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litterature amerique du sud

Le rêve du jaguar de Miguel BONNEFOY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Et si les souvenirs d’un pays tenaient dans les veines d’une famille ?"

Tout commence à Maracaibo. Une mendiante, muette et invisible au monde, trouve un nourrisson abandonné sur les marches d’une église. Ce bébé, c’est Antonio. Et de cette première scène quasi biblique, naît une fresque romanesque aux allures de légende. Antonio, le garçon de rien, deviendra un chirurgien émérite marié à Ana Maria, la femme médecin — pionnière, rebelle, solaire. Leur fille s’appellera Venezuela, comme un cri d’amour à leur pays, mais aussi comme une promesse d’exil. Et au milieu de ces vies : la dictature, les espoirs, la jungle, la ville, la révolte.

Ce que j'ai aimé :

"Si tu veux devenir écrivain, parle avec ceux qui ne le sont pas." conseille un personnage à Cristobal qui souhaite devenir romancier. En incarnant la grande histoire dans l'intime, le récit se fait poétique sans jamais être prétentieux, politique, mais toujours profondément humain. Au fil des pages et aventures, se font entendre les cris de la rue, le bruissement des arbres, les soupirs des cœurs amoureux et les voix des ancêtres.

Le souffle romanesque de cette saga familiale vibrante est marquant, on lit ce roman comme on écouterait un conte au coin du feu — envoûté, suspendu, le cœur tambourinant parce que Bonnefoy a ce don rare : celui de raconter l’intime avec l’ampleur de l’épopée.

"Lire, ce n'est pas voyager. Les pages ont l'immobilité du métal et de l'agate. Cristobal s'attelait à ces royaumes pétrifiés, plongé dans leurs géométries d'encre et de grain, se perdant dans ses labyrinthes pour mieux se retrouver, se heurtant chaque fois aux mêmes mâts de leur beauté. C'est là que réside la fondation invariable des hommes, la part de refuge où se reposer du chaos, un havre sans départ ni exil. Les romans sont une île entourée de terre."

Bilan :

Un récit ample, fiévreux, d'une beauté brute, porté par une plume qui fait vibrer les mots...

Présentation de l'éditeur : Payot et rivages

Du même auteur Sucre noir ♥ ♥ ♥ ♥ ; Héritage ♥ ♥ ♥ ; Le voyage d'Octavio ♥ ♥ ♥ ♥

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Tarentule de Eduardo HALFON

Publié le par Hélène

♥ ♥

Dans ce récit autofictionnel Eduardo Halfon revient sur un épisode marquant de son adolescence. En 1984, alors qu'il vit aux États-Unis, ses parents l'envoient, avec son frère cadet, dans un camp de survie pour enfants juifs, situé au cœur de la forêt de l'Altiplano guatémaltèque. Ce camp, censé renforcer leur identité juive, prend une tournure sinistre lorsque les encadrants transforment l'expérience en une simulation de camp de concentration nazi. Les enfants sont contraints de porter des étoiles jaunes, de subir des brimades et des humiliations, recréant ainsi les conditions de détention des camps nazis. "Ils doivent apprendre le plus tôt possible, a-t-il ajouté, que tous les autres sont antisémites, que le monde entier tourne autour de cette haine immémoriale."

Ce que j'ai aimé :

Le roman explore comment un événement traumatisant de l'enfance peut resurgir des décennies plus tard, influençant la perception de soi et du monde. Halfon interroge aussi son identité juive et guatémaltèque, confronté à des traditions imposées et à une histoire familiale complexe. De fait, le récit oscille entre souvenirs personnels et éléments fictionnels, brouillant savamment les frontières. 

Le roman alterne entre le récit de l'expérience vécue dans le camp et des réflexions de l'auteur adulte, des années plus tard. Des rencontres fortuites, notamment à Paris avec une avocate passionnée de Salinger et à Berlin avec un ancien instructeur du camp, permettent à Halfon de revisiter et de recontextualiser cet épisode de son passé.

 

Présentation de l'éditeur : Editions la table ronde

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La servante et le catcheur de Horacio Castellanos Moya

Publié le par Hélène

Salvador, fin des années 70. Une guerre civile entre une junte militaire sanguinaire et une guérilla marxiste déchire le pays. Le Viking est un ex-catcheur professionnel qui travaille dans les troupes de la police politique. Il souffre d'un ulcère mais tente malgré tout de faire bonne figure auprès de ses supérieurs et collègues, insistant pour participer à une opération qui consiste à enlever un jeune couple de subversifs et les transférer dans les cachots du Palais Noir de la répression. Le lendemain María Elena vient pour la première fois faire le ménage chez les petits-enfants de ses anciens patrons. Le jeune couple a disparu. María Elena se met à leur recherche avec l’intuition qu’il leur est arrivé quelque chose de grave. Elle pose des questions dans le quartier et se souvient qu’elle a jadis été courtisée par le Viking au moment où il surveillait son ancien patron. Elle décide de lui demander son aide. Le hasard la fera assister à des détentions brutales, à des émeutes estudiantines où elle croira reconnaître un regard familier. Son angoisse ne fera que croître à mesure qu’elle comprendra la situation et sera amenée à se poser des questions sur la situation de sa fille et de son petit-fils.

Ce que j'ai aimé :

Les personnages sont antithétiques, symboles des réactions que chacun peut avoir face à l'oppression : le Viking se transforme en un être violent sans vergogne au service du pays, et Maria Elena, est l'incarnation de l'innocence, qui s'inquiète juste de la disparition d'un couple. Mais la terreur s'immisce même dans le quotidien des êtres innocents qui tentent de rester à l'écart de cette violence. L'auteur ne prend pas parti, il se contente d'exposer les faits à travers ces personnages ordinaires emportés presque malgré eux dans une spirale infernale.

Ce que j'ai moins aimé :

Cette guerre civile est une plongée en enfer avec ses violences extrêmes et ses brutalités choquantes. Si le personnage d'Elena allège au début cette atmosphère oppressante, elle se trouve rapidement prise dans les rets à son insu.

Bilan :

Un roman fort !

Présentation de l'éditeur : Editions Métailié

Du même auteur : Le bal des vipères

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Dans la ville des veuves intrépides de James CANON

Publié le par Hélène

♥ ♥

En 1992, le jour où les guérilleros débarquent dans le village de Mariquita et réquisitionnent tous les hommes, la vie de ce petit village de Colombie change irrémédiablement. Les femmes doivent s'organiser pour survivre sans les hommes. Si dans les premiers temps elles ont tendance à se laisser vivre, elles prennent  vite le contrôle de la situation sous l'égide de Rosalba, auto-proclamée maire.

Ce que j'ai aimé :

Teinté de cette atmosphère si particulière des romans d'Amérique du Sud, le roman nous plonge dans une originalité dépaysante.

A travers le portrait de quelques hommes intercalés entre les chapitres consacrés au village, une dénonciation sans appel de la guerre et de sa violence se dessine ainsi qu'un appel à la tolérance et à la différence.

Ce que j'ai moins aimé :

Trop de personnages défilent, très rapidement, si bien que finalement nous n'avons le temps de nous attacher à aucun.

Bilan :

Mitigé...

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

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Le voyage d'Octavio de Miguel BONNEFOY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Octavio est un analphabète vénézuélien qui fait partie d'une bande de brigands. La belle Vénézuela entreprend de lui apprendre à lire et écrire et un nouvel univers s'offre à lui. Mais  les évènements risquent de les éloigner quand Octavio débute un grand voyage.

Ce premier roman de Miguel Bonnefoy à l'univers si particulier est agrémenté de personnages mythiques au charme indéniable. A la fois conte, récit de voyage, aventures poétiques, son lyrisme nous emporte vers des rivages enchantés. 

"Sa peau prit une couleur de sable, comme si on l'avait taillée dans un bloc de quartz. Aux hommes, il ne racontait jamais son histoire. Il évitait la compagnie des bavards, préférant celle des perdrix et des ramiers, dans l'ombre vaste des samanes. A l'aube, il marchait dans les rues en quête d'un bonheur. AU crépuscule, il se trainait jusqu'à un abri que la charité lui avait offert. Il avait cette attitude recueillie, désœuvrée. La nuit, il ne rêvait pas."

"La terre était noire, lourde, grasse. Des hectares entiers séchaient au vent, fertiles et épais, que personne ne cultivait. Octavio y lisait là l’oiseau à la trace de ses pattes, la souris à ses débris, la mule à l’empreinte du sabot. Il voyait le sillon d’herbes que laissait le cheval dans sa marche du pré à l’écurie. Plus loin, entre les pins, des fougères étaient couchées par des couples pendant l’amour, des prénoms gravés sur l’écorce des hêtres et des arbres à pluie, aux coupes vastes et étranges, peignaient leurs ombres sur les pâturages. Effacés par le vent, des dessins sur le sable faisaient comme un retour aux premiers gestes, à l’encoche taillée, à la corde nouée. Un retour à un monde où l’on désignait les choses en les pointant du doigt et où l’on comptait les heures au déplacement de la lumière."

Ce premier roman a remporté de nombreux prix, parmi lesquels le prix de la Vocation et le prix Fénéon.

 

Présentation de l'éditeur : Rivages poche

Du même auteur : Sucre noir ♥ ♥ ♥ ♥ ; Héritage ♥ ♥ ♥

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Héritage de Miguel BONNEFOY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Dans cette saga familiale épousant le destin des Lonsonier, arrivés du Jura et exilés au Chili, Miguel Bonnefoy nous livre un peu de sa propre histoire familiale, à travers le destin de son arrière grand-père et de son père, révolutionnaire d'extrême gauche. Tout commence quand le patriarche s'installe à Santiago du Chili à la fin du XIXème siècle : il replante les pieds de vignes malmenés en France par une maladie, se marie, a trois enfants. Eclate alors la première guerre mondiale, et dans les tranchées de 14-18,  se croisent différents destins, quelquefois similaires, alors qu'ils sont quelquefois face à face. 

Ainsi, qu'il s'agisse de Lazare, de Margot, sa fille férue d'aviation ou encore de Ilario Da son fils, chacun se trouvera face à un dilemme, une interrogation qui déterminera la courbe des autres générations.

Miguel Bonnefoy a souhaité exhumer l'histoire des français au Chili ballotés entre deux cultures pour aussi mettre l'accent sur notre statut d'exilés : certains français ont eux aussi été "transplantés", migrants, ils ont connu les souffrances du déracinement. Il balaie le siècle et ses évènements marquants, oscillant entre l'histoire française et chilienne par le biais de personnages attachants.

Ce que j'ai moins aimé :

Ce qui est particulier dans les romans de Bonnefoy est qu'il choisit de nous raconter ce qui s'apparente à des "sagas familiales" mais ramassées en quelques pages, rapidement, quand nous, lecteurs sommes habitués aux pavés, voire même à une histoire courant sur plusieurs tomes. Ici 100 ans tiennent en 250 pages.

Cela peut créer une frustration, j'aurais personnellement aimé vivre plus longtemps aux côtés de ces personnages, et je me demande s'ils vont autant me hanter que si je les avais suivi plus longtemps...

 

 

Du même auteur : Sucre noir

Présentation de l'éditeur : Payot et rivages

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

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Sucre noir de Miguel BONNEFOY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

"Parce que tu es la seule personne au monde qui ait failli m'exploser le cœur en m'effleurant la tempe. "

Dans un village des Caraïbes, une légende prétend que le butin du Capitaine Henry Morgan se cache quelque part sur les terres proches de celles de la famille Otero. Ainsi, les chercheurs de trésors se succèdent, avides de rencontrer la fortune. Parmi eux, Severo Bracamonte, qui se présente un beau matin chez les Otero et conquiert le cœur de la jeune Serena, l'héritière de la plantation de cannes à sucre des Otero. Elle-même est à la recherche d'un autre trésor qu'elle croit reconnaitre sous les traits de Severo. Mais tout trésor ne risque-t-il pas de se transformer en mirage issu de notre imagination ?

Dans ce conte au souffle narratif puissant, les êtres sont malmenés sur plusieurs générations par un destin qui se joue de leurs aspirations, et les enjoint au fil des années à retrouver l'essentiel sans se perdre à courir après des chimères... Bercés par des rêves de fortunes, en risquent-ils pas de voir le temps s'évanouir avant d'avoir pu profiter de cette vie si courte ?

A travers des personnages puissants, Miguel Bonnefoy nous offre une fable incarnée !
 

Présentation de l'éditeur : Rivages poche

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

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La maîtresse de Carlos Gardel de Mayra SANTOS-FEBRES

Publié le par Hélène

♥ ♥

En 1935, le grand Carlos Gardel, icône du tango au sommet de sa gloire, séjourne le temps de quelques concerts à San Juan de Porto Rico. C'est là que la jeune Micaela le rencontre, alors qu'elle aide sa grand-mère guérisseuse : les deux femmes sont appelées auprès du chanteur pour le soulager d'un mal qui le ronge. Cette rencontre éloigne pour un temps la jeune fille de sa passion pour la botanique et de ses études pour entrer à L'Ecole de médecine tropicale. La découverte de son désir, du plaisir érotique l'attache aux pas du grand artiste.

Quelques mois plus tard, le grand Gardel périt dans un accident d'avion, suivi de près par la grand-mère de Micaela. La jeune femme, forte de son expérience, suit son destin et tentant de tenir la promesse faite à sa grand-mère, cherche à échapper à son milieu en se consacrant à ses études de médecine. Elle entremêle savamment la culture de guérisseuse de sa grand-mère aux enseignements reçus.

"Et j'ai pensé au savoir de ma grand-mère. A la façon dont le mangé coolie arrête saignements, herbe aux vers chasse les parasites du corps, dont l'aneth tire le lait des poitrines les plus arides ; dont la feuille de dartrier assèche les tumeurs. En revanche, à l'école, tout n'était que vinblastine, vincristine, tannine, alcaloïdes et produits chimiques finalement également tirés des plantes ; mais d'une autre manière."

Dans ce beau roman, toute la tristesse du tango transparaît à travers l'histoire de cette jeune fille. Oscillant entre tradition et modernité, la jeune Micaela devra faire des choix, notamment durant ses recherches autour d'Enovid, la pilule contraceptive dont le berceau fut Porto Rico. Hantée par l'élan fulgurant vécu auprès de Gardel, son destin est porté par la même passion dévorante, nécessitant des sacrifices et teintant sa vie de mélancolie.

Dans l'ombre de Gardel, Mayra SANTOS-FEBRES nous chante une romance intense teintée de tristesse, à l'image de la chanson "Volver" du grand Carlos :

"Volver...
Con la frente marchita
La nieve del tiempo
Platearon mi sien.
Sentir...
Que es un soplo la vida
Que veinte años no es nada
Que febril la mirada
Errante entre la sombra
Te busca y te nombra.
Vivir...
Con el alma aferrada
A un dulce recuerdo
que lloro otra vez. "

"Revenir,
Avec le front marqué
La neige du temps
Plaquée sur mes tempes.
Sentir..
que la vie n'est qu'un souffle,
Que vingt ans ne sont rien,
Que mon regard fébrile,
Errant dans l'ombre,
Te cherche et dit ton nom.
Vivre..
Avec l'âme enchaînée
A un doux souvenir,
Que je pleure à nouveau.
J'ai peur de la rencontre
Avec ce passé qui revient
Défier ma vie. "

 

Présentation de l'éditeur : Zulma

 

D'autres avis : Babélio

Merci à l'éditeur.

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Ne m'appelle pas Capitaine de Lyonel TROUILLOT

Publié le par Hélène

"Ne m'appelle pas Capitaine. N'en déplaise aux poètes, mes chagrins jamais n'ont eu le pied marin."

Aude, jeune journaliste, décide d'enquêter sur le Morne Dédé, un quartier populaire de Port-au-prince qui a accueilli les opposants pendant l'époque de la dictature. On lui conseille alors de s'adresser au Capitaine, un vieil homme considéré comme la mémoire du quartier. La rencontre entre cette jeune femme, bourgeoise peu habituée à sortir de sa bulle dorée et ce vieil homme profondément marqué par la vie s'avèrera enrichissante pour les deux.

Aude jette un autre regard sur le milieu d'où elle vient, qui s'enrichit sur les pauvres gens, et peu à peu elle gagne en humanité, tout comme ce Capitaine, froid au premier abord, mais dont l'histoire éclaire le caractère.

"Des mots, des expressions avec lesquels j'ai grandi viennent cogner à mes oreilles. Mon dictionnaire de citations, comme me le reprochait Capitaine. Mais on ne garde pas les choses pour les prolonger. On a besoin, pour être soi, pour faire le tri qui nous fonde, d'un musée des horreurs ou bien d'un repoussoir."

Ce que j'ai moins aimé : texte exigeant, assez monolithique, il faut se laisser porter par ses mots.

 

Présentation à l'éditeur : Actes Sud

Du même auteur : La belle amour humaine

 

Ne m'appelle pas capitaine, Lyonel Trouillot, Actes Sud, août 2018, 160 p., 17.50 euros

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Avant que les ombres s'effacent de Louis-Philippe DALEMBERT

Publié le par Hélène

Ruben Schwarzberg est né dans une famille juive polonaise en 1913. Son histoire se déroule dans ce contexte mouvementé de l'entre-deux guerres : son enfance et ses études à Berlin, la nuit de pogrom du 9 novembre 1938, son internement à Buchenwald, son séjour dans le Paris de la fin des années trente, où il est recueilli par la poétesse haïtienne Ida Faubert, et, finalement, son départ vers sa nouvelle vie, Haïti ! En effet, le vote par l’État haïtien, en 1939, d’un décret-loi autorisant ses consulats à délivrer passeports et sauf-conduits à tous les Juifs qui en formuleraient la demande lui permet de gagner cette terre promise en tant que médecin.

Ce que j'ai moins aimé : J'ai trouvé ce roman lassant, il m'a été impossible de m'attacher aux personnages, et j'ai fini par succomber à un ennui latent... J'ai regretté que la partie sur Haïti soit aussi rapide.

 

Présentation de l'éditeur : Sabine Wespieser Editeur ; Points

D'autres avis : Aifelle ; Luocine ; Ys ; et sur le site des éditions Points.

D'autres roman sur Haïti : Tonton Clarinette de Nick Stone ; Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain ; La belle amour humaine de Lyonel Trouillot ; Danser les ombres de Laurent Gaudé ;

 

Sélectionné pour le Prix du meilleur roman Points

 

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