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litterature francaise

Sanctuaire de Laurine ROUX

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans un monde ravagé par un mal mystérieux lié aux oiseaux, une famille a fui la civilisation pour s’enterrer dans une montagne isolée, leur “sanctuaire”. Là, le père impose des règles strictes : exterminer toute créature volante, obéir sans discuter, et vivre selon une discipline quasi militaire. Ce sanctuaire, loin d’être un refuge sûr, devient une prison psychologique et physique, surtout pour Gemma, la plus jeune fille. Née dans cet isolement, elle croit d’abord en l’ordre paternel… jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue bouscule tout.

Ce que j'ai aimé : 

- L'écriture est à fleur de peau, Laurine Roux tisse doucement sa prose pour donner à voir, à sentir.

- Le roman interroge notre humanité : jusqu’où peut-on aller pour survivre ? Quand l’amour paternel bascule-t-il en tyrannie ? Le roman examine comment la peur de l'autre, qu'il s'agisse d'un virus ou d'un étranger, permet d'instaurer une tyrannie domestique. Le Père utilise la survie comme prétexte pour contrôler le corps et l'esprit de ses filles.

- Bien plus qu’un récit post-apocalyptique classique, Le Sanctuaire devient une fable : sur l’emprise, la liberté, l’enfermement, et sur ce lien fragile entre l’homme et la nature. L'autrice propose une réflexion profonde sur la domination et l’émancipation, portée par une écriture à la fois sauvage et poétique.

Ce que j'ai moins aimé :

- L'atmosphère est pesante, sous tension permanente. Bien que l'action se déroule dans de grands espaces ouverts, le sentiment de claustrophobie est omniprésent. Le Sanctuaire est autant un refuge qu'une prison.

Bilan :

C'est un livre qui s'adresse à ceux qui aiment les récits de survie psychologique. Il ne s'attarde pas sur les détails technologiques de la fin du monde, mais sur ce qu'il reste de l'humanité (et de la sauvagerie) quand tout le reste a disparu.

Il a reçu le Prix de l'Imaginaire en 2021

 

Présentation de l'éditeur : Folio 

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Comme un ciel en nous de Jakuta ALIKAVAZOVIC

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce court texte très dense, à la fois méditatif et intime, a été écrit dans le cadre de la collection "Ma nuit au musée" des éditions Stock. Le Louvre nocturne sert moins de décor que de prétexte, un espace mental propice à la remontée des souvenirs, en particulier ceux liés au père.

Ce que j'ai aimé :

La déambulation nocturne dans le Louvre nimbe le musée d'une nouvelle aura : la nuit vide le musée de sa fonction touristique et spectaculaire, elle transforme les œuvres en présences silencieuses, presque confidentes et suspend le temps, permettant un glissement vers l’intime. Le Louvre devient un espace de résonance intérieure, plus qu’un lieu de savoir.

Ce que j'ai moins aimé :

Je me suis lassée des mentions familiales, que j'ai tendance à trouver nombrilistes. La littérature contemporaine a beaucoup sollicité le récit du père, de la mère, de la filiation, au point de produire parfois un effet de saturation. On peut avoir l’impression que l’intime devient une fin en soi, le lecteur est sommé d’adhérer à une émotion privée et le « je » se replie sur son histoire familiale. 

Présentation de l'éditeur : Ma nuit au musée

Prix Médicis Essai 2021

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Nourrices de Séverine CRESSAN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Sylvaine est nourrice. Son corps nourrit les enfants des autres pendant que le sien s’efface. Elle allaite pour vivre, pour tenir, pour rester debout. Jusqu’à cette nuit dans la forêt. Un bébé trouvé. Un carnet. Et la mort soudaine d’un autre enfant. Alors, dans le silence et la nécessité, Sylvaine fait un choix irréversible.

Ce que j'ai aimé : 

Dans une campagne âpre et silencieuse, où les femmes donnent leur lait comme on donne sa force, Séverine Cressan tisse un récit charnel, presque tellurique. Ici, le lait n’est pas seulement nourriture : il est survie, échange, dépendance. il est lien. Il est dette. L’écriture de Cressan est sensorielle, presque organique. Elle plonge dans la chair pour dénoncer la marchandisation du corps féminin,  ce système brutal où la vie devient une ressource extractible. Le roman explore aussi la complexité des maternités : celles qu’on choisit, celles qu’on subit, et celles qu’on vole parfois pour survivre.

C'est le portrait de femmes qui portent le monde sans reconnaissance, unies par une sororité silencieuse et une transmission invisible face à l'oppression. Entre la violence de l'exploitation et la quête d'une identité à retrouver, l'autrice livre une histoire douce et violente à la fois, un cri vibrant pour la dignité.

Bilan : 

Un premier roman puissant, viscéral, profondément humain.

 

Présentation de l'éditeur : Editions Dalva

Sélection du mois de novembre 

Catégorie Fiction 

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Le silence de la mer de VERCORS

Publié le par Hélène

                         

          ♥ ♥ ♥

Publié clandestinement en 1942, Le Silence de la mer de Vercors incarne un monde étouffé par la barbarie. Les nouvelles font le constat d’un monde déchu : l’homme est « la plus salope des créatures », capable de persécuter son prochain pour plus de terre ou de pouvoir, capable de placer un diable à la tête de son pays, capable de déporter, torturer, et tuer.

Malgré tout, Vercors refuse le désespoir absolu. Face à l’impuissance et à la soumission, dans un univers sclérosé, l’art et la pensée deviennent ainsi les derniers lieux où l’espoir est encore possible : « L’art seul m’empêche de désespérer. L’art donne tort à Renaud. Nous le voyons bien que l’homme est décidément une assez sale bête. Heureusement l’art, la pensée désintéressée le rachètent. »

Dans « Le désespoir est mort » « L’espoir, le désespoir, ne sont pas choses raisonnantes ni raisonnables. » Le découragement, le désespoir s’emparent de ces hommes dans un camp de prisonniers, il les enserre, les accable en les paralysant, dans un fatal désœuvrement. Puis un jour le narrateur et ses compagnons voient passer sur la route quatre petits canetons dont l’un qui n’en finit pas de « se casser la gueule » Ce spectacle dérisoire et cocasse les fait rire et lui fait dire soudainement « nous en sortirons » pour conclure « qu’il valait de vivre, puisqu’on pouvait espérer un jour extirper ce pire, faire refleurir ce meilleur. » L’espoir prend alors la place du désespoir : en riant, les prisonniers cessent d'être des victimes passives. Le rire leur redonne une supériorité intellectuelle sur leur situation.

Aujourd’hui, il est nécessaire de réveiller les consciences et de montrer que l'esprit humain reste libre, même sous la botte de l’oppression ou de la bêtise. Le désespoir est une forme de soumission, l'espoir est acte de résistance. 

L’homme a le devoir de "faire refleurir le meilleur" alors rions, créons, écrivons !

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La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude GRUMBERG

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Voilà la seule chose qui mérite d’exister dans les histoires comme dans la vie vraie. L’amour, l’amour offert aux enfants, aux siens comme à ceux des autres. L’amour qui fait que, malgré tout ce qui existe, et tout ce qui n’existe pas, l’amour qui fait que la vie continue."

Le récit commence par les éléments traditionnels d'un conte, présentant un couple de bûcherons polonais âgés et pauvres, vivant dans la misère en pleine Seconde Guerre mondiale, dans une forêt traversée par une voie ferrée. Chaque jour, des trains de marchandises passent, mais le couple, dans sa simplicité, ignore ce qu'ils transportent réellement. Un jour, un homme déporté jette un paquet du train, qui se révèle être un nouveau-né. La bûcheronne, n'ayant jamais pu avoir d'enfant, décide d'élever cet enfant avec son mari, dans la pauvreté, mais avec un amour incommensurable. Pour elle, cet enfant représente "la plus précieuse des marchandises". Parallèlement, on suit l'histoire du père de l'enfant, déporté à Auschwitz. Le récit explore sa souffrance, sa tentative désespérée de sauver son enfant, ainsi que sa lutte pour survivre.

Ce que j'ai aimé : 

Le conte de Grumberg est une allégorie poignante qui utilise la simplicité du genre pour aborder l'indicible : la Shoah. Grumberg déconstruit la forme traditionnelle du conte (Le Petit Poucet est explicitement rejeté) pour y inscrire la barbarie historique. Dans ce contexte de déshumanisation absolue, l'enfant représente la Vie, l'Amour et l'Espoir - la seule "marchandise" qui vaille vraiment d'être sauvée. 

Le conte oppose la cruauté du système nazi à la solidarité et à la bonté du couple de bûcherons. Le geste du père déporté et l'accueil inconditionnel de la bûcheronne sont des actes d'amour puissants qui rappellent qu'une étincelle d'humanité peut toujours jaillir au milieu de la pire des tragédies.

L'auteur, dont le père et le grand-père sont morts en déportation, ajoute un court appendice à la fin du conte, donnant des éléments factuels et historiques (notamment des listes de déportés), pour ancrer le récit dans la réalité et insister sur le devoir de mémoire.

Bilan : 

C'est un texte qui est salué pour son écriture à la fois simple, poétique et bouleversante, un hommage à la vie et un message universel sur le pouvoir de l'amour face à la mort.

Présentation de l'éditeur : Seuil

Ce conte a notamment été adapté en film d'animation par Michel Hazanavicius, renforçant sa résonance auprès du grand public. 

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Quatre jours sans ma mère de Ramsès KEFI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Tout commence par un geste minuscule, presque banal : Amani, 67 ans, quitte son appartement de banlieue, un soir, sans crier gare. Ce départ soudain laisse désarmés Hédi, son mari et Salmane, leur fils de 36 ans. Amani, était de ces mère-piliers, la femme qui tenait tout, discrètement, sans qu’on le remarque vraiment. En disparaissant, elle oblige les siens à exister autrement, à se confronter à ce qu’ils ne voulaient plus voir : la fatigue, la solitude, les non-dits. Pendant quatre jours, le roman suit cette absence comme une onde de choc. Puis peu à peu, derrière le mystère de la disparition se dessine une autre histoire : celle d’une femme qui a traversé la vie sans se plaindre, d’un couple d’immigrés venu bâtir une existence solide en France, et d’un fils qui ne savait pas d’où il venait.

Ce que j'ai aimé :

Ramsès Kefi décrit avec tendresse cette cité HLM "la Caverne", cette périphérie peuplée de vies modestes, de rires retenus et de rêves cabossés. 

L’absence d’Amani agit comme un miroir. Salmane découvre la vérité sur ses parents, sur leur amour silencieux, sur leurs sacrifices, sur cette transmission de la pudeur et du courage qui se passe de mots. Il découvre aussi sa propre inertie — cette adolescence prolongée, cette peur de grandir. Et, peu à peu, la quête de la mère devient une quête de soi. 

L'auteur rend hommage à toutes ces femmes discrètes qui portent les autres sans jamais s’arrêter, jusqu’au jour où elles disparaissent pour respirer un peu. Il interroge, en creux, la masculinité, la filiation, la difficulté d’être fils d’immigrés dans un monde où les repères se dissolvent. Il suit le chemin d'un homme qui apprend à regarder sa mère autrement, à la voir enfin comme une personne, pas seulement comme une présence.

Bilan :

Un roman simple et bouleversant.

Présentation de l'éditeur : Philippe Rey

Sélection du mois d'octobre 

Catégorie Fiction

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L'affranchie de Montmartre de Jean-Paul DELFINO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"La force, ma fille. Il faut de la force. Résister et se battre. Ne pas céder un seul pouce de ta liberté. Jamais. C'est le seul chemin possible..."

En 1938 à Montmartre, Suzanne Valadon se meurt. Elle regarde en arrière et décide de se confier. Elle se dévoile par fragments, avec cette gouaille montmartroise qui sonne vrai, et cette manière de réinventer sa propre légende comme si elle modelait encore une toile.
Le résultat est un monologue qui déborde d’énergie, de mauvaise foi parfois, de sincérité toujours. Une voix qui frappe par sa vitalité.

Ce que j'ai aimé : 

L'auteur nous offre une plongée dans l'existence débridée, rugueuse et lumineuse de Suzanne Valadon, trop longtemps remisée dans l’ombre des grands maîtres dont elle fut la muse.

L’un des grands charmes du roman est la manière dont le quartier de Montmartre se déploie : ses pavés humides, ses ateliers enfumés, ses cafés tapageurs, ses nuits bleues de peinture. Suzanne circule dans cette Butte qui grouille de misère et de génie, où Renoir croise Satie, où Lautrec rit trop fort, où les artistes vivent et meurent vite. Delfino fait de Montmartre une ruche, un théâtre, un endroit où tout se crée et se défait.

Ce que j'ai moins aimé :

Les allers retours entre le présent et le passé, sans réelles démarcations, ont tendance à casser le rythme de la narration. 

Bilan :

Une belle découverte !

Du même auteur :  Les pêcheurs d'étoiles ♥ ♥ ♥ ♥

Présentation de l'éditeur : Pocket

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La femme cachée de COLETTE

Publié le par Hélène

♥ ♥

"La femme cachée" est un recueil qui comprend 22 nouvelles brèves. Colette y dépeint, avec une écriture précise et sensorielle, des moments de bascule où l'existence banale de ses personnages est bouleversée par une révélation soudaine ou un événement inattendu. Ces histoires sont souvent qualifiées de " noires idylles" en raison de leur ton à la fois concis et percutant.

Ces récits examinent les rôles sociaux imposés aux femmes et leur besoin d'échapper à ces contraintes, souvent à travers le secret, l'anonymat (comme le bal masqué), ou la contemplation de soi. Colette décortique les relations conjugales, souvent en montrant le passage de l'idéalisation à la désillusion après le mariage.

Ce que j'ai aimé : 

L’un des points forts de Colette est de décrypter la vie intérieure des femmes, leur désir, leur pulsion, parfois leur infidélité ou leur émancipation. Les nouvelles explorent la liberté féminine, la jalousie, le double jeu entre apparence et vérité, la solitude dans le couple. 

Colette a un ton sensuel, précis, une observation aiguë des gestes, des corps, des regards — la nouvelle «La Femme cachée» est un bon exemple de ce travail minutieux. L'autrice sait saisir en une phrase une émotion fuyante, un basculement intime. Ce n’est pas une écriture démonstrative ; c’est celle du frémissement intérieur.

Ce que j'ai moins aimé : 

Certaines nouvelles sont très réussies (La main, La femme cachée, L’autre femme), d’autres paraissent plus anecdotiques ou inachevées. L’ensemble donne parfois l’impression d’un recueil de croquis plus que d’histoires abouties. 

Bilan :

Un recueil délicat, finement écrit, mais inégal et peu marquant. À lire pour le style et la lucidité de Colette, plus que pour le plaisir d’une narration.

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Sido et les vrilles de la vigne ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le blé en herbe ♥ ♥ ♥ ♥

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La petite bonne de Bérénice PICHAT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Dans ce premier roman, Bérénice Pichat nous entraîne dans la France des années 1930, au sein d’un foyer bourgeois. La « petite bonne », jeune domestique anonyme, s’affaire sans relâche au service des Daniel. Un week-end, Madame part à la campagne, laissant la jeune fille seule avec son mari, ancien pianiste marqué à jamais par les blessures de la Grande Guerre, une « gueule cassée ». Commence alors un huis clos singulier, troublant, où se confrontent deux solitudes : celle de l’homme mutilé, enfermé dans son corps, et celle de la servante, réduite à l’ombre par sa condition sociale.

Ce que j'ai aimé :

La grande originalité du texte tient à sa forme : l’autrice alterne prose et vers libres. La narration classique accompagne la bourgeoisie, tandis que la voix de la domestique surgit en poésie, hachée, fragile mais vibrante. 

La rencontre de ces deux blessés de la vie est émouvante, malgré leurs différences, ils apprennent à s'apprécier, ils s'apportent mutuellement, en égaux. L'autrice met ainsi en valeur la dignité silencieuse de ceux qu’on n’entend pas, avec une pudeur et une intensité contenue qui frappent le lecteur.

« On m'a dit une fois – qui je ne sais plus – on m'a dit La liberté commence au fond de soi. Mais on ne m'a pas montré comment trouver le fond pour espérer pouvoir remonter. Depuis j'explore sans parvenir à reprendre mon souffle. »

Bilan : 

Un texte sensible, audacieux, qui bouscule les codes du roman historique et donne voix à une figure trop souvent oubliée. Un beau premier roman, couronné à juste titre par le Prix des Libraires 2025.

Présentation de l'éditeur : Les Avrils

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Gabriële de Anne et Claire BEREST

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Gabriële retrace la vie de Gabriële Buffet-Picabia, arrière-grand-mère des autrices : femme libre, musicienne, féministe avant l’heure, qui, à partir de 1908, croise le chemin de Francis Picabia. Malgré son désir initial d’indépendance et de musique, elle s’engage dans une relation avec Picabia, tout en jouant un rôle clef dans les avant-gardes artistiques — Futurisme, Dada, abstraction — aux côtés de figures comme Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Le récit mêle enquête familiale et reconstitution historique, oscillant entre les grandes villes artistiques de l’époque (Berlin, Paris, New York, Zurich, etc.) et des moments plus intimes. On suit ses aspirations libératrices, ses renoncements, ses combats, ainsi que son influence discrète mais puissante, dans l’ombre des hommes célèbres qu’elle fréquente.

Ce que j'ai aimé :

La plongée dans l'univers artistique de  cette époque est passionnante, bouillonnante, très documentée. Dans ce monde, la  personnalité hors normes de Gabriële se détache, inspiratrice, muse, et mère à la fois  "Elle est au cœur de la matrice, elle s'active, pompe de ses bras et de son intellect, communique, arrange, propose, soutient, ravive, débrouille les écheveaux, affine les idées, mais quand la lumière recouvre tous les efforts, elle n'est plus là. Elle laisse aux hommes le soin de jouir. Elle laisse aux hommes les délices des caresses de l'égo." p 239 Les deux sœurs donnent voix à cette femme restée volontairement dans l'ombre et leurs deux voix se fondent parfaitement.

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai regretté le manque de relief, Gabriële est difficilement incarnée, mal connue des deux sœurs, elles ne peuvent que supposer ses pensées, ses émotions, si bien que le portrait est quelquefois désincarné.

Bilan : 

Il offre une relecture stimulante et nécessaire de l’histoire de l’art du début du XXᵉ siècle à travers le prisme de celle qui l’a façonnée dans l’ombre.

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

Du même auteur : 

BEREST Anne Recherche femme parfaite ♥ ♥ ; La carte postale ♥ ♥ ♥

BEREST Claire Rien n'est noir ♥ ♥

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