Le silence de la mer de VERCORS

Publié le par Hélène

                         

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Publié clandestinement en 1942, Le Silence de la mer de Vercors incarne un monde étouffé par la barbarie. Les nouvelles font le constat d’un monde déchu : l’homme est « la plus salope des créatures », capable de persécuter son prochain pour plus de terre ou de pouvoir, capable de placer un diable à la tête de son pays, capable de déporter, torturer, et tuer.

Malgré tout, Vercors refuse le désespoir absolu. Face à l’impuissance et à la soumission, dans un univers sclérosé, l’art et la pensée deviennent ainsi les derniers lieux où l’espoir est encore possible : « L’art seul m’empêche de désespérer. L’art donne tort à Renaud. Nous le voyons bien que l’homme est décidément une assez sale bête. Heureusement l’art, la pensée désintéressée le rachètent. »

Dans « Le désespoir est mort » « L’espoir, le désespoir, ne sont pas choses raisonnantes ni raisonnables. » Le découragement, le désespoir s’emparent de ces hommes dans un camp de prisonniers, il les enserre, les accable en les paralysant, dans un fatal désœuvrement. Puis un jour le narrateur et ses compagnons voient passer sur la route quatre petits canetons dont l’un qui n’en finit pas de « se casser la gueule » Ce spectacle dérisoire et cocasse les fait rire et lui fait dire soudainement « nous en sortirons » pour conclure « qu’il valait de vivre, puisqu’on pouvait espérer un jour extirper ce pire, faire refleurir ce meilleur. » L’espoir prend alors la place du désespoir : en riant, les prisonniers cessent d'être des victimes passives. Le rire leur redonne une supériorité intellectuelle sur leur situation.

Aujourd’hui, il est nécessaire de réveiller les consciences et de montrer que l'esprit humain reste libre, même sous la botte de l’oppression ou de la bêtise. Le désespoir est une forme de soumission, l'espoir est acte de résistance. 

L’homme a le devoir de "faire refleurir le meilleur" alors rions, créons, écrivons !

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M
Un livre marquant lu durant ma jeunesse et relu depuis quand mes fils ont eu à l'étudier en classe...Incontournable évidemment !
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A
J'en garde le souvenir d'une lecture forte.
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V
Qu'est-ce que j'aime ce texte !! Cette retenue, cette élégance et cette force.... whaouh.
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L
Je l'ai à lu car je suis en 3e et j'adore ce livre alors que je n'aime pas lire d'habitude
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T
j'adore!!!
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H
:-)
M
J'ai longtemps ignoré le thème de cette nouvelle.
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H
A lire et relire !
A
Une lecture qui m'avait marqué étant ado. Mais quelle couverture horrible.
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H
Je pense aussi qu'elle restera gravée en moi !
A
De très beaux textes mais surtout le silence de la mer qui met face à face deux êtres que tout sépare et qui peut-être en d'autres circonstances auraient pu être amoureux.
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H
Un rendez-vous manqué..
A
Oui, ce texte est magnifique, je parle de la première nouvelle. pourtant il se passe aussi beaucoup de chose entre cet allemand amoureux de la langue française et qui sombre dans le désespoir, et la nièce digne mais tiraillée face à cet homme.
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H
Les autres nouvelles sont moins puissantes, mais aussi à lire... Comme tu le dis, un texte magnifique !
J
Ce n'est pas un monument, c'est LE monument de la littérature de combat et d'engagement. Pas facile de faire ça en 1941...
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H
Un grand texte !