Les évaporés de Thomas B. REVERDY

Publié le par Hélène

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♥ ♥

« L’imaginaire façonne notre monde. Sans lui une forêt, ce ne serait jamais que des arbres. » (note de l’auteur)

 

L’auteur :

 Thomas B. Reverdy est un romancier français né en 1974, auteur de trois romans publiés aux éditions du Seuil.

Au cours de ses études de lettres à l'université, il travaille sur Antonin Artaud, Roger Gilbert-Lecomte et Henri Michaux. Il participe aussi à cette époque à la revue La Femelle du Requin, dont il dirige la publication du numéro 4 au numéro 12. Il obtient l'agrégation de lettres modernes en 2000. Il enseigne depuis dans un lycée de Seine-Saint-Denis, le lycée Jean Renoir.
Ses trois premiers romans, La Montée des eaux (Seuil, 2003), Le Ciel pour mémoire (Seuil, 2005) et Les Derniers Feux (Seuil, 2008), constituent une sorte de cycle poétique. Ils abordent les thèmes du deuil, de l'amitié et de l'écriture. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 Ici, lorsque quelqu’un disparaît, on dit simplement qu’il s’est évaporé, personne ne le recherche, ni la police parce qu’il n’y a pas de crime, ni la famille parce qu’elle est déshonorée. 
Partir sans donner d’explication, c’est précisément ce que Kaze a fait cette nuit-là. Comment peut-on s’évaporer si facilement ? Et pour quelles raisons ? 

C’est ce qu’aimerait comprendre Richard B. en accompagnant Yukiko au Japon pour retrouver son père, Kaze. Pour cette femme qu’il aime encore, il mènera l’enquête dans un Japon parallèle, celui du quartier des travailleurs pauvres de San’ya à Tokyo et des camps de réfugiés autour de Sendai. Mais, au fait : pourquoi rechercher celui qui a voulu disparaître ?
Les évaporés se lit à la fois comme un roman policier, une quête existentielle et un roman d’amour. D’une façon sensible et poétique, il nous parle du Japon contemporain, de Fukushima et des yakuzas, mais aussi du mystère que l’on est les uns pour les autres, du chagrin amoureux et de notre désir, parfois, de prendre la fuite. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 Dans ce roman, l'atmosphère est comme en apesanteur autour de la disparition de Kaze, « évaporé ». Parallèlement deux récits s’entrelacent : l’enquête de Yukiko, la fille de Kaze, accompagnée de Richard, détective privé et accessoirement amoureux transi de la jeune femme, et de l’autre côté Kaze qui rencontre le jeune Akainu, garçon perdu dans un Japon déstabilisé par le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima. 

Les deux récits nous offrent en contrepoint une peinture de la société japonaise entre yakusas, corruption des élites, conséquences du tsunami...

« La société japonaise est comme le pays, on est perché sur un volcan au milieu de l’océan, sur une île parcourue par des milliers de lignes de failles, et ça tremble, et ça craque de partout. »

Avec poésie et retenue l'auteur évoque des destins troublés, des hommes perdus dans une société qu'ils ne comprennent plus, englués dans des relations humaines complexes, dépassés par des enjeux incommensurables dans leur milieu professionnel.

« Ce qu’il aimait c’était rêver. Passer des journées à pêcher la truite en rivière, assister à des rodéos, partir dans le désert ou à la montagne, tout ce qu’on peut faire sans être vraiment là, tout ce qui se déroule, quand on le fait, un peu en dehors de nous, comme écrire un poème sans raison, juste par goût du miracle. »

Mais il nous parle aussi de renaissance, même si  « La vie est complètement hors de contrôle », l'optimisme peut prendre le pas et triompher des vicissitudes de la vie...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Les sentiments amoureux de Richard frôlant la mièvrerie m’ont semblé superflus et ridicules.

J'ai ressenti un problème diffus de construction, plus on avance et plus le tsunami et  Fukushima prennent de l’importance, l'ensemble n'est pas assez fondu à mes yeux.

 

Premières phrases :

 « Il est assis à son bureau, face au mur,, la tête dans les mains, penché sur les feuilles de papier à lettres couvertes de son écriture fine, au feutre noir. Il ne les voit plus cependant. Il a fermé les yeux qu’il avait flous, sans savoir si c’étaient des larmes ou de la fatigue. »

 

Vous aimerez aussi :

 Fukushima, récit d’un désastre de Michaël FERRIER

 

D’autres avis :

 Lecture Commune avec A girl

TéléramaClaraJosteinMarilyne ; Jérôme 

 

Les évaporés, Thomas B . Reverdy, Flammarion, 2013, 302 p., 19 euros

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Commenter cet article

Noukette 16/12/2013 23:36


J'attendrais peut-être sa sortie poche du coup...

Hélène 17/12/2013 09:09



Il vaut mieux..



jerome 16/12/2013 12:54


Ben moi j'ai beaucoup aimé l'atmosphère, la poésie et la lenteur de cetexte. Et puis j'ai aussi appris plein de choses sur le Japon d'aujourd'hui. Du coup le coté mièvre que tu soulignes, je suis
passé totalement à coté (ce qui n'est pas plus mal^^).

Hélène 17/12/2013 09:09



J'ai essayé d'être conquise, je t'assure, mais sans succés...



Alex-Mot-à-Mots 16/12/2013 11:14


Je l'ai noté, suite à un billet élogieux. Affaire à suivre....

Hélène 17/12/2013 09:09



A suivre..



Loo 15/12/2013 20:05


Il n'a l'air ni de plaire totalement ni de déplaire complètement ce livre.

Hélène 16/12/2013 08:16



Oui il provoque une impression diffuse...



gambadou 15/12/2013 15:08


Je l'avais noté à la rentrée, mais les avis sont un peu mitigés, du coup il n'est pas en tête de liste !

Hélène 16/12/2013 08:17



Il peut rester au milieu de ta liste...



A_girl_from_earth 15/12/2013 13:23


Je n'ai pas été sensible non plus aux sentiments amoureux de Richard que j'ai beaucoup survolés. Et je suis assez d'accord avec ton ressenti sur la construction. On ne sait pas trop où on va mais
on y va sans broncher et au final, on reste un peu sur sa faim comme si on avait attendu une ligne de récit plus nette et aboutie.

Hélène 16/12/2013 08:17



Exactement ! IL manque un petit quelque chose pour que l'ensemble soit abouti...



Aifelle 15/12/2013 07:20


Je l'ai abandonné après une centaine de pages ; je ne m'attachais à aucun personnage, j'attendais que l'histoire démarre vraiment et ça ne venait pas

Hélène 15/12/2013 10:56



Oui je te comprends, il manque un quelque chose pour que on s'attache vraiment à tout ce petit monde...



keisha 15/12/2013 07:17


Pas de coup e coeur, ni ici, ni chez A girl, j'ai l'impression.

Hélène 15/12/2013 10:56



Non, des avis mitigés...