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bande dessinee francaise

La forêt des renards pendus de Nicolas DUMONTHEUIL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Rafael Juntunen est un truand qui s'est enfui avec le butin, laissant son complice de l'époque se faire arrêter. Hors, le complice va sortir de prison, ce qui oblige Rafael à se terrer au fin fond de la Laponie, dans la forêt des renards pendus. Il est rapidement rejoint par un major de l'armée mis sur la touche en raison de son alcoolisme, et qui souhaite fuir sa femme. Puis une vielle lapone fuyant la maison de retraite se joint à ces joyeux drilles. La cohabitation ne sera pas de tout repos, surtout avec ces lingots d'or que Rafael cache dans la forêt, craignant la cupidité de ses colocataires... Seul le renard "Cinq-cent balles", devenu leur compagnon de route, sait où est enterré le trésor...

Ces hommes perdus dans cette grande forêt apprennent l'un de l'autre, aidés par la vieille femme, loin de toute civilisation, ils redeviennent peu à peu humains. Nicolas Dumontheuil a parfaitement rendu l'univers tendre et déjanté de Arto Paasilinna et les dessins aux tons sépia, surprenants au début de lecture,  s'accorde harmonieusement au destin en suspension de ces deux hommes.

  

Présentation de l'éditeur : Futuropolis

D'autres avis : Yves

 

La forêt des renards pendus, Nicolas Dumontheuil, d'après l'oeuvre de Arto Passilinna, Futuropolis, août 2016, 144 p., 21 euros

 

Cette BD est en course pour le prix du polar SNCF dans la catégorie Bd et elle est à découvrir en e-livre ce mois-ci sur le site de la SNCF : ICI

 

C'était ma Bd de la semaine, chez Noukette aujourd'hui

 

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Les voyages d'Anna de Emmanuel LEPAGE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Je revois encore le jeune Abdellah nous servir le thé à la menthe dans le soleil couchant ; je sens encore le sable chaud du désert au creux de ma paume..."

Entre 1885 et 1910, Anna parcourt le monde en compagnie de Jules Toulet, le célèbre peintre voyageur. Pour le peintre, la belle jeune femme agit comme une muse, et bien souvent, il la prend comme modèle. Les années passent, puis Anna quitte un Jules qu'elle laisse désoeuvré. Aujourd'hui, alors qu'elle parcourt les carnets que Jules lui a laissés, Anna lui écrit la lettre qu'il a attendue toute sa vie.

Par le biais des dessins, elle revient sur les voyages qu'ils ont accompli ensemble à travers quinze pays, de Venise à l'Antarctique en passant par le Cameroun, le Maroc, le Mexique... Par ses lettres, elle retrace son histoire et livre son état d'esprit.

Emmanuel Lepage signe là un superbe carnet de voyage "scénarisé" entre le carnet et la bande dessinée, avec des textes écrits par Sophie Michel.

Ce que j'ai moins aimé : Malheureusement, pour moi, le style de l'histoire n'est pas à la hauteur des dessins : "J'ai connu toutes sortes d'amours, mais ai-je connu l'Amour avec un grand A ? " / " En fait, je le sais maintenant, tu étais venu me chercher, tu espérais que j'aie mûri, tu souhaitais plus que tout que je visse ton amour. Et moi... Je ne connaissais pas d'attache, je ne connaissais même pas d'attache, je ne connaissais même pas le mot "demain" et j'ai continué d'être le feu-follet que je suis toujours."

J'aurais aimé plus de poésie pour s'accorder aux dessins, mais je reconnais que la barre était haute !

A noter qu'il existe une suite : Les voyages d'Ulysse

 

Présentation de l'éditeur : Daniel Maghen

Du même auteur :  Un printemps à Tchernobyl ♥ ♥ ♥ Voyage aux îles de la Désolation ♥ ♥ 

 

Les voyages d'Anna, Emmanuel Lepage, Editions Galerie Daniel Maghen, 2005, 23 euros

 

C'était ma BD de la semaine hébergée cette semaine par Moka

 

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Facteur pour femmes de Didier QUELLA-GUYOT et Sébastien MORICE

Publié le par Hélène

♥ ♥

1914. Le glas de la guerre sonne sur une petite île bretonne, comme partout ailleurs, les hommes sont mobilisés et quittent femmes et enfants pour se confronter à l'horreur. Maël est exempté en raison de son pied-bot, il reste seul homme au milieu des femmes qui se languissent de leurs maris et compagnons... Maël est chargé de la distribution des lettres, ce qui lui permet de se rapprocher de ces dames qui ne tardent pas à s'attacher à ce jeune homme vigoureux...

Il ne tarde pas à maitriser l'art de la séduction face à ces femmes esseulées toutes prêtes à tomber dans ses bras ... Il prend alors sa revanche sur ces hommes qui le considéraient comme l'idiot du village et avaient tendance à se moquer de lui. Mais à trop mépriser la moralité, la situation risque fort de se retourner contre lui...

Les dessins magnifiques sont fidèles à ce pays breton aux paysages changeants et l'intrigue promet des surprises étonnantes... Un très bel album original !

 

Présentation de l'éditeur : Grand Angle

D'autres avis : Babélio

 

Facteur pour femmes, Didier Quella-Guyot, Sébastien Morice, Grand Angle, septembre 2015, 120 p., 18.9 euros

 

Retrouvez la BD de la semaine chez Mo

 

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Tu sais ce qu'on raconte de Gilles ROCHIER et Daniel CASANAVE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Le fils Gabory revient dans sa ville natale après une longue absence. Il aurait été à l'origine d'un drame routier des années auparavant, du moins "c'est ce qu'on raconte"...

Les rumeurs se lancent, il serait revenu pour se venger, ou pour d'autres raisons obscures, et puis les questions s'accumulent, où était-il pendant deux ans, sans doute en prison, et puis sa famille était étrange, tout comme ses relations avec la jeune fille morte dans l'accident. Bref, vous l'aurez compris, tout est sujet à commentaires et les mauvaises langues se délient face au drame et à ce retour-évènement qui apporte un peu d'agitation dans des vies plates et banales. De même, les craintes ne sont jamais loin, corolaires inévitables de l'ennui.

Des tons oppressants, une ville tentaculaire qui semble vouloir broyer les êtres dans ses mots et ses assertions, tant la force des commentaires et des rumeurs est prégnante, tout concourt à créer un climat délétère et pesant. Rares sont ceux qui n'ont rien à dire.

Une belle réussite pour cet album insistant !

 

Présentation de l'éditeur : Warum

D'autres avis : Mo

 

 

Tu sais ce qu'on raconte, Gilles Verdier et Daniel Casanave, Warum, janvier 2017, 15 euros

 

Cette BD fait partie de la Sélection Prix Polar Sncf et elle est disponible en e-livre ce mois ci sur e-livre.sncf.com.

L'expérience de lecture d'Une BD sur l'ordinateur (une première pour moi) fut plutôt concluante :

 

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Les beaux étés tome 3 Mam'zelle Estérel de ZIDROU et Jordi LAFEBRE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

1962 quand on dansait "Let's twist again" !

Mam'zelle Estérel est la 4L qui a accompagné les vacances de la famille Faldérault pendant des années. A l'heure de la vendre, ils se souviennent se ses premières vacances en compagnie de MamYvette et Gros Papy, les parents de Mado. Quand tous espèrent pique-niquer et aller camper au bord de la Méditerranée, Yvette-la parfaite comme la surnomme sa fille a prévu des vacances à St Etienne et a réservé dans un hôtel tenu par des belges pour ne pas "être dépaysés".

Comme le dit Mado "Ma mère, c'est comme le coca-cola,: un verre, ça va. toute la bouteille, bonjour les caries !" Quand Pierre son cher et tendre optimiste lui dit qu'elle va se détendre pendant les vacances, Mado répond "Ma mère, se détendre ?! Autant demander à un ressort de matelas de s'allonger pour faire bronzette !"

Effectivement la cohabitation n'est pas de tout repos, Yvette menant son petit monde à la baguette, surveillant surtout de près le Gros Papy victime d'un infarctus l'an dernier, et pourtant grand amateur de frites. De plus, pour ces vacances,  Yvette leur a préparé un programme à l'aide du guide Michelin avec visites d'églises et de cathédrales à la clé. Pierre propose bien de passer outre le programme du Michelin pour aller flâner au bord de la Loire mais la réponse est catégorique : ""Flâner" ?! Ne dites pas de bêtises, voyons, Pierre ! Quand on visite, on ne flâne pas : on visite !" Mais ces heures passées ensemble leur permettent aussi de se redécouvrir, de visiter des pans du passé qui éclairent le présent pour finalement mieux s'apprécier.

Humanité et tendresse prévalent dans ce magnifique album. La joie de vivre de chacun permet de passer outre toutes les épreuves.

 

Présentation de l'éditeur : Dargaud

Vous aimerez aussi : Les beaux étés tome 1, Les beaux étés tome 2

D'autres avis : Jérôme, Noukette

 

Les beaux étés tome 3 Mam'zelle Estérel, Zidrou et Jordi Lafebre, Dargaud, 2017, 56 p., 13.99 euros

 

Reprise de la Bd de la semaine accueillie aujourd'hui par Stephie

 

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Parenthèse Patagonie de Aude PICAULT

Publié le par Hélène

La couverture attire tout de suite l'oeil, avec ce style épuré qui dit l'essentiel, la simplicité d'un paysage primitif. En novembre 2014, Aude Picault part pour la Patagonie sur un coup de tête et les paysages sans limites l'inspirent. Les aquarelles qu'elle ramène sont magnifiques mais malheureusement, le texte qui les accompagne est sans aucun intérêt.

Entre le style qui manque de poésie alors que le lieu aurait pu l'inspirer : "Ce paysage me désole et j'attrape un coup de soleil de la mort.", l'emploi systématique du "on", "On croise le phare des Eclaireurs" , les textes se contentent de décrire ce qui arrive sans poésie, même les rencontres ne sont pas mises en valeur.

Restent ces très belles aquarelles ...

Présentation de l'éditeur : Dargaud

La Bd de la semaine est chez Stephie

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Ce qu'il faut de terre à l'homme de Martin VEYRON

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Grand Prix de la ville d'Angoulême en 2001

Pour cette bande dessinée, Martin Veyron s'est inspiré d'une nouvelle de Léon Tolstoï datant de 1886. L'histoire met en avant la cupidité des hommes qui en veulent toujours davantage sans savoir se contenter de ce qu'ils ont.

Le paysan Pacôme cultive sa terre en Sibérie. Or dans la campagne russe la vie des paysans qui travaillent durement la terre est difficile et certains rêvent de richesse. Pacôme est de ceux-là : « Si seulement j’avais plus de terres, soupire-t-il en regardant par-delà la clôture, je pourrais être tout à fait heureux. » Mais le bonheur est-il réellement dans la possession ? Malgré les avertissements de sa femme, plus sage, il court après les biens, l'argent, le matériel, sans voir qu'il court surtout à sa perte !

 "On en voit des gens comme ça, ivre de pouvoir et de richesse. Je crois qu'avec un peu de sagesse, on pourrait arriver à une société plus sobre", explique l'auteur. Cette vérité reste d'actualité !

Une belle parabole servie par des dessins tout en retenue.

 

Présentation de l'éditeur : Dargaud

D'autres avis : Yves ; Babélio

 

Ce qu'il faut de terre à l'homme, Martin Veyron, Dargaud, janvier 2016, 19.99 euros

Ado-adulte à partir de 12 ans

 

 

La bd de la semaine accueillie par Steph cette semaine !

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Pico Bogue Tome 1 La vie et moi de Alexis DORMAL et Dominique ROQUES

Publié le par Hélène

Pico Bogue est un petit garçon très attachant, espiègle et intelligent. Grâce à de courtes saynètes d'une demi-page, nous découvrons son quotidien entre ses parents, sa soeur et ses copains. Les dialogues sont enlevés, qu'il s'agisse de discussions avec sa soeur Ana-Ana, avec ses parents ou avec le marchand de bonbons, Pico Bogue a un sens très développé de la répartie, au grand damne de ses parents !

"- Je vais faire un tour en vélo maman !
- Ne passe pas par la rue de Létan !
- Pourquoi?
- Elle est déserte. Tu risques d'y faire de mauvaises rencontres.
- Si c'est désert, je risque pas d'y faire de rencontres du tout.
- Je te demande quand même de ne pas passer par cette rue.
- Mais c'est pas logique, s'il n'y a personne...
- Oh ! Tu veux toujours avoir raison. C'est fatiguant à la fin. "

Les situations peuvent être tout à fait absurdes, voire philosophiques et l'acuité d'observation de Pico Bogue embellit son quotidien.

Un héros de bande dessinée prêt à s'installer dans l'éternité artistique aux côtés des Mafalda et confrères !

Pico Bogue Tome 1 La vie et moi de Alexis DORMAL et Dominique ROQUES
Pico Bogue Tome 1 La vie et moi de Alexis DORMAL et Dominique ROQUES
Pico Bogue Tome 1 La vie et moi de Alexis DORMAL et Dominique ROQUES

Présentation de l'éditeur : Dargaud

Et la bonne nouvelle est qu'à l'heure actuelle il y a 9 tomes !

Merci Enna chez qui j'ai repéré l'album !

C'était ma Bd de la semaine accueillie par Stephie

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Zaï Zaï Zaï Zaï un road movie de FABCARO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

C'est une course absurde qui s'engage dés les premières pages : le fuyard, auteur de BD, a commis l'erreur impardonnable d'oublier sa carte de fidélité du magasin, il doit être appréhendé pour ne pas avoir respecter les règles de la société de consommation, mais il décide de prendre la tangente...

A travers ce scénario improbable, Fabcaro dresse un portrait décalé de notre société, cette fuite devenant le prétexte à pointer du doigt certains dysfonctionnements de notre système.

« Zaï zaï zaï zaï est un projet difficile à résumer, très burlesque, proche du nonsense britannique. Il s'agit de l'histoire d'un auteur de BD qui fait ses courses, mais n'a pas sa carte de fidélité du magasin. Pour cela, il va être poursuivi, mis au ban de la société... Là, on le voit aux prises avec un vigile. Il le menace avec un poireau et s'enfuit. C'est une scène d'action ridicule, complètement cheap. Cela me fait rire... Je souhaitais trouver le point de départ le plus absurde possible, pour créer un décalage constant avec mon vrai propos. Car ce livre est le plus politique parmi ceux que j'ai publiés jusqu'à présent ! J'y parle indirectement beaucoup de tolérance, d'acceptation de l'autre. J'ai choisi de mettre en scène un auteur de BD, ce qui m'a permis d'utiliser mes propres traits, et de souligner la précarité grandissante de ce statut. »

Tout passe au tamis de son point de vue décalé, que ce soit les médias comme avec ce témoignage des voisins dirigé par des questions orientées :

"Diriez-vous que c'est la stupeur ?

- Oh oui, ici, c'est la stupeur

- Diriez-vous que vous sentez un climat d'insécurité croissant ?

- Oh oui, on sent un climat d'insécurité croissant.

- Une forme de ras-le-bol... Aussi j'imagine ?

- Oh oui, une forme de ras-le-bol...

- Perdu, j'avais pas dit "diriez-vous"

- Ah ah l'enculé."

Le système ridicule de consommation qui mène à l'absurde en prend aussi pour son compte :

Le récit est également émaillé de réflexions toute philosophiques : "Au revoir Sophie. C'est fou comme la vie est un long chemin d'où partent plusieurs petits chemins et suivant les chemins qu'on prend,on va ailleurs que là où on serait allé si on avait pris l'autre chemin tu trouves pas ?"

Ses personnages variés représentent tous les êtres que l'on peut rencontrer, avec leurs contradictions, leur folie, leur absurdité. Dans ces pages on croise un conducteur individualiste, des intervieweurs aux postures très travaillées mais aux propos vides de sens, des personnes qui utilisent des citations de grand-mère "les pierres n'ont pas toujours la même ombre" que personne ne comprend, un fuyard idéaliste, un groupe de gospel sorti de nulle part, des adolescentes excessives...

Bref, c'est une joyeuse débandade que cet album jubilatoire à lire de toute urgence !

 

Présentation de l'éditeur : 6 pieds sous terre

D'autres avis : Babélio

 

Cette BD a reçu de nombreux prix :

Coup de coeur du jury du prix Landerneau 2015

Prix Libr'à nous 2016 (BD adlute)

Grand prix de la critique ABCD 2016

Prix SNCF du polar BD 2016

Prix des libraires de BD 2016

 

Zaï, Zaï, ZaÏ, FABCARO, Six pieds sous terre, mai 2015, 13 euros

 

La BD de la semaine est chez Stephie !

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Watertown de Jean-Claude GOTTING

Publié le par Hélène

♥ ♥

Le narrateur  Philip Writing est un être pétri d'habitude : tous les matins, il achète un muffin sur le chemin du bureau en s'arrêtant à la pâtisserie de Monsieur Clarke. Il est servi par la belle Maggie Laeger qui ce lundi-là prend congé de lui en lui disant « Non... Demain je ne serai plus là. ». Effectivement, le lendemain, non seulement la jeune femme a disparu, mais, de plus, Monsieur Clarke est mort, écrasé par une étagère. Philip est intrigué par cette mort soudaine concomitante à la disparition de la jeune femme.

Deux ans plus tard il croit apercevoir Maggie dans un magasin d'antiquités à Stocbridge, et découvre qu'elle a pris un nouveau nom. La jeune femme feint de ne pas le reconnaitre. Cet homme de bureau impassible trouve alors un sens à sa vie : il s'improvise détective et sa quête de la vérité devient rapidement obsessionnelle.

Les teintes en trichromie gris, blanc, noir et jaune sont en parfaite adéquation avec la vie grisâtre de Philip, qui voit soudain l'occasion de courir après quelque chose de ténu. Sa quête résonne davantage comme une lutte contre l'ennui que comme une lutte pour la vérité... Il s'embourbe dans son enquête, interrogeant des personnes qui ne comprennent pas son intérêt soudain pour de vieilles intrigues, il se brouille avec son frère et sa belle-soeur également et fait le vide autour de lui.

Ce que j'ai moins aimé : Le ton lancinant a fini par imbiber mon esprit de cette noirceur mélancolique. L'ennui a pointé son nez et la fin n'a en rien réveillé mon intérêt.

 

Présentation de l'éditeur : Casterman

D'autres avis : Babélio  ; France Inter  ; Violette ; Laure

 

BD sélectionnée pour Le prix SNCF du POLAR 2017

 

La BD de la semaine chez Moka cette semaine !

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