Jusqu'au dernier de Déon MEYER
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Mat Joubert, inspecteur au Cap, n’est plus que l’ombre de lui-même. Depuis la mort brutale de sa femme, lui aussi policière, il s’enfonce dans une forme d’apathie. Son quotidien n’est plus qu’une routine sans relief, jusqu’à ce qu’un nouveau supérieur le force à se reprendre en main. Il doit alors enquêter sur des meurtres commis avec une arme ancienne, mais aussi sur une série de braquages audacieux, perpétrés par un mystérieux criminel.
Ce que j'ai aimé :
Certes le personnage de l'enquêteur au bord du gouffre est une figure récurrente de la littérature policière, mais ici, force est de constater qu'elle est admirablement explorée. Joubert se reconstruit peu à peu et nous assistons à des éclairs de vie au milieu du brouillard, et éclair après éclair à cette reconstruction tant attendue. L’écriture de Deon Meyer épouse ce mouvement : sobre et tendue, elle laisse place aux silences, aux respirations, à ce qui ne se dit pas mais pèse. Et dans cet équilibre entre tension et fragilité, le roman trouve sa force.
L’un des grands atouts du roman réside aussi dans son ancrage social. À travers l’enquête, Meyer esquisse une Afrique du Sud en mutation, encore marquée par les fractures de son histoire. Sans jamais tomber dans le discours didactique, il laisse affleurer les tensions raciales, les inégalités et les cicatrices de l’après-apartheid, donnant au récit une profondeur rare dans le genre.
Bilan :
Un polar intense, intelligent et profondément humain. Jusqu’au dernier ne se contente pas de raconter une enquête : il explore la douleur, la justice et la possibilité de renaître.
Présentation de l'éditeur : Points
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