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litterature francaise

La femme coupée en deux de Julie FUSTER

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Louise semble menée une existence maitrisée : elle suit une carrière dans le milieu de l'art, renvoie une image impeccable et semble tout contrôler. Mais quand elle revoit sa mère Nadia lors d'un mariage, puis quand elle apprend sa mort, tout se fissure. Louise est alors sommée de revenir vers un passé qu'elle avait enfoui. 

Ce que j'ai aimé : 

Le roman pose une question brutale : l'artiste a-t-il le droit de "piller" la vie de ses proches pour créer ? Nadia a transformé la douleur de sa fille en matière première, un acte que Louise perçoit comme un viol de son intimité. Mais le processus créatif apparaît aussi comme indubitablement lié à l'entourage : l'influence des proches est inévitable "J'étais sans cesse poursuivi, rattrapé, dévoré par eux, par leur influence, leurs questions, et les coïncidences perpétuelles qu'ils relevaient entre mes textes et ce qu'ils voulaient bien comprendre."

En retournant sur les lieux de son passé, Louise voit ses certitudes s'effriter. Le roman explore aussi comment nous réécrivons nos propres souvenirs pour survivre.

Ce que j'ai moins aimé

Le thème du conflit mère-fille reste assez classique et ne m'a pas touchée. 

Bilan :

Une lecture fluide mais peu marquante. 

Sélection n° 8

Catégorie Fiction

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Explosives de Hélène COUTARD

Publié le par Hélène

Aux yeux de tous, Clara est une jeune femme discrète, presque effacée. Étudiante timide en apparence, elle semble inoffensive. Pourtant, derrière cette façade calme, une profonde colère gronde. Elle en veut au patriarcat omniprésent, à une société qui ne la prend pas au sérieux et aux limites qu’on cherche sans cesse à lui imposer.

Tout semble changer lorsqu’elle rencontre Ari, la mystérieuse dirigeante d’un groupe féministe radical. Fascinée, Clara a l’impression d’avoir enfin trouvé un endroit où sa colère peut s’exprimer et où elle peut vraiment exister. Ari fait alors d’elle sa nouvelle recrue. Mais une question demeure : que sont devenues les membres qui l’ont précédée ?

Ce que j'ai aimé :

Certes le style et les idées sont incisives et cette radicalité est assez originale. Le livre explore la colère féminine contemporaine et ses racines et plonge dans des milieux militants radicaux sans les édulcorer et aborde des thèmes forts : domination, violence, manipulation...

Ce que j'ai moins aimé :

Mais l'ensemble manque de nuances, j'espérais une fin plus ouverte, alors qu'ici le conflit hommes / femmes est caricaturé à l'extrême, généralisant dangereusement : "si on y prêtait un peu attention, ces histoires étaient partout. Des femmes violées, brûlées, poignardées, enterrées dans des trous."

Il faut attendre les remerciements pour enfin lire des mots apaisés vers les hommes...

Bilan :

Un roman trop dans la colère à mon goût !

Présentation de l'éditeur : Grasset

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Certaines fièvres échappent au mercure de Mathilde FORGET

Publié le par Hélène

Édith se cache des autres, jusqu'au jour où, dans un train de banlieue, en face d'une fille aux cheveux follement bouclés, elle découvre un sentiment farouche, joyeux, sidérant.

Au début de ma lecture j'étais très sceptique : l'histoire d'amour ne m'intéressait pas vraiment, et certaines réflexions avaient tendance à me désarçonner : "Les poils de tes jambes sont visibles car tes jeans sont courts. Je voudrais en avoir plein entre les dents." 

Puis peu à peu des scènes intrigantes émergent loin de la bluette amoureuse : par exemple sitôt que l'autre disparait, cette tendance à imaginer le pire, à remuer ciel et terre pour s'assurer qu'elle n'est pas morte. Enfin, peu à peu, la cause se profile : le suicide de la mère alors que la narratrice avait 8 ans, ce creux laissé, ces questions en suspens, cette peur viscérale de perdre les êtres aimés quand ils ne sont plus visibles.

On comprend alors que la rencontre amoureuse bouscule la narratrice et que cet attachement naissant, s'il peut être salvateur est aussi source d'angoisse car il ravive des traumas laissés de côté. 

Si le propos est touchant, je n'ai pas été sensible à l'écriture ni au propos. Je suis passée à côté.

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Appel manqué de Carole FIVES

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"De toute façon, avec toi, la vie n'est qu'un long appel manqué."

Dans Appel Manqué, Carole Fives fait revenir Charlène, figure déjà croisée dans Une femme au téléphone. Elle a désormais soixante-treize ans. Le temps a passé, mais non l’urgence de dire : ne parvenant plus à joindre sa fille, elle déverse sur son répondeur une suite ininterrompue de messages, et cette absence de réponse l’exaspère autant qu’elle la blesse.

Ce que j'ai aimé : 

Ce qui frappe d’abord, c’est cette parole sans frein, cette logorrhée maternelle qui surgit « pour un oui ou pour un non » : parce que la solitude se fait trop lourde, parce que de nouveaux locataires la malmènent, parce que des moucherons envahissent la cuisine, parce que l’argent manque, parce qu’une brouille l’a opposée à Colette, parce que la nuit a été mauvaise… Tout devient prétexte à renouer le fil, à conjurer le silence.

Mais sous l’apparente trivialité de ces motifs affleure une détresse plus profonde, une solitude nue teintée d'humour :

 "Homme, femme, c'est complètement dépassé, tu le savais ?! D'ailleurs je ne me suis jamais sentie vraiment femme dans le fond, plutôt vivante, voilà, parfois au bord du trou, mais bon..."

En contrepoint, se dessine la charge invisible qui pèse sur celle qui écoute et subit ces messages. La fille, prise dans sa vie de mère, son travail et sa carrière d’écrivaine, doit encore absorber les angoisses d’une mère imprévisible, toujours au bord d’un nouveau désastre : locataires douteux sans bail, arnaques bancaires, agents immobiliers véreux, points qui disparaissent peu à peu du permis… Le monde devient menaçant, et l’étau semble peu à peu se resserrer autour d’elle.

Et si, par hasard, la narratrice tente d’ouvrir à son tour un espace de confidence, elle se heurte aussitôt à une pluie de reproches, mêlant culpabilisation et ironie mordante.  

"Je sais bien que ton livre vient de sortir, je sais bien. Oui ma chérie, tu as raison, c’est honteux, et je vais le commander puisque tu ne m’as toujours rien envoyé. C’est fou ça, même ton frère l’a reçu, je suis toujours la dernière roue du carrosse. Encore un roman sur l’art ? Tu es sûre ? Mais ça va ennuyer tout le monde, voyons… Pourquoi tu n’écris pas plutôt un livre sur moi, c’est plus intéressant, tout le monde a une mère, alors que l’art… les gens s’en foutent, non ? Vise large, vise la mère, je t’assure, on n’en a jamais fini avec sa mère. "

Les griefs fusent, acérés, parfois cruels. Pourtant, malgré la violence des mots et l’usure du lien, quelque chose persiste, un fil ténu, indéchirable, fait d’attente, de dépendance et d’amour contrarié.

Une belle réussite !

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur Une femme au téléphone ♥ ♥ ♥ ♥ ; Quand nous serons heureux ♥ ♥ ♥; C'est dimanche et je n'y suis pour rien ♥ ♥ ♥ ♥ ; Ca nous apprendra à naître dans le nord ♥ ♥ ♥ ; Tenir jusqu'à l'aube ♥ ♥ ♥ ; Térébenthine ♥ ♥

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Roman policier de Philibert HUMM

Publié le par Hélène

Dans la ville de Pau, un phénomène étrange se produit : les lettres "U" disparaissent des enseignes. Restaurants, boucheries, coiffeurs, tous sont touchés. Une enquête officielle existe… mais n’avance pas. De fait, le narrateur décide de résoudre le mystère accompagné de son acolyte Vincent Dedienne. "Mon oncle Agathe a postulé elle aussi pour m’accompagner mais je n’ai pu donner suite, hélas, à sa candidature car elle possède un chat et, comme disait Cocteau, les chats policiers, ça n’existe pas." Commence alors une enquête hors du commun ! 

Ce que j'ai aimé :

Humm s’amuse à imiter et détourner les codes et clichés des romans policiers avec beaucoup d'humour et certaines remarques sont bien serties. Ses raisonnements à la Sherlock Holmes et ses ambiances sombres façon roman noir parodient avec élégance le genre, avec cette petite touche absurde qui fait tout son charme. 

Ce que j'ai moins aimé :

Mais l'ensemble tombe un peu à plat, même la résolution est décevante.

Bilan :

J'avais beaucoup aimé l'humour de Roman fleuve et j'ai été déçue par cet opus.

Présentation de l'éditeur : Editions des Equateurs

Du même auteur : Roman fleuve ♥ ♥ ♥ 

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Sanctuaire de Laurine ROUX

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans un monde ravagé par un mal mystérieux lié aux oiseaux, une famille a fui la civilisation pour s’enterrer dans une montagne isolée, leur “sanctuaire”. Là, le père impose des règles strictes : exterminer toute créature volante, obéir sans discuter, et vivre selon une discipline quasi militaire. Ce sanctuaire, loin d’être un refuge sûr, devient une prison psychologique et physique, surtout pour Gemma, la plus jeune fille. Née dans cet isolement, elle croit d’abord en l’ordre paternel… jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue bouscule tout.

Ce que j'ai aimé : 

- L'écriture est à fleur de peau, Laurine Roux tisse doucement sa prose pour donner à voir, à sentir.

- Le roman interroge notre humanité : jusqu’où peut-on aller pour survivre ? Quand l’amour paternel bascule-t-il en tyrannie ? Le roman examine comment la peur de l'autre, qu'il s'agisse d'un virus ou d'un étranger, permet d'instaurer une tyrannie domestique. Le Père utilise la survie comme prétexte pour contrôler le corps et l'esprit de ses filles.

- Bien plus qu’un récit post-apocalyptique classique, Le Sanctuaire devient une fable : sur l’emprise, la liberté, l’enfermement, et sur ce lien fragile entre l’homme et la nature. L'autrice propose une réflexion profonde sur la domination et l’émancipation, portée par une écriture à la fois sauvage et poétique.

Ce que j'ai moins aimé :

- L'atmosphère est pesante, sous tension permanente. Bien que l'action se déroule dans de grands espaces ouverts, le sentiment de claustrophobie est omniprésent. Le Sanctuaire est autant un refuge qu'une prison.

Bilan :

C'est un livre qui s'adresse à ceux qui aiment les récits de survie psychologique. Il ne s'attarde pas sur les détails technologiques de la fin du monde, mais sur ce qu'il reste de l'humanité (et de la sauvagerie) quand tout le reste a disparu.

Il a reçu le Prix de l'Imaginaire en 2021

 

Présentation de l'éditeur : Folio 

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Comme un ciel en nous de Jakuta ALIKAVAZOVIC

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce court texte très dense, à la fois méditatif et intime, a été écrit dans le cadre de la collection "Ma nuit au musée" des éditions Stock. Le Louvre nocturne sert moins de décor que de prétexte, un espace mental propice à la remontée des souvenirs, en particulier ceux liés au père.

Ce que j'ai aimé :

La déambulation nocturne dans le Louvre nimbe le musée d'une nouvelle aura : la nuit vide le musée de sa fonction touristique et spectaculaire, elle transforme les œuvres en présences silencieuses, presque confidentes et suspend le temps, permettant un glissement vers l’intime. Le Louvre devient un espace de résonance intérieure, plus qu’un lieu de savoir.

Ce que j'ai moins aimé :

Je me suis lassée des mentions familiales, que j'ai tendance à trouver nombrilistes. La littérature contemporaine a beaucoup sollicité le récit du père, de la mère, de la filiation, au point de produire parfois un effet de saturation. On peut avoir l’impression que l’intime devient une fin en soi, le lecteur est sommé d’adhérer à une émotion privée et le « je » se replie sur son histoire familiale. 

Présentation de l'éditeur : Ma nuit au musée

Prix Médicis Essai 2021

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Nourrices de Séverine CRESSAN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Sylvaine est nourrice. Son corps nourrit les enfants des autres pendant que le sien s’efface. Elle allaite pour vivre, pour tenir, pour rester debout. Jusqu’à cette nuit dans la forêt. Un bébé trouvé. Un carnet. Et la mort soudaine d’un autre enfant. Alors, dans le silence et la nécessité, Sylvaine fait un choix irréversible.

Ce que j'ai aimé : 

Dans une campagne âpre et silencieuse, où les femmes donnent leur lait comme on donne sa force, Séverine Cressan tisse un récit charnel, presque tellurique. Ici, le lait n’est pas seulement nourriture : il est survie, échange, dépendance. il est lien. Il est dette. L’écriture de Cressan est sensorielle, presque organique. Elle plonge dans la chair pour dénoncer la marchandisation du corps féminin,  ce système brutal où la vie devient une ressource extractible. Le roman explore aussi la complexité des maternités : celles qu’on choisit, celles qu’on subit, et celles qu’on vole parfois pour survivre.

C'est le portrait de femmes qui portent le monde sans reconnaissance, unies par une sororité silencieuse et une transmission invisible face à l'oppression. Entre la violence de l'exploitation et la quête d'une identité à retrouver, l'autrice livre une histoire douce et violente à la fois, un cri vibrant pour la dignité.

Bilan : 

Un premier roman puissant, viscéral, profondément humain.

 

Présentation de l'éditeur : Editions Dalva

Sélection du mois de novembre 

Catégorie Fiction 

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Le silence de la mer de VERCORS

Publié le par Hélène

                         

          ♥ ♥ ♥

Publié clandestinement en 1942, Le Silence de la mer de Vercors incarne un monde étouffé par la barbarie. Les nouvelles font le constat d’un monde déchu : l’homme est « la plus salope des créatures », capable de persécuter son prochain pour plus de terre ou de pouvoir, capable de placer un diable à la tête de son pays, capable de déporter, torturer, et tuer.

Malgré tout, Vercors refuse le désespoir absolu. Face à l’impuissance et à la soumission, dans un univers sclérosé, l’art et la pensée deviennent ainsi les derniers lieux où l’espoir est encore possible : « L’art seul m’empêche de désespérer. L’art donne tort à Renaud. Nous le voyons bien que l’homme est décidément une assez sale bête. Heureusement l’art, la pensée désintéressée le rachètent. »

Dans « Le désespoir est mort » « L’espoir, le désespoir, ne sont pas choses raisonnantes ni raisonnables. » Le découragement, le désespoir s’emparent de ces hommes dans un camp de prisonniers, il les enserre, les accable en les paralysant, dans un fatal désœuvrement. Puis un jour le narrateur et ses compagnons voient passer sur la route quatre petits canetons dont l’un qui n’en finit pas de « se casser la gueule » Ce spectacle dérisoire et cocasse les fait rire et lui fait dire soudainement « nous en sortirons » pour conclure « qu’il valait de vivre, puisqu’on pouvait espérer un jour extirper ce pire, faire refleurir ce meilleur. » L’espoir prend alors la place du désespoir : en riant, les prisonniers cessent d'être des victimes passives. Le rire leur redonne une supériorité intellectuelle sur leur situation.

Aujourd’hui, il est nécessaire de réveiller les consciences et de montrer que l'esprit humain reste libre, même sous la botte de l’oppression ou de la bêtise. Le désespoir est une forme de soumission, l'espoir est acte de résistance. 

L’homme a le devoir de "faire refleurir le meilleur" alors rions, créons, écrivons !

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La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude GRUMBERG

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Voilà la seule chose qui mérite d’exister dans les histoires comme dans la vie vraie. L’amour, l’amour offert aux enfants, aux siens comme à ceux des autres. L’amour qui fait que, malgré tout ce qui existe, et tout ce qui n’existe pas, l’amour qui fait que la vie continue."

Le récit commence par les éléments traditionnels d'un conte, présentant un couple de bûcherons polonais âgés et pauvres, vivant dans la misère en pleine Seconde Guerre mondiale, dans une forêt traversée par une voie ferrée. Chaque jour, des trains de marchandises passent, mais le couple, dans sa simplicité, ignore ce qu'ils transportent réellement. Un jour, un homme déporté jette un paquet du train, qui se révèle être un nouveau-né. La bûcheronne, n'ayant jamais pu avoir d'enfant, décide d'élever cet enfant avec son mari, dans la pauvreté, mais avec un amour incommensurable. Pour elle, cet enfant représente "la plus précieuse des marchandises". Parallèlement, on suit l'histoire du père de l'enfant, déporté à Auschwitz. Le récit explore sa souffrance, sa tentative désespérée de sauver son enfant, ainsi que sa lutte pour survivre.

Ce que j'ai aimé : 

Le conte de Grumberg est une allégorie poignante qui utilise la simplicité du genre pour aborder l'indicible : la Shoah. Grumberg déconstruit la forme traditionnelle du conte (Le Petit Poucet est explicitement rejeté) pour y inscrire la barbarie historique. Dans ce contexte de déshumanisation absolue, l'enfant représente la Vie, l'Amour et l'Espoir - la seule "marchandise" qui vaille vraiment d'être sauvée. 

Le conte oppose la cruauté du système nazi à la solidarité et à la bonté du couple de bûcherons. Le geste du père déporté et l'accueil inconditionnel de la bûcheronne sont des actes d'amour puissants qui rappellent qu'une étincelle d'humanité peut toujours jaillir au milieu de la pire des tragédies.

L'auteur, dont le père et le grand-père sont morts en déportation, ajoute un court appendice à la fin du conte, donnant des éléments factuels et historiques (notamment des listes de déportés), pour ancrer le récit dans la réalité et insister sur le devoir de mémoire.

Bilan : 

C'est un texte qui est salué pour son écriture à la fois simple, poétique et bouleversante, un hommage à la vie et un message universel sur le pouvoir de l'amour face à la mort.

Présentation de l'éditeur : Seuil

Ce conte a notamment été adapté en film d'animation par Michel Hazanavicius, renforçant sa résonance auprès du grand public. 

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