Les fantômes de Shearwater de Charlotte McCONAGHY
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♥ ♥ ♥
Sur une île isolée de l’océan Austral, menacée par la montée des eaux, un père et ses trois enfants veillent sur une banque mondiale de graines, censée préserver l’avenir de l’humanité. Mais la montée des eaux va les obliger à partir dans quelques semaines. Un soir, après une tempête, une femme échoue sur la plage. Que cherche-t-elle dans ce lieu désolé ? Que tentent de cacher ses hôtes ?
Ce que j'ai aimé :
Ce roman se situe à la frontière de plusieurs genres : à la fois fable écologiste, récit d’anticipation post-apocalyptique et thriller, il s’inspire également du nature writing, ce qui lui permet de séduire un large public. Ce mélange des registres fonctionne avec efficacité.
La famille occupe une place centrale dans l’histoire, portée par des relations complexes et des silences subtilement distillés. La figure paternelle se distingue particulièrement : marqué par un deuil qu’il n’a pas su surmonter, il s’efforce malgré tout de veiller sur les siens.
Enfin, pour couronner le tout, l’objet livre est en lui-même superbe.
Ce que j'ai moins aimé :
Autant de drames étaient-ils nécessaires ?
Tout comme le style qui le sert, le message s'avère relativement simpliste : le monde est dangereux, nous ne survivrons pas mais rien de vaut la beauté des rapports humains familiaux, un message distillé plus délicatement dans bon nombre de romans, dont le magnifique Soleil des Scorta relu récemment. Avec cette même scène de banquet et de danse symbole d'insouciance et de bonheur de vivre.
Bilan :
Une petite déception tant j'avais apprécié les romans précédents !
Du même auteur : Je pleure encore la beauté du monde ♥ ♥ ♥ ♥ ; Migrations ♥ ♥ ♥ ♥
Présentation de l'éditeur : Actes Sud
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Sélection N°7
Catégorie Fiction