Eloge du rien de Christian BOBIN

Publié le par Hélène

                                       eloge-du-rien.JPG

 ♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 Qui est vraiment Christian Bobin ? Les indications biographiques qu'il consent à glisser aux journalistes lors de (rares) entretiens nous apprennent qu'il est né au Creusot, en Bourgogne, de parents ouvriers. Et qu'il y vit toujours. Qu'enfant, déjà solitaire, il préférait la compagnie des livres. Qu'après des études de philosophie, il a exercé divers métiers, dans des bibliothèques, des musées, des librairies. Que ses premiers textes, publiés au début des années 1980, ne rencontrent qu'un public restreint. Que le succès est venu plus tard, porté par la grâce d'un livre consacré à Saint François d'Assises, Le Très-Bas, prix des Deux Magots... C'est dans ses textes qu'il faut chercher La Part manquante de Christian Bobin. Dans ses textes, où cet humaniste solitaire parle le plus de lui-même, il nous fait partager, dans un style épuré, ses plaisirs minuscules et jusqu'à ses plus grandes douleurs comme La plus que vive, hommage à son amie, morte à 44 ans d'une rupture d'anévrisme. Àtravers une oeuvre sensible et poétique, ce sédentaire, voyageur de la page blanche, nous montre le monde tel qu’on ne le voit plus. (Source : Evène)

 

L’histoire :

 Au lieu de répondre à la question: “Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie?” que lui avait posée un directeur de revue, l’auteur a eu envie de s’évader ailleurs et d’écrire ce petit livre qu’il termine ainsi: “Bien sûr, je ne réponds plus vraiment: je chante”. (Présentation babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 Christian Bobin nous offre ici un court récit en réponse à la question « Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie ? »

 "Tous les arbres dans le soir frémissent. Ils m’instruisent par leur manière d’accueillir chaque instant comme une bonne fortune. L’amertume d’une pluie, la démence d’un soleil : tout leur est nourriture. Ils n’ont souci de rien, surtout pas d’un sens. Ils attendent d’une attente radieuse et tremblée. Infinie. Le monde entier repose sur eux. Le monde entier repose sur nous. » (p. 21)

 

arbre-automne.JPG

 Sa réponse sera prétexte à multiples digressions sur la vie, la beauté, la poésie, les livres, thèmes chers à l'auteur. Le texte est à la fois beau, poétique, profond et philosophique.

 Christian Bobin se glisse dans les interstices du monde pour communier avec lui, s’harmoniser avec lui et chanter sa gloire et sa beauté.

 Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien

 Premières phrases :

 « Votre lettre est là, sur le bord d’un buffet de cuisine. Elle attend. Depuis bientôt une semaine, elle attend ma réponse. Une petite femme d’encre, modeste, avec sa jupe un peu froissée, ses phrases croisées sur ses genoux. »

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  L’homme-joie de Christian BOBIN ; Les ruines du ciel de Christian BOBIN 

 D’autres avis :

 Eloge du rien, Christian Bobin, Editions Fata Morgana, janvier 1990, 23 p., 8 euros

 Challenge-Christian-Bobin

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Nadael 27/04/2013 18:23


Un auteur qui faut que je lise à nouveau!

Hélène 28/04/2013 11:39



OOOUUUIII !



cristie 21/04/2013 15:17


Un auteur à découvrir pour moi... Pourtant je succombe à chaque fois que quelqu'un poste un extrait d'un de ses livres !

Hélène 22/04/2013 18:03



Il FAUT le découvrir !



clara 20/04/2013 09:00


Il faut que je découvre cet auteur ! 

Hélène 22/04/2013 18:04



OUUUUIII !



Malika 19/04/2013 17:12


Après "Eloge de la faiblesse" voici "Eloge du rien" ... Les auteurs ont le sens de l'accroche !!

Hélène 22/04/2013 18:05







claudialucia Ma librairie 19/04/2013 14:43


J'aime ses anciens écrits; beaucoup moins les derniers. La part manquante mais aussi autoportrait au radiateur font partie de mes préférés.


"Je fais du tout petit, je témoigne pour un brin d'herbe. le monde tel qu'il va, mal, je le connais et je le subis comme vous, un peu
moins que vous peut-être : dessous un brin d'herbe, on est protégé de beaucoup de choses.(...) Le désastre, je le vois. Comment ne pas le voir? Le désastre a déjà eu lieu lorque je commence à
écrire. je prends des notes sur ce qui a résisté et c'est forcément du tout petit, et c'est incomparablement grand, puisque cela a résisté, puisque l'éclat du jour, un mot d'enfant ou un brin
d'herbe a triomphé du pire. Je parle au nom de ces choses toutes petites. j'essaie de les entendre. je ne rêve pas d'un monde pacifié. Un tel monde serait mort. J'aime la lutte et l'affrontement
comme j'aime la vie du même amour."

Hélène 22/04/2013 18:05



Je vais le relire tiens ...



yuko 18/04/2013 15:33


On passe toujours un bon momenten compagnie de ses mots. Ils nous transpercent, nous transportent, nous émeuvent bref, nous habitent. Je suis ravie de ce livre t'ai plu, il fait partie de ceux
que je dois encore découvrir ^^ à bientôt !

Hélène 19/04/2013 11:07



Oui un de mes auteurs fétiches !



cathulu 18/04/2013 09:51


Je snes que je vais renouer avec cet auteur!:)

Hélène 18/04/2013 09:55



Il s'agit là d'un ancien écrit. Certains valent plus le détour que d'autres...



Dominique 18/04/2013 09:12


j'ai peu lu Christian Bobin mais j'attends mon tour pour son dernier livre, ses livres sont toujours pris d'assaut 

Hélène 18/04/2013 09:30



Il a un charme bien à lui très plaisant... Si tu parles de "l'homme joie" je peux te le prêter je l'ai à la maison, n'hésite pas...