Vert Palatino, un printemps meurtrier de Gilda PIERSANTI

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 Prix polar dans la ville

 

L’auteur : 

Née en italie quand les sixties n'étaient pas les sixties, non loin de la ville d'Hadrien, elle a grandi à Rome et nourri une passion précoce pour la Ville éternelle. Philosophe, critique littéraire, tradutrice, elle est l'auteur de romans noirs. (présentation de l'auteur)

Le site de Gilda Piersanti 

 

L'histoire :

 

À Rome, depuis des semaines, il pleut. La ville est paralysée, le jour de Pâques s’est terminé en bouillie, personne n’a pu remplir le panier pour le pique-nique rituel de Pasquetta (le lundi de Pâques). Et voilà qu’une accalmie inespérée surprend tout le monde, sauf le petit groupe d’archéologues qui l’attendaient avec impatience et décident d’aller vérifier leurs fouilles sur la colline du Palatino, arrêtées « pour cause météorologique ». Mais, sous les bâches blanches qui protègent les fouilles, une surprise attend une jeune archéologue de l’équipe en mal d’amour.

Dans cet épisode, le sang froid de l’inspecteur principal Mariella De Luca est mis à dure épreuve au cours d’une enquête qui la conduira des milieux pédophiles jusqu’aux troubles intimes d’une jeune mère habitant le quartier de Corviale, cette extraordinaire barre de logements sociaux d’un kilomètre de long, construite à la fin des années 70 au sud-ouest de Rome. (Présentation de l’éditeur)
 

Ce que j’ai aimé :

Un bon roman policier ne se contente pas d’une intrigue passionnante, pour acquérir une épaisseur substantielle, il doit conjuguer une atmosphère particulière, des personnages à la profondeur attirante, un contexte social ou politique inévitable, bref il lui faut tout un faisceau de ramifications qui le mèneront vers un gage de qualité. Les romans de Gilda Piersanti sont de cette veine, ce Vert Palatino s’accordant parfaitement avec les prérogatives requises.

 Gilda Piersanti situe ses intrigues dans une ville qu’elle connait sur le bout des doigts, pouvant ainsi facilement semer tout cliché touristique.  Vert Palatino est le deuxième opus des Quatre saisons Meutrières, « Les quatre saisons meurtrières : quatre histoires, quatre enquêtes policières qui débutent sur des lieux communs du noir pour les déjouer… » (résumé de l’éditeur)

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 Durant ce printemps 2001, Rome est assaillie de pluies diluviennes que viennent adoucir une accalmie à laquelle personne n’ose croire. Mais les romains sont reclus chez eux, devant leurs écrans, la coupe d’Italie battant son plein. Seule Mariella ne semble pas vibrer devant le championnat, même si, en italienne de souche,  elle maîtrise le sujet au besoin.

 Mariella De Luca est une jeune femme mystérieuse, à fleur de peau, qui aime suivre ses impulsions, aussi scabreuses soient-elles. Enquêtrice hors pair, sa vie privée erre dans des territoires sombres aux fils entremêlés.

 « Elle s’était jurée qu’elle ne tomberait jamais sous l’emprise d’un homme. L’amour, surtout pour les femmes, c’était l’instrument des tortures qu’elles s’infligeaient à elles-mêmes. » (p. 155)

 Elle bénéficie du soutien sans pareil de son responsable hiérarchique D’Innocenzo, un homme marqué par la disparition inexpliquée en Inde de son fils sept ans auparavant, et par l’aphasie dans laquelle est tombée sa femme suite à cette disparition. Cette intrigue secondaire mystérieuse et non résolue du roman permet de pousser le lecteur en avant vers les épisodes suivants.

 Dans cette enquête, Mariella est affublée d’un jeune stagiaire et le meurtre d’un membre d’un réseau pédophile et la disparition quasi simultanée d’une petite fille les mènent dans le quartier de Corviale, une barre d’immeubles de un kilomètre de long, haute de neuf étages, surnommée « Le Serpentone » en raison de sa réputation sulfureuse. Au fil de ses découvertes, Mariella explorera plusieurs milieux et sera amenée à côtoyer des personnages atypiques, aux souffrances éraillées.

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 Un opus italien magistral !

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien

  

Premières phrases :

« Elle manqua la dernière marche et s’agrippa à la grille. En principe, il fallait des clés pour entrer. En montant jusqu’au dernier étage, Mariella se doutait que ce serait fermé. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Rouge abattoir de Gilda PIERSANTI

Autre :  Le roi Lézard de Dominique SYLVAIN

 

Vert Palatino, un printemps meurtrier, Gilda PIERSANTI, Editions le Passage, 320 p. 15 euros

POCHE : Vert Palatino, un printemps meurtrier, Gilda PIERSANTI, Pocket, février 2009, 6.70 euros

 challengeQuatreSaisons 

Publié dans Roman policier Europe

Commenter cet article

Athalie 24/05/2012 20:25


Bonsoir,


Le polar, l'Italie, découvrir une nouvelle série, que de promesses ... Je note ! Et merci d'indiquer qu'il est aussi en poche, comme ça, on peut avoir envie de lire sans trop attendre. Dans les
polars italiens, il y avait aussi Lucaretti, qui dans mon souvenir était pas mal du tout.


 

Hélène 25/05/2012 09:05



Je n'ai jamais lu Lucaretti, je note, merci du conseil.



esperluette 20/05/2012 10:53


J'ai lu "Bleu catacombes" (saison estivale de la série) mais je n'ai pas accroché plus que ça. C'est dépaysant, ça se lit bien mais je suis restée un peu sur ma faim. Je ferai peut-être une
nouvelle tentative.

Hélène 20/05/2012 10:57



Il est le prochain prévu sr ma liste, je verrai



jerome 19/05/2012 18:33


Je ne suis pas fan de polar mais tu parviendrais presque à me convaincre^^

Hélène 20/05/2012 10:57



N'hésite pas...



Nadael 18/05/2012 14:56


Ton billet donne sacrément envie de lire ce roman et si en plus l'histoire se déroule à Rome, je note!

Hélène 20/05/2012 10:57



Note, tu ne le regretteras pas



kathel 18/05/2012 13:19


Une auteure que je relirais volontiers... l'idéal serait de le faire à l'occasion d'un petit voyage à Rome ! 

Hélène 18/05/2012 13:46



effectivement ce serait l'idéal



Catherine 18/05/2012 13:03


Je le note pour le nouveau challenge italien, Il viaggio


Bon long WE !

Hélène 18/05/2012 13:46



je vais jeter un oeil à ce challenge !



maryse 18/05/2012 10:18


 J'ai lu 3  romans de sa série ( dans le désordre mais peu importe ) et je me régale à chaque fois , car il y a  non seulement la ville de Rome  que nous traversons par tous
temps et à toute heure  , les personnages eux-mêmes, tous épais et plein de zones d'ombre, mais aussi l'HUMOUR du récit et des situations souvent cocasses et impossibles  
dans lesquelles Marielle De Luca a le don de se fourrer  et de se tirer d'un pirouette immédiate ! Un régal .

Hélène 18/05/2012 10:54



c'est une série originale, j'ai hâte de lire le 3ème tome



Alex-Mot-à-Mots 18/05/2012 09:50


Un bon roman policier, la ville de Rome, tout pour me plaire.

Hélène 18/05/2012 09:59



oui vraiment un texte à découvrir



Lystig 18/05/2012 09:03


tiens, je ne connais pas spécialement les polars italiens...

Hélène 18/05/2012 09:59



fonce sur celui-ci alors, un vrai bonheur...