peu halluciné, je te l'accorde.



M


Voilà un roman qui ne peut pas laisser insensible ! Moi j'ai beaucoup aimé mais je le recommande en général avec prudence ! C'est un premier roman très prometteur, suivons de près son auteur !



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H


Je suis un peu comme toi, je le recommande doucement, je l'ai d'ailleurs précisé dans les points que j'ai moins aimé, mais il est difficile d'exprimer sa réticence sans dévoiler l'intrigue...



B


Je ne l'ai pas lu et ne le lirai pas. Peur d'être bousculée.



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H


Je te comprends, je l'ai lu parce que j'y étais obligée, je ne sais pas si de moi-même je l'aurais acheté et lu... Mais je ne regrette pas.



E


La fameuse page 113 j'en entends beaucoup parlé mais je ne veux pas savoir ce qui se passe car j'espère bien arrivé à lire ce livre un jour, j'ai l'impression d'être la seule dans la blogosphère
à ne pas l'avoir encore lu!



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H


Le mien est un livre voyageur si tu veux...



A


Même pas peur ! Je me suis fait raconter la page 113 par ma libraire .. et je ne veux pas en lire davantage



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H


OKOK je comprends, je l'ai racontée à ma soeur qui a eu la même réaction que toi...



K


Je viens de lire un bouquin de Rick Bass, où apparait un type qui a connu Abbey et lui a servi de modèle pour un des personnages du gang de la clé à molette, autant dire que je suis dans un gros
état d'exitation, car ce type a un bouquin paru chez gallmeister : il me le faut!



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H


Lequel lequel ????



K


Malheureusement il ne m'appartient pas, sinon, je te le passais!... j'avais déjà convaincu papillon de le lire... le club très (trop) restreint des amoureux d'Abbey doit se serrer les coudes,
non?


de toute façon je les ai tous lus,les abbey, mais quelques gallmeister vont bientôt apparaitre sur mon blog, gare!



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H


@Keisha : Je n'ai toujours pas lu "le gang de la clé à molette", je vais commencer par là et essayer de résister aux pièges que tu vas me tendre pernicieusement....



F


Personnellement j'ai adoré. Enfin, disons qu'une fois ouvert, c'est un livre qu'il est difficile de lâcher. Et puis, il prend aux tripes. Waow ! On a du mal à en sortir indemne. C'est quand même
rare qu'un roman produise un tel effet non ?



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H


Effectivement c'est un livre qui restera dans les esprits...



K


@ Aifelle : si tu veux de la belle nature et une chouette histoire pas glauque entre grand père et petit fils, lis Le feu sur la montagne, d'Edward Abbey!


Sinon : voici un livre qui m'a bien retournée...



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H


Keisha comment peux-tu conseiller un gallmeister que je n'ai pas lu ? Tu sais bien que sur ce sujet je suis trEEEEEs faible. Comment vais je résister ?



A


Je ne veux toujours pas le lire



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H


comment ça je ne t'ai pas convaincue ? Je comprends tes réticences, avoue, tu as peur de la page 113....



T


C'est officiel, tout le monde l'a lu sauf moi :-(



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H


Si tu veux, je te l'envoie, envoie moi un mail...