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Notre-Dame du Nil de Scholastique MUKASONGA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Prix Renaudot 2012, Prix Océans 2013, Prix Ahmadou Kourouma 2012

"Il faut toujours rappeler aux Tutsi qu'ils ne sont que des cafards, des Inyenzi, au Rwanda."

Rwanda début des années 70. Le lycée Notre-Dame du Nil est perché sur une colline. En son sein, sous le calme appparent, la lutte raciale couve entre Tustis et Hutus. Le président hutu Kayibanda a commencé à lancer des opérations punitives contre l'ethnie rivale qu'il menace de mort ou condamne à l'exode. Dans ce lycée perché sur la colline, un quota "etnhique' limite le nombre d'élèves tutsis à 10 %. Parmi les jeunes filles qui suivent l'enseignement, Gloriosa, fille de ministre hutu se dresse face à Véronica et Virginia, deux jeunes filles tutsis. Peu à peu la tension monte...

Véronica et Virginia trouvent refuge chez Monsieur Fontenaille, un homme blanc des environs qui se plait à fréquenter les tutsis, parce qu'il reste persuadé que ce sont les descendantes de reines égyptiennes. Il les met en scène dans des tableaux vivants tirés de l'Egypte ancienne. Si les jeunes filles sont méfiantes dans un premier temps face à cet homme un peu fou, elles comprennent rapidement qu'il est leur seul allié dans ce lieu où tous les mensonges deviennent politiques et sont tolérés pour faire accuser les tutsis. Les soeurs belges et les enseignants français du lycée ferment les yeux, invisibles, introuvables quand des troubles éclatent. 

Scholastique Mukasonga nous emmène dans l'antichambre du massacre. Dans un récit tout en retenue, en finesse, elle livre l'émotion pure ressentie face à cette lutte ethnique injustifiable. Avec une intelligence rare, elle sait en quelques personnages, en quelques scènes, témoigner de cette horreur qu'elle a subie elle-même de plein fouet. Un roman essentiel ! 

 

Présentation de l'éditeur : GallimardFolio 

D'autres avisLe PointLe Magazine Littéraire Bibliobs Le Monde 

Vous aimerez aussiQuelques photos pour illustrer le roman ; le site de l'auteure 

Du même auteurL'iguifou

 

Notre-Dame du Nil, Scholastique Mukasonga, folio, février 2014, 7.49 euros

Lu dans le cadre de Lire le monde consacré aujorud'hui à Scholastique Mukasonga

Publié dans Littérature Afrique

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Au café du rendez-vous de Ingrid WINTERBACH

Publié le par Hélène

♥ ♥

Karolina entomologiste revient dans sa ville Voorspoed en Afrique du Sud pour recenser les papillons de l'espèce Hebdomophrda crenilinea du veld. Elle arpente le veld aux côtés de Willie, rencontré par hasard au détour d'une route, et qui cherche "un peu de tout" pour concocter des remèdes. Le soir elle loge à l'hôtel et se rend dans la salle du snooker, lieu emblématique de la ville. 

"La salle du snooker était un lieu où l'on ne savait jamais à quoi s'attendre." p. 186

C'est un lieu de pulsions et de folie réprimée hanté par des hommes désoeuvrés : Pol avocat, le magistrat, homme silencieux veillant sur la salle, le lieutenant Kieliemann sergent, le capitaine Gert Els difficilement contrôlable et Jess qui médite. 

Karolina ressent à la fois attirance et répulsion pour eux, elle revient irrémadiablement en cet endroit quand elle ne va pas danser le tango. 

La nuit elle fait des rêves agités, comme si un danger latent la guettait, tapi dans l'ombre : 

"Tout peut arriver, songea Karolina. Elle pouvait être amenée à tout vivre, être exposée à n'importe quoi ; elle ne pouvait prétendre à aucune protection d'aucune nature. A aucune garantie." p. 45

A l'extérieur, le township gronde, prêt à imploser dans le silence et la chaleur poisseuse. 

"L'air était chargé de désirs indicibles, de peurs et de préjugés profondément enracinés, une hystérie latente remontait peu à pe à la surface. Elle éclaterait tôt ou tard, sous des formes différentes. Un bain de minuit, une chasse à l'homme, une séance de pillage." p. 40

Dans cette atmosphère prégnante de violence sous jacente, passion et mort s'entremêlent sensuellement.  Karolina est fascinée par un couple d'amants illicites, par ce risque, cet amour sans lendemain que la mort frôle sans cesse. Elle-même rêve de recommencer de zéro, loin des hasards de l'existence. 

Mes réserves : Un rythme lancinant parcourt ces pages brûlantes présentant des êtres régis par des instincts primaires. Les allusions sexuelles sont nombreuses, et quelquefois superflues, comme si l'auteur souhaitait insister lourdement sur ce point.

"Elle dansa avec le dénommé Kolyn. Il portait des tennis qui lui montaient jusqu'aux chevilles. Ses testicules étaient frais et souples." p. 153

 

Présentation de l'éditeur : Phébus 

Premières pages : Phébus 

Vous aimerez aussi : Cette vie de Karel Schoeman

 

Au café du rendez-vous, Ingrid Winterbach, traduit de l'afrikaans par Pierre-Marie Finkelstein, Phébus, août 2015, 240 p., 20 euros

Merci à l'éditeur.

Publié dans Littérature Afrique

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Debout payé de GAUZ

Publié le par Hélène

 ♥ 

Je n'ai pas bien saisi l'origine de l'engouement des médias et lecteurs pour ce livre. Je pense que cela tient au sujet en lui-même plus que dans son traitement. Il est en effet rare que soient mis en lumière ces hommes de l'ombre qu'on salue à peine dans les boutiques, ces vigiles qui passent inaperçus en se fondant dans le paysage consumériste. Ils sont africains pour la plupart, comme si "A Paris, la concentration élevée de mélanine dans la peau prédispose particulièrement au métier de vigile." C'est ce que l'auteur appelle la "théorie PSG général." (Pigmentation de la peau, Situation sociale et Géographie). 

"Partout dans le monde, situations administratives, idées reçues, niveau d'éducation, racisme assumé ou refoulé, contraintes économiques, etc., finissent toujours par imposer à des hommes possédant des situations pigmentaires particulières des situations sociales particulièrement peu flatteuses." 

Pour illustrer son propos, Gauz choisit deux types de narration : d'une part il livre les anecdotes vues et entendues par un vigile durant ses longues heures de piétinement statique, et parallèlement il suit la trajectoire de quelques immigrés ivoiriens sans papiers dont Ossiri et Kassoun, également vigiles de génération en génération aux Grands Moulins de Paris. 

Malheureusement, si la pertinence de son propos donne du relief au métier, il n'en reste pas moins que ces remarques ne révolutionnent pas la littérature, les observations frôlent souvent la platitude d'une journée ennuyeuse.

"GROSSES. Souvent, les femmes grosses commencent d'abord par essayer des habits plus petits... avant de disparaitre avec la bonne taille dans les cabines d'essayage." p.20

"JEAN . Un jean nommé Jane." p. 32

Dans l'autre partie du livre qui s'intéresse aux immigrés et à leur statut qui a évolué au cours des années, avant, après la crise, il m'a semblé que les personnages manquaient cruellement de profondeur. 

La construction de l'ensemble est décousue, si bien que, là encore, l'impression de survoler le sujet prédomine. C'ets bien dommage !

S'il a le mérite d'ouvrir les yeux de certains sur la condition des immigrés en France, tant mieux, et à ce titre je veux bien l'encenser également. Mais le sujet ne fait pas tout, j'aurais simplement aimé plus de consistance.

J'ai préféré récemment sur ce sujet par exemple Beauté parade ou encore sous la forme du roman Americanah.

 

Présentation de l'éditeur Le nouvel Attila  

D'autres avis : Jérôme ; Keisha ; Violette ; Sophie ont aimé, Malika et Athalie sont plus réservées

 

Publié dans Littérature Afrique

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Americanah de Chimamanda Ngozi ADICHIE

Publié le par Hélène

♥♥♥

Ce que j'ai aimé :

Ifemelu a quitté très tôt son pays, dévasté par les grèves des universités ne lui permettant pas de poursuivre ses études. Elle vit depuis treize années aux Etats-Unis mais prend la décision de rentrer au pays pour retrouver son identité perdue dans un pays qui lui rappelle à chaque instant sa couleur de peau. Ce retour aux sources est prétexte à se remémorer les années passées. Son parcours met en lumière la question centrale de la race, et le racisme prégnant aux Etats-Unis, dénaturant les êtres, les dépouillant de leur identité, jour après jour,  année après année. Ifemulu retrace les difficultés pour trouver un emploi, les extrémités auxquelles les étudiants sont amenées, le quotidien témoignant de ce racisme latent, les relations mixtes, la difficulté de trouver sa place... 

Obinze, son amour de jeunesse a tenté lui aussi l'immigration, aux Etats-Unis, sans succès, puis en Angleterre, mais c'est finalement au Nigéria qu'il fera fortune. La situation au pays n'est pas vraiment plus reluisante, entre la corruption, les femmes qui se font entretenir par un homme riche, celles qui se marient par intérêt, beaucoup de souffrance transparaît dans son parcours également. 
 

Le style fluide de Chimamanda Ngozi Adichie nous emporte sur les flots mouvementés de l'émigration et de ses limites. L'auteur éclaire avec intelligence et humour le destin de ces êtres pour qui une reconstruction n'est pas toujours évidente. La fraternité, l'amitié, la famille constituent heureusement des valeurs qui leur permettront de passer outre les dificultés et d'avancer. En filigrane, l'amour, les coeurs qui battent à l'unisson malgré la distance et les obstacles constituera aussi un moteur essentiel du destin des personnages.

Ce que j'ai moins aimé :

Rien.

Présentation de l'éditeur  :

Gallimard 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : L'hibiscus pourpre ; Autour du cou

Autre : Sourires de loup de Zadie Smith

D'autres avis :

Babélio 

Télérama  ; Page des libraires

Leiloona  ; Clara 

 

Merci à l'éditeur.

 

Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie, traduit de l'anglais (Nigéria) par Anne Damour, décembre 2014, Gallimard, 528 p., 24.50 euros

 

Publié dans Littérature Afrique

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Snapshots - Nouvelles voix du Caine Prize

Publié le par Hélène

           

♥ ♥ ♥

Le Caine Prize :

Lancé en 1999, le Caine Prize récompense chaque année une oeuvre de création littéraire africaine. Il est décerné tous les ans à un écrivain pour une nouvelle publiée en anglais. 

Dans ce recueil apparaissent des auteurs sélectionnés pour le Caine Prize, ou lauréats

Ce que j'ai aimé :

Six nouvelles aux genres et styles très variés sont présentées : 

Snapshots  de NoViolet Bulawayo (Zimbabwe) : une petite fille  grandit tant bien que mal entre un père bronchiteux et une mère colérique au Zimbabwe. Elle va affronter trop vite et violemment le passage à l'âge adulte. 

Hunter Emmanuel   de Constance Myburgh (Afrique du Sud) : Hunter Emmanuel est un ex-flic qui ne se décide pas à décrocher parce que "Un homme, ça doit enquêter. Sans enquête, un homme n'est rien." Et pourtant tout ne s'explique pas, tout n'est pas compréhensible et "L'ombre est partout", pas seulement dans la forêt millénaire. 

America de Chinelo Okparanta (Nigéria) : la narratrice entreprend des démarches pour obtenir un visa pour les Etats-Unis, l'eldorado rêvé par tout un chacun au Nigéria. Elle souhaite ainsi retrouver son amie et vivre avec elle au grand jour leur relation homosexuelle. Mais plus le visa se rapproche, plus les questions affleurent : doit-elle suivre son désir et partir, ne risque-t-elle pas d'"aller se perdre" en Amérique comme le redoute sa mère ? Reviendra-t-elle ensuite ? Laissera-t-elle son pays et sa famille livrés à eux-mêmes ? 

Miracle de Tope Folarin (Nigéria) : Au Texas, un pasteur cherche à faire des miracles. Un jeune garçon noir myope assiste au prêche et sera le jouet desdits miracles. Une nouvelle plus légère qui s'interroge sur le pouvoir de la foi.

Jours de baston de Olufemi Terry (Sierre Leone) évoque les combats de rue et l'enfance volée par la misère.

La République de Bombay de Rotmi Babatunde (Nigéria) : Le sergent nigérian Bombay revient au Nigéria après avoir combattu sur le front birman combattants nigérians en Birmanie.

Ces récits offre un aperçu de la littérature africaine anglophone, une littérature talentueuse aux thématiques fortes. 

Ce que j'ai moins aimé :

Comme souvent dans les recueils de nouvelles, certaines nous plaisent moins que d'autres, ici pour ma part, j'ai moins aimé les deux dernières. 

Présentation de l'éditeur : 

Zulma 

Vous aimerez aussi :

Littérature africaine

D'autres avis :

Yves  ; Itzamna 

France Inter 

 

Snapshots, Nouvelles voix du Caine Prize, traduit de l'anglais par Sika Fakambi, Metailié, octobre 2014, 244 p., 18 euros

 

Merci à l'éditeur

Publié dans Littérature Afrique

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Notre quelque part de Nii Ayikwei PARKES

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Un premier roman très remarqué

L'auteur :

Romancier, poète du spoken word, nourri de jazz et de blues, Nii Ayikwei Parkes est né en 1974. Il partage sa vie entre Londres et Accra. Notre quelque part, premier roman très remarqué, finaliste du Commonwealth Prize, est une véritable découverte. (Présentation de l'éditeur)

Ce que j'ai aimé :

Au centre du roman, une trouvaille macabre hors du commun dans une case du village. Et comme la jeune femme qui a découvert la scène est intime avec le ministre, il faut que la lumière soit faite sur ce qui a pu se passer dans ce lieu. Ainsi, Kayo Odamtten, jeune médecin légiste est diligenté pour enquêter. Il rencontre alors le vieux chasseur Yao Yoku qui va l'initier autour du vin de palme aux mystères de la forêt, puis, aux mystères de la vie...

Un premier roman qui réunit les opposés : d'un côté, les chantres de la modernité, incarnés par Yuko, médecin légiste formé en Angleterre, homme rationnel qui aimerait trouver des explications scientifiques aux évènements.

"Il lui était difficile d'expliquer à ses amis pourquoi il était si attaché à l'idée de travailler comme médecin légiste dans la fonction publique ghanéenne, ou d eleur dire combien l'horripilaient tous ces décès infailliblement attribués à la sorcellerie ou à la mauvaise fortune, et comme il avait envie d'y aller carrément, avecsa mallette argentée d'expert, pour délivrer aux gens des réponses scientifiques, des réponses dignes de ce nom."

De l'autre, Yao Poku, vieux chasseur du village qui va l'initier aux mystères de la forêt à travers ses légendes ancestrales. Peu à peu le jeune homme va changer au contact du vieil homme :

"Il commençait même à se dire que l'ultime vérité des choses, comme l'amour, se trouvait hors de portée de toute forme d'explication scientifique."

"Mais peut-être était-ce la bonne attitude à adopter ; peut-être Kayo serait-il, lui aussi, mieux équipé pour comprendre la vie s'il ne croyait pas en l'existence de vérités scientifiques absolues." 

Du sang d'Amadou Hamapatê Bâ court dans les veines du vieil homme capable d'envoûter son auditoire en tressant les fils d'une légende. Il pousse les hommes à s'interroger sur les mystère insondables du monde, et sur le monde de la forêt aux secrets nébuleux et comme magiques.

L'auteur, pour entremêler deux mondes, modernité et passé, rationnalité scientifique et éléments fantastiques, utilise une langue hybride, il marie habilement pidgin ghanéen, twi et anglais standard dans une traduction remarquable. 

Un roman fascinant prend forme alors sous nos yeux et notre esprit est lui aussi sour le charme de ces récits fondateurs.

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien, je suis envoutée...

 

Vous aimerez aussi :

Littérature Afrique de l'ouest 

 

D'autres avis :

Jeune Afrique 

 

Notre quelque part, Nii Ayikwei Parkes, roman traduit de l'anglais (Ghana) par Sika Fakambi, février 2014, 304 p., 21 euros

Publié dans Littérature Afrique

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Nouvelles africaines 1 de Doris LESSING

Publié le par Hélène

  

       ♥ ♥ ♥

 L’auteure :

 http://doris-lessing.albin-michel.fr/

 L’histoire :

 Dans ces nouvelles, Doris Lessing nous présente au microscope l'enchevêtrement des comportements raciaux en Rhodésie et en Afrique du Sud, où le progressisme et la bonne volonté individuels ne peuvent mener qu'à des malentendus porteurs de catastrophes.

 Rapports entre noirs et blancs, mais aussi entre Afrikaners et Anglais, et entre leurs attitudes contradictoires vis-à-vis des noirs. Quand je pense à tout ce que nous avons fait pour eux », s'indignent les blancs, abasourdis par l'ingratitude de leurs domestiques et de leurs ouvriers qui, sans eux, seraient encore des sauvages… L'incompréhension engendre la rancune, elle-même mère de la haine et de la délinquance. L'auteur du Carnet d'or nous montre également le processus d'appauvrissement, au rythme des saisons et à la mesure de leur ignorance, des « petits blancs » terrorisés par la menace de tomber au niveau des noirs. Tous ces personnages fragiles se débattent dans la turbulence organique de l'Afrique, qui tend à anéantir toutes leurs précieuses illusions de civilisation dès que se relâchent leurs vigilants efforts – de même que les racines des arbres abattus repoussent et soulèvent chaque année le dallage des maisons, comme pour leur rappeler la permanence africaine sous le vernis éphémère de la présence blanche. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Le vieux chef Mshlanga : Une petite fille se promène dans le veld et rencontre le vieux chef Mschlanga qui habite sur les terres voisine. Elle ressent alors une espèce de fascination pour ce vieux sage. Cette petite fille est comme le double de l'auteure, qui nous fait ressentir le veld fascinant et dangereux à la fois avec sa violence latente tapie dans les taillis.

« J’avais lu des descriptions de cette sensation, je savais comme l’immensité silencieuse de l’Afrique, sous le soleil antique, acquiert une telle densité et une telle forme dans l’esprit que l’appel même des oiseaux semble menaçant, et qu’une présence macabre semble se dégager des arbres et des rochers. L’on se déplace avec circonspection, comme si le seul fait de passer dérangeait quelque chose d’ancien et cruel, sombre, quelque chose d’énorme et furieux qui pourrait soudain bondir  et frapper par derrière. » (p. 18)

veld-africain.jpg

Le soleil se lève aussi sur le veld : Un garçon de quinze ans teste sa liberté puis tombe nez à nez avec une antilope agonisante. La mort s’invite inhérente à la vie..

Pas de sorcellerie à vendre : Les coulisses de l’Afrique et de ses guérisseurs aux mystères indicibles.

La seconde hutte : Un homme embauche un assistant qui arrive à son grand déplaisir avec toute sa famille. Il se sent alors obligé de construire une deuxième hutte pour pallier à leur pauvreté.

Le fléau : Un conducteur de bœufs a des soucis avec ses - trop - nombreuses épouses.

L’arrivée des De Wet à Kloof Grange : Le Major Gale et sa femme attendent l'arrivée de l’assistant et de sa femme. Les femmes dans ces contrées lointaines, sont livrées à elles-mêmes et si Mme Gale a fini par apprécier sa solitude, la jeune femme qui arrive avec l’assistant est désemparée devant cette nouvelle vie qui s’offre à elle.

 Le petit Tembi : Le rapport particulier entre un petit cafre et Jane, jeune femme très attentionnée envers les indigènes mais Jane finit par avoir ses propres enfants et s’éloigne peu à peu du jeune Tembi qui ne comprend pas ce revirement de situation.

La ferme du Vieux John : Un nouveau couple s’installe dans la région et la jeune Kate est fascinée par ce couple qui pourtant se met rapidement la communauté à dos.

Un beau récit sur l’adolescence et la confusion des sentiments :

« Elle souhaitait qu’ils trient et définissent pour elle ses impressions confuses et contradictoires. » (p. 237)

George le léopard : George Chester paie de jeunes indigènes pour son plaisir. Jusqu’au drame...

Des récits magnifiques, prenants, fascinants qui explorent les rapports complexes entre blancs et noirs mais aussi entre Hollandais et Anglais, hommes et femmes, adolescents et adultes. La finesse psychologique des récits éclaire ces nouvelles d'une aura marquante. Les descriptions du veld sont de toute beauté, et là encore Doris Lessing a su en saisir toute l'ambivalence : derrière les paysages magnifiques se cachent aussi des maux sans nom prêts à bondir à la première imprudence...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Les fins sont très ouvertes.

 Premières phrases :

 

« Comme c’était bon, ces années de randonnées dans les taillis répandus sur une vaste part de l’exploitation de son père, qui, comme toutes exploitations blanches, n’était guère cultivée qu’ici et là. Entre deux champs, rien que des arbres, de hautes herbes jaillissant en touffes maigres, des buissons épineux, des cactus et des ravines, et puis encore de l’herbe, de la rocaille, des broussailles. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le rêve le plus doux

Autre :  Disgrâce de J.M. COETZEE

  

Nouvelles africaines, 1, Le soleil se lève sur le veld, Doris Lessing, traduit de l’anglais par Marianne Véron, Le livre de poche, 6 euros

 

Publié dans Littérature Afrique

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Autour de ton cou de Chimamanda NGOZI ADICHIE

Publié le par Hélène

 

♥ ♥ ♥

L’auteur :

 Chimamanda Ngozi Adichie est originaire d'Abba, dans l'État d'Anambra, mais a grandi dans la ville universitaire de Nsukka, où elle a fait sa scolarité. 
À l’âge de 19 ans, elle quitte le Nigeria pour les États-Unis. Après avoir étudié à la Drexel University de Philadelphie en Pennsylvanie, Chimamanda Ngozi Adichie opte pour l’Eastern Connecticut State University afin de vivre plus près de sa sœur, qui exerçait la médecine à Coventry (actuellement à Mansfield, CT). Elle poursuit là ses études en communication et en sciences politiques. 

Ses nouvelles ont été publiées dans de nombreuses revues littéraires, notamment dans Granta. 
Son premier roman, L'hibiscus pourpre, a été sélectionné pour l'Orange Prize et pour le Booker Prize. L'autre moitié du soleil a reçu l'Orange Prize. 

Chimamanda Ngozi Adichie vit au Nigeria. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 Lauréate de la loterie des visas, Akunna quitte le Nigeria pour les États-Unis ; elle y découvre un pays qui a bien peu à voir avec celui de ses attentes. À Kano, dans le nord du Nigeria, une violente émeute intercommunautaire réunit deux femmes que tout sépare : une marchande d’oignons musulmane et une étudiante issue de la bourgeoisie chrétienne de Lagos. Dans Nsukka blanchie par l'harmattan, James Nwoye, ancien universitaire au soir de sa vie, repense au rêve biafrais et attend, la nuit, les visites de sa femme défunte, qui vient caresser ses jambes fatiguées… Voici quelques-uns des personnages des nouvelles d’Adichie ; ils composent une image complexe et riche de la réalité nigériane d’aujourd’hui, qui prend ses racines dans le passé et se prolonge dans l'expérience de l’émigration, une plongée émouvante, souvent poignante, tour à tour terrible et drôle, toujours vibrante d’humanité. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Le genre de la nouvelle permet de dresser un tableau complet du pays et des femmes à l’œuvre dans ce pays déchiré qu'est le Nigéria. Les destins individuels différents permettent ainsi d’établir un portait global des difficultés, des joies et des peines rencontrées dans le pays et aux Etats-Unis par celles et ceux qui ont choisi –ou non- de fuir dans cet eldorado illusoire.

Dans « Imitation » Nkem vit en effet aux Etats-Unis pendant que  son mari est resté au Nigéria et elle apprend qu’il a installé une nouvelle femme dans leur maison du Nigéria. Dans « Les marieuses » Chinaza- Agatha est aussi  une femme nouvellement arrivée aux Etats-Unis à qui son mari demande de devenir américaine à part entière quitte à perdre sa culture.

D’autres femmes vivent encore au cœur du Nigéria ébranlé par ces émeutes, comme ces deux femmes de culture et de religion différentes qui se réfugient le temps d’un soulèvement dans une maison abandonnée, apprenant à communiquer au-delà des mots et des cultures dans une communion évidente d’êtres humains en souffrance.

Les femmes sont bien au cœur des récits, femmes fortes aux personnalités bigarrées : quand Ujunwa jeune écrivaine ne supporte plus les remarques machistes, Kamara se découvre des inclinations homosexuelles…

Chaque nouvelle a sa place au sein du recueil, servie par un style précis, concis et intelligent.

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien

 

Premières phrases :

 « La première fois que notre maison a été cambriolée, c’était notre voisin Osita qui avait grimpé par la fenêtre de notre salle à manger et volé notre télé, notre magnétoscope et les cassettes de Purple Rain et Thriller que mon père avait rapportées d’Amérique.

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  L’hibiscus pourpre de Chimamanda NGOZI ADICHIE

Autre :  Littérature Afrique de l'Ouest

 

D’autres avis :

Le monde 

 

 Autour du cou, Chimamanda Ngozi Adichie, traduit de l’anglais (Nigéria) par Mona de Pracontal, Gallimard, janvier 2013, 304 p., 22.50 euros

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Publié dans Littérature Afrique

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Une enfant de Poto-Poto de Henri LOPES

Publié le par Hélène

                       

♥ ♥

L’auteur :

Né en 1937, Henri Lopès est un écrivain congolais (Brazzaville).Il a assumé de hautes fonctions politiques et administratives dans son pays (Premier ministre de 1973 à 1975) avant de devenir (depuis 1982) fonctionnaire international de l'Unesco à Paris. La récente parution de Le Lys et le Flamboyant aux éditions du Seuil complète un oeuvre jusque là composée d'un recueil de nouvelles (Les Tribaliques, Clé, 1971), et de cinq romans : La Nouvelle Romance (Clé, 1976), Sans Tam-tam (1977), Le Pleurer-Rire (1982), Le Chercheur d'Afrique (Seuil, 1989), et Sur l'Autre Rive (Seuil, 1992). Ses écrits réalisés au Congo révèlent les contradictions de L'Afrique indépendante ; elle évoque surtout le combat que l'individu mène contre les entités collectives en s'appuyant sur la lecture et le savoir. Son oeuvre parisienne très intimiste est une quête identitaire de ses principaux personnages à travers le temps. (Source : africultures)

 

L’histoire :

 

« À la une, la photo d'une foule en liesse... En bas, dans le coin gauche, quelqu'un lève deux doigts. C'est Pélagie. À sa gauche, c'est moi, Kimia... C'était le 15 août 1960. La nuit de notre Indépendance... Pour Pélagie et moi, il s'agissait plus d'une occasion de réjouissance que d'une date historique. » Suit le récit d'une amitié liant deux jeunes femmes que l'évolution de leurs pays va séparer un temps. Amitié profonde, complexe, sillonnée de rivalités, de jalousie et, surtout, mue par une indéfectible solidarité au cœur d'un monde divisé.


Entre Pélagie et Kimia, un Moundélé, comme on appelle les Blancs, là-bas ! Mais ne serait-il pas, lui aussi, un enfant de Poto-Poto ?... Doublant l'intrigue amoureuse, une plongée dans les consciences de trois êtres dont les identités se forgent à la fusion des boues et des glaises des sols d'Afrique et d'ailleurs. À contre-courant des clichés, l'auteur, à l'écriture dépouillée, rapide, cinématographique, nous offre trois palpitants destins en perpétuels dialogues.


De l'Europe aux États-Unis, ce trio fiévreux de passion et d'intelligence reste uni par une aspiration commune, le désir de s'assumer et de se dépasser, que traversent les parfums et les saveurs du Congo dans les rythmes des rumbas du pays bantou. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Toute la première partie du roman est consacrée aux dernières années de lycée des deux jeunes femmes que sont Pélagie et Kimia. Entre soirées dansantes, partiels aux sujets improbables ("Aux partiels de février, il sema la panique en nous faisant sécher sur un sujet dont le libellé fit penser à un canular : "Quelle est la teneur métaphysique du jaune, quel est le coefficient métaphysique du citron ?"" (p.122)), prétendants pas toujours désirables, rêves de départ pour la France, premiers amours, premières déceptions...

«Au Congo, on danse pour courtiser, pour célébrer la lune, la moisson, le nouveau-né, le mariage, on danse aussi pour exprimer sa tristesse. On danse pour prier. On danse pour pleurer ses morts. On danse pour se recréer, on danse pour dire sa mélancolie. Selon la manière dont on remue sa ceinture, la rumba exprime la joie ou le chagrin ».(p.103)

 

Elles sont surtout fascinée par leur professeur, métis plus noir que les congolais, homme brillant et passionnant, contesté, renvoyé, réintégré...

 

En toile de fond vibre l'indépendance du Congo, les violences inhérentes au nouveau statut du pays, les enlèvements discrets, les cannonades inexpliquées, un climat tendu et dur.

 

Pourtant, ce sont pour les jeunes femmes, les derniers jours paisibles qui ne demandent pas d'efforts, de ceux qui nous portent vers le futur sans grand trouble.

 

Vient ensuite le temps des choix, les départs vers l'étranger pour suivre des études qui éloignent inéluctablement les êtres de leurs amis et de leurs racines...

 

Avec simplicité et intelligence, Henri Lopès rend hommage à son pays et à ses jeunes filles pour qui tout commence et tout finit. Ce roman est aussi pour lui l'occasion de s'exprimer sur des sujets qui lui sont proches comme le métissage, l'amour, les femmes, son pays , ou encore le statut d'écrivain puisque la jeune Kimia devient elle-même écrivain et est amenée à assister à des rencontres avec ses lecteurs :



"Je ne crois pas au bien-fondé de ces rencontres. Elles aident peu à la vente des livres et sont une perte de temps pour les auteurs. Je n'y rencontre jamais les écrivains que j'admire. Aujourd'hui, c'est par les médias que l'on touche les lecteurs. C'est à notre personnage qu'on s'intéresse, pas à notre travail.
Le programme prévoyait l'animation d'ateliers d'écriture. Un exercice vain. L'écrivain est un artisan. Son métier s'apprend, mais pas dans une classe. Il n'est ni un cordon bleu ni un féticheur possédant des recettes et des pouvoirs secrets à transmettre. C'est en lisant qu'on apprend à écrire.
[...]
Pas d'atelier d'écriture ni de conférence ex cathedra. Je lirai mes textes. C'est l'unique introduction à tout débat fructueux. La meilleure.
Paresse ? Fantaisie ? Un peu des deux. Avant tout une intime conviction. La préparation de conférences disperse, mord sur le temps réservé à l'écriture, n'est pas dans la nature de l'artiste. Toute ma philosophie s'exprime dans mes romans. Mes gloses ne peuvent éveiller l'écho que mes romans font résonner en vous."  (page 204)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

La deuxième partie centrée sur la relation triangulaire entre Pélagie, Kimia et Franceschini est beaucoup plus classique et de fait moins passionnante et enrichissante...

 

Premières phrases :

 

« Certains nous appelaient les enfants dipanda, un mot forgé pour traduire indépendance en langue. J’avais alors dix-huit ans, Pélagie un peu plus.

J’ai conservé le numéro de Courrier d’Afrique qui relate les festivités de la nuit de dipanda.

A la une, la photo d’une foule en liesse. L’épreuve est de mauvaise qualité. En bas, dans le coin gauche, quelqu’un lève deux doigts. C’est Pélagie. A sa gauche, c’est moi, Kimia. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Photo de groupe au bord du fleuve de Emmanuel DONGALA

 

D’autres avis :

 

Presse : Le point L'Humanité  

 

Une enfant de Poto-Poto, Henri LOPES, Gallimard, Continents noirs, janvier 2012, 272 p., 17,50 euros

 

Merci aux Editions Gallimard.

 

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A la trace de Deon MEYER

Publié le par Hélène

                     

♥ ♥ ♥

L’auteur :

Né en 1958 à Paarl, en Afrique du Sud, Deon Meyer a été journaliste, puis rédacteur publicitaire et stratège en positionnement Internet, il est aujourd’hui l’auteur unanimement reconnu de best-sellers traduits dans 15 pays. Il vit à Melkbosstrand.

 L’histoire :

Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser.

Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l’Agence de Renseignement Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s’agite de manière préoccupante.

L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la frontière du Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs. Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap. L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.

Comparée à l’univers du polar américain (corruption, drogue, prostitution), la matière romanesque de À la trace, qui allie « le monde animal, inhérent à notre culture », des contrebandes pittoresques, l’émancipation des femmes, la culture gangsta des villes, frappe par sa richesse et sa diversité.

Deon Meyer est un des rares auteurs qui, tout en maîtrisant avec brio les règles du genre, ouvre grand le champ des problèmes contemporains de son pays. (Présentation de l’éditeur)

Ce que j’ai aimé :

Deon Meyer nous offre trois histoires dans un seul roman :

Celle de Milla, femme au foyer qui décide de fuir son havre oppressant. Obligée de trouver du travail, elle se fait embaucher ni plus ni moins par les services de renseignement sud africains et va se lancer à cœur perdu dans sa mission. Seulement un grain de sable va s’immiscer dans sa vie monotone, faisant exploser en lambeaux toutes ses certitudes. Milla souhaiter une vie trépidante, loin de son quotidien lassant, elle va trouver bien plus que cela...

« Notre vie est composée de vingt-deux mille jours en moyenne. Combien nous restent en mémoire, nommés et datés ? Dix, douze ?... Anniversaires, mariage et divorce, séparations, décès, puis quelques Grandes Premières… Les traces des autres jours s’usent peu à peu. Résultat : la vie consiste en fin de compte en l’équivalent d’un mois de jours dûment enregistrés en mémoire et d’une poignée de souvenirs non datés.

Il faudrait vivre en sorte que chaque jour laisse une trace. » (p. 345)

La deuxième histoire nous permet de retrouver Lemmer et ses failles qui nous emmène au cœur du veld. Lemmer est un personnage passionnant qui garde en lui cette violence sous-jacente, l'entourant d'une aura dense. Il va faire ici la connaissance de Fléa, jeune femme fascinante aux mille facettes...

 

Rhinoceros_en_Afrique_du_Sud.jpg

 

« N’est-ce pas là le problème essentiel de notre communauté ? Nous sommes tous devenus spectateurs, nous restons en marge et commentons, critiquons… Avides de lire, d’entendre et de raconter les malheurs d’autrui, nous participons de loin, du haut de notre supériorité morale. « Eh oui, ils ont eu ce qu’ils ont cherché !... » Personne n’a le courage d’intervenir, de faire quoi que ce soit. » (p. 273)

La troisième histoire est ancrée autour de l’enquête de Mat Joubert qui cherche à expliquer la disparation d’un conducteur de bus. Cette partie du roman permet de mettre en avant les luttes entre bandes rivales mais aussi l’incommunicabilité qui peut régner dans un couple au point qu’on ne connait pas vraiment son conjoint.

On y croise aussi Lukas Becker, archéologue idéaliste aux prises avec des gangs bien plus puissants que lui...

Cette combinaison de destins permet d’offrir un panorama juste de cette Afrique du Sud post- apartheid. Deon Meyer, en nous menant dans des univers différents aux ramifications multiples nous offre la possibilité de nous plonger dans un monde riche, passionnant mais aussi terrifiant, et ceci sans jamais nous lasser.

« Sacré pisteur que ce Meyer, qui traque sa proie sans jamais la lâcher, jusqu'à la dernière page. » (Télérama Christine Ferniot)

 

Ce que j’ai moins aimé :

Plus de 700 pages, c’est lourd à transporter…

 

Premières phrases :

« Ismail Mohammed dévale le Heiliger Lane. Les plis de sa galabiyya blanche s’envolent à chaque foulée ; le col mao est ouvert, comme le veut la mode. Terrifié, il agite les bras pour garder son équilibre. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  13 heures de Deon MEYER

Autre :  Disgrâce de J.M. COETZEE

 

D’autres avis :

Blogs : Cathulu

Presse : Le figaro  Télérama Jeune Afrique   Lire 

 

A la trace, Deon Meyer, Traduit par Marin Dorst, Seuil Policiers, février 2012,  736 pages, 22.9 € 

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