Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

poesie etrangere

Printemps des poètes

Publié le par Hélène

« Feuilles bruissantes »

Quand se dessine,
dans le ciel blême,
le tremblement des peupliers,
je suis
dans la respiration des feuilles bruissantes,
fraîcheur
et frisson de lumière.

Novella Cantarutti 1920-2009 Ultima stella, Éditions fario, 2021

Publié dans Poésie étrangère

Partager cet article
Repost0

Habitant de nulle part Originaire de partout de Souleymane DIAMANKA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Je ne suis qu'un pauvre artiste au service de la beauté
Marchand de sentiment et de moment d'humanité "

Ce volume se compose des textes de l’album L’Hiver peul album de slam mais aussi de nombreux poèmes inédits de Souleymane Diamanka.

D'originaire peule, le slameur perpétue sa tradition poétique orale tout en incluant la culture occidentale. Les deux se mêlent et s'entremêlent pour former un métissage poétique fulgurant.

"La nuit la poésie se fabrique des ailes
En nouant les plumes de ses auteurs les unes aux autres
Je suis venu avec les mots et les sourires
De toutes les muses du monde et je suis sous vos ordres

J’entends d’ici le médicament contre la peur
Le tam-tam tribal peul qui bat dans le lointain
Il dit : « À demain matin, l’étoile est dans ta main
Le soleil s’est juste couché, il ne s’est pas éteint.
" (Poésie de nuit)

Ses textes universels parlent d'amour, et invite à connaître l'autre pour plus de tolérance. Un artiste à découvrir !

Présentation de l'éditeur : Points

Je vous invite à l'écouter, sa voix profonde nous enracine encore davantage dans ses traditions :

Publié dans Poésie étrangère

Partager cet article
Repost0

L'éphémère 88 plaisirs fugaces, anthologie établie par Bruno DOUCEY et Thierry RENARD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Il s'agit surtout de passionner le temps" Vladimir Jankélévitch

L’ comme L’instant, E comme Envol, P comme Passion, H comme Humanité… C’est sur le mode d’un acrostiche que les Éditions Bruno Doucey ont conçu l’anthologie de la 24e édition du Printemps des Poètes. L’éphémère et son unique voyelle invoquée quatre fois, l’inachevé, le fugace, le passager… Sans omettre ces insectes qui ne vivent qu’un jour, l’enfance et ses changements incessants, la brièveté de la vie humaine au regard des temps géologiques, la mémoire en lutte contre l’effacement, le rêve plus insaisissable que l’oiseau, la neige qui renvoie le monde à son impermanence. Bien sûr il y a l’envers de toute chose : l’éternité et le « dur désir de durer » dont parle Éluard, la mort seule immortelle. Mais reconnaissons-le, l’éphémère est avant tout une invitation à vivre pleinement le peu de temps qui nous est donné. Ici et maintenant. Et sans attendre !

88 poètes parmi lesquels :

Katerina Apostolopoulou, Margaret Atwood, Édith Azam, Nawel Ben Kraïem, Hélène et René-Guy Cadou, Louis‑Philippe Dalembert, René Depestre, Ananda Devi, Patrick Dubost, Jin Eun-young, Nancy Huston, Charles Juliet, Yvon Le Men, Jean-Michel Maulpoix, Hala Mohammad, Ada Mondès, Paola Pigani, André Velter, Sapho, Fabienne Swiatly, Carmen Yáñez, Hyam Yared...

 

L’instant éternellement présent

Épingle ses éclats

Propulse les écueils

Habite les saisons

Efface peu à peu

Mon texte jamais écrit

Et pas un seul mot

Rien ne le retiendra

Encre sur la paume

      au creux du temps

Acrostiche réalisé à partir de fragments de poèmes de : André Velter, Murielle Szac, Imasango, Albane Gellé, Samantha Barendson, Marianne Catzaras, Thierry Renard, Jeanne Benameur, Louise Dupré, Stéphane Juranics

 Présentation de l'éditeur : Bruno Doucey

Quelques morceaux choisis :

 

Partager cet article
Repost0

Aller simple de Erri DE LUCA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

L'aller simple est celui des émigrés qui tentent de rejoindre le sol italien, en devant affronter la faim, la violence de la nature, les passeurs. La violence est leur quotidien, ponctué quelquefois de quelques éclats de lumière. Et tout à coup, entre les interstices du désespoir, la lumière jaillit malgré tout...

"Nous sommes les innombrables, redoublés à chaque case d’échiquier,
Nous pavons de squelettes votre mer pour marcher dessus.

Vous ne pouvez nous compter, une fois comptés nous augmentons
fils de l'horizon, qui nous déverse à seaux.

Nous sommes venus pieds nus, sans semelles,
et n’avons senti ni épines, ni pierres, ni queues de scorpions.

Aucune police ne peut nous opprimer
plus que nous n’avons déjà été blessés.

Nous serons vos serviteurs, les enfants que vous ne faites pas,
nos vies seront vos livres d’aventures.

Nous apportons Homère et Dante, l‘aveugle et le pèlerin,
l’odeur que vous avez perdue, l’égalité que vous avez soumise."

*

"en plein été nous devinmes de la brume coralline.

La musique jouée et tant chantée nous retenait en abs autour des feux de campements,

haie d'accordéons et de danses,

la musique inventée tous les soirs du monde

ne nous laissait pas partir.

Nous qui jouions sans partition, nous fûmes enfermés derrière les lignes de la portée en fil barbelé."

*

"L'humanité sera rare, métisse, bohémienne

et elle ira à pied. Elle aura pour butin la vie

la plus grande richesse à transmettre à ses fils."

"Une seule guerre fut juste, et aucune autre,

celle de Toire : deux peuples en armes

pour celui des deux qui devait garder la beauté. "

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur : Trois chevaux  ♥ ♥ ♥ ♥ ;  Le jour avant le bonheur ♥ ♥ ♥ ♥, Le contraire de un ♥ ♥ ♥ ♥ (Nouvelles)  ; Le poids du papillon ♥ ♥ ♥ ; En haut à gauche ♥ ♥ ♥ (Nouvelles) ;  Montedidio ♥ ♥ ; La parole contraire ♥ ♥ ♥ ; Le plus et le moins  ♥ ♥ ♥ ; Impossible  ♥ ♥

Publié dans Poésie étrangère

Partager cet article
Repost0

Printemps des Poètes 2019

Publié le par Hélène

"J’ai vu une enfance violentée rêver devant un amandier en fleurs.
J’ai vu un homme emprisonné retrouver souffle à la lecture d’un poème.
J’ai vu le ciel déverser des tonnes d’azur sur nos morts.
J’ai vu la neige brûler moins que les larmes.
J’ai vu le soleil consoler un coquelicot, et réciproquement.
J’ai vu un arc-en-ciel en cavale sous l’orage.
J’ai vu un ange noir chanter sous les étoiles.
Et je n’ai trouvé qu’un mot pour dire cela qui transcende le chaos, l’éphémère et la joie mêlés de nos vies : LA BEAUTÉ.

J’entends Aragon, immortalisé par Ferré : Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses. J’entends Eluard : J’ai la beauté facile, et c’est heureux. J’entends Char bien sûr : Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté. Mais aussi ces innombrables voix de poètes qui ne cessent d’extraire la beauté ensauvagée du monde.

Et comme pour donner raison à ce thème du Printemps des Poètes, Enki Bilal accepte d’en signer l’affiche tandis qu’un faon traverse la tempête à l’instant sous mes yeux."

Sophie Nauleau, 13 mai 2018.

Pour le programme, c'est ICI

Partager cet article
Repost0

Poèmes de William WORDSWORTH

Publié le par Hélène

"C'est un soir calme et libre, et d'infinie beauté,
L'heure sacrée est muette comme une nonne
Eperdue d'adoration; l'astre rayonne,
Epanoui, sombrant dans sa tranquillité."

Tel Chateaubriand aimant se réfugier au sein d'une nature consolante, Wordsworth a laissé sa marque dans la littérature romantique européenne. Au gré de ses promenades le poète glane des beautés éphémères, s'émerveille devant le monde et la nature qui l'entoure. Il s'émerveille devant un papillon, une jonquille, et chante la vie simple, le réconfort dans la nature, dans sa région du Lake District.

"Un langage fidèle à la chose observée, mais libre de liens trop naturalistes, trop prosaïques, vivifie, magnifie, tout en lui gardant silhouette et lignes précises, voire en la canalisant, l'émotion toujours fraiche qu'il éprouve devant l'inépuisable beauté du monde." Préface de François-René Daillie

Région du Lake District ; Tribune de Genève

Néanmoins, il se démarque des romantiques en ne semblant pas souffrir du "mal du siècle." Au contraire, ses sonnets chantent la joie de vivre :

"Comme il est doux, quand la fantaisie à son gré

Berce l'esprit rétif, de flâner dans les bois !

Un lien ancien, rempli d'oiseaux aux mille voix,

Grands arbres, berceaux de verdure et fleurs des prés,

 

Rose sauvage à cloche-pied sur l'aubépine,

Telle une fille hardie qui joue des tours badins

Les semaines de fête avec des baladins, -

Leste sur la tête du Clown. Et qui taquine

 

La foule au-dessous d'elle. En vérité, je crois

Qu'un tel lieu est pour moi comme un rêve parfois,

Carte du monde entier : par l'oreille et les yeux

 

Entrent tant de pensées, une telle clarté

De toute chose, qu'à la fin, épouvanté,

Je bondis hors de ce courant délicieux."

Il chante aussi son amour pour sa soeur, son double spirituel et ses vers résonne longtemps dans le coeur du lecteur...

 

Présentation de l'éditeur : Poésie Gallimard

 

Le mois anglais

 

Publié dans Poésie étrangère

Partager cet article
Repost0

Le livre errant de Jean-Marie KERWICH

Publié le par Hélène

"On dit que je suis poète : c'est une erreur, c'est mon âme qui tient par un fil à la boutonnière de mon vieux manteau."

"Je suis le livre errant, le livre sans auteur", nous dit-il. Au gré du vent, ce livre errant nous livre sa prose poétique, s'adressant à nous, êtres de chair et de sang terrés dans nos vies trop bien rangées. Il raconte sa quête spirituelle et poétique en malaxant les mots comme de la glaise pour créer une oeuvre ronde, entière, mais qui ne se laisse nullement circonscrire tant elle répond à la définition même de la poésie qui n'est que liberté.

Jean-Marie Kerwich est aussi atypique que sa poésie : né à Paris dans une famille de gitans piémontais, il part ensuite avec sa famille au Canada où elle reste 17 ans et fonde un petit cirque ambulant. Contraint de renoncer à la vie nomade, Jean-Marie Kerwich travaille à contrecoeur dans les cabarets mais les poèmes viennent à lui, comme une offrande.

Ce cadeau, il nous l'offre en ce recueil qui parle à l'errance qui est en nous...

 

Présentation de l'éditeur : Mercure de France

Vous aimerez aussi : les textes de Christian BOBIN

 

Le livre errant, Jean-Marie KERWICH, Mercure de France, 2017, 92 p., 10 euros

 

Publié dans Poésie étrangère

Partager cet article
Repost0

Printemps des poètes - Jim Harrison

Publié le par Hélène

Crépuscule

 

Pour la première fois

là, dans le très lointain

il vit son crépuscule

développer la verte colline

où naissent trois rivières,

glisser en bas vers lui

d'arbre en arbre jusqu'au

maris aux myrtilles où il cessa,

il dit pars, pas maintenant,

pas pour cette heure encore.

 

Tiré du recueil L'éclipse de lune de Davenport de Jim Harrison.

Publié dans Poésie étrangère

Partager cet article
Repost0

Printemps des poètes - Akendengué

Publié le par Hélène

Gabon, Libreville, 2001

Gabon, Libreville, 2001

Publié dans Poésie étrangère

Partager cet article
Repost0

Printemps des poètes - 120 nuances d'Afrique

Publié le par Hélène

L'éphémère et la silhouette de Mariem Mint Derwich

 

Je te danserai l'éphémère sur la dune endormie

L'imperceptible de la trace

Le vent qui efface, caresse chuchotée,

Les notes envolées, fugitives des histoires d'antan

 

Je te danserai la lumière de la lune

La lumière tremblotante

Au feu assoupie,

Ce que murmure l'homme quand il rêve

 

Je te danserai les palmiers au ciel découpés

Le nuage dans le regard des bergers,

Les gestes esquissés et qui s'en sont allés,

La paume au sol posée, disparue

 

Je te danserai l'entre souffle,

Les crépuscules, l'instant parfait,

La plénitude d'ici

Quand d'autres parlent de demain

 

Je te danserai l'ailleurs, l'horizon en renaissance,

Le lieu secret de l'homme qui s'expire,

Il y aura cet à peine visible,

Silence

 

Je te danserai les pistes et les déserts,

Un mot balbutié sur la paupière de la nuit,

Que tout s'enfuit, que tout reste,

Qu'il n'est de battement que celui que l'on porte

 

Je te danserai la flamboyance de la mer,

La goutte d'eau puisée,

La vague qui fait les mondes,

L'empreinte de ton pied sur le sable mouillé

 

Je te danserai les brumes qui rendent aux yeux la fulgurance,

Les silences des choses, les chants des mondes,

Les animaux de l'aube et les premiers frisson,

La beauté de ce qui est et la silhouette tremblée de toi homme

 

Je te danserai les couleurs à peine rencontrées,les livres qu'on n'écrira jamais,

La poésie enfermée dans la main,

Les mots,et les oiseaux la trace et le rien

 

Et, au milieu de la nuit du monde,

L'heure bleue, celle des hommes en prières,

L'immensité de ce qui s'écoute,

 

Je te danserai l'éphémère et la silhouette...

 

Mariem Mint Derwich L'éphémère et la silhouette, texte inédit, 2016

 

Poésie tirée de 120 nuances d'Afrique

 

 

 

 

Publié dans Poésie étrangère

Partager cet article
Repost0

1 2 > >>