Le vent passe et la nuit aussi de Milena AGUS
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"Prenez des notes ! Littératurez votre existence ! Littératurez ! Armez-vous de licences poétiques et transformez la réalité en rêve."
Cosima, une adolescente très rêveuse vit à Cagliari en Sardaigne. Elle vient d'une famille pauvre, sa mère est la fille illégitime d'un riche industriel de Cagliari qui a refusé de la reconnaitre, son père est un artiste rêveur et insouciant, mais souvent au chômage. Cosima est une élève brillante, qui suit à la lettre les conseils de sa professeure de littérature et se plait à "littératurer son existence". Quand elle rencontre le berger Costantino Sole, elle lui trouve immédiatement des ressemblances avec Heathcliff des Hauts de Hurlevent et tombe alors sous son charme.
Ce que j'ai aimé :
Le rêve est-il un refuge nécessaire ou une prison qui nous empêche d'aimer les gens tels qu'ils sont ? Cosima transforme ce jeune berger en héros romanesque et la puissance de son rêve se heurte à la dureté de la réalité quand il perd ses atours pour redevenir un humain faible et faillible. Paradoxalement, elle refuse de voir à ses côtés son ami « el señorito bandazo » qui a vécu à Cuba, s'habille et parle en révolutionnaire, mais reste obstinément transparent à ses yeux. Ainsi l'autrice montre comment la lecture peut sauver une vie, mais aussi comment elle peut nous rendre "inadaptés" au bonheur simple. Cosima doit apprendre que la "vraie" vie n'a pas besoin d'être un chapitre des Hauts de Hurlevent pour être digne d'être vécue.
Bilan :
Un roman solaire, profondément optimiste qui enjoint à voir la beauté du monde derrière les oripeaux de la réalité.
Présentation de l'éditeur : Editions Liana Levi
Du même auteur : Battements d’ailes ♥ ♥ ♥ ; Quand le requin dort ♥ ♥ ♥ ; Sens dessus dessous ♥ ♥ ♥ ♥