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De cape et de crocs tome 1 Le secret du janissaire de MASBOU et AYROLES

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ 

Les auteurs :

Jean-Luc Masbou est né en 1963 à Figeac, dans le Lot. Très vite, il découvre sa vocation : il sera auteur de bande dessinée. Élève peu assidu au collège, il débute en BEP d’électromécanicien avant de s’inscrire aux Beaux-Arts de Pau puis d’Angoulême. Passionné d’heroic fantasy, il souhaite raconter ses propres histoires. Il s’oriente donc vers la bande dessinée et publie ses premières pages dans Les Enfants du Nil. Il se dirige par la suite vers le dessin animé. Désirant néanmoins persévérer dans la bande dessinée, il décide de s’associer à Alain Ayroles, son ami, rencontré aux Beaux-Arts, pour réaliser De Cape et de Crocs, une série située dans l’univers de Contes et Racontars, le jeu de rôles qu’ils ont créé ensemble. Avec L’Ombre de l’échafaud, son premier scénario en trois tomes dessiné par Cerqueira, Jean-Luc nous emmenait dans le Paris de 1907, et dans sa nouvelle série à paraître en janvier 2008, Empire Céleste dessiné par Minh Tanh, il nous invite à parcourir la Chine du Xe siècle. (Source Delcourt)

 Alain Ayroles est né en 1968 dans le Lot. Passionné par le dessin et le récit, il intègre en 1986 la section bande dessinée des Beaux-Arts d'Angoulême. Mais c'est surtout autour des tables de jeux de rôles – que les étudiants fréquentent plus assidûment que les cours – qu'il va parfaire ses talents de conteur. C'est d'ailleurs d'un univers de jeu qu'il a créé à cette époque que naîtront les bandes dessinées Garulfo et De cape et de crocs. Par la suite, il travaille pour différentes séries de dessin animé, participe en tant que scénariste et dessinateur à des revues de bande dessinée, ainsi qu'au premier tome des Enfants du Nil, un collectif publié aux Éditions Delcourt en 1991. Chez le même éditeur, il scénarise Garulfo, dessiné par Bruno Maïorana, bondissant conte de fées satirique dont le cycle de six albums est aujourd'hui terminé, et De cape et de crocs, avec Jean-Luc Masbou, relecture animalière des classiques de la littérature et du théâtre du XVIIe siècle dont il écrit en ce moment le neuvième acte. Dans ces deux séries à succès, le style d'Alain Ayroles se caractérise par une grande érudition, un sens aigu du dialogue, et une volonté de retourner aux sources des grands récits qui ont façonné la culture européenne. Des mythes qu'il s'amuse à pervertir respectueusement. C'est ce talent d'écriture et son sens de l'humour qui l'ont imposé comme le traducteur de Bone, la saga culte de Jeff Smith. Toujours fidèle aux éditions Delcourt, il publie en 2008, avec le dessinateur Luigi Critone, un des titres de la série "7": Sept Missionnaires, ayant pour cadre l'Irlande au temps des Vikings. (Source Delcourt)

  

L’histoire :

 A bord d'un vaisseau turc, un coffre. Dans le coffre, un écrin, dans l'écrin, une bouteille, dans la bouteille, une carte, et sur cette carte... l'emplacement du fabuleux trésor des îles Tangerines !... In n'en faut pas plus à deux fiers gentilshommes, fins bretteurs, batailleurs et rimailleurs, pour se jeter dans une aventure qui, de geôles en galères, les mènera jusqu'aux confins du monde.

 

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Ce que j’ai aimé :

L'aventure est au rendez-vous avec son lot de péripéties, de duels endiablés, de brefs passages derrière les grilles d'une prison, d'évasions surprenantes, de retournements de situation, bref une action qui ne laisse aucun répit au lecteur soufflé par l'élan des hidalgos en quête du trésor...  Cette plongée en plein coeur du XVII ème siècle nous permet de côtoyer de nombreusesréférences littéraires : Molière et son avare, La Fontaine et son agneau, Cyrano et la belle Roxane, entre autres enrichissent cet album érudit.  

Le style est serti tel un bijou, comme le veut l'époque : les alexandrins fusent facilement pour séduire les belles au balcon :  "Ce duel, ô divine, à vous je le dédie / Votre grâce, pourtant me laissant interdit, / Offre mon coeur ravi au fatal coup d'estoc." "Au diable tuteurs et convenances ! laissez-vous emporter par l'impétueux torrent de la passion !" (p. 25)

Cet album enjoué fera le bonheur des lecteurs amateurs de belles lettres...

 

Ce que j’ai moins aimé :

Ceci était ma deuxième lecture de cette bande dessinée et je ne saurais pas dire pourquoi  je ne suis pas transportée et je l'oublie rapidement. Peut-être cela tient-il aux dessins un peu trop chargés à mon goût... Ou à l'intrigue quelquefois un brin confuse... Je ne suis jamais allée au-delà du tome 1...

 

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Vous aimerez aussi :

 Des mêmes auteurs : Les 9 autres tomes…

 Garulfo de AYROLES et MAIORAMA

 

D’autres avis :

Ys 

  

De cape et de crocs, tome 1 « Le secret du janissaire »,  Ayroles et MASBOU, Delcourt, janvier 1999, 48 p., 13.95 euros

  12 d'Ys 

BD Mango bleu 

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Zazie dans le métro de Clément OUBRERIE

Publié le par Hélène

                                       zazie-dans-le-metro.jpg

 ♥ ♥ ♥ ♥

« Tu causes, tu causes,

C’est tout c’que tu sais faire »

 

L'auteur :

http://www.oubrerie.net/

 

L’histoire :

 Zazie débarque à Paris pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, elle s'en contrefiche. Mais kesski l'intéresse alors, Zazie, à part les bloudjinnzes? Le métro. Et quand elle apprend que ses employés sont en grève, les injures fusent. C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette!
Le chef-d'œuvre de Raymond Queneau... par le dessinateur de «Aya de Yopougon»: des personnages et des dialogues inoubliables, un dessin et une mise en scène sublimes, une bande dessinée qui sait être belle et drôle à la fois.

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Ce que j’ai aimé :

L'univers de Queneau et de sa Zazie légendaire est parfaitement rendu, Zazie est toujours aussi drôle, avec sa gouaille facile, elle ne se laisse démonter ou impressionner par rien et a une confiance absolue en son tonton Gabriel…

 Elle aime poser des questions dérangeantes pour déstabiliser les adultes et mieux comprendre le monde plein de mystères qui l'entoure :

« T’as pas encore expliqué primo si tu étais un hormosessuel ou pas et deuzio où t’avais été pêcher les choses en langue forestière de tout à l’heure. » (p. 36)

Les autres personnage sont tout aussi atypiques, du célèbre perroquet qui répète « tu causes, tu causes, c’est tout c’que tu sais faire », au satyre aux multiples visages, en passant par sa groupie aux ressources étonnantes… Tous sont croqués avec humour et énergie par un Clément Oubrerie amoureux de ces personnages loufoques tellement humains… Le dessin s’harmonise totalement avec l’histoire, l’alchimie se crée…

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Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Aya de Yopougon de Marguerite ABOUET et Clément OUBRERIE tome 1

 

 D’autres avis :

Presse : Ici 

 

Zazie dans le métro, Clément Oubrerie, d’après l’œuvre de Raymond Queneau, Gallimard, 2008, 15 euros

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BD Mango bleu 

 

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Joséphine l’intégrale tome 1 à 3 de Pénélope BAGIEU

Publié le par Hélène

josephine.jpg

 

L’auteur :

 http://www.penelope-jolicoeur.com/

L’histoire :

Joséphine a "la trentaine", comme elle dit pudiquement. Elle n’est pas mariée, n'a pas d'enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue, mais s'épaissit sensiblement au niveau des hanches. Elle travaille dans un bureau, avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, et un macho abject dont elle ne parvient pas à clouer le bec. Elle a aussi une sœur qui est mariée, et a des enfants blonds, souriants et polis plein sa grande maison.

Elle a des parents qui n’habitent pas la même ville mais qui réussissent à l’envahir et à la culpabiliser par téléphone. Elle a des copines mais aucune n’arrive à la cheville de Rose, sa meilleure amie, solidaire de ses misères quotidiennes. Elle est terriblement fleur bleue et ne désespère pas de rencontrer l'homme idéal, ce à quoi elle s'emploie activement (bars, salles de gym, clubs d'œnologie, Meetic...). En attendant, elle pleure devant les films à l'eau de rose.
Joséphine a des tas de malheurs dont elle est bien souvent à l'origine : elle est maladroite, ne gère pas très bien ses relations professionnelles, peine à se faire entendre, fait des gaffes assez embarrassantes, et enchaîne les faux-pas dans sa vie amoureuse. Elle est en quelque sorte l'artisan de son propre malheur, mais veille à ne surtout jamais tirer de leçons de ce qui lui tombe dessus. (Quatrième de couverture)

Ce que j’ai aimé :

Joséphine est un personnage attachant, proche de la bonne copine addictive incontournable…

Les situations décrites sont très justes : Joséphine dépitée devant l’homme de sa vie (le trois-centième) qui lui expose son programme : « La vie à deux, l’engagement, le mariage, les enfants… Toutes ces inepties inventées par la société ! Je suis bien content qu’on soit sur la même longueur d’ondes, toi et moi ! Du sexe, des restos et pas de prise de tête ! » (« Joséphine a comme un doute »), Joséphine prête à tout pour éviter une séance de sport qui pourtant lui permettrait de perdre ses capitons enrobant ses fesses… (« Joséphine se demande vraiment à quoi sert la recherche scientifique »), Joséphine sœur indigne, tante indigne, mais avalant mojitos sur mojitos avec ses copines…

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Ce que j’ai moins aimé :

Mais l’ensemble reste très banal, consensuel, attendu, trop proche de ce que vivent la plupart des célibataires, sans véritable recul ou situations originales cocasses... Sans parler du profond conformisme du troisième tome très décevant qui transforme notre chère Joséphine en.. mais chuuut…

La femme représentée par l’héroïne est très caricaturale ne pensant qu’à trouver le prince charmant et à fonder une famille, pas très bien dans sa peau à cause de quelques kilos superflus...

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Une bd distrayante mais très convenue... 

Vous aimerez aussi :

J’aurais voulu être ethnologue de Margaux MOTIN

 

Joséphine, L’intégrale, Pénélope Bagieu, Jean-Claude Gausewitch Editeur, octobre 2010, 35.50 euros

 

BD Mango bleu

 

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TMLP Ta mère la pute de Gilles ROCHIER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Prix révélation au festival d'Angoulême 2012

 

L’auteur :

 Son blog http://envraccity.wordpress.com/

 

L’histoire :

 

"On était une bande, égaré dans un quartier flambant neuf au début des années 70. Des terrains vagues, des bois, les routes pas encore finies d’être goudronnées. On faisait nos 400 coups. Il y avait les “plus grands” qui nous pourchassaient en mobylettes, pour nous en faire baver dans la forêt. On se chamaillait aussi avec les gamins des cités voisines. On se passait entre nous une compil K7 qu’on écoutait en boucle sur un gros poste. Il y avait des lieux qui avaient une aura de mystère, comme ce trou d’eau noire, dont on disait qu’il avait été formé par un avion venu se crasher. Il y avait aussi cet arrêt de bus qui nous terrifiait : la journée c’était notre point de départ vers le monde, vers Paris, mais le soir, surtout les derniers jours du mois, aucun d’entre nous n’y aurait jamais mis les pieds. La misère pousse à bien des extrémités et la rumeur voulait que pour boucler les fins de mois trop courtes, certaines femmes de la cité y passaient le soir... “Ta mère la pute”, faut pas croire, c’est pas sorti de nulle part comme expression.

Et puis il y a eu cette histoire avec la K7... et là, ça s’est mal passé."

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Ce que j’ai aimé :

Cet album nous offre une vision tendre et crue de la banlieue, en montrant les mécanismes de la violence et de l'exclusion subtilement, par touches, sans avoir l’air d’y toucher, en évoquant ces cordes invisibles qui mènent au pire sans qu’on l’ait vraiment voulu. Ici, pas de pathos, pas de violence gratuite, tout est fondu dans le dessin en sépia.

Gilles Rochier a choisi de placer son récit au tout début des cités, quand l'optimisme était encore présent, quand ces lieux n'étaient pas encore des ghettos. Le regard neuf, innocent est respecteux pour ce monde en devenir... 

Il nous montre une forme de bonheur :

« Malgré tout ça, on vivait heureux pas riches pas beaux mais heureux. On fonctionnait et avançait avec des compromis on se démerdait en fait. »

Mais il s'agit dun bonheur qui peut basculer très facilement dans l'horreur, à cause d'un mot, d'un geste, d'un rien qui implose et détruit d'un souffle des vies linéaires. Car si la violence balbutie encore dans ces lieux utopiques, elle est pourtant sous-jacente, attendant son heure au fond des cours, affûtant ses armes en faisant les yeux doux à la misère sociale.

Entre enfance et adolescence, les personnages flirtent avec le danger et comprennent vite que tout ne finit pas avec des chansons. La simplicité du récit est là pour nous rappeler que le passage à l'âge adulte est souvent cruel...

 

Ce que j’ai moins aimé :

A mes yeux, cette bande dessinée était trop courte, pas assez scénarisée, je l'ai lu en quinze minutes…

De plus, je n'ai pas vraiment accroché aux dessins, question de goût sans doute...

 

D’autres avis :

Pénélope Bagieu

 David ; Oliv' ; Yvan ;

 

TMLP, Ta mère la pute, Gilles Rochier, 6 pieds sous terre éditions, 2011, 16 euros 

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 BD Mango bleu

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En cuisine avec Alain Passard de Christophe BLAIN

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

Une BD savoureuse...

 

L’auteur :

 

Christophe Blain naît en 1970 et se met à dessiner très vite. Mais pas de BD : pour les cases et les bulles, il a la flemme. Et il ne compte pas en faire un métier : "j'ai toujours dessiné, mais ça me semblait inaccessible. Les choses que j'aimais, j'imaginais à peine qu'elles étaient faites par des humains." Donc il essaie d'autres voies. Par exemple, trois semaines en fac de droit. Ça lui apprend au moins une chose : c'est "trop chiant" et le dessin est décidément la belle solution. Mais toujours pas la BD. À 17 ans, après avoir passé son enfance à potasser Lucky Luke et Tintin, il se détourne de la BD pour s’intéresser à la peinture. En 1989, il entre dans une école genre "arts appliqués". À l'époque, c'est très chic d'être directeur artistique dans la pub. Lui, il veut être dessinateur dans la presse et l'édition. Son prof lui demande : “Et tu veux faire barman le jour ou la nuit ?" Bref, il se fait virer. Puis, il passe un an aux Beaux-Arts de Cherbourg, immergé dans l'art contemporain "méchant", les sculptures conceptuelles et les mémoires sur Warhol ou Boltanski. Lui, ce qu'il aime, c'est Picasso, Lautrec, Bonnard, Serov, Repine, Gustave Doré et Daumier. En 1991, il part à l'armée avec l'idée d'en tirer un carnet de voyage sur la vie des troufions. Il se retrouve matelot. Comme Guibert dans Le Réducteur de vitesse, il est tout le temps malade, et comme Isaac sur son bateau pirate, il dessine tout ce qu'il voit. Il en ressort avec Carnet d'un matelot. (Le musée de la Marine est son musée préféré.). En 1997, il part sur une base scientifique au pôle Sud, en Terre Adélie. Il y vit un rêve de gosse : des camions, un hélicoptère et des manchots partout, comme des poules dans une basse-cour. Il en revient avec Carnet polaire. Entre-temps, sa rencontre avec Joann Sfar, Lewis Trondheim, David B. et Émile Bravo à l’Atelier des Vosges, lui a (enfin) donné envie de faire de la BD. Ils ont la même manière d'envisager le récit : l'intimisme et les complexités humaines glissés dans un cadre épique : ça devient presque une école. En 1999, après avoir dessiné sur les scénarios de David B., Sfar et Trondheim, il se met à écrire des histoires — l'une de ses préoccupations majeures étant: "Qu'est-ce que c'est, un mec bien?". Et il a le sens de l'émotion: à la fin du tome 2 d'Isaac le pirate, il tue Henri son personnage préféré. "Il fallait parce que si on tue quelqu'un dont on se fout, tout le monde s'en fout". Pour la suite de l'histoire, il hésite. "Quand j'ai commencé, je savais qu'Isaac allait revenir. Maintenant, je ne sais plus. Je veux qu'il continue le voyage, c'est tout." Et tout ça lui réussit : il récolte le Prix du meilleur album d’Angoulême en 2002 pour le premier tome d’Isaac le pirate. Ainsi, Blain continue de voyager pour recevoir les nombreux Prix qu'on lui décerne partout dans le monde, à Montreuil, Brive, Genève, Angoulême, Saint-Étienne, Vincennes, etc. Il poursuit Isaac le pirate aux éditions Dargaud (5 tomes à ce jour), et se destine à d’autres carnets de voyage. Dans la même collection, (« Poisson pilote »), paraissent les 3 premiers tomes de la série Socrate le Demi-chien et également les 3 premiers tomes de son autre série, Gus. En 2008, Blain s’essaie à la réalisation avec le clip vidéo du single Comme un manouche sans guitare de l'album éponyme de Thomas Dutronc. Il est également l'auteur de l'affiche du film Tournée de Mathieu Amalric en 2010. Il crée l’émoi dans toute la France avec son album Quai d’Orsay, en 2010. Aidé d’Abel Lanzac pour le scénario, ce dernier lui confie ses expériences au Ministère français des Affaires étrangères lors de l’ère Villepin, que Blain va retranscrire avec humour dans cette œuvre originale. En 2011, il réalise les illustrations de l'album "Je suis au paradis" de Thomas Fersen. Texte © Dargaud

 

L’histoire :

 

  Alain ne crie jamais. Lorsqu'il reprend un cuisinier, c'est sec et précis. Il a l'air décontracté puis il rentre soudain dans l'action. Il est rapide, tout à son geste. Lorsque le rythme s'accélère, il profite de l'énergie et de la tension. Il est totalement absorbé par sa cuisine, presque en transe.

Pendant plus de deux ans, Christophe Blain a suivi le chef trois étoiles Alain Passard (L'Arpège) du piano de ses cuisines à ses jardins potagers. Avec un sens de l'observation singulier, il nous livre le portrait passionnant d'un chef qui a su redonner aux légumes leurs lettres de noblesse. Un récit truculent et la découverte d'un personnage hors du commun. Avec 14 recettes inédites. (Présentation de l'éditeur)

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Ce que j’ai aimé :

En cuisine avec Alain Passard est un album qui nous plonge dans une vélléité de découvertes et d'apprentissages enrichissante : non seulement nous découvrons le métier de ce cuisinier hors pair, ses recettes, mais nous pénétrons aussi dans les coulisses d’un grand restaurant, avec ses habitués, ses clients hors du commun, ses coups de feu... 

La personnalité d’Alain Passard, amoureux de son métier, passionné, avide de découvertes, inventif, illumine les pages, son naturel puissant et passionné rend le récit terriblement vivant… Il est un esthète de la cuisine, un homme qui contemple la beauté intérieure des betteraves, s'émerveille devant un radis, aime la beauté des plats autant que leur goût, un homme pour qui travailler est un plaisir permanent lui permettant d'innover, d'inventer, d'embellir la vie ...

"- Tu ne prends jamais de vacances ?

- Jamais. Les vacances, c'est pour ceux qui travaillent."

Les recettes inédites qui crépitent au coin des pages sont variées : certaines très accessibles comme ces fraises aux "éclats" de berlingots à l'huile d'olive, d'autres plus pointues comme la fondue d'oignons blancs à l'oseille, fèves et chèvre frais, chutney de rhubarbe rouge. 

L’humour des dessins apporte la touche final à cet album goûtu, surtout quand l’auteur se peint lui-même en homme totalement soumis et conquis par la cuisine du grand chef.

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Quelques passages m'ont semblé un peu longs et un peu techniques, notamment ceux avec le jardinier...

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 de BLAIN et LANZAC

Autre : Les ignorants de Etienne DAVODEAU  

 

D’autres avis :

Presse : L’express  ; Le point 

Blogs : Malivo 

 

En cuisine avec Alain Passard, Christophe Blain, Gallimard, mai 2012, 96 p., 17.25 euros

 

 BD Mango bleu

 

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Premières fois de SIBYLLINE et 10 auteurs

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥ 

10 récits érotiques réservés aux adultes

 

Les auteurs  :

Scénario : SIBYLLINE

Dessin : CAPUCINE "Sex shop" Olivier VATINE "Club" Cyril PEDROSA "Soumission" Jérôme d' AVIAU "Fantasme" Dave McKEAN " X-rated" Dominique BERTAIL " Sodomie" RICA " Nulle" Virginie AUGUSTIN "1+1"  ALFRED" Première fois" VINCE " 2+1" 

L'histoire :

Dix nouvelles racontant dix premières fois. Pas la première relation sexuelle, mais la première expérience d'un fantasme jamais réalisé. De la première relation au premier godemichet, de la première sodomie à la première poupée gonflable, dix expériences racontées du point de vue féminin. 

Les dessinateurs de ces dix récits sont Alfred, Capucine, Jérôme d'Aviau, Virginie Augustin, Vince, Rica, Olivier Vatine, Cyril Pedrosa, Dominique Bertail et Dave McKean

 

Ce que j'ai aimé :

Les premières fois permettent d'aborder des sujets divers : la première fois qu'une femme achète un gode-michet (Sex-shop), la première fois d'une relation lesbienne (1+1), première fois dans un club échangiste (Club), première fois avec un inconnu (Fantasme)... Les lieux sont eux aussi variés :hôtels, bars, sex shop, chambre à coucher... 

Sibylline nous offre une évocation assumée et intelligente de la sexualité à travers des personnages profondément humains, qui connaissent joies, solitude, séparations... Ces êtres sont touchants car ils sont vrais, simples et beaux dans leur façon libre d'assumer leurs désirs et leurs plaisirs. L'écriture féminine accouplée aux dessins masculins crée une harmonie jouissive...

 A la fois charnel, sensuel, érotique, pornographique, cet album fait montre d'une grande originalité. 

Les dessins sont eux aussi recherchés, comme dans la dernière histoire Xrated de Dave McKean une pure merveille dans lequel les frontières entre spectateur d'un film érotique et acteurs deviennent de plus en plus floues.

Un incontournable de la littérature érotique à s'offrir absolument...

"Le sexe est avant tout un échange, un moment ultime d'abandon où il faut savoir ranger sa pudeur et ses angoisses. On baise parce qu'on aime ça, que l'on se découvre et que l'on s'apprend. J'avais envie de raconter des histoires qui rappellent que le cul c'est beau, et de dire que les excés de certains sont pour d'autres une normalité tendre." (Sibylline, postface)

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien...

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Vous aimerez aussi :

Littérature érotique

 

Conseillé par Yaneck dans ses idées cadeaux  

Premières fois, Delcourt, avril 2008, 14,95 euros

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L’appel des origines de CALLEDE et SEJOURNE tome 2

Publié le par Hélène

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  ♥ ♥

"Nous sommes si peu de choses... poussières devant l'éternité..." 

 

 Les auteurs :

Callède Joël

Auteur vivant à Bayonne, Joël Callède a suivi des études d’histoire avant d’entrer à l’IUFM. Mais son amour de la BD est plus fort qu'une carrière dans l'éducation nationale et il décide de se lancer. Il signe le scénario de Comptine d’Halloween chez Delcourt, série dessinée par Denys. Il fait ensuite la rencontre de Gihef et en 2004 ils signent Enchaînés chez Vents d’Ouest, dont la deuxième saison a repris en 2010. Suivront plusieurs séries : Tatanka et Dans la Nuit chez Delcourt, Haute Sécurité, Damoclès et Asthénie chez Dupuis. Il participe également à l'aventure XIII Mystery parrainée par Van Hamme. Son album paraîtra en 2013. En 2011, il lance avec Gaël Séjourné au dessin la série L'Appel des Origines.

Séjourné Gael

Gaël Séjourné est né en 1966 à Saint-Nazaire. Après des études d'Arts Plastiques, il se lance comme graphiste dans une maison d’édition spécialisée dans la sécurité routière, où il travaille toujours. Après sa rencontre avec Serge Perrotin et grâce aux conseils de Crisse, il publie Lance Crow Dog en 1998 (5 tomes). Il publie ensuite la série Tatanka (5 tomes) avec Joël Callède. En 2010 il signe le tome 2 du Jour J, avec Pécau et Duval.

(Présentations de l’éditeur)

 

L’histoire :

La vie d'Anna a radicalement changé : exit la petite serveuse de Harlem, place à la belle comédienne sur le pont d'un paquebot à destination de l'Afrique ! L'amour infini qu'elle ressent pour Simon, son rôle de vedette de cinéma, les discussions passionnantes avec le professeur Bradley : Anna est emportée dans un tourbillon de sensations nouvelles et exaltantes. Elle se laisse surtout bercer par l'espoir immense de retrouver son père, tandis que les autres membres de l'expédition découvrent des images d'un autre genre de père : l'un des premiers hommes de l'humanité… Mais ce retour aux origines ne sera pas sans blessures. (Présentation de l’éditeur)

 

Mon avis :

Le premier tome regorgeait de promesses que déçoit quelque peu de deuxième opus. Il nous emmène sur les terres africaines où les paysages grandioses cachent aussi une violence sauvage surprenante.

 Mais l’histoire de cœur entre l’héroïne et le fade Simon est devenue lassante et banale, entre jalousie et intérêt pécuniaire, et elle a tendance à grever un scénario pouvant s’échapper vers d’autres sphères plus originales et enrichissantes.

"Je n'arrive plus à parler à Simon, et n'attends plus grand-chose de notre histoire... Il m'a terriblement déçue... profondément blessée... Je le soupçonne de s'être joué de moi, de mes sentiments, depuis le début... Et je ne peux empêcher cette terrible question de ma hanter... M'a-t-il véritablement aimée ?..." (p. 50)

Anna croise pourtant la route de personnages bien plus hauts en couleurs, comme Karen Blixen et Denys Finch-Hatton, avec qui Karen Blixen vivra une romance passionnée racontée dans son roman "Out of Africa". Elle est surtout campée sur un territoire berceau de l'humanité qui méritait à mes yeux une profondeur toute autre... 

Il faudra attendre le tome 3 pas encore paru pour se faire une idée définitive sur cette BD…

 appel des origines2 hf 

 Vous aimerez aussi :

 L'appel des origines tome 1 de CALLEDE ET SEJOURNE

Africa Dreams tome 1 L’ombre du roi de Frédéric BIHEL, Jean-Charles CHARLES et Maryse CHARLES

 D’autres avis :

Brize 

 

L'Appel des origines,  Tome 2, Nairobi, Scénariste Joël Callède , Dessinateur Gael Séjourné , Vents d’ouest, janvier 2012, 56 p., 13.90 euros

 

BD Mango bleu

 

Top-BD-des-blogueurs-v3-copie-1

 

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L'appel des origines tome 1 de CALLEDE ET SEJOURNE

Publié le par Hélène

                                     appel-des-origines-harlem

♥ ♥ ♥

Tout mettre en péril pour partir en quête de ses origines ?

 

Les auteurs :

 

Auteur vivant à Bayonne, Joël Callède a suivi des études d’histoire avant d’entrer à l’IUFM. Mais son amour de la BD est plus fort qu'une carrière dans l'éducation nationale et il décide de se lancer. Il signe le scénario de Comptine d’Halloween chez Delcourt, série dessinée par Denys. Il fait ensuite la rencontre de Gihef et en 2004 ils signent Enchaînés chez Vents d’Ouest, dont la deuxième saison a repris en 2010. Suivront plusieurs séries : Tatanka et Dans la Nuit chez Delcourt, Haute Sécurité, Damoclès et Asthénie chez Dupuis. Il participe également à l'aventure XIII Mystery parrainée par Van Hamme. Son album paraîtra en 2013. En 2011, il lance avec Gaël Séjourné au dessin la série L'Appel des Origines.

Gaël Séjourné est né en 1966 à Saint-Nazaire. Après des études d'Arts Plastiques, il se lance comme graphiste dans une maison d’édition spécialisée dans la sécurité routière, où il travaille toujours. Après sa rencontre avec Serge Perrotin et grâce aux conseils de Crisse, il publie Lance Crow Dog en 1998 (5 tomes). Il publie ensuite la série Tatanka (5 tomes) avec Joël Callède. En 2010 il signe le tome 2 du Jour J, avec Pécau et Duval.

Jean Verney est à la couleur dans cet album.

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L'histoire :

 Harlem, les années 20. La jeune Anna travaille la journée dans le restaurant de son oncle et sa tante, et la nuit danse au rythme du jazz. Une vie qui pourrait être légère… Mais Anna est tourmentée par ses origines : elle est métisse, un statut difficile qui l’empêche de trouver sa place. Un jour, elle découvre l’existence de son père inconnu : un Blanc, mystérieusement disparu en Afrique.

Elle ne pense plus qu’à le retrouver, et réussit à se joindre aux membres d’une expédition se rendant sur le continent noir à la recherche des origines de l’Homme. À chacun sa quête, à chacun ses origines : les voici partis ensemble à la poursuite de leurs chimères.

Au croisement d’Out of Africa et des romans de Joseph Conrad, ce triptyque retrouve le souffle romantique de la grande aventure tout en proposant un regard réaliste sur une époque et sur un phénomène que chacun ressent à un moment de sa vie : l’appel des origines. (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

L'atmosphère de ces années de Prohibition (1919-1933) dans Harlem est magnifiquement bien rendue : la musique qui s'élève des "speakeasies clandestins", bars clandestins où l'alcool de contrebande coule à flots au son du jazz ou du ragtime, les flappers, "jeunes femmes modernes des années 20, aux jupes courtes et aux moeurs libres, aimant boire l'alcool, fumer et danser aux rythmes du jazz", Le Cotton Club et ses musiciens de légende, Duke Ellington, Cab Calloway, Louis Amstrong, les "Washingtonians", groupe musical composé notamment de Duke Ellington et le saxophoniste Sidney Bechet, Ethel Waters... Dans ce quartier,  "les rêves les plus fous, la réalité la plus sombre, la violence la plus tragique" (p. 17) cohabitent pour former un ensemble détonnant...

La jeune Anna est une jeune femme de son temps qui profite de tous ces plaisirs illicites avec ses amis. Mais ses projets changent le jour où elle apprend l'identité de son père et où elle décide de partir à sa recherche en Afrique aux côtés de Simon, jeune scientifique passionné et passionnant... Ils s'embarquent à la fin du tome 1, poursuivis par Marcus, voyou notoire prêt à tout pour obtenir les faveurs de la belle métisse...

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Un scénario attirant servi par des dessins chaleureux rendent ce premier tome très prometteur...

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

Le tome 2 sorti en janvier 2012

Les albums de Jean-Pierre GIBRAT

 

L'appel des origines, Tome 1 Harlem, CALLEDE, SEJOURNE, Vents d'ouest, février 2011, 56 p., 13.90 euros

 

BD Mango bleu

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Les ignorants de Etienne DAVODEAU

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

« Le vin, c’est un truc pour se détendre, c’est un point de rencontre, un lien entre les gens ! » (p. 111)

 

L’auteur :

Je suis né en 1965 dans les Mauges ( c’est une région du Maine & Loire dont le nom viendrait étymologiquement de "MAUvaises GEns" en latin, vous voyez le tableau) . J’y ai passé une enfance formidable . Elle a principalement consisté à me balader avec mes copains dans les champs, à tirer à la fronde d’innocents moineaux puis à ricaner bêtement sur ma mobylette devant les filles.

Partie sur une courbe idéale qui faisait la fierté de mes parents, ma scolarité a reçu en pleine gueule une adolescence tourmentée. S’en est suivi un piqué en flammes assez spectaculaire. Quand je me suis réveillé au milieu des débris , ma main droite cramponnait un document noirci. Il fallait bien me rendre à l’évidence : J’avais mon bac.
À Rennes, je me suis inscrit à la fac, section Arts Plastiques pour une raison qui m’échappe encore. J’y ai étudié (un peu) et dessiné (beaucoup). Avec quelques gaillards qui nourrissaient le même intérêt que moi pour la bande dessinée, nous avons fondé le studio Psurde, modeste association qui nous permit de publier nos premiers travaux, heureusement aujourd’hui introuvables.
Qui étaient ces vaillants pionniers ? Olivier Maunaye, créateur du présent site, Fred Simon (Rails, Le Poisson clown, Popotka), Jean-Luc Simon (coloriste et dessinateur, pour qui j’ai écrit La Gagne), Joub avec qui j’anime Max & Zoé, ainsi que Christophe Hermenier et Thierry Guyader qui ont lâchement abandonné la bande dessinée pour la peinture et la presse.

Après quelques années d’études approximatives mais fort poilantes, j’ai cédé aux encouragements de la femme de ma vie et j’ai écrit le scénario de ce qui allait devenir mon premier livre. Intitulé L’homme qui n’aimait pas les arbres, il s’est niché comme il a pu dans le catalogue Dargaud en 1992. (Source : babélio)

Son blog : http://www.etiennedavodeau.com/

 

L’histoire :

Par un beau temps d’hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L’un a le geste et la parole assurés. L’autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne », et s’étonne de la « singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents. »

Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées.

Pendant un an, Etienne Davodeau a goûté aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s’est interrogé sur la biodynamie.

Richard Leroy, de son côté, a lu des bandes dessinées choisies par Etienne, a rencontré des auteurs, s’est rendu dans des festivals, est allé chez un imprimeur, s’est penché sur la planche à dessin d’Etienne…

Etienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoie ne commun ; et ils sont plus nombreux qu’on ne pourrait l’envisager de prime abord. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

« Les ignorants » : des hommes vierges de savoir dans un certain domaine, des hommes humbles  prêts à s’ouvrir à un autre monde, des hommes beaux qui vont se lancer corps et âme dans une « initiation croisée ».  Le titre et le sous-titre ont déjà une aura magique et majestueuse en eux : ils portent l’humanité comme une toile de fond de cette histoire vécue si touchante.

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Richard va mener Etienne dans un monde aux mots inconnus : décavaillonnage, ébourgeonnage, palissage, et Etienne va inviter Richard à découvrir son univers artistique peuplé de mots et d’images. Cet enrichissement mutuel se fait dans une tolérance exemplaire, dans la simple volonté d’accéder à la compréhension d’un monde différent du leur. Leur année commune se centre sur l’ouverture, apprentissage de la différence.

Etienne ne comprend pas toujours les logiques de la biodynamie...

 « J’ai l’impression que c’est très subjectif, la biodynamie...

- Mais TOUT est subjectif dans le vin !" (p. 91)

... comme Richard reste hermétique à l’art de Moebius. Mais il fera la rencontre des pages de Gibrat, Guibert, Mathieu, Spiegelman, et bien d’autres auteurs qui le toucheront à des degrés divers. Quant à lui Etienne rencontrera des gars qui travaillent au naturel pas au chimique, parce que «  la proximité physique et donc mentale, du vigneron avec son travail… pense à ça quand tu bois du vin. » (p. 102)

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Les ignorants est truffés de réflexions philosophiques :

« Mais bon, y’a pas de recettes… Il faut de l’attention. Ouvrir les yeux sur les choses élémentaires. » (p.229)

économiques, 

« Rester petit, c’est garder le contrôle sur la qualité de notre travail ! Refusons de croître ! » (p.158)  

réflexions artistiques comme dans ce passage magnifique dans lequel  Marc-Antoine Mathieu évoque sa relation au lecteur :

« Ce qui m’importe par-dessus-tout, c’est qu’ils [ses livres]soient cohérents avec la vision de monde que j’y développe… Ensuite y entre qui veut… »

A la fin de l'album, l’auteur nous livre la liste des vins bus et des BD lues, comme une invitation à nous initier, nous aussi, à ces autres mondes... 

Un joyau d’humanité !

 

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Les deux "ignorants" au milieu des coteaux

© Photo F.Roy - Editions Futuropolis

 

Ce que j’ai moins aimé :

-Rien ! 

 

Vous aimerez aussi :

 De Gaulle à la plage de Jean-Yves FERRI 

 

D’autres avis :

Blogs : Sylire  Aifelle Joelle - Fransoaz

Presse : Télérama Lire  

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Les ignorants, récit d’une initiation croisée,  Etienne DAVODEAU, Futuropolis, octobre 2011, 272 p., 24,9euros

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De Gaulle à la plage de Jean-Yves FERRI

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 "A Londres, j'étais comme un roc qui venait battre les vagues. Je me retrouve aujourd'hui dans la même situation mais, en face de moi, je n'ai plus que des vaguelettes." (Charles de Gaulle)

 

L'auteur :

Né dans une cabane en planches en bordure d'un champ d'avoine, il a gardé de ses premières années un amour immodéré pour la glaise du terroir. "Seul, le coquelicot m'enchante, Seule, la libellule m'émeut..." (Labours fous - Poésie Plon 1969). Nombre de ses albums dessinés témoignent de sa frénésie bucolique: ainsi ses Fables autonomes (Fluide Glacial 1996 - 1998 ). Classées à tort dans la catégorie humour, elles célèbrent une ruralité âpre et violente, située à mi-chemin entre le réalisme social des Raisins de la colère et le lyrisme printanier d'Oscar le petit canard. La consécration vient avec le personnage d' Aimé Lacapelle. Héros de la campagne profonde, ce policier du BIT (Bureau d'investigation Tarnais) devient l'idole de toute une génération d'agriculteurs rebelles. Pour Ferri, le succès international est tel, qu'il lui permet de repeindre à neuf plusieurs fois sa cabane. Avec le scénario du Retour à la terre (dessin Larcenet), il tente de réconcilier ville et campagne et d'attirer l'attention sur le sort douloureux des chats déracinés. Dernier album solo de Ferri, De Gaulle à la plage, album anachronique et balnéaire sorti en décembre 2007 où le Général confond sa silhouette avec le Monsieur Hulot de Jacques Tati. Un De Gaulle à Londres est en préparation, et Ferri s’attaque également aux scénarios des irréductibles gaulois. L'auteur partage son temps entre la BD et le bouturage des dahlias. Texte © Dargaud

 

L'histoire :

De Gaulle à la Plage est né dans les pages de Vive la Politique, ce grand homme en short découvrant les tongs et les congés payés nous a fait tellement rire qu'il ne pouvait pas nous quitter aussi vite. Très vite Jean-Yves Ferri s'est senti investi d'une impérative mission, il en allait de l'intérêt supérieur du pays, il fallait raconter l'été 56, celui où le Général, lassé de l'ingratitude de ces veaux de français, décida de se consacrer à l'édification de châteaux de sable, au bonheur des pique-nique et aux joies du volley ball.

 

Ce que j'ai aimé :

 

Le général De Gaulle était un personnage à proprement parlé, le  "sauveur de la france", mais aussi un grand échalas décalé. En 1956 il effectue sa "traversée du désert" : son parti a périclité en 1955, et le général se retire alors pour rédiger ses mémoires. Mais la France s'enferre dans la crise et De gaulle espère être rappelé au pouvoir pour "sauver" à nouveau la France (ce qui sera vrai 2 ans plus tard).

Aussi Le général selon Ferri prend du bon temps durant cet été 56 et apprend la trivialité du quotidien de vacancier. Imprégné de son passé, le général continue néanmoins à user de certains réflexes quelque peu inappropriés à la plage... 

de gaulle a la plage 3 

 Epaulé par son fidèle aide de camp Lebornec, il doit gérer la vie de famille, notamment son fils à qui il conseille un CAP de tourneur-friseur, envoie des messages sybilliques par l'intermédiaire du poste de secours "le singe se parfume à la naphtaline...Je répète...Le singe se parfume à la naphtaline..." (p. 39), tente d'éduquer son chien traumatisé, fils du chien-loup d'Hitler, évite sa femme autant que possible pour aller traquer les belles nymphes, et attend surtout impatiemment que la France le réclame à nouveau pour qu'il puisse accomplir sa seule et unique mission : sauver la France...

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Le général de Ferri ressemble à s'y méprendre à un personnage de Tati et son humour n'est pas tellement éloigné de celui de son confrère : décalé et finalement désopilant...

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Les vacances de Monsieur Hulot, Jacques TATI

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

Le retour à la terre de FERRI et LARCENET

 

De-Gaulle-plage-1.jpg

 

D'autres avis :

Mango  Kathel et Alwenn CécileQde9,

 

De Gaulle à la plage, Jean-Yves FERRI, Dargaud, 2007, 46 p., 11.99 euros

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BD Mango bleu

 

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