Les 10 amours de Nishino de KAWAKAMI Hiromi

Publié le par Hélène

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L’auteur :

 Hiromi Kawakami est une romancière japonaise. Elle est diplômée de l'université pour femmes d'Ochanomizu.

Sa première nouvelle, Kamisama (littéralement : Dieu), fut publiée en 1994. 
En 1996, elle fut récompensée par le Prix Akutagawa pour Hebi wo fumu (littéralement : Marcher sur un serpent). 

En 2000, elle reçut le Prix Tanizaki pour sa nouvelle Sensei no kaban (Les Années Douces, littéralement : La sacoche du professeur), racontant la naissance d'une histoire entre une jeune femme trentenaire, Tsukiko, et l'un de ses anciens professeurs de littérature, septuagénaire, rencontré par hasard dans un café qui verra l'évolution de leur relation au fil des saisons et de rencontres épisodiques et toujours aléatoires. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 

 Qui était Nishino, cet homme insouciant et farouche comme un chat, et qui comme lui s’immisçait avec naturel dans la vie des femmes dont il faisait battre le coeur trop fort ?

Dix voix de femmes composent ce roman dont un homme est le centre de gravité et dont l’existence nous est progressivement révélée par celles qui l’ont tant aimé aux différentes époques de sa vie. Chacune d’elles à son tour prend la parole : elles tissent un à un les fils séparés d’une existence qui se rejoignent pour dessiner en creux le visage d’un homme plein de charme et de mystère, nonchalant, touchant, insaisissable. Et en faisant son portrait c’est elles-mêmes finalement qu’elles révèlent.

Dix variations tissées de poésie, de mélancolie, de drôlerie, pour tenter de comprendre cet étrange sentiment que l’on nomme l’amour. (Source : Babélio)

 

 Mon avis :

 

 Dix femmes se racontent. Leur vie, la rencontre avec cet homme fuyant, Nishino, les sentiments qui naissent au fil des jours, s'évanouissent, ou ne voient jamais le jour… Le mystère de l’amour est au centre de ces récits : pourquoi aime-t-on quelqu’un, pourquoi pas, pourquoi Nishino papillonne-t-il de fille en fille sans réussir à être fidèle, qu’est-ce qui fait l’essence d’une relation ?

 

« Mais peut-on s’aimer, si on ne se fait pas d’illusions sur l’autre ? C’est seulement à condition d’être indulgent, de ne pas être sur ses gardes, de se méprendre un peu, qu’on peut s’aimer l’un l’autre. » (p.66)

Au travers ces multiples récits, se dessine le portait en creux de ce Nishino, un être perdu entre ces femmes qui semblent davantage savoir qui elles sont. 

 Le charme des romans de Kawakami Hiromi est tellement diffus, diaphane, qu’il vous enveloppe doucement mais quand il s’agit de l’expliquer, le mystère reste entier, intraduisible. Moins fort que Les années douces, de ce récit émane un charme indéfinissable.

 

Premières phrases :

 « Minami était âgée de sept ans à l’époque.

C’était une enfant réservée. Elle passait son temps à faire des origamis de ses doigts graciles : un orgue, une belle-de-jour, une perruche, un petit plateau monté sur pieds… Elle confectionnait sans se lasser toutes sortes d’objets, qu’elle rangeait ensuite délicatement dans une boîte en carton tapissée de papier gaufré. J’étais très jeune quand je l’ai mise au monde. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Les années douces de Hiromi KAWAKAMILe temps qui va, le temps qui vient de Hiromi KAWAKAMI

Autre :  Littérature Asie de l'Est

 

D’autres avis :

 TéléramaLireMango 

 

Les 10 amours de Nishino, Kawakami Hiromi, traduit par Lisabeth Suetsugu, Picquier, février 2013, 18.50 euros

 

Publié dans Littérature Asie

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Commenter cet article

jerome 30/10/2013 09:06


Un auteur que je ne connais pas du tout. Peut-être un peu trop de subtilité pour moi...

Hélène 31/10/2013 08:30



Mais non, c'est beau, simple et beau...



Alex-Mot-à-Mots 29/10/2013 18:30


Je note plutôt "Les années douces", alors.

Hélène 30/10/2013 08:29



Oui c'est mon préféré jusqu'à présent.



kathel 29/10/2013 18:16


J'avais bien aimé "La brocante Nakano" et "Manazuru" ainsi la version dessinée par Taniguchi des Années douces, mais celui-ci me tente moins...

Hélène 30/10/2013 08:30



Je n'ai pas lu "Manazuru", je note ! merci...



La Nostalgie heureuse de Amélie Nothomb 29/10/2013 07:39


Il faut absolument consommer cette lecture sans modération.

Hélène 29/10/2013 08:04



Exactement !



cathulu 29/10/2013 07:11


Les écrivains japonais sont très forts pour écrire ce type de roman au charme insaisissable !

Hélène 29/10/2013 08:04



J'aime beaucoup ce charme...