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litterature europe

Le lac de la reine de Anna JACOBS

Publié le par Hélène

En 1895, après le décès de son beau-père,la jeune Elinor Pendleton pense enfin avoir trouvé la liberté. Malheureusement, elle découvre qu'il l'a dépouillée de son héritage et a planifié pour elle un mariage forcé avec un homme qui lui répugne. Elinor refuse ce destin et s'enfuit en compagnie de sa fidèle servante et amie, Maud. Ensemble, elles cherchent refuge à Ollerthwaite chez le cousin de Maud, Walter Crossley. Walter est un vieil homme brisé par un drame familial qui attend le retour de son petit-fils d'Amérique pour l'aider à la ferme. L'arrivée d'Elinor et de Maud va insuffler une nouvelle dynamique. Les habitants s'unissent pour redonner vie à leur communauté avec un rêve secret : faire en sorte que la reine Victoria vienne visiter leur lac lors de son jubilé.

Ce que j'ai aimé :

Cela commençait plutôt bien, comme un roman d'aventures avec des rebondissements, une traque, des femmes qui prennent leur destin en mains...

Ce que j'ai moins aimé :

Puis les deux jeunes femmes arrivent chez Walter, et l'intrigue s'embourbe ! La traque prend fin pour laisser place à une bluette amoureuse sans intérêt. Quelques personnages malveillants rôdent toutefois, mais ils sont vite réduits à néant par super Walter !

Je pensais que le tome 2 verrait le retour des personnages mais il semblerait que d'autres prennent leur place, laissant en plan ceux là !

Bilan :

Passez votre chemin !

Présentation de l'éditeur : L'archipel

De la même autrice : Les pionnières ♥ ♥ ♥ 

 

Publié dans Littérature Europe

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Vin de bohème de Joanne HARRIS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

Jay Mackintosh est un écrivain anglais d'une trentaine d'années. Après le succès retentissant de son premier roman, il peine désormais à retrouver l'élan créatif qui lui permettrait de poursuivre son chemin d'écrivain. Enfant, il a passé trois étés inoubliables chez ses grands-parents, où il a fait la rencontre de Joe Cox, un voisin aussi fantasque qu'attachant : jardinier, conteur, vigneron amateur et véritable magicien du quotidien. Joe élaborait de mystérieux vins de fruits dont Jay conserve encore quelques précieuses bouteilles.

Alors qu'il traverse une profonde crise existentielle, une annonce immobilière attire son regard : une vieille ferme à vendre dans le village français de Lansquenet. Quelque chose dans ce lieu réveille le souvenir de Joe. Sans vraiment savoir pourquoi, Jay décide de quitter l'Angleterre pour s'y installer, espérant y retrouver bien plus qu'une maison : une part de lui-même.

Ce que j'ai aimé : 

Dès les premiers souffles du récit, l'esprit du lecteur est happé par un prélude étonnant : la voix qui s'élève n'est pas humaine, mais l'âme d'un Fleury 1962. Prisonnière de verre et de secrets, cette voix de malice et de sagesse veille sur le destin de Jay. En effet, dans ce roman, la magie imprègne chaque page, mais elle demeure discrète, presque insaisissable. Elle coule dans ces « vins de bohème », ces élixirs artisanaux que Joe confectionne à partir des fruits de son jardin, des mûres, sureau, pissenlits... Chaque bouteille ouverte libère un éclat du passé, réveille les rêves de l'enfance et semble offrir à celui qui la goûte le courage de transformer son présent. Une magie douce, profondément humaine, qui rappelle que les plus grands enchantements naissent souvent de nos souvenirs et de notre capacité à croire encore aux possibles.

Sous la plume de Joanne Harris, les mots se font chair, arômes et textures. Les jardins débordent d'une vitalité farouche, les fruits exhalent leur parfum printanier, les mets frémissent sur le feu et les vins embaument l'air. La lecture devient une expérience sensorielle totale. 

Mais sous cette lumière gourmande, le roman se fait l'écho aussi d'une réflexion touchante sur la création, le doute, et la peur universelle de perdre son inspiration. En suivant le chemin de Jay, l'autrice nous invite à retrouver ce qui nourrit notre imaginaire et à revenir à une vie plus simple, plus vraie. 

Vin de bohème s'offre comme un hymne suspendu à l'authenticité, un refuge littéraire, un baume envoûtant qui invite à suspendre le vol du temps, à prêter l'oreille aux murmures du monde... et à se surprendre à croire, l'espace d'un instant, que la magie habite encore la terre.

Présentation de l'éditeur : Folio

Publié dans Littérature Europe

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La mort s'invite à Pemberley de PD JAMES

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

L'intrigue se déroule six ans après la fin d'Orgueil et Préjugés. Elizabeth Bennet et Fitzwilliam Darcy vivent heureux à Pemberley avec leurs enfants. À la veille d'un grand bal annuel, un événement dramatique survient : Lydia Wickham arrive affolée en criant que son mari a été assassiné. Une recherche est lancée dans les bois du domaine, où l'on découvre effectivement un cadavre. L'enquête qui suit va mettre à l'épreuve les habitants de Pemberley et faire resurgir des tensions anciennes.

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai très peu retrouvé ce qui fait, à mes yeux, le charme de Jane Austen : l'humour, la finesse psychologique, la vivacité des dialogues et cette satire sociale subtile qui nourrit chacun de ses romans. Les personnages semblent parfois avoir perdu une partie de leur personnalité, et l'atmosphère générale est tellement différente qu'on peine à retrouver l'émotion et le plaisir procurés par le roman d'origine.

L'intrigue souffre également d'un démarrage extrêmement lent. Il faut attendre près de quatre-vingts pages avant que l'action ne s'enclenche réellement, ce qui donne une impression de lourdeur et de lenteur. Les longues mises en place, les rappels et les descriptions rendent la lecture parfois fastidieuse.

Les personnages pullulent, il est difficile de s'y retrouver : entre les protagonistes hérités d'Orgueil et Préjugés et les nouveaux venus nécessaires à l'enquête, ils semblent se multiplier comme des petits pains, alourdissant encore un récit déjà peu dynamique.

Au final, La mort s'invite à Pemberley m'a laissé un sentiment de déception. L'hommage est respectueux et documenté, mais il manque ce qui faisait toute la saveur d'Orgueil et Préjugés

 

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Etrange suicide dans une fiat rouge à faible kilométrage de LC TYLER

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Ethelred Tressider a un quotidien compliqué : il écrit des polars sous trois pseudonymes différents, manque cruellement d’inspiration, et doit supporter Elsie, son agente littéraire envahissante qui déteste ouvertement les écrivains. Tout bascule lorsque son ex-femme, Géraldine, disparaît mystérieusement. Alors que la police soupçonne un tueur en série, l’infatigable Elsie pousse notre romancier malgré lui à jouer les détectives amateurs. 

Ce que j'ai aimé :

Le récit est une mise en abyme constante. Le héros, étant lui-même écrivain, analyse l'enquête à travers le prisme des codes de l'écriture. L'auteur manipule le lecteur d'un bout à l'autre avec une intrigue où chaque pièce du puzzle ne prend sens qu'à la toute fin.

Le contraste entre Ethelred, flegmatique et un peu lâche, et Elsie, énergique et sans filtre, fonctionne à merveille et apporte une vraie fraîcheur.

Ce que j'ai moins aimé :

Les digressions d'Ethelred sur son roman coupent parfois le rythme de l'enquête principale. Cela peut déconcerter les lecteurs qui attendent un thriller linéaire et purement axé sur l'action.

Bilan :

Un roman qui sera vite oublié !

 

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Sous l'aile du bizarre de Kate ATKINSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

"Que la vie serait plus facile pour les pauvres écrivains s'ils n'avaient pas à écrire." 

Effie Stuart est une jeune étudiante écossaise qui passe une nuit mouvementée sur une île battue par les vents en compagnie de sa mère, Nora. Au fil de leurs conversations, Effie revient sur ses années d'université, ses amitiés, ses amours, ses ambitions littéraires et les nombreux événements étranges qui ont marqué sa vie.

Peu à peu, les souvenirs se mêlent aux inventions, les secrets de famille remontent à la surface et la question de l'identité d'Effie devient centrale. Le lecteur avance dans un récit où il est parfois difficile de distinguer le vrai du faux.

Ce que j'ai aimé :

Le milieu des universitaires est croqué avec malice. Kate Atkinson montre surtout que l'université est moins un sanctuaire du savoir qu’un théâtre social : étudiants et professeurs y construisent des personnages d’intellectuels, rivalisent pour le prestige et adoptent les théories à la mode. Elle se moque du jargon universitaire et de la tendance à parler de littérature de façon abstraite plutôt qu’à la lire ou l’écrire. Le roman suggère aussi une tension entre création et institution : peut-on vraiment enseigner l’écriture sans la normaliser ? Enfin, l’université apparaît comme un lieu où l’on expérimente des identités politiques, intellectuelles et affectives, souvent avec beaucoup d’incertitude et de mise en scène. Toutefois, le regard d’Atkinson n’est pas anti-intellectuel : elle aime profondément la littérature, mais se méfie des prétentions et des jeux de pouvoir du milieu universitaire.

L'humour est omniprésent, souvent absurde, et les personnages sont hauts en couleur.

Ce que j'ai moins aimé :

Ce roman est l'un des plus singuliers de Kate Atkinson. Son intrigue n'est pas linéaire : elle avance par détours, anecdotes et récits imbriqués.La lecture demande parfois un peu d'attention car l'autrice joue constamment avec les frontières entre réalité et imagination. Elle multiplie les personnages, si bien que le risque est grand de perdre le fil !

Bilan : 

 Un bilan mitigé, j'avais préféré d'autres romans de cette autrice comme Dans les coulisses du musée ou  A quand les bonnes nouvelles ♥ ♥ ♥

Lecture commune avec Nathalie et Enna !

Publié dans Littérature Europe

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Toutes les nuances de la nuit de Chris WHITAKER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

En 1975 à Monta Clare, dans une petite ville de l'Amérique profonde, le jeune Joseph « Patch » Macauley, un garçon borgne qui se prend pour un pirate, sauve la fille la plus riche de la ville d'un tueur en série de jeunes filles. Mais en faisant cela, Patch est capturé à sa place et disparaît. Saint, sa meilleure amie, une jeune fille farouche élevée par sa grand-mère, refuse d'abandonner l'idée de le retrouver. Elle va consacrer sa vie entière à le chercher. Lorsque Patch réapparaît des mois plus tard, il est brisé et transformé. 

Ce que j'ai aimé :

Les personnages prennent réellement vie au fil des pages, Patch, héros tragique se fait dévorer peu à peu par son traumatisme et par ses conséquences. A ses côtés, Saint tente de le sauver des griffes de la folie et de l'obsession, prête à tout sacrifier pour lui. Ni l'un ni l'autre ne grandit vraiment, tant ils sont restés marqués par ce traumatisme de 1975, n'ayant de cesse de s'extirper de cette obscurité pour enfin retrouver la lumière. Ils traquent la vérité

Certes le livre est épais (896 pages), mais les chapitres courts, presque cinématographiques, rendent la lecture fluide. 

Bilan : 

Le livre a reçu un accueil critique dithyrambique à sa sortie, bien mérité, il est souvent qualifié de "chef-d'œuvre de l'année" tant il transcende les genres du polar et de la littérature générale.

 

Publié dans Littérature Europe

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Nord et Sud de Elizabeth GASKELL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

Margaret Hale est la fille d’un pasteur du Sud rural qui quitte l’Église d’Angleterre pour des raisons de conscience et emmène sa femme et sa fille dans la ville industrielle de Milton dans le Darkshire, où on lui propose un travail de professeur privé. Ils rejoignent ainsi le rude et besogneux Nord industriel qui contraste sévèrement avec le paisible Sud rural et conservateur. Margaret découvre un monde totalement différent de celui qui était le sien, elle, qui vivait chez sa tante, dans un milieu privilégié, se heurte à un monde régi par la révolution industrielle et la montée des syndicats. Ces nouvelles valeurs s'incarnent dans le personnage de John Thornton, un riche manufacturier de la ville que méprise Margaret. Elle se lie au contraire avec les Higgins, des pauvres du quartier pour qui elle éprouve de la compassion. A leurs côtés, elle assiste alors aux premières grèves organisées et voit s'affronter patrons et ouvriers, s'éloignant peu à peu de l'univers qu'elle a quitté, de ces nobles qui se laissent vivre de façon indolente en entretenant des discussions superficielles, quand de l'autre côté, des travailleurs acharnés se battent pour nourrir leurs enfants. La jeune femme prend résolument partie, encourageant un dialogue égalitaire entre patrons et ouvriers, ouvriers qu'elle considère avant tout comme des êtres humains et non pas des outils de production régentés par le monde de l'argent. 

Dans cette magnifique fresque au souffle romanesque puissant, les points de vue différents s'affrontent face au pouvoir industriel, et les préjugés de la jeune Margaret se transforment face à la réalité et face à son ennemi de la première heure, le ténébreux John ... 

Elizabeth Gaskell a su trouver le bon équilibre entre romance et roman social pour porter les questions de son siècle sur le devant de la scène, et si les scènes sentimentales flirtent quelquefois avec les clichés, les pages passionnantes sur les grèves rachètent ces légers errements.

Un grand roman victorien. 

Présentation de l'éditeur : Points

 

Publié dans Littérature Europe

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Les fantômes de Shearwater de Charlotte McCONAGHY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Sur une île isolée de l’océan Austral, menacée par la montée des eaux, un père et ses trois enfants veillent sur une banque mondiale de graines, censée préserver l’avenir de l’humanité. Mais la montée des eaux va les obliger à partir dans quelques semaines. Un soir, après une tempête, une femme échoue sur la plage. Que cherche-t-elle dans ce lieu désolé ? Que tentent de cacher ses hôtes ? 

Ce que j'ai aimé :

Ce roman se situe à la frontière de plusieurs genres : à la fois fable écologiste, récit d’anticipation post-apocalyptique et thriller, il s’inspire également du nature writing, ce qui lui permet de séduire un large public. Ce mélange des registres fonctionne avec efficacité.

La famille occupe une place centrale dans l’histoire, portée par des relations complexes et des silences subtilement distillés. La figure paternelle se distingue particulièrement : marqué par un deuil qu’il n’a pas su surmonter, il s’efforce malgré tout de veiller sur les siens.

Enfin, pour couronner le tout, l’objet livre est en lui-même superbe.

Ce que j'ai moins aimé :

Autant de drames étaient-ils nécessaires ? 

Tout comme le style qui le sert, le message s'avère relativement simpliste : le monde est dangereux, nous ne survivrons pas mais rien de vaut la beauté des rapports humains familiaux, un message distillé plus délicatement dans bon nombre de romans, dont le magnifique Soleil des Scorta relu récemment. Avec cette même scène de banquet et de danse symbole d'insouciance et de bonheur de vivre. 

Bilan :

Une petite déception tant j'avais apprécié les romans précédents ! 

Du même auteur : Je pleure encore la beauté du monde ♥ ♥ ♥ ♥ ; Migrations ♥ ♥ ♥ 

Présentation de l'éditeur : Actes Sud

Sélection N°7

Catégorie Fiction 

Publié dans Littérature Europe

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Le pays des phrases courtes de Stine PILGAARD

Publié le par Hélène

♥ 

La narratrice quitte Copenhague pour s’installer dans le Jutland rural avec son compagnon, professeur dans une école alternative. Pendant qu'il enseigne, elle s'occupe de leur bébé et tente de nouer des relations avec les habitants de la communauté, ce qui n'est pas une tâche facile tant elle trouve les habitants particuliers. Elle peine à trouver sa place, ne comprenant pas les codes, les conversations semblant se terminer avant d’avoir commencé. En parallèle, elle essaie désespérément d’obtenir son permis de conduire, faisant le désespoir des différents moniteurs...

Ce que j'ai aimé : 

Le permis de conduire devient d’ailleurs une métaphore de cette difficulté à “circuler” dans la vie sociale. La narratrice comprend mal les règles implicites du monde qui l’entoure, comme si elle n’arrivait jamais à conduire correctement dans les relations humaines. Leur expérience en tant que parents n'arrange pas les choses : ils ne dorment pas depuis plusieurs mois et vivent perpétuellement dans un brouillard, ignorant quels peuvent être les meilleurs choix pour leur enfant, navigant à tâtons dans ce monde complexe de la parentalité.

Alors qu'elle essaie désespérément de comprendre les codes de cette communauté, observant, voire harcelant les "professionnels" de la communication, elle répond également dans un journal local à des lettres de lecteurs.

Là elle fait preuve d'une clairvoyance étonnante derrière ses maladresses : quand une femme lui demande comment savoir si un homme est fiable, elle conseille de regarder comment il ses comporte avec ceux qui travaillent dans le secteur des services, les serveurs, chauffeurs de taxi. Quand un jeune père se plaint des changements de sa femme depuis qu'ils ont des enfants, elle mentionne la "colère de la nuit des temps des femmes contre les hommes" : "un tonnerre assourdissant transgénérationnel" "c'est la peur collective d'être violée, des douleurs menstruelles vertigineuses, des accouchements solitaires et un sentiment d'ingratitude." Un fardeau que nous portons et nous ne pouvons pas toujours le porter en silence. Pour conclure " Méfie-toi de la rage de la nuit des temps. Ne la prends pas personnellement, mais prends-la au sérieux." 

Ainsi, derrière cette personnalité déphasée, se terre une vraie angoisse moderne : comment appartenir à un groupe, comment aimer, comment parler, comment devenir adulte quand on a l’impression de jouer un rôle, et surtout comment parler aux autres quand on a trop de mots dans un monde qui préfère les phrases courtes !

Après une année entière passée au sein de cette école, la jeune femme finira finalement par trouver sa place...

Bilan : 

Un de ces romans à la fois absurde et profond, comme je les aime !

 

 

Publié dans Littérature Europe

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Novecento de Alessandro BARICCO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

« La vie c’est quelque chose d’immense, vous allez comprendre ça oui ou non ? Immense ! »

Le roman Novecento de Alessandro Baricco est un récit court, poétique et hypnotique, qui raconte l’histoire extraordinaire de Danny Boodman T.D. Lemon Novecento, un pianiste né et élevé à bord d’un paquebot transatlantique. Dès sa naissance, il ne posera jamais le pied sur terre : toute sa vie se déroule sur le pont et dans les salons du navire, au milieu des passagers et des vagues.

Ce que j’ai aimé :

Racontée par Tim Tooney, trompettiste et témoin de sa vie extraordinaire, l’histoire révèle un personnage fascinant : Novecento ne joue pas seulement du piano, il crée des univers entiers avec ses notes, suspend le temps et captive des foules entières sans jamais quitter le navire. Le monde extérieur, avec ses règles et ses obligations, l’effraie ; sa liberté est totale, mais confinée au pont et aux vagues.

Le roman est un hymne à la musique, à la solitude créatrice et à la peur de l’inconnu. À travers le destin de Novecento, Alessandro Baricco compose un récit à la fois poétique et philosophique, où le génie se mesure à la capacité de rêver, de créer et de rester fidèle à son univers intérieur. Chaque phrase est comme une note de jazz, chaque silence comme une respiration du vent sur la mer.

Le roman est un voyage enivrant sur les flots et dans l’âme humaine : une réflexion sur la liberté, le talent, l’art et les choix qui définissent nos vies, enveloppée dans la magie et la musique du roman.

Du même auteurTrois fois dés l'aube ♥ ♥ ♥ ;  La jeune épouse ♥ ♥

Présentation de l'éditeur : Folio

Publié dans Littérature Europe

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