Le signal de Ron CARLSON

Publié le par Hélène

 

♥ ♥

 

 

L’auteur :

 

Ron Carlson RON CARLSON est né en 1947, en Utah. Il est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de quatre romans qui ont reçu de nombreuses distinctions aux États-Unis. Il enseigne la littérature à l'Université de Californie, à Irvine, et vit à Huntington Beach. Le Signal, publié en 2009 aux États-Unis est son dernier roman.

 

L’histoire :

 

Pour la dernière fois, Mack et sa femme Vonnie partent camper dans les montagnes du Wyoming afin de se dire adieu. Enlisé dans les dettes, l'alcool et les trafics, Mack a peu à peu contraint Vonnie à renoncer à l'amour profond qui l'avait attirée vers l'Ouest, et la jeune femme a refait sa vie. Cette randonnée est un moment de complicité retrouvée, une ultime occasion de se révéler l'un à l'autre. Pour Mack, cette expédition est aussi la dernière mission qu'il exécute pour le compte d'un intermédiaire douteux afin de sauver son ranch de la faillite. Au cœur des vastes étendues sauvages, guidé par un faible signal GPS, il doit retrouver une mystérieuse balise égarée lors d'un survol de la région. Mais cette mission se révèlera bien plus périlleuse que prévu.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          J’ai beaucoup apprécié la première partie du roman consacrée à la randonnée des deux protagonistes dans un décor à couper le souffle. Le récit est émaillé d’allusions au passé de Mack qui, subtilement, évoquent les raisons qui l’ont mené à divorcer et à accepter cette mission aléatoire commanditée par les hommes louches. Ses relations avec son père et avec la belle Vonnie qui n'appartient pas à son milieu sont appréhendées par touches successives qui forment au final un portrait vivant et émouvant de cet homme.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Mais, et c’est là à mon avis où le bas blesse, j’ai trouvé factice la façon dont tout à coup le récit tourne au cauchemar, comme s’il fallait à tout prix une pseudo-intrigue policière pour agrémenter le récit. La course poursuite m’a ennuyée, et j’ai regretté que tout le roman ne soit pas à l’aune des premières pages…

 

Premières phrases :

 

« Il enchaîna les grandes boucles que dessinait la piste à travers la haute forêt de trembles, puis traversa la vaste prairie jusqu’à la lisière des pins, au point de départ du sentier de Cold Creek, et gara le vieux pick-up Chevrolet bleu de son père à côté de la pancarte déglinguée, dans la douce lumière crépusculaire de septembre. »

 

Vous aimerez aussi :

 

La rivière de sang de Jim TENUTO  

 

D’autres avis (nombreux) :

 

Juliette, Cuné, Brize, Aifelle, Keisha, La ruelle bleue, Midola, Cathulu , Clara

 

Le signal, Ron Carlson, Traduit de l’américain par Sophie Aslanides, Gallmeister, Nature Writing, 2011, 222 p., 22 euros

 

challenge nature writing

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C


Oui c'est clair que ce n'est pas le meilleur gallmeister, l'histoire de la balise retombe un peu comme un soufflé mais bon, ça reste un bon roman quand même :)



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H


Oui mais c'est dommage, il aurait pu être tellement mieux...



K


Tu es priée de me lire Craig Johnson, et plus vite que ça, sinon "je te cause plus"



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H


Oui m'dame, je vais voir ce que je peux faire...



L


Je suis d'accord pour dire que la balise est nébuleuse et tout à fait dispensable !



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H


Je crois que nous sommes presque toutes d'accord, la question est donc "pourquoi ce choix ?"..



K


M'enfin, Craig Johnson!!!!



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H


Bah jamais lu, ne vous fâchez pas,  je vais y remédier madame, c'est promis...



J


La randonnée m'a gonflée en fait... J'ai aimé ce à quoi elle donne lieu en terme de souvenirs, souvenir de l'enfance, de l'adolescence, de la rencontre avec Vonnie... le reste était inutile (la
balise, je n'ai même pas compris...)



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H


Exactement. Ou alors il aurait fallu que c esoit mieux traité je ne sais pas, là cette histoire de balise semble vraiment artificielle.



G


Je n'ai pas aimé ce livre, je me suis ennuyée...



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H


Ah toi aussi... J'ai laissé de côté quelques passages vers la fin, je l'avoue..



A


Même si je n'ai pas les mêmes réserves que toi, je comprends que tu aies pu être dérangée par le tournant du milieu du livre. En tout cas le côté nature et relation du couple sont superbes.



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H


Là, je te rejoins. J'aurais pu m'en contenter.



Z


J'ai déjà tellement de retard sur le catalogue Gallmeister et celui-ci n'est pas ma priorité. Je crois que le mélange des genres me gênerait. Mais bon, comme toi, si je tombe dessus en
bibliothèque...



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H


Tu peux faire l'impasse, ils ont tellement de titres plus passionnants.. Mes préférés pour le moment : Ma famille et autres animaux et "
K


On est d'acord, imagine l'histoire , plus étoffée, plus de nature et pas cette histoire de balise asez nébuleuse (pour moi en toutecas) et c'est bien mieux...


Tiens, je lis actuellement L'indien blanc, un Gallmeister selon mon coeur. pas de nature, mais tant pis.



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H


Je ne connais pas cet indien blanc, il est nouveau ?



B


Pas de déception de mon côté, je l'avais apprécié de bout en bout. Mais je comprends ce que tu veux dire car on pourrait, effectivement, se passer de cet aspect un peu polar du livre, les
personnages (dont la nature) se suffisent à eux-mêmes.



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F


Depuis que je lis les avis, pourtant positifs, sur ce livre, il ne me tente pas plus que ça, donc il attendra que je n'ai plus rien d'autres à lire, hum.



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H


J'étais un peu comme toi, mais je suis tombée dessus à la bibliothèque, je n'ai pas pu resister à l'appel d'un gallmeister...



C


J'ai beaucoup aimé les descriptions de la nature !


mon billet : http://fibromaman.blogspot.com/2011/02/ron-carlson-le-signal.html 



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H


Effectivement les descriptions sont belles mais pourquoi les polluer avec cette intrigue abracadabrante?