Certaines fièvres échappent au mercure de Mathilde FORGET
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Édith se cache des autres, jusqu'au jour où, dans un train de banlieue, en face d'une fille aux cheveux follement bouclés, elle découvre un sentiment farouche, joyeux, sidérant.
Au début de ma lecture j'étais très sceptique : l'histoire d'amour ne m'intéressait pas vraiment, et certaines réflexions avaient tendance à me désarçonner : "Les poils de tes jambes sont visibles car tes jeans sont courts. Je voudrais en avoir plein entre les dents."
Puis peu à peu des scènes intrigantes émergent loin de la bluette amoureuse : par exemple sitôt que l'autre disparait, cette tendance à imaginer le pire, à remuer ciel et terre pour s'assurer qu'elle n'est pas morte. Enfin, peu à peu, la cause se profile : le suicide de la mère alors que la narratrice avait 8 ans, ce creux laissé, ces questions en suspens, cette peur viscérale de perdre les êtres aimés quand ils ne sont plus visibles.
On comprend alors que la rencontre amoureuse bouscule la narratrice et que cet attachement naissant, s'il peut être salvateur est aussi source d'angoisse car il ravive des traumas laissés de côté.
Si le propos est touchant, je n'ai pas été sensible à l'écriture ni au propos. Je suis passée à côté.