Le père Goriot de Honoré de BALZAC

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

« Mes filles, c’était mon vice à moi. » (p. 306)

L’auteur  et l’histoire :

Larousse : Balzac et L'oeuvre

Mon avis :

Deux destins en parallèle évoluent en ces pages.

D'une part celui de Eugène de Rastignac, jeune ambitieux qui veut arriver dans le monde et se sert des femmes pour y parvenir. Tenté un temps par Vautrin pour qui « Il faut entrer dans cette masse d’hommes comme un boulet de canon, ou s’y glisser comme une peste. L’honnêteté ne sert à rien. », il choisit plutôt la voie de la sagesse « Qu’y a-t-il de plus beau que de contempler sa vie et de la trouver pure comme un lis ? ». Eugène va apprendre les règles et les désillusions de cette société parisienne à laquelle il rêve d’appartenir, faisant ainsi l'apprentissage de la vie. Il en sortira grandi, prêt à conquérir le monde.

Puis, celui du père Goriot, Christ de la Paternité, entièrement dévoué à ses filles, qui ne lui sont pas redevables des sacrifices qu’il fait pour elles. Il n’est pas dupe et sait que sa pauvreté le dessert, et pourtant c’est pour elles qu’il se sacrifie. « L’argent donne tout, même des filles. » « Si j’avais des trésors à laisser elles me panseraient, elles me soigneraient, je les entendrais, je les verrais. » mais  "elles ont toutes les deux des cœurs de roche. »

L'argent apparaît comme un monstre puissant qui régit la société parisienne, permet à la fois de réussir socialement comme Rastignac, mais est aussi à l'origine du naufrage du père Goriot qui meurt seul alors qu'il était le seul personnage du roman à éprouver un sentiment sincère et désintéressé pour ses filles. Balzac dénonce ici un monde avide en s'approchant au plus prêt du réel : « Ce drame n’est ni une fiction, ni un roman. « All is true », il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son cœur peut-être. » ouvrant ainsi les portes du roman réaliste.

Un classique à redécouvrir !

Premières phrases :

« Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le Quartier Latin et le faubourg Saint Marceau. »

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Commenter cet article

Laure Micmelo 26/04/2015 11:21

J'en ai un souvenir de collégienne, avec surtout le fait que c'était une lecture obligatoire, il faudrait que je le relise pour que ce livre devienne un souvenir de plaisir de lecture !

Hélène 26/04/2015 20:28

Oui tu le redécouvriras !

Annie-Jeanne 25/04/2015 18:16

Un vrai plaisir de lecture !

Hélène 25/04/2015 21:45

Exactement !

keisha 25/04/2015 13:29

Rha la la je l'ai lu deux fois!
Oui, tu dois lire Splendeurs et misères des courtisanes, et l'autre, là avant que Rastignac arrive à Paris (oublié le titre)

Hélène 25/04/2015 15:15

Je note je note !

Philisine Cave 25/04/2015 12:02

Je l'ai étudié en classe de première et j'ai adoré cette rencontre. Je garde un souvenir ému de ce vieux monsieur, bon et humble. Bisous

Hélène 25/04/2015 15:16

Comme dirait une amie "c'est une belle personne". Bon we, bises

claire jeanne 25/04/2015 09:33

Oui, ça fait beaucoup de bien de relire régulièrement des classiques ! Avec mon groupe, nous nous lançons dans "Splendeur et misère des courtisanes" ...

Hélène 25/04/2015 10:34

je ne l'ai jamais lu !

Ariane 25/04/2015 08:24

pfff il y a tellement de classiques que je n'ai pas lu, dont celui-ci, que j'en ai honte...

Hélène 25/04/2015 10:35

tu peux commencer maintenant..