Tristes cendres de Mikel Begona et Inaket

Publié le par Hélène

♥ ♥

Au coeur de la guerre d'Espagne avec Robert Capa

Ce roman graphique rend hommage au grand reporter Robert Capa, engagé aux côtés des républicains pendant la guerre civile espagnole. L'action se déroule de 1932 à 1940, commençant à Paris aux côtés de Gerda Taro, la femme de sa vie, photographe également. Tous deux veulent témoigner par leurs photos des évènements marquants de leur époque et de leur lutte. Ils incarnent l'avènement du photojournalisme. En 1936, Gerda part pour Barcelone suivie par Capa. Cette guerre les rendra célèbres, ils usent de leur appareil photo comme d'une arme, dénonçant en mitraillant de leur appareil.  "La cause pour laquelle nous luttons va au-delà de notre liberté personnelle, au-delà de nos vies" dira Gerda qui meurt en 1937, renversée par un tank.

Après ce bouleveversement, le succés de Robert Capa aura un goût amer, même si Time et Life le sacre "l'un des meilleurs et des plus grands photographes du monde".

Les dessins proposent une bichromie en noir et bleu turquoise. Certains d'entre eux s'inspirent des clichés de Capa.

Ce que j'ai moins aimé :

Je n'ai pas été sensible aux dessins, ni à la mise en page, avec des textes denses jouxtant des dessins brouillons, peu lisibles. La couverture est trompeuse avec ses traits affirmés. La lecture devient laborieuse, peu agréable, et porte ainsi préjudice à l'histoire passionnante de cet homme emblématique. C'est dommage. 

Il manque en annexes une reproduction de certains des clichés de Capa qui auraient peut-être donné davantage corps à ce destin hors du commun, ici perdu dans des cases éclatées. 

Robert Capa Mort d'un milicien, Cerro Muriano (front de Cordoue) septembre 1936.

Une des photos les plus dramatiques de Capa, prise à l'instant où un soldat loyaliste fut frappé d'une balle en pleine tête pendant la bataille livrée au début de la guerre d'Espagne pour défendre Cadix encercléee par les troupes insurgées. 

© 2001 by Cornell Capa / Magnum Photos.

 

Présentation de l'éditeur : Cambourakis

 

Lu dans le cadre de Un mois, un éditeur opératon initiée par Sandrine de Tête de Lecture

C'était ma BD de la semaine, d'autres titres chez Noukette 

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Commenter cet article
S
Un sujet qui m'attire, mais les bémols que tu soulèves vont me gêner aussi je pense.
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H
Le dessin est essentiel en bd !
A
Le graphisme ne me tente pas.
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H
Je te comprends !
M
Un bilan mitigé qui ne me pousse guère à sauter le pas...
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H
;-)
E
même réaction que ! la police du texte et le graphisme me rebutent or c'est l'essentiel dans un roman graphique !
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H
Exactement !
M
Cela m'impressione le nombre d'albums qui sortent, depuis un an, sur cette période de l'histoire.
J'en ai déjà lu certains, j’appréhende peut être la redondance et la comparaison hâtive du coup, je me saisis de tes bémols pour me dire que non, ce livre ne me tente pas tellement
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H
D'autres doivent valoir plus le détour je pense !
N
J'aime beaucoup l'idée, beaucoup moins le graphisme par contre... Dommage oui...
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H
Oui hein ?
S
Le graphisme est en effet particulier, mais pourquoi pas s'il sert le propos. J'ai lu plusieurs textes sur Capa, et vu aussi une expo sur la fameuse valise mexicaine qui a permis de retrouver pas mal de photos.
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H
J'aurais aimé voir aussi cette expo !
S
Le graphisme me rebute. Je ne le note donc pas. Dommage car le sujet m'intéresse !
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H
Je ne suis pas la seule alors !
M
pas sûre d'aimer les dessins non plus même si l'histoire a l'air sympa
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H
Oui c'est dommage !
E
tes bémols m'arrêtent aussi, même si le fond a l'air intéressant.
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H
Il faut accrocher aux dessins...