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litterature francaise

La science de l'esquive de Nicolas MALESKI

Publié le par Hélène

♥ ♥

Kamel Wozniak s'est réfugié dans un petit village dans les Causses, louant un meublé pour un temps. Kamel est en fuite, et cette étape ne devrait qu'être transitoire. Puis son propriétaire s'installe peu à peu dans son quotidien, il se lit d'amitiés avec un groupe de jeunes du village, ayant sauvé de la noyade l'un d'eux, il se rapproche d'une gendarme, et surtout, il observe sa voisine, fasciné.

Mon avis :

La tension monte, et cette idée d'ancrer malgré tout un être en fuite, comme malgré lui, parce que tout le monde a besoin de liens, de repères, était intéressante. Mais la découverte du secret gâche un peu l'histoire, j'aurais préféré rester dans l'ignorance, ou bien découvrir un secret plus fracassant, plus crédible.

 

Présentation de l'éditeur : Harper Collins

 

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La dixième muse de Alexandra Koszelyk

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Les lecteurs étaient ces géants qui rendaient immortelle la littérature, la faisaient vivre et tournoyer d'une nouvelle audace, d'une nouvelle inspiration."

Alors qu'il accompagne un ami au cimetière du Père Lachaise, Florent se perd dans les allées éternelles du cimetière parisien et vit une expérience particulière aux abords de la tombe d'Apollinaire. Il en revient transformé, un mystérieux morceau de bois sous le bras. Il se plonge alors à cœur et corps perdu dans l'univers du célèbre poète, lisant et relisant ses poèmes. Son esprit enfiévré par la redécouverte l'emporte au cœur de la vie de celui qu'on surnommait Kostro, et de ses relations si particulières avec ses muses, les femmes qui ont bouleversé sa vie.  Florent se laisse guider, fasciné.

Un souffle onirique et poétique agite ce roman si original qui s'épanouit grâce à une passion pour la littérature, son sens, son rapport à la terre et aux dieux, dans un retour aux origines fin et subtil. Une belle réussite !

 

Présentation de l'éditeur : Aux forges de Vulcain

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Zen de Maxence FERMINE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Etre attentif à une branche prise dans le vent du matin. Observer le mouvement de la brume et des nuages. Vivre les lieux. Respirer les parfums de la nature. Saisir l'instant.

Puis s'enfermer dans son atelier. Et reproduire en un trait unique les nuances de la réalité.

Travail solitaire.
Souffle divin.
Comme tous les artistes sur cette terre, changer le monde de façon invisible.

Et cependant évidente."

Maître Kuro vit reclus, s'adonnant avec bonheur à l'art de la calligraphie et du zen. Sa vie est calme et sereine, jusqu'à l'arrivée d'une jeune élève, Yuna, qui bouleverse son monde.

Un conte reposant qui prouve combien le coeur peut être profondément bouleversé quoiqu'en pense la raison. La tranquillité risque d'être troublée par ces ondes sismiques déferlant presque à notre insu, et pourtant, cela vaut la peine. La paix peut aussi être trouvée à deux, dans le silence de l'harmonie et il convient d'en profiter car, comme le dit la citation de François Cheng en ouverture "Les vraies rencontres sont rares".
L'univers de Maxence Fermine est un univers ouaté, calme et serein, servi par une écriture aussi fine et profonde que celle employée dans la calligraphie. Zen permet de couper tous les ponts avec le monde extérieur pour pénétrer le monde aérien du conteur. Il est juste dommage que le voyage soit si court...  

Présentation de l'éditeur : Michel Lafon

Du même auteur : Neige

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

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Nord-Est d'Antoine CHOPLIN

Publié le par Hélène

♥ ♥

Dans un temps et un lieu indéterminé, des hommes quittent un camp pour se rendre dans les plaines du Nord-Est. Garri mène les quatre autres : Jamarr, Emmett, le plus jeune et Saul, le muet qui écrit des poèmes. Ils souhaitent construire là-bas une vie nouvelle, pensant trouver un eldorado, différent des pays isolés qu'ils traversent. La montagne se dresse entre eux et les plaines, mais rien ne les arrête dans la poursuite de leur rêve.

Ce que j'ai aimé :

Paradoxalement, le roman semble très statique, ils ont beau avancer, escalader des montagnes, rêver de cet ailleurs, de ces plaines inaccessibles, l'important se joue maintenant, dans leur rapport, dans leurs rencontres, dans l'entraide, l'humanité qui se dégage de ces hommes.

Ce que j'ai moins aimé :

Je n'ai pas été emportée, j'ai trop pensé en arrière plan à Steinbeck, Giono, Faulkner, je ne suis pas parvenue à entendre la voix propre de l'auteur.

 

Présentation de l'éditeur : La fosse aux ours

Du même auteur : La nuit tombée ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le héron de Guernica ♥ ♥ ♥ ♥ ;  Radeau ♥ ♥ ♥ ; L'incendie ♥ ♥ ; Une forêt d'arbres creux ♥ ♥ ♥ ; Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar ♥ ♥ ♥ ; Partiellement nuageux ♥ ♥ ♥ ; A contre courant ♥ ♥

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Au bonheur des dames de Emile ZOLA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

« Ayez donc les femmes, dit-il tout bas au baron, en riant d’un rire hardi, vous vendrez le monde ! » p 69

Le XIXème siècle voit l'essor des grands magasins avec les travaux hausmanniens du second empire. Paris se transforme, les petits commerces souffrent de cette nouvelle concurrence avec laquelle ils ne parviennent pas à rivaliser. Ainsi, quand la jeune Denise Baudu arrive de la province pour travailler dans le petit commerce de son oncle, celui-ci lui fait comprendre qu'il n'a pas suffisamment de travail pour elle. La jeune femme se résout alors à se faire embaucher Au bonheur des dames, le grand magasin de prêt à porter qui se développe dans le quartier. Si Denise rencontre des difficultés à ses débuts, en butte à la cruauté des petites vendeuses qui connaissent des vies difficiles à cause de la précarité, et sur lesquelles pèsent sans cesse le spectre du licenciement,  elle prend peu à peu sa place, soutenue par Octave Mouret, le directeur du magasin, qui tombe peu à peu sous son charme.

Octave Mouret est un homme redoutable, qui maitrise parfaitement les coulisses de la vente, les stratégies commerciales, les nouveaux outils à sa disposition comme la réclame, et surtout, qui a compris combien son commerce devait s'appuyer sur la femme et ses désirs.

« Ils avaient éveillé dans sa chair de nouveaux désirs, ils étaient une tentation immense, où elle succombait fatalement, cédant d’abord à des achats de bonne ménagère, puis gagnée par la coquetterie, puis dévorée. En décuplant la vente, en démocratisant le luxe, ils devenaient un terrible agent de dépense, ravageaient les ménages, travaillaient au coup de folie de la mode, toujours plus chère. » p 69

Pour créer son grand magasin fictif "Au bonheur des dames", l’auteur des « Rougon-Macquart » s’est inspiré du triomphe du « Bon marché », créé à Paris vingt ans plus tôt par Boucicaut. Il met en valeur le rouleau compresseur que constituent les grands magasins pour les petits commerces, qui pourtant proposent souvent des articles de bien meilleure qualité, modelés par des artisans et non pas par des spéculateurs. Si les artisans résistent, ils se font petit à petit happer par cette machine infernale. Il montre aussi les dangers de la consommation à outrance à travers les portraits de quelques femmes prêtes à tout pour être à la pointe de la mode. Par le biais de la jeune Denise et de Octave, il offre aussi un point de vue plus nuancé : les deux personnages sont conscients de la nécessité de s'adapter à ce siècle en mouvement, qui doit nécessairement évoluer vers le progrès, quitte à laisser des êtres au bord de la route. L'auteur dira lui-même « Je n'attaque ni ne défends l'argent, je le montre comme une force nécessaire jusqu'à ce jour, comme une force de civilisation et de progrès. » (Zola, réponse à un journaliste cité dans Becker et Landes 1999, p. 90.)

Ce roman ambitieux brille par son intelligence, présentant le plus honnêtement possible cette mutation, en s'appuyant sur l'histoire de personnages attachants dont la jeune Denise, femme forte qui ne se laissera pas avilir par les hommes. Un grand moment de lecture !

 

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Thérèse Raquin

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L'anomalie de Hervé LE TELLIER

Publié le par Hélène

En juin 2021, un avion Air France demande à se poser à New York mais se heurte à la méfiance des aéroports : cet avion s'est en effet déjà posé trois mois plus tôt, avec les mêmes passagers. Parmi eux Joanna, avocate, Blake tueur à gages sans scrupules, Slimboy, pop star nigériane ou Victor Miesel, écrivain suicidaire. Les passagers de juin sont dirigés vers une base militaire et des scientifiques se penchent sur le phénomène. Cette "anomalie" risque fort de bouleverser la vie de plus d'une personne !

Ce que j'ai moins aimé :

Si j'ai été intriguée par le début du roman, par l'histoire des différents personnages, j'ai rapidement perdu le fil quand les physiciens et autres scientifiques sont entrés en scène pour tenter d'élucider ce mystère scientifique.

De plus, le devenir des "doubles" est assez attendu, les questions auxquelles ils se heurtent sont sans surprise, voire stéréotypées entre l'avocate dévorée par son travail et sa morale, le couple qui se délite parce que l'homme est devenu un étranger avec le temps, l'artiste et ses découvertes fortuites, l'amoureux éconduit par une femme plus jeune, le malade en stade terminal... Le fait que les personnages soient si nombreux empêche de réellement s'attacher à l'un d'eux.

Bilan :

Vous l'aurez compris, je suis totalement passée à côté de ce titre !!

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche
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La chambre des officiers de Marc DUGAIN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

« - Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ?

– On va leur apprendre la gaieté »

1914. Adrien, ingénieur officier part au front se battre pour son pays. A quelques heures du départ il fait la connaissance de Clémence, mais à peine a-t-il le temps de la séduire qu'il doit partir. Arrivé sur les bords de la Meuse, alors qu'il effectue une mission de reconnaissance banale, un éclat d'obus le touche et le défigure. Il devient alors "une gueule cassée" retranché au Val de Grâce, dans "la chambre des officiers", il apprend alors à panser ses blessures et à accepter sa nouvelle apparence. Là-bas, il fait la connaissance de Weil, aviateur, de Penanster, capitaine de cavalerie, et de Marguerite, infirmière volontaire. Tous ont été blessés et doivent vivre en tant que "Gueules cassées". Ils passeront quatre ans dans cet hôpital, apprenant l'entraide, la fraternité, toujours avec humour et décalage.
Dans un style ramassé, rapide et fluide, Marc Dugain rend hommage aux gueules cassées, destin qu'a connu son propre grand-père. Il ne s'appesantit pas sur la guerre et ses combats, mais davantage sur ses conséquences humaines, sur les êtres détruits qu'elle laisse en chemin, et qui doivent apprendre à survivre avec des plaies béantes. Leur identité vacille, lourd tribut payé pour leur pays. La force de ces hommes les tient debout, et le roman se révèle bien plus optimiste que Au revoir là-haut sur le même sujet.

 

Présentation de l'éditeur : Pocket

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

Du même auteur : Avenue des géants ♥ ♥ 

Sur le même thème : LEMAITRE Pierre Au revoir là-haut ♥ ♥ ♥ sous forme de roman ou de bd : Au-revoir là-haut ♥ 

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La géante de Laurence VILAINE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"J'ai été élevée sans broderies et aux couleurs de la pierre et des forêts sombres."

Noële habite aux pieds de la Géante, montagne qui rythme son quotidien, sa boussole, son repère. Elle vit avec son frère Rimbaud qui ne parle pas mais chante avec le petit-duc. Tout comme lui, Noële est reliée à la nature qui l'entoure, y puisant sa force. Elle va néanmoins se confronter au monde par l'intermédiaire d'un voisin et des lettres qu'il reçoit.

Mes réticences :

Il faut se laisser porter par les mots, se laisser envoûter, le texte peut quelquefois résister si la concentration n'est pas au rendez-vous... Les personnages apparaissent comme dans un rêve, ombres qui tracent leur chemin vers une destination inconnue, au milieu d'une nature millénaire vivante elle aussi. Les frontières s'estompent entre êtres réels et oniriques, la Géante veille ...

La deuxième partie du roman permet de reprendre pied dans la réalité par le biais de l'histoire de Carmen et Maxim, personnages plus ancrés dans le réel, ce réel qui se révèle soudain à Noële, et les contours se précisent.

"Je ne sais pas ce que fait faire l'amour, ce qu'il sème dans le coeur des hommes, de craintes, de renoncements, de lâchetés ou de comètes, combien il met les têtes à l'envers, dedans des petites poussières, des chemins en miettes ou de grands soleils, comment depuis des millénaires il fait tourner les peaux de bêtes et les robes, brode et repasse, effiloche ou ravive les dentelles. Et c'est beaucoup, beaucoup pour un seul mot."

Bilan :

Un roman déroutant à la prose poétique envoûtante.

 

Présentation de l'éditeur : Zulma

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

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Chavirer de Lola LAFON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"A défaut du pardon, laisse venir l'oubli."
Alfred de Musset

En 1984 Cléo a treize ans et son rêve est de devenir danseuse de modern jazz. Venant d'une famille modeste, elle ne peut pas prétendre à de grandes écoles de danse, aussi, quand une femme l'aborde après un cours de danse pour lui proposer d'intégrer une mystérieuse Fondation qui financera son rêve, Cléo n'hésite pas. Elle est prête à passer les épreuves pour accéder au sésame qui lui permettra de quitter sa banlieue parisienne. Elle veut être "l'élue". Mais il s'agit en réalité d'un piège lié à des prédateurs sexuels, piège dans lequel elle va entrainer d'autres collégiennes. En connaissance de cause.

"Ce n’est pas ce à quoi on nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous ébrèche; ces hontes minuscules, de consentir journellement à renforcer ce qu’on dénonce: j’achète des objets dont je n’ignore pas qu’ils sont fabriqués par des esclaves, je me rends en vacances dans une dictature aux belles plages ensoleillées. Je vais à l’anniversaire d’un harceleur qui me produit. Nous sommes traversés de ces hontes, un tourbillon qui, peu à peu, nous creuse et nous vide. N’avoir rien dit. Rien fait. Avoir dit oui parce qu’on ne savait pas dire non."

En 2019 la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation. Devenue danseuse notamment sur les plateaux de Drucker dans les années 1990, Cléo témoignera -t-elle ?

Les points de vue sur la jeune femme se multiplient, formant un portrait complexe. De qui est-elle réellement victime ? D'elle-même ? De cette organisation Galathée ? De son milieu social ne lui offrant aucun perspective ? De ses rêves ? Aurait-elle pu résister ?

"La célébration actuelle du courage, de la force, met mal à l'aise. Ce ne sont que "femmes puissantes "qui se sont "débrouillées seules" pour "s'en sortir". On les érige en icônes, ces femmes qui "ne se laissent pas faire", notre boulimie d'héroïsme est le propre d'une société de spectateurs rivés à leur siège, écrasés d'impuissance. Être fragile est devenu une insulte."

Ce que j'ai moins aimé :

Dans la deuxième partie du roman, j'ai eu l'impression de perdre de vue Cléo, à cause de la construction qui choisit d'offrir une image diffractée de la jeune femme.

Bilan :

Malgré cette réticence, il n'en reste pas moins que "Chavirer" est un roman dense aux pistes de réflexion multiples.

 

Présentation de l'éditeur : Actes Sud

Du même auteur : Merry, Mary, Patty ♥ ♥ 

D'autres avis : Eva

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Les roses fauves de Carole MARTINEZ

Publié le par Hélène

«Peu après la sortie de mon premier roman, Le cœur cousu, une lectrice m’a raconté une coutume espagnole dont j’ignorais l’existence : dans la sierra andalouse où étaient nées ses aïeules, quand une femme sentait la mort venir, elle brodait un coussin en forme de cœur qu’elle bourrait de bouts de papier sur lesquels étaient écrits ses secrets. À sa mort, sa fille aînée en héritait avec l’interdiction absolue de l’ouvrir. J’ai métamorphosé cette lectrice en personnage. Lola vit seule au-dessus du bureau de poste où elle travaille, elle se dit comblée par son jardin. Dans son portefeuille, on ne trouve que des photos de ses fleurs et, dans sa chambre, trône une armoire de noces pleine des cœurs en tissu des femmes de sa lignée espagnole. Lola se demande si elle est faite de l’histoire familiale que ces cœurs interdits contiennent et dont elle ne sait rien. Sommes-nous écrits par ceux qui nous ont précédés? Il faudrait déchirer ces cœurs pour le savoir…» C. M.

Ainsi, comme le laisse penser l'origine du roman, le début de l'intrigue est diablement prometteur, j'ai cru un instant retrouver le charme du Coeur cousu qui m'avait tant plu.

Ce que j'ai moins aimé :

Puis les fils s'entremêlent, le lecteur se perd dans les entrelacs inextricables de l'intrigue.

Les commentaires de la narratrice / auteure qui revient parallèlement sur son travail de création cassent la narration, on passe d'un univers teinté de réalisme magique à des considérations plus terre à terre, rompant ainsi la magie du récit.

Bilan :

Une déception.

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur : Le coeur cousu ♥ ♥ ♥ ♥ Le domaine des murmure

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

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