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documents - essais - et cie

Mes étoiles noires en image de Lilian THURAM avec Pascal BLANCHARD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Croyez en quelque chose, même si ça signifie tout sacrifier" Colin Kaepernick

En 2010, Lilian Thuram publiait "Mes étoiles noires" : "L'Homme, petit ou grand, a besoin d"étoiles pour se repérer. Il a besoin de modèles pour se construire, bâtir son estime de soi, changer son imaginaire, casser les préjugés qu'il projette sur lui-même et sur les autres. Dans mon enfance, on m'a montré beaucoup d'étoiles. Je les ai admirées, j'en ai rêvé : Socrate, Baudelaire, Einstein, Marie Curie, le général de Gaulle, Mère Teresa ... Mais des étoiles noires, personne ne m'en a jamais parlé. Les murs des classes étaient blancs, les pages des livres d'histoire étaient blanches. J'ignorais tout de l'histoire de mes propres ancêtres. Seul l'esclavage était mentionné. L'histoire des Noirs, ainsi présentée, n'était qu'une vallée d'armes et de larmes. Pouvez-vous me citer un scientifique noir ?Un explorateur noir ? Un philosophe noir ? Un pharaon noir ? Si vous ne le savez pas, quelle que soit la couleur de votre peau, ce livre est pour vous. Car la meilleure façon de lutter contre le racisme et l'intolérance, c'est d'enrichir nos connaissances et nos imaginaires. Ces portraits de femmes et d'hommes sont le fruit de mes lectures et de mes entretiens avec des spécialistes et des historiens. De Lucy à Barack Obama, en passant par Ésope, Dona Béatrice, Pouchkine, Anne Zingha, Aimé Césaire, Martin Luther King et bien d'autres encore, ces étoiles m'ont permis d'éviter la victimisation, d'être capable de croire en l'Homme, et surtout d'avoir confiance en moi. "

Cette version avait rencontré un large succès et avait été publié en plusieurs langues. Aujourd'hui, il réédite cet ouvrage, toujours en présentant près de 40 portraits inspirants de personnalités noires mais agrémentés d'images, pour toucher un plus large public. L'ouvrage est magnifique !

 

Un livre magnifique à lire, offrir, découvrir, pour espérer qu'enfin, les choses changent !

"J’espère que les gens vont comprendre l’importance de la maîtrise des savoirs. Il faut avoir cette curiosité d'aller vers les livres écrits par des intellectuels qui vous donnent la possibilité de comprendre" Lilian Thuram.

Présentation de l'éditeur : Editions de la Martinière

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Méditer, jour après jour de Christophe ANDRE

Publié le par Hélène

♥ ♥

« Le miracle c'est de marcher sur la terre » (Thich Nhat Hann)

Christophe André propose une initiation à la méditation en 25 leçons éclairée par 25 tableaux.

J'ai été attirée non pas par la méditation, que je ne pratique nullement, mais par les tableaux et l'idée de les coupler avec des leçons de vie. La pleine conscience consiste à porter une attention tranquille à l'instant présent, et il semblerait que la méditation permet d'atteindre cet état - si j'ai bien compris. Il me semble possible de glaner ici et là des conseils pour améliorer le quotidien sans pour autant souhaiter entrer dans ce processus. Je l'ai lu sur plusieurs mois, comme un livre de chevet dans lequel on puise de temps en temps une pensée réconfortante

"De toutes nos forces, il est important de rester des humains sensibles; de s'accrocher à notre humanité, à ce qui la réveille autour de nous, la nature, la beauté. Encore et toujours ouvrir notre esprit à autre chose que nos souffrances, pas pour masquer l'adversité, pas pour l'oublier mais juste pour qu'elle ne règne pas en maître absolu dans notre esprit comme dans notre vie. "

"Enfin, les méditations recommandent de s'entraîner à rester capable de souhaiter le bien de tous les humains, même de ceux qui sont loin de nous, qui nous sont inconnus, mêmes de ceux qui nous sont antipathiques ou qui ont pu nous faire du mal. Travailler à éprouver pour eux de la bienveillance, de la compassion et de la joie altruiste face à leurs bonheurs. Le pressentiment et la conviction qui sous-tendent ces méditations, c'est que la souffrance est à l'origine de la plupart des conduites problématiques ; si un humain est heureux, s'il souffre moins, il fera moins souffrir les autres. "

Alors certes certaines métaphores ou pensées restent naïves comme :

"Allumer plus souvent l'interrupteur de sa conscience."

"Le disque dur de notre conscience est encombré de trop de choses inutiles."

"Ne plus faire mais être."

Mais globalement chacun pourra y puiser ce qui l'intéresse, pour, jour après jour, devenir meilleur ..

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Beauté fatale de Mona CHOLLET

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Non décidément, "il n'y a pas de mal à vouloir être belle". Mais il serait peut-être temps de reconnaitre qu'il n'y a aucun mal non plus à vouloir être."

Illustrant son propos de nombreux exemples, Mona Chollet montre ici comment est fabriquée cette injonction de la femme à être sexy, féminine. Il s'agit bien d'une pression créée par les médias, la presse féminine, les blogs, les séries télévisées, et cette pression est largement relayée par le marketing. Cette obsession incessante enferme les femmes dans la haine d'elles-mêmes et les condamne à n'exister que par le biais de cette séduction en ne choisissant qu'un seul modèle : celui de la femme blanche. Ce processus répond ainsi à un désir de maintenir les femmes dans une position sociale et intellectuelle subalterne. En ce sens, la question du corps constitue bien la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.

"L'homme est un créateur, la femme est une créature."

L'autrice met en valeur l'importance du contraste "Au-delà de sa pénible dimension publicitaire, ce fantasme déraisonnable d'une vie qui ne serait que plaisir et détente, moment exceptionnel sur moment exceptionnel, oublie que seule le contraste permet de les apprécier pleinement. Ils ne prennent sens que s'ils alternent avec des moments où l'on affronte la vie sous tous ses aspects, y compris ceux qui peuvent se révéler sombres, ennuyeux ou pénibles. "

La perfection apparait ainsi comme un ennemi, synonyme d'absence de joie. L'idéal serait une vie qui serait "bonne" pas "parfaite" : "C'est une singularité épanouie, et non la conformité aux canons en vigueur, qui fait la beauté, la sensualité, l'amour."

"Ce qui est passionnant dans l'être humain c'est sa lutte pour exister en tant que personne différente, originale, inventive d'elle-même et de la vie."

En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.

Présentation de l'éditeur : La découverte

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Le cri de la mouette d'Emmanuelle LABORIT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Le cri de la mouette est un roman autobiographique de Emmanuelle LABORIT, sourde de naissance. Dans cette autobiographie elle raconte son parcours de vie, de sa  petite enfance à l’âge adulte. Le diagnostic tombe à l’âge de 9 mois, s'ensuit la souffrance de ne pouvoir communiquer, l’intégration compliquée à l’école. Puis à 7 ans, la délivrance avec la découverte et l’apprentissage du langage des signes, et après une période d'adolescence rebelle, la découverte de sa passion pour le théâtre qui l’amènera à obtenir un Molière pour la révélation théâtrale en 1993.

Il faut savoir que le retard de la France par rapport aux EU sur la langue des signes est phénoménal  :  la  langue des signes est interdite en France jusqu’en 1976, considérée comme une gestuelle indécente, provocante, sensuelle, qui fait appel au corps, alors qu’elle est autorisée aux EU et qu’elle permet aujourd’hui aux sourds de communiquer facilement. Cela entraine l'ostracisation des sourds, enfermés dans leur monde avec cette impression  d’être derrière une énorme porte qu’on ne peut pas ouvrir pour se faire comprendre des autres, une situation injuste qui n'est pas sans provoquer des ravages.

La narratrice provoque de l’admiration chez le lecteur : malgré sa souffrance, son isolement, son handicap, elle est déterminée à apprendre, à évoluer, à progresser, elle ne baisse jamais les bras malgré les nombreuses difficultés. Elle ne se décourage pas au point d’obtenir le Molière de la révélation théâtrale en 1993. Son parcours est très beau.

Ce que j'ai moins aimé :

A noter qu'il s'agit d'un témoignage, le style est assez simple et expéditif.

Bilan :

Un éclairage intéressant sur le monde des sourds.

 

Présentation de l'éditeur :

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Petit éloge de la poésie de Jean-Pierre SIMEON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

«Je ferai, oui, l'éloge de la poésie. Sans restrictions. Sans états d'âme. Parce que la poésie n'est justement pas le lieu de la demi-mesure. Je le ferai d'une voix pleine, vive s'il le faut. Parce qu'on ne peut admettre plus longtemps, n'est-ce pas, que les poètes, malgré les révérences qu'on leur fait de loin en loin pour se disculper de la désinvolture et de l'indifférence avec lesquelles on les traite ordinairement, soient renvoyés à leur étrange petit commerce particulier qui n'aurait rien à voir avec les affaires du monde. Je veux faire l'éloge de la poésie pour tous, non pas, voyez-vous, comme un agrément, un ornement de l'existence ou le partage de je ne sais quelle distinction supérieure:comme une nécessité vitale.»

Jean-Pierre Siméon chante les vertus millénaires de la poésie dans ce petit recueil à garder précieusement auprès de soi...

"Le poème est un seuil qui mène à l'intensité perdue d'une présence pleine à soi, au tout de la vie, à la vertigineuse intensité du réel et à l'ivresse d'être qui naît en nous de simplement l'approcher."

*

"D'une part, la poésie est un combat contre la pente naturelle et fatale de toute langue, dans on usage social, à imposer une lecture fermée et univoque de la réalité, contre donc sa tentation totalitaire. D'autre part, la poésie nomme une farouche insurrection de la conscience contre tout ce qui ampute la vie de sa force désirante, de son aspiration même à s'affranchir de toutes limites."

*

L' "état de poésie" est un "état incandescent de la conscience propre à percevoir des liens et des affinités ordinairement absents à la pensée entre les lointains et les contraires, le haut et le bas, le concret et l'abstrait, les êtres et les choses, l'esprit et le corps, l'âme et la main, l'infime et l'immense, c'est illimité."

*

Dans un monde essoufflé qui perd son âme, la langue se retrouve asphyxiée et doit être libérée "Il n'est de parole que quand la langue respire. Le poème, c'est l'âme dans la langue. Seul le poème est parole."

A lire, relire, offrir....

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : La poésie sauvera le monde ♥ ♥ ♥ ♥ (Essai)

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Un été avec Homère de Sylvain TESSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Pourquoi espérer l'au-delà au lieu d'accomplir passionnément son chemin d'humain dans la panoplie du réel dévoilé par le soleil ?"

Durant l'été 2017, France Inter diffusait une série d'émission durant lesquels Sylvain Tesson nous emmenait naviguer en Grèce sous l'égide de L'Iliade et L'Odyssée. L'écrivain s'est retiré sur une île des Cyclades pour écrire ses textes, il s'est laissé bercer par le rythme et la lumière si particulière, et surtout par les récits homériques à la poésie envoûtante. De ces récits atemporels il retient la "substantifique moelle" pour enrichir sa pensée et la faire résonner avec les aventures d'Achille ou Ulysse.

"Être païen consisterait à se tenir devant le spectacle du monde et à l'accueillir sans rien espérer -aucun lendemain qui chante (cette tartufferie !), aucune vie éternelle (cette farce !). Il ne faut rien chercher d'autre que les signes de ce qui advient."

*

"L'amour et la haine, le pouvoir et la soumission, l'envie de rentrer chez soi, l'affirmation et l'oubli, la tentation et la constance, la curiosité et le courage. Rien ne varie sur notre Terre. (...) Mais tous, nous portons dans nos cœurs une Ithaque intérieure que nous rêvons parfois de reconquérir, parfois de regagner, souvent de préserver?"

*

"Que retient-on de ces premiers chants de l'Odyssée ?

La vie nous impose des devoirs.
Il importe d'abord de ne pas transgresser la mesure du monde.

S'il faut réparer un forfait commis, il ne faut pas dévier de sa course ni renier les objectifs fixés.

Enfin, ne jamais oublier l'individu que l'on est, ni l'endroit d'où l'on vient, ni l'endroit où l'on va."

Ces émissions constituent une belle façon de découvrir ou redécouvrir ces chants immémoriaux tout en savourant les éclairs de Sylvain Tesson.

 

Du même auteur :  Une vie à coucher dehors ♥ ♥ ♥ ♥ (Nouvelles) ; Dans les forêts de Sibérie ♥ ♥ (Récit de voyage)Géographie de l’instant ♥ ♥ ♥ ♥ (Récit de voyage) ; S'abandonner à vivre ♥ ; Aphorismes sous la lune ♥ ♥ ♥ ; Sur les chemins noirs ♥ ♥ ♥ ♥ (Récit de voyage) ; La panthère des neiges ♥ ♥ ♥ (Récit de voyage)

Retrouvez le podcast ici : France Inter

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Ecrire son premier roman en dix minutes par jour de David MEULEMANS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

David Meulemans propose un accompagnement dans l'écriture d'un premier roman, en abordant aussi bien l'angoisse de la page blanche que la création des personnages et de l'intrigue. Son principe est simple : créer une habitude d'écriture en s'astreignant à écrire dix minutes chaque jour.

Le point de vue de David Meulemans est intéressant car lui-même est éditeur et reçoit des manuscrits chaque jour, et il anime également des ateliers d'écriture. Sa façon d'aborder le sujet est simple, ludique, et elle éclaire aussi bien le futur écrivain qui souhaite se lancer dans la rédaction, que le lecteur qui pourra mieux saisir la raison pour laquelle il trouve qu'un texte fonctionne ou pas. En dehors du critère du goût, l'auteur présente des pistes objectives comme l'enjeu dramatique et thématique, l'art de la représentation qui précise qu'il faut donner à voir, ne pas dire directement, dire moins et montrer davantage, ou encore faire sentir aussi l'écart entre ce que les personnages disent et ce qu'ils pensent, cette tension inhérente aux dialogues, exemples parmi tant d'autres.

De fait, ce petit manuel est à mettre entre toutes les mains : de ceux qui lisent, ceux qui écrivent, ceux qui rêvent d'écrire, ce qui pensent écrire, ceux qui font semblant d'écrire...

 

Présentation de l'éditeur : Les forges de Vulcain

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Vies d'oiseaux de Jean-Jacques AUDUBON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Sur le modèle de l’Histoire naturelle de Buffon, Audubon, pour accompagner la réédition de ses superbes planches ornithologiques, rédigea des « Vies d’oiseaux » (Bird Biographies). Non seulement il donne le poids, l'envergure, les dimensions de l'oiseau et de son oeuf, il décrit les stades successifs de son développement mais peint aussi l'oiseau en mouvement, vivant dans son élément et ainsi nous transporte au bord des lacs, des fleuves. Avec un enthousiasme communicatif, il évoque sa fascination pour ces volatiles amis, comme ici avec l'oiseau mouche à gorge de rubis :

"Que ne puis-je, cher lecteur, vous faire partager les transports que j'ai éprouvés moi-même en épiant leurs évolutions que l’œil suit à peine, en contemplant leurs tendres manifestations" p81

Il nous donne à voir et à entendre des hirondelles qui jaillissent d'un arbre, la mélodie d'une grive rousse qui défend son nid, une oie du canada qui fait la cour, la marche du grand héron bleu, l'éclosion d’œufs de pewees, et nous communique son admiration pour la finesse de l'odorat chez le vautour. A ses côtés, nous suivons les vols et nous laissons gagner par le lyrisme de ses journées :

 

 

Audubon a ainsi fourni un important travail de mémoire, d'autant plus essentiel que sur les 500 espèces et sous espèces qu'il a figurées et décrites, sept sont éteintes, et une vingtaine sont en voie d'extinction avancée. Il pressentait cette évolution, reliant leur disparition à l'altération de leur habitat.

Ce que j'ai moins aimé :

L'homme était d'abord un artiste et ce sont ses planches à qui il doit sa renommée, j'aurais apprécié avoir les représentations de ces oiseaux...

Série 29 Feuillet 33, Cardinaux rouges. (Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle / Collection Société des Sciences Naturelles de la Charente-Maritime / L3i)

 

Présentation de l'éditeur : Editions le Pommier

Sur le même sujet : Sur les ailes du monde

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Conversations avec mon coiffeur pour aimer la vie de Tal BEN-SHAHAR

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Tal Ben Shahar a été professeur de psychologie positive à Harvard, il s'intéresse à la question du bonheur. Il s'inspire ici de son coiffeur, homme de bon sens aimant partager ses conseils lors des rendez-vous pour guider ses clients vers la voie du bonheur. Il met l'accent sur l'importance du toucher, de la bienveillance, de la générosité, insiste sur la nécessité de prendre son temps, dans la vie et dans le prise de décision, de ralentir pour profiter des moments et d'accueillir les leçons données par la vie. Il invite aussi à baser ses rapports avec autrui sur la confiance, mais s’intéresse aussi aux questions d'éducation : "Je récompense Agam pour le chemin parcouru, et non parce qu'il est arrivé à destination."

Les chapitres courts s'enchainent avec bonheur. Certes, certaines idées sont quelque peu banales, mais il n'en reste pas moins que cela permet de se recentrer et de repartir sur de bonnes bases.

 

Présentation de l'éditeur : Pocket

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Les villes de papier. Une vie d'Emily Dickinson de Dominique FORTIER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Chaque poème est un minuscule tombeau élevé à la mémoire de l'invisible."

La jeune Emily Dickinson est comme un oisillon fragile et insaisissable, sa vie est entourée de mystères : née le 10 décembre 1830 dans le Massachusetts, morte le 15 mai 1886 dans la même maison, elle ne s’est jamais mariée, n’a pas eu d’enfants, a passé ses dernières années cloîtrée dans sa chambre, écrivant sans cesse, mais sans souhaiter publier. Et pourtant, elle est aujourd’hui considérée comme l’une des figures les plus importantes de la littérature mondiale.

Le style poétique de Dominique Fortier s'attache aux pas de Emily Dickinson sans chercher à juger, ni à expliquer cette femme dont le cœur s'emballe  à la vue de "l'éclair rouge d'un cardinal dans le feuillage de l'érable."

"En écrivant, elle s'efface. Elle disparaît derrière le brin d'herbe que, sans elle, on n'aurait jamais vu.(...) Elle écrit pour témoigner : ici a vécu une fleur, trois jours de juillet de l'an 18**, tuée par une ondée un matin, Chaque poème est un minuscule tombeau élevé à la mémoire de l'invisible."

Elle imagine les raisons qui ont pu la mener à rester recluse à la moitié de sa vie :

"C'est dans cette exquise répétition des choses, dans ce temps suspendu, qu'elle arrive, par éclairs, à saisir ce que murmure l'herbe et ce que souffle le vent. Il n'y a pas d'autre moyen de s'arrêter que de tourner exactement au même rythme que la Terre qui tournoie autour du Soleil, et de s'abandonner à ce vertige."

La délicatesse et la beauté de l'écriture de l'autrice s'accorde parfaitement avec ce personnage diaphane, presque  magique.

Un petit bijou !

 

Présentation de l'éditeur : Grasset

 

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