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roman policier francais

La colline de Mathilde BEAUSSAULT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥  

Dans une cité de Rennes, par un froid jour d'hiver, on découvre un nouveau-né vivant au fond d'un conteneur à ordures. Les heures qui suivent cette découverte voient se succéder plusieurs voix : Monroe 17 ans, agonisant après l'accouchement, et se replongeant dans les souvenirs heureux de sa grossesse passée auprès de sa grand-mère,

Ce que j'ai aimé :

L'histoire plonge ses ramifications dans une réalité sociale bousculée. Chacun essaie de tracer son chemin, cahin-caha, et les plus jeunes trinquent face à la déroute des ainés. Chaque portrait se distingue par sa précision et son humanité, porté par un  e compréhension subtile des personnalités. La galerie de métiers représentés révèle un sens aigu de l’observation réaliste. Les soignantes, notamment, nous plongent avec une grande justesse dans le quotidien hospitalier, submergé par l’afflux des dossiers, où l’on devine qu’il est impossible de répondre à tout. Les policiers apparaissent parfois démunis, les pompiers habités par le désir de connaître le destin de ceux qu’ils ont secourus. Jusqu’au couple âgé, décrit avec une finesse et une acuité remarquables, rien n’échappe au regard attentif de l’auteur.

Pour ne rien gâcher, l'ensemble est parfaitement rythmé, le suspens montant crescendo.

Enfin, Beaussault excelle à trouver des moments de grâce et de poésie là où tout ne pourrait être que misérabilisme. Elle insiste sur l'importance de se raccrocher aux beaux souvenirs, aux belles personnes croisées en chemin pour contrebalancer les phases plus douloureuses de nos parcours et interroge sur ce que chacun peut sauver de son humanité quand tout s'effondre. En cela la scène décrite tirée du film "Le vieux fusil" résonne longuement  "c'est un homme qui a traversé le pire, vous savez. (...) A la fin du film, il remonte dans son auto, il pleure et il sourit en même temps. Quand on y pense, c'est un peu à ça que ressemble la vie. Des larmes et des sourires, et chacun garde ce qu'il peut." 

Un vrai coup de cœur ! 

Présentation de l'éditeur : Seuil

Sélection n°8

Catégorie Polar

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Solitudes de Niko TACKIAN

Publié le par Hélène

♥ ♥

Elie Martins est un garde nature dans le Vercors. Douze ans auparavant, il a reçu une balle dans la tête, ce qui lui a causé une amnésie totale. Il ne se souvient plus de sa vie d’avant. Depuis, il mène une existence simple et solitaire dans la montagne. Alors qu’une tempête de neige s’abat sur le Vercors, des traces étranges mènent Élie jusqu’à l’« arbre taillé », un pin gigantesque dressé comme un phare au milieu de l’immensité blanche. Une femme nue est pendue à ses branches. Cette macabre découverte anime quelque chose sur la toile vierge des souvenirs d’Élie. Le lieutenant Nina Melliski est alors dépêchée sur les lieux. Elie est-il coupable ou victime ? Elle ne sait que penser, mais son instinct lui dit que les réponses se trouvent dans les souvenirs disparus de cet homme sans passé.

Ce que j'ai aimé :

L'atmosphère est propice aux mystères : le plateau du Vercors, région profondément sauvage, est enseveli sous la neige, la nature ne se laisse pas apprivoiser, sauf par ceux qui la connaissent. 

Les personnages semblent errer en quête d'une identité perdue ou chancelante. Chaque personnalité est ciselée, qu'il s'agisse de ce berger aveugle qui perçoit des ondes de couleurs ou de cet immigré algérien, immergé à vingt ans dans une tribu Mohawk au Canada et revenu dans le Vercors totalement imprégné de la culture indienne. Chacun porte sa solitude comme un étendard, mais peu à peu, les failles permettent de vraies rencontres. 

La résolution est glaçante, à l'image de ces paysages hivernaux qui cachent, sous leur pureté apparente, des racines dangereuses. 

Bilan :

Un thriller parfaitement mené !

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

Du même auteur : Avalanche Hôtel ♥ ♥

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La nuit des fous de Anouk SHUTTERBERG

Publié le par Hélène

À Dole, dans le Jura, un chantier déterre cinq squelettes enfermés dans des caisses en bois. Les corps ont été figés dans des poses précises à l'aide de fils de fer avant que la rigidité cadavérique ne s'installe. Le commandant Stéphane Jourdain mène l'enquête sur ces crimes qui remontent aux années 70. En parallèle, Elise, une jeune femme souffrant d'une maladie handicapante, découvre l'existence d'une tante cachée à la mort de son père. En tentant de renouer avec cette famille, elle déclenche sans le savoir un engrenage de violence.

Ce que je n'ai pas aimé :

Que de noirceur ! chaque nouveau personnage introduit amène avec lui son lot de traumatismes : accident de voiture qui a laissé un fils handicapé, mort de sa fille pour le personnage principal, dépression. Le roman explore la folie et la perversion et cherche à interroger la limite où l'esprit humain bascule.

Et je ne vous parle pas de l'intrigue, j'ai abandonné au moment de la découverte d'un corps en putréfaction relié à un arbre, avec la tête manquante, puis trouvée quelques minutes plus tard et décrite avec tous les détails morbides et ensanglantés. Etait-ce bien nécessaire ? J'ai alors hésité à continuer ma lecture, je suis allée voir sur Babélio ce que pensaient les lecteurs de cette lecture et j'ai découvert alors que cela allait s'aggraver avec notamment l'accouchement d'une des protagonistes. 

J'ai refermé le livre !

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L'affaire Balzac de Hervé JUBERT

Publié le par Hélène

♥ ♥

Balzac se lance dans une enquête acharnée pour tenter de sauver son oncle, Louis Balssa, dit "le Prince", qui est accusé du meurtre de Cécile Soulié, une jeune servante enceinte et déjà promise à la guillotine. Aux côtés de son narrateur-serviteur effronté, il traverse villages et campagnes du Ségala pour démêler mensonges, rivalités locales et secrets de famille.

Ce que j'ai aimé : 

Le texte oscille habilement entre verve légère et tension dramatique.  Auberges, campagnes isolées, villages, déplacements, le récit multiplie les lieux et les ambiances que hante le narrateur, un homme doté d'une voix pleine d’esprit, incisive et enjouée. Ce duo truculent narrateur–Balzac fonctionne très bien : le narrateur, ancien domestique, un peu insolent, débrouillard, forme un parfait contrepoint à Balzac, ici décrit comme fantasque, romantique, audacieux, rusé, bien loin de l’image académique qu’on peut avoir de lui dans ses biographies. L'auteur donne à Balzac une dimension nouvelle : un homme vivant, complexe, capable d’empathie, de ruse, de bravoure, un "homme d’action" attachant.

Ce que j'ai moins aimé :

Malheureusement, l'intrigue devient peu à peu poussive, de nombreuses pistes se dessinent, avec beaucoup de personnages qui entrent en interaction, des témoignages divers retranscrits  si bien que l'intrigue devient  confuse et a eu tendance à me perdre !

Bilan :

Un roman prometteur par son style et son originalité, mais décevant par son intrigue. 

Présentation de l'éditeur : La manufacture des Livres

Jury de novembre 

Catégorie Polar

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Le veilleur du lac de Nicolas LECLERC

Publié le par Hélène

♥ ♥

Dans un petit village du Jura, Malmaison-le-lac, une famille entière disparait. Rapidement la thèse du meurtre se profile, le contenu du coffre-fort ayant de surcroit disparu. Mais l'enquête du capitaine Bruno Albertini piétine. Il constate la disparition de Fanny, la jeune fille de la famille, qui s'est enfuie en Allemagne avec Maïa, sa meilleure amie. 

Le roman joue donc sur deux fronts : d’un côté, la fuite de Fanny et de l'autre, l’enquête autour de la famille disparue.

Ce que j'ai aimé :

L'intrigue est très efficace, le roman est de ces livres qu'on ne peut lâcher. La tension monte crescendo, jouant sur les secrets et non-dits. Mais ce qui fait vraiment l'originalité du roman, c'est qu'il ne s'agit pas seulement de savoir qui a commis le crime, mais aussi de comprendre pourquoi Fanny est impliquée et quel rôle elle a pu jouer dans cet enchevêtrement de secrets et de drames.

Ce que j'ai moins aimé :

Toutefois, un manque de profondeur est à déplorer : le désarroi des adolescents est caricaturé à l'excès.

Bilan :

La fin caricaturale est décevante...

Présentation de l'éditeur : Seuil

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Contrebandiers de Michèle PEDINIELLI et Valério VARESI

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Le corps sans vie d’un passeur est retrouvé dans la neige, au cœur des Alpes Valaisannes, entre la Savoie et le Piémont. Un indice permet à la police italienne de rapidement identifier la victime : Leonardo Morandì. De l'autre côté de la frontière, en France, un jeune burkinabè, apparemment en route vers l’Italie, est retrouvé presque gelé par Suzanne Valadon, une accompagnatrice en montagne. Le garçon aurait-il un lien avec ce meurtre ? Des deux côtés de la frontière, policiers et contrebandiers s’affrontent, car un meurtre, dans ce milieu, n’est jamais bon pour les affaires...

Ce que j'ai aimé :

Dès les premières pages, le roman installe son décor : un univers de traditions ancestrales, de codes implicites et d’un mode de vie nourri par l’ombre et l’isolement. La montagne, à la fois majestueuse et menaçante, s’impose comme un lieu paradoxal : terrain de jeu mais aussi piège, elle confronte les hommes aux éléments autant qu’à eux-mêmes.

Cet ancrage dans l’espace montagnard donne au récit une dimension singulière. C’est un territoire où s’entrelacent histoires et coutumes, sur fond de survie et de clandestinité. Il devient refuge autant qu’étau, théâtre où s’affrontent l’autorité de l’État, les dilemmes moraux et les règles tacites d’une communauté façonnée par son environnement.

Ce que j'ai moins aimé :

Le roman m'a semblé trop court, presque expéditif, si bien que les personnages sont difficilement incarnés. Cette concision peut déstabiliser, surtout lorsqu’il s’agit de personnages qui, bien qu’intéressants, ne sont pas toujours suffisamment développés pour qu’on puisse pleinement s'y attacher, comme si certains moments essentiels n’étaient pas assez approfondis. De fait, il peut être difficile de vraiment comprendre les motivations profondes des personnages, ou de sentir une connexion émotionnelle avec eux.

Bilan :

Une déception ...

Des mêmes auteurs : 

Michèle PEDINIELLI : Après les chiens ♥ ♥ ♥ (Policier) ; La patience de l'immortelle  ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Boccanera ♥ ♥ (Policier) ; Sans collier ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Un seul oeil ♥ ♥ ♥ (Policier)

Valério VARESI : Le fleuve des brumes ♥ ♥ (Policier) ; La main de Dieu ♥ ♥ ♥ (Policier)

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Les doigts coupés de Hannelore CAYRE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Une paléontologue, Adrienne Célarier, découvre dans une grotte en Dordogne une sépulture vieille de 35 000 ans. Les parois sont couvertes de pochoirs de mains féminines mutilées, ce qui révèle peut-être la première scène de crime de l’histoire. La narration nous plonge ensuite dans l’histoire d'Oli, une jeune femme Homo sapiens révoltée face aux normes patriarcales de sa tribu. À une époque où la chasse est réservée aux hommes, Oli souhaite chasser également. Le chef la punit cruellement en lui coupant des doigts. Pourtant, elle persiste, cherchant la liberté, et finit par rencontrer une tribu de Néandertaliens où les femmes chassent aussi. Cette rencontre bouleverse ses convictions et vient questionner les origines des inégalités.

Ce que j'ai aimé : 

 

A travers le personnage d’Oli, jeune femme sapiens rebelle qui refuse les rôles assignés, Cayre imagine la première voix féministe, celle qui ose revendiquer son autonomie face à l’ordre patriarcal. Le roman s’ancre dans les travaux de l’anthropologue Paola Tabet, dont l’hypothèse des doigts mutilés comme outil d’exclusion structurelle trouve ici une incarnation romanesque. L’autrice lui rend d’ailleurs hommage en postface. Malgré la dureté des thèmes, le récit ne sombre jamais dans le didactisme. La plume est caustique, vive, drôle – ce qui rend la lecture aussi savoureuse qu’intelligente. Sous la fiction, Cayre interroge la genèse des inégalités, du patriarcat, de la domination masculine et des constructions sexuées, en s’appuyant sur une solide base scientifique développée en fin d’ouvrage.

Bilan :

Un roman très original ! 

Présentation de l'éditeur : Points

Du même auteur : La daronne

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L'homme à l'envers de Fred VARGAS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans un village des Alpes, des brebis sont égorgées, puis une femme est retrouvée assassinée. Très vite, la rumeur enfle : et si c’était un loup-garou ? Le récit s’organise autour d’un road trip improbable, à bord d’un vieux camion, où se rassemblent une jeune bergère, un enquêteur maladroit, un ancien légionnaire taciturne… et Adamsberg, toujours aussi fuyant et fascinant. Ensemble, ils traquent un tueur, mais aussi une vérité plus vaste, tapie "à l’envers" des apparences.

Ce que j'ai aimé : 

Ce qui frappe dans ce roman, c’est cette manière qu’a Fred Vargas de faire glisser le lecteur dans un monde légèrement décalé. Le loup-garou n’est pas là pour faire peur, mais pour rappeler que le monstre est parfois… humain. Vargas manie le doute, le flou, le fantasme avec un art rare. Elle ne cherche pas l’explication rationnelle à tout prix : elle installe une ambiance, un suspens presque organique.

Le roman vaut aussi (et surtout ?) pour ses personnages. Le ton du délicieux commissaire Adamsberg, dont il s'agit ici de la deuxième enquête, se fond parfaitement dans cette galerie atypique de personnages : nous rencontrons le Veilleux, qui appelle ses moutons au téléphone pour les rassurer "il leur dit de ne pas se faire de mouron, de bien manger, de ne pas s'alanguir.", et ses expressions redondantes "c'est piégeux", Soliman et ses contes d'Afrique et Camille, au centre des pensées de chacun. 

Bilan :

Avec L’homme à l’envers, Fred Vargas continue de tracer son sillon singulier dans le paysage du polar français.

"Apre beauté bien sûr, mais monde désertique de géants et de silence, où l'homme, pire encore que son mouton, semblait hors de proportion."

Présentation de l'éditeur : J'ai Lu

Du même auteur :  Temps glaciaires ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Quand sort la recluse ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Sur la dalle ♥ (Policier)

 

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Cap canaille de Christophe GAVAT

Publié le par Hélène

Henri Saint Donat a quitté le 36 quai des Orfèvres à Pais pour un poste à Marseille. Il est confronté à son premier "barbecue", règlement de comptes qui consiste à enfermer un corps dans le coffre d’une voiture à laquelle on met le feu, souvent en lien avec le trafic de drogue de la cité phocéenne. Le commandant se lance dans cette enquête aidé par des équipiers hauts en couleur...

Ce que j'ai aimé :

La description minutieuse du milieu de la drogue à Marseille.

Ce que j'ai moins aimé :

L'auteur est lui-même issu du milieu policier, il est en effet commissaire divisionnaire, en poste en Guadeloupe. De fait le vocabulaire employé est très précis, presque trop, saturé d'acronymes, de jargon policier, si bien que l'intrigue se perd au début dans des chapitres qui ressemblent à des comptes rendus d'opération. Puis tout à coup l'auteur a dû se rendre compte de ses errances, et il nous concocte une petite bluette sentimentalo-sexo-bobo censé ferrer le chaland sans doute, mais il fait un plat ! On comprend alors pourquoi l'auteur avait mis en scène ce personnage féminin caricatural de Lucie, virago colérique mais à qui Saint Donat se confiera maternellement...

De plus, l'intrigue suit des circonvolutions compliquées avant une fin tonitruante tirant vers le pathos.

Enfin, pour ceux qui s'attendaient à visiter Marseille, que nenni, à part le cap Canaille.

Bilan :

Peu convaincue...

Présentation de l'éditeur : Fayard

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Un seul oeil de Michèle PEDINIELLI

Publié le par Hélène

♥ ♥

L'univers de Diou Boccanera vacille quand elle apprend que son meilleur ami et colocataire Dan est dans le coma après une chute suspecte. Elle ne croit pas à la théorie de l'accident et décide d'enquêter avec l'aide du commandant Joseph Santucci, d'une tenancière de speakasy et d'un agent de renseignement amoureux. Malheureusement celui-ci est aussi frappé de plein fouet par un drame... En arrière-plan, le récit est ponctué par la voix de Dan, qui partage une histoire d'amour et de mort.

Ce que j'ai aimé :

Les romans de Michèle Pedinielli sont portés par son héroïne au caractère franc et profondément humain. D'origine corse, elle est dotée d'une forte personnalité, un sens aigu de la justice et une approche directe des problèmes, ce qui la met souvent dans des situations tendues ou dangereuses. Elle se démarque par son indépendance, son humour caustique et ses engagements. Ici elle est impliquée émotionnellement dans cette enquête, à la fois vulnérable, solitaire et forte, déterminée face à l'adversité.

Bilan :

Ce 5ème opus de la série tient ses promesses, entremêlant subtilement intrigue policière et problématiques sociales contemporaines, avec toujours en toile de fond la ville de Nice, personnage à part entière...

Présentation de l'éditeur : Editions de l'Aube

Du même auteur : Après les chiens ♥ ♥ ♥ (Policier) ; La patience de l'immortelle  ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Boccanera ♥ ♥ (Policier) ; Sans collier ♥ ♥ ♥ (Policier)

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