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Le club Jane Austen de Karen Joy FOWLER

Publié le par Hélène

                                                club jane austen

♥ ♥ 

"Ce qui compte, c'est la simple habitude d'apprendre à aimer." (Jane Austen)

 

L’auteur :

 

Karen Joy Fowler est une écrivain américaine.

 

L’histoire :

 

La Californie, par un été caniculaire. Les grandes et les petites histoires d'un club singulier qui compte six membres. Soit un pour chaque livre de Jane Austen. Car, comme d'autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l'oeuvre de la plus grande romancière anglaise.  

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le prétexte du club de lecture offre une structure au roman : une réunion a lieu tour à tour chez un membre du comité de lecture pour parler d’un roman précis de Jane Austen. Ce chapitre est alors l’occasion de découvrir le passé de celui qui accueille les autres, par des flashbacks sur certaines parties de sa vie.

 

-          L’étude des sentiments des personnages est fine, ils sont tous attachants et leurs histoires banales sont tout aussi passionnantes que les intrigues créées par Jane Austen.

 

« Chacun était un monde en soi, minuscule mais complet » dit un des personnages en parlant des petites nappes d’eau (p.273), mais cette réflexion pourrait aussi s’appliquer aux personnages de ce roman.

 

Ils sont tous confrontés à la difficulté d'aimer et à ses corollaires.

 

-          C’est un roman plutôt optimiste, au ton gai, denrée rare de nos jours. Une clarté crépusculaire émane de ces pages, et éclaire ensuite notre quotidien d’un halo romanesque…

 

-          La fin est agrémentée d’un « guide du lecteur » : l’auteur répertorie d’abord les romans de Jane Austen en y adjoignant un bref résumé, puis elle retranscrit les réactions de la famille et des critiques littéraires ou écrivains et personnalités célèbres à la lecture des romans de Jane Austen, et enfin elle propose des questions pouvant être posées dans une discussion ayant pour objet son propre roman. Parmi celles-ci :

 

« Vous arrive-t-il de souhaiter que votre partenaire ait été écrit par un autre écrivain, que son dialogue soit meilleur, et sa manière de souffrir plus attrayante ? Quel écrivain choisiriez-vous ? » (p.333)

 

A méditer…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Les personnages sont seulement croqués  dans un instant de leur vie, on aimerait en connaître quelquefois davantage sur eux.

 

Premières phrases :

 

« Chacun de nous possède sa propre Jane Austen.

Celle de Jocelyn a écrit de merveilleux romans sur l’amour et l’art de faire la cour, mais ne s’est jamais mariée. C’est elle qui a eu l’idée du club et c’est elle qui a choisi les membres. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Le goût des pépins de pomme de Katharina HAGENA

 

Le club Jane Austen, Karen Joy FOWLER, traduit de l’anglais (EU) par Sylvie DOIZELET, Quai Voltaire,

 

Je remercie Caoline CHABOT des éditions de la Table Ronde pour cetet charmante immersion dans l'univers des sentiments...

 

D'autres avis chez : Allie, Karine,Manu...

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Nouvel an chinois

Publié le par Hélène

nouvelan_banniere.png

 

NOUVEL AN CHINOIS 2011
L'année chinoise du LAPIN DE METAL BLANC débute le 3 février 2011.

Le Nouvel An Chinois  农历新年 (nónglì xinnián) aussi appelé Fête du printemps 节(chunjié) ou Fête du Têt au Vietnam est la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier.

 

 

Voici quelques romans chinois que j'ai lus et appréciés :

 

Lao Che Les tambours : Dans la ville de Chongqing, livrée à la merci des bombardements japonais, le chanteur Baoqing tente de subvenir aux besoins des siens tout en surveillant le destin de Grace, sa fille adoptive. Mais si la jeune femme est déterminée à lutter contre la fidélité à un système qui la dégrade, c'est compter sans les réticences d'une société désespérément conservatrice. ¨Présentation de l'éditeur)

Chi Li Les sentinelles des blés : Contre l'avis de son mari, Mingli part pour Pékin à la recherche de sa fille adoptive, dont elle est sans nouvelles depuis trois mois.
A Pékin, cette quadragénaire rencontre ceux qui ont croisé Rongrong et découvre le vrai visage de sa fille, une personnalité qu'elle ne soupçonnait pas et qui correspond tellement à la Chine aventurière et affairiste d'aujourd'hui. Cet étonnant voyage à travers lequel Mingli tente de faire parler des inconnus, de les mettre en confiance en se livrant elle-même à quelques confidences, la renvoie peu à peu au socle de mémoire sur lequel s'est construite sa vie, et plus particulièrement à son enfance partagée avec Ruifang, la mère biologique de Rongrong, aujourd'hui perdue dans la folie.
Une mémoire au cours de laquelle brille l'icône des sentinelles des blés, ces graminées que le père de Mingli, un éminent agronome, leur avait appris à reconnaître et qui accompagnent cette histoire comme un leitmotiv poétique. Une très belle méditation sur le sens de la vie. Sans abandonner tout à fait le ton incisif qui a fait sa réputation, Chi Li parle ici avec mélancolie des destins qui divergent, de ce qui sépare les gens et des expériences communes qui les rapprochent. (Présentation de l'éditeur)

 

Qiu XIAOLONG : La danseuse de Mao

 

Dai Sijie Balzac et la petite tailleuse chinoise : En 1971, comme des millions d'autres jeunes citadins chinois, le narrateur et son ami Luo sont envoyés sur une haute montagne isolée voisine du Tibet, où ils seront "éduqués" par les paysans. Les adolescents ont trois chances sur mille de revenir un jour dans leur ville natale. Dans le village voisin, un autre jeune de la ville cache scrupuleusement une valise remplie de livres interdits : Balzac, Flaubert, Hugo, Kipling, Emily Brontë, Rousseau, Dostoïevski... Grâce à ces trésors, la ravissante petite tailleuse, jeune fille convoitée par tous, ne sera plus jamais la même. Écrit avec un accent de vérité confondant, un roman fort qui, tout en nous plongeant dans la Chine communiste, raconte une belle histoire d'amitié et d'amour, auréolée de la magie de la littérature. (Présentation de l'éditeur)

 

François CHENG Le dit de Tianyi : Alors qu'il se trouve en Chine, un énigmatique voyageur rencontre le peintre Tianyi, qu'il connaissait autrefois, et reçoit ses confessions écrites, celles d'un homme proche de la mort, vivant dans un hospice. Son récit s'ouvre sur une drôle d'histoire d'âmes errantes : Tianyi, est dans les années trente, un enfant de 5 ans qui décide de vouer sa vie à la quête de la beauté. Sa recherche esthétique l'amènera à découvrir la culture occidentale en même temps que la tradition picturale chinoise. Le récit se poursuit. Il embrasse un demi-siècle d'histoire. En arrière-plan défilent la guerre sino-japonaise, Paris dans les années cinquante où Tianyi part en exil, puis la révolution culturelle au moment du retour en Chine. Le Dit de Tyanyi est un livre bouleversant qui a connu un succès mondial. (Présentation de l'éditeur)

 

Gao XINGJIAN La montagne de l'âme : Dans les années quatrevingts, un homme s’embarque dans un long voyage pour fuir les troubles du Pékin communiste. Il suit la piste d’une mystérieuse montagne et traverse une Chine méconnue, infiniment riche, qu’il n’imaginait pas… À la recherche de luimême, son voyage est aussi spirituel et philosophique. Un roman poétique, teinté d’autobiographie, considéré comme l’un des chefs d’oeuvre de la littérature du XXe siècle. (Présentation de l'éditeur)

Publié dans Littérature Asie

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La danseuse de Mao de Qiu XIAOLONG

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥
Un roman policier chinois très original
L’auteur :
Qiu Xiaolong est un auteur chinois de romans policicers. Il est également poète, comme son personnage principal, l’inspecteur Chen.
L’histoire :

L'inspecteur principal Chen est contacté par une amie qui lui demande son aide. La petite fille de son amie est soupçonnée de détenir un document sur Mao, document que veut récupérer le secrétaire du Parti. En effet, les documents sur le « grand timonier » sont légion à cette période, l'image de Mao ayant souvent flétri par leur lecture.
Son enquête va mener Chen vers la révolution culturelle, et plus délicat, vers la vie privée de Mao lui-même.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le personnage de l’inspecteur Chen : fin gastronome et poète doué,  ce personnage donne à la fois de la profondeur et de la légèreté au genre policier.


- L’environnement dépaysant et un fond historique intéressant : le roman se déroule dans la Chine actuelle, mais il fait ici référence à la Chine des années 30, et également à la Révolution culturelle. Si la quatrième de couverture laisse supposer que nous sommes en présence d'un livre historique, voire politique, avec la mention de Mao, la lecture du roman nous détrompe bien vite. L'ensemble est léger, facile à comprendre, simplifié pour le lecteur lambda.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-      Un peu léger.

-      Une intrigue policière peu haletante..

 

Premières phrases :

 

  "L'inspecteur Chen Cao ne se sentait pas d'humeur à prendre la parole à la réunion d'études politiques du Comité du Parti. L'ordre du jour, l'urgence de bâtir la civilisation spirituelle en Chine, le laissait perplexe..."

 

Vous aimerez aussi :

 

 Du même auteur : De soie et de sang

Autre : Meurtres à Pékin de Peter MAY

 

La danseuse de Mao, Qiu XIAOLONG, Liana Levi, mai 2008, 368 p., 19 euros

POCHE : La danseuse de Mao, Qiu XIAOLONG, Points policier, avril 2009, 315 p., 7 euros

 

D'autres avis : Cathe,

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L'amour est une île de Claudie GALLAY

Publié le par Hélène

                                                amour est une ile

 ♥ ♥

 

L’auteur :

 

Claudie GALLAY est une écrivain français. Elle a publié son premier roman «L’office des vivants» en 2001.

 

L’histoire :

 

C'est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent sous un soleil de plomb, à la recherche des rares lieux où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la Jogar : devenue célèbre depuis qu'elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L'homme qu'elle a tant aimé, et qui l'a tant aimée, Odon Schnadel, a appris sa présence par la rumeur. Lui-même vit ici en permanence, entre sa péniche sur le fleuve et le petit théâtre qu'il dirige.

Cette année-là, avec sa compagnie, Odon a pris tous les risques. Il met en scène une pièce d'un auteur inconnu, mort clans des circonstances équivoques : un certain Paul Selliès dont la jeune soeur Marie - une écorchée vive - vient elle aussi d'arriver à Avignon, un peu perdue, pleine d'espérances confuses... ou de questions insidieuses. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Dés les premières lignes les phrases courtes de Claudie Gallay claquent et happent le lecteur dans leur ronde. Un monde se dessine, une atmosphère se crée, et le lecteur devient l’un des personnages, subissant comme eux la chaleur et la pesanteur de cet été 2003. Là est la grande force de Claudie Gallay : réussir en quelques mots  à planter un décor et à y installer confortablement son lecteur.

 

« Julie et les garçons ont réservé une table sous les platanes le long de la petite Sorgue. C’est une ruelle étroite, pavée, une des plus anciennes de la ville, autrefois un quartier de teinturiers. Ils boivent du punch antillais au goût de goyave, lait de coco, morceaux d’ananas, une ombrelle en papier plantée pour décor.

Ils trinquent à l’avenir.

Les tables autour d’eux sont toutes occupées.

Il fait trop chaud, l’eau de la Sorgue est croupie.

Des guirlandes de lumière sont allumées dans les arbres. Une foule bigarrée se déverse, au coude à coude. Des jeunes filles, en groupe, des femmes parées d’étoffes multicolores. On lèche des glaces, on choisit des crêpes, on mange en marchant, on regarde les autres. » (p. 71)

 

-          Chaque personnage porte en lui sa part de mystère, mystère qui se lève lentement au fil des pages.

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Je dois avouer avoir été lassée par les personnages que j'ai trouvé peu attachants, froids pour la plupart.

-          L’atmosphère est étouffante, les respirations sont rares si bien qu’au fur et à mesure de la lecture un trop plein s’est fait sentir…

 

Premières phrases :

 

« Il fait encore nuit et le fleuve est tranquille quand Odon Schnadel sort de sa péniche. Il tient un bol à la main. C’est son premier café, noir, brûlant. Il a mal au crâne. Il glisse deux aspirines dans le bol.

La chaleur est étouffante.

Des branches flottent, cassées plus au nord et charriées, apportées là, elles se confondent avec les eaux brunes. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 Ouragan de Laurent GAUDE

 

L’amour est une île, Claudie GALLAY, Actes Sud, août 2010, 350 p., 21.80 euros

 

Je remercie Clara pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

Elles l’ont lu aussi : Choco, Leiloona  

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Poulet aux prunes de Marjane SATRAPI

Publié le par Hélène

                                               POULET_AUX.jpg

 ♥ ♥ ♥

Prix du meilleur album au festival d'Angoulême en 2005

 

L’auteur :

Marjane Satrapi est une auteure de bandes dessinées d’origine iranienne. Poulet aux prunes devrait sortir au cinéma en octobre 2011, adapté par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.

L’histoire :

Un beau jour, Nasser Ali retrouve son tar cassé. Il a beau chercher un nouveau tar qui serait à la hauteur de l’ancien, rien n’y fait, les sons qu’il compose que les nouveaux tars restent discordants. Désespéré car la musique est toute sa vie, Nasser Ali décide de se laisser mourir.

Ce que j’ai aimé :

-          Marjane Satrapi analyse très finement les rapports humains, et l’histoire qu’elle nous offre ici reste universelle : un amour contrarié, un mariage convenu sans sentiments, un désespoir sans fond qui fait son lit de l’insatisfaction des uns et des autres…

 

-          Le point de vue adopté est celui de Nasser Ali mais à travers ses souvenirs et ses points de vue, un portrait en creux s’ébauche : celui d’un homme qui fait payer ses erreurs à ses proches et ne comprend pas que ceux-ci lui en veulent, un homme incapable de pardonner, un homme égoïste désespérément replié sur lui-même…

 

-          Une belle interrogation sur l’art transparaît en filigrane : faut-il être désespéré pour être doué ?

« Pour le commun des mortels, être musicien ou être clown, c’est du pareil au même. Ne t’en fais pas mon petit. Dis-toi que tu vis une véritable histoire d’amour. Mais bien sûr. As-tu déjà vu quelqu’un écrire un poème sur la femme qu’il a épousée et qui l’engueule quatre fois par jour ? Crois-tu que si Roméo et Juliette avaient fait six gosses ensemble, on aurait écrit un livre sur eux ? Tu souffres ! C’est pour ça que tu joues si bien maintenant ! « 

Ce que j’ai moins aimé :

-          Le désespoir de cet homme que rien ne sauve imbibe la bande dessinée d’une teinte très sombre.

Vous aimerez aussi :

Du  même auteur : Persépolis de Marjane SATRAPI

 

Poulet aux prunes, Marjane SATRAPI, L’association, 2007, 14 euros

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Là où vont nos pères de Shaun TAN

Publié le par Hélène

                                          laOuVont

  ♥ ♥ ♥ ♥ 

  Prix du meilleur album au festival d'Angoulême en 2008

    

L’auteur :

 

Shaun Tan est un auteur australien de bandes dessinées.

 

L’histoire :

 

Un homme quitte sa femme et sa fille pour s’embarquer vers un pays inconnu. Là-bas, tout lui est étranger et son adaptation n’est pas aisée dans un premier temps. Il va rencontrer d’autres émigrés, qui comme lui doivent s’adapter à l’ailleurs.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Là où vont nos pères est un album magnifique, et particularité originale, il est entièrement muet. Seuls les superbes dessins dans les tons sépia rendent compte de l’histoire émouvante de cet homme plongé dans un univers qui lui est totalement inconnu. Le trait des dessins sont  tellement précis qu'il m'est arrivé de me demander s'il ne s'agissait pas de portraits photographiques plutôt que de dessins... L O VO~1 

-          La façon de peindre ce monde incompréhensible aux yeux d'un étranger est elle aussi très originale : l'homme évolue aux côtés de créatures étranges, inconnues, et les moeurs de ses contemporains sont plus qu'intrigants. L'univers fantastique, onirique ainsi créé est déconcertant, fascinant... 

 

 laouvontnosperes.jpg

 

- Une merveille à découvrir sans tarder...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Quelquefois le dessin est resté hermétique à ma compréhension, l’auteur voulant sans doute faire ressentir au lecteur le trou noir devant lequel se tiennent certains étrangers face à un pays si différent du leur.

 

Vous aimerez aussi :

  

Le site officiel de Shaun Tan

 

Là où vont nos pères, Shaun TAN, Dargaud, mars 2007, 120 p., 15.95 euros 

 

 Ils l'ont lu : Keisha, Laurent, Théoma

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NonNonBâ de Shigeru Mizuki

Publié le par Hélène

                                            nonnonba.jpg

 ♥ ♥ ♥ ♥

 Prix du Meilleur Album à Angoulême en 2007.

  

L’auteur :

 

Shigeru Mizuki est un mangaka japonais. Il est spécialiste du manga d'horreur, se spécialisant dans les histoires de monstres et de fantômes japonais, avec des yōkai, tengu, kappa, etc..

 

L’histoire :

 

Nous sommes au début des années 1930, dans une petite ville de la côte ouest du Japon. NonNonBâ, une vieille dame mystique et superstitieuse, est accueillie dans la famille du jeune Shigeru. Encyclopédie vivante des croyances et légendes populaires de la région, elle abreuve l'imaginaire déjà débordant du garçon d'histoires de monstres et de fantômes. Les yôkaï, ces créatures surnaturelles qui peuplent l'univers des hommes, deviennent vite les compagnons de rêveries quotidiens de Shigeru, qui trouve en eux d'excellents guides pour visiter les mondes invisibles. Si ces voyages l'aident à fuir et à comprendre les émotions parfois compliquées qui naissent dans son coeur, ils embrouillent aussi considérablement sa vie quotidienne : il est déjà bien assez difficile de savoir à qui se fier sans que des monstres bizarres et malicieux viennent s'en mêler... (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          C’est à un voyage poétique et onirique auquel nous convie Shigeru Mizuki avec beaucoup de talent. Le jeune Shigeru de l’histoire évolue dans un univers douillet que viennent seulement troubler quelques yokaïs, petits êtres surnaturels, élèments fondamentaux de la tradition populaire japonaise. La vieille NonNonbâ connaît bien ces monstres étranges et ainsi elle peut repérer ceux qui sont dangereux (celui qui aide à tricher en classe, ou celui qui lèche la saleté par exemple, d'où la nécessité de rester propre...) et ceux qui sont davantage pacifistes, souvent des âmes errantes malheureuses.

- Le portrait de cette famille traditionnelle est haut en couleurs, conduit par un père utopiste.

  

" - C'est simple... En fait, tu n'as qu'à te figurer l'endroit où tu rêves d'aller.

- j'ai compris.

- Tu vois, Shigeru... Ce qui émeut les gens, ce n'est pas les choses telles qu'elles sont... Il te suffit de rêver à comment tu voudrais que ce monde soit, tu vois ?" (p. 187)

 

 ll décide un beau matin d'ouvrir un cinéma  :

 

"Je crois que c'est comme qui dirait ma mission, à moi qui ai acquis la culture de la capitale de faire découvrir et apprécier les nouvelles formes d'art aux habitants de notre province..." (p. 49)

 

Sa femme se dresse contre cette idée saugrenue en se demandant quand son homme sera enfin sérieux, avant de finalement accepter, "va donc comprendre quelque chose aux femmes" soulignera à cette occasion le petit frère de Shigeru (p. 76)...

 

  -          Les bagarres entre bandes rivales rythment l'enfance du jeune Shigeru et la transition vers l'adolescence se fait doucement par l'intermédiaire de jeunes filles qui l'acheminent vers des sujets plus graves que ces batailles rangées...

 

NonNonBa2.jpg

 

  "Il est temps maintenant de vous laisser découvrir NonNonBâ, ce petit bijou qui marie admirablement fantaisie et chronique familiale, et dont les particularités culturelles, pour aussi intéressantes qu'elles soient, deiennent vite secondaires face au caractère universel des sentiments qu'on y rencontre. Bonne lecture." (Introduction)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Le prix de l'album (28.50 euros)…

 

Vous aimerez aussi :

 

  - L'orme du caucase de TANIGUCHI

 

NonNonBa, Shigeru MIZUKI, Editions Cornélius, août 2006, 420 p., 28.50 euros

Nonnonbav_58486.jpg

Publié dans Manga - Manhwa

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Fais péter les basses Bruno ! de BARU

Publié le par Hélène

                                          faispeterlesbassesbruno.jpg

 ♥ ♥ ♥  

 Par le lauréat du grand prix Angoulême 2010

  

L’auteur :

 

Baru de son vrai nom Hervé Baruléa est un auteur français de bande dessinée.

 

L’histoire :

 

L'histoire commence dans un petit village africain. Ousmane Traoré, célèbre footballeur de passage au pays, repère un gamin doué d'un talent exceptionnel balle au pied. Le gamin s'appelle Slimane. Ousmane lui prédit un bel avenir sur les terrains de fouteballe, mais à une condition : qu'il accepte de faire le voyage en Europe. Et voilà comment Slimane se retrouve planqué dans la soute d'un avion, avant de sauter à terre à l'atterrissage et de se mettre à courir pour échapper aux flics. Il court, court, court sans s'arrêter, sur les voies du périph, à travers champs, il court à s'en faire péter le coeur. Et il devient... travailleur clandestin pour de rudes besognes. Pendant ce temps-là, Zizou sort de prison. Zizou ? Non, pas le Zinedine Zidane adulé des foules. Un autre Zinedine, lascar de banlieue coupable de quelques peccadilles. A peine dehors, il s'empresse de régler les affaires courantes : renouveler sa garde-robe et dessouder celui qu'il accuse de l'avoir fait coffrer. Ensuite, il décide de se consacrer à son grand projet : mettre la main sur un fourgon de la Brinks et ses 7 ou 8 millions, sans escorte, car à Noel ils sont en manque de personnel. Son coup ultime, « pour finir peinard, en attendant le cimetière, comme une retraite, quoi ». Le problème, c'est que Zizou a autant de cervelle que de scrupules. Pour réussir son coup, il a besoin d'aide... (Présentation de l’éditeur)

 

fais-peter-les-basses.jpg

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Je ne connaissais pas du tout cet auteur et ce fut une rencontre vivifiante et tonifiante par l’intermédiaire de cet album haut en couleurs. Les personnages ressemblent à des « Tontons flingueurs » à l’humour décapant. Leur gouaille est réjouissante et agrémente une intrigue bien menée qui aborde des sujets actuels et intemporels à la fois tels que le grands banditisme, l'émigration...

-          Le portrait du jeune Slimane, émigré sans papiers, sonne très juste et les planches qui lui sont destinées sont touchantes : c’est un être qui vit la peur au ventre, sans cesse en fuite, et qui pourtant aura plus de ressources que prévu... baru---PlancheS_25428.jpg

   - En résumé : voici un album qui décoiffe...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien

 

 

fais péter basses 

Fais péter les basses, Bruno !, Baru, Futuropolis, septembre 2010, 128 p., 20 €

 

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Pondichéry, à l’aurore de Aliette ARMEL

Publié le par Hélène

                                               pondichéry

 ♥ ♥ 

Un roman lumineux 

 

L’auteur :

 

Aliette Armel est une romancière et critique littéraire française. Aux éditions Le Passage, elle a publié Le Disparu de Salonique et Le Pianiste de Trieste. Elle est également l’auteur du Voyage de Bilqis (Autrement, prix ouest 2002).

 

L’histoire :

 

Sir Gérald Manding, récent prix Nobel de littérature, a disparu au bord de la mer, à Pondichéry. Claire, qui accompagnait la femme de cet homme de théâtre anglais depuis la cérémonie de remise des prix à Stockholm, décide de raconter ses derniers jours en prenant appui sur les carnets que Sir Gérald a laissé. Elle découvre alors les étonnants personnages qui entouraient l’écrivain : Louise Berthon, l’épouse de Gerald, actrice du film qui a assuré leur renommée internationale et qu’une étrange aphasie tient désormais à l’écart des scènes de théâtre ; Charles Carrois du Réau, l’ami d’enfance toujours dévoué et qui, de son poste à l’ambassade de Stockholm, a beaucoup œuvré pour que Gerald obtienne le Nobel ; Léonore Carrois du Réau, qui à plus de 80 ans exerce toujours son emprise sur le clan familial franco-anglais ; Gaspard, son fils, parti à Pondichéry à la suite du premier acte d’une tragédie familiale qui continue de les hanter.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Dans ce roman érudit, Aliette Armel se glisse dans les habits de cette divinité Aurore chargée  d’ouvrir les Portes du Ciel au Dieu Soleil. Elle nous plonge dans une atmosphère nébuleuse, dévoilant l’intrigue en déroulant les entrelacs du temps et de ses secrets sans brusquerie, et le lecteur est comme anesthésié dans ce monde cotonneux, prêt à recevoir la bénédiction du savoir…

 

-          Les personnages eux-mêmes sont ombrageux, à la recherche d’une cohérence qui pourrait les sauver. Louise et Sir Gérald semblent perdus sur la scène de la vie, jouant sans cesse un rôle qui les dépasse, tentant de contrôler chacune de leurs « répliques » pour qu’elle sonne au plus juste, et passant ainsi sans doute à côté d’eux-mêmes. Le pouvoir de l’art peut être aliénant. La spiritualité indienne aidera Louise à se réapproprier sa propre vie :

 

« En Inde, plutôt que d’expliquer, on raconte des histoires. Ecoute celle-ci : un Occidental passe devant une rose. Il la trouve très belle. Il s’interroge longuement sur les raisons de sa beauté. Lorsqu’il a assemblé suffisamment d’explications, il repart. Et l’instant suivant, il se pose d’autres questions. Son esprit n’est toujours pas en paix. Un indien passe devant la même rose. Il la trouve, lui aussi, très belle. Il s’arrête, salue la rose, reste devant elle en silence pour s’imprégner de sa nature et donc de sa beauté. Il la salue à nouveau et continue son chemin. Jusqu’au soir, et même au-delà, il reste pénétré par la joie que lui a procurée la fleur. » (p. 72)

 

Les autres personnages arpenteront les allées du monde sous l’égide de grands écrivains ou de scientifiques éclairés, cherchant sans doute aussi la plénitude de cet instant éternel :

 

« Je l’accompagnerai de ce conseil de Tranströmer : éprouver « cette sensation d’être « là et nulle part ailleurs » et la conserver, comme lorsqu’on porte un vase rempli jusqu’à ras bord et qu’on ne doit rien renverser. » » (p. 134)

 

-          Aliette Armel nous convie à un voyage passionnant dans l’univers des prix Nobel et de ces êtres toujours à l’affût d’un éclat de vérité. Elle forme sous nos yeux un roman aux multiples ramifications, un roman qui nous happe dans ses rayons lumineux...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien.

 

Premières phrases :

 

« Giroflées, jonquilles et pensées enlacent leurs tiges vert tendre fichées dans un épais matelas de terre posé sur le socle en pierre blanche. Au milieu de sépultures grises et sous le ciel plombé de janvier, l’effet de surprise est total. Claire se fige devant le parterre fleuri. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Le voyage de Bilqis

 

Pondichéry, à l’aurore, Aliette ARMEL, Le passage, janvier 2011, 301 p., 18 euros

 

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Tag de l'amitié sur le thème de l'enfance

Publié le par Hélène

 J'ai été taguée par Vilvirt

(oui, je sais c'était "l'an dernier", mais il me fallait réfléchir aux réponses, c'est long...) :

relais-amitie.jpg

 

1) Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question : "Et toi, que veux-tu faire quand tu seras plus grand(e) ?"

 

Je voulais être : institutrice, infirmière, prof agrégée, ethnologue, journaliste, écrivain, lectrice...

 

Et je ne sais toujours pas ce que je veux faire quand je serai grande... 

 

2) Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ?

 

Pour les BD, sans hésiter « Astérix » pour ça : 

 asterix-bagarre-copie-1.jpg Et "Tintin", pour ce cher capitaine :  

tintin-capitaine.jpg

 

Pour les dessins animés, j’étais fan des dessins animés japonais des années 80 comme « Jeanne et Serge », parce Jeanne, y'a pas à dire, c'est la plus forte...

 

 jeanne-serge 

  

3) Quels ont été vos jeux préférés ?

 

Le jeu des petits chevaux parce que ça ne s'arrête jamais...

 

4) Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi ?

 

Je passe, je ne saurais pas répondre.

 

5) Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n'avez pas encore fait ?

  

Réponse classique,  voyager davantage pour voir ça : 

 

 

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Mais le problème, c'est la réponse à la question 1 ...

 

6) Quel était votre premier sport préféré ?

  

L'escalade pour aller toujours plus haut...  Et parce que "Where there is a will, there is a way" (spécial dédicace à Guy)

 

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7) Quelle était votre première idole de musique ?

 

JJ Goldman, parce que :

Veiller Tard

Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève.
La plainte douloureuse d'un chien qui aboie,
le silence inquiétant qui précède les rêves
quand le monde disparu, l'on est face à soi.

Les frissons où l'amour et l'automne s'emmêlent,
Le noir où s'engloutissent notre foi, nos lois,
Cette inquiétude sourde qui coule dans nos veines
Qui nous saisit même après les plus grandes joies.

Ces visages oubliés qui reviennent à la charge,
Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre cent fois,
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard.

Ces paroles enfermées que l'on n'a pas pu dire,
Ces regards insistants que l'on n'a pas compris,
Ces appels évidents, ces lueurs tardives,
Ces morsures aux regrets qui se livrent la nuit.

Ces solitudes dignes au milieu des silences,
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées,
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux joués cassés.

Ces liens que l'on sécrète et qui joignent les êtres
Ces désirs évadés qui nous feront aimer,
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

 

 

8) Quel est le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous avez reçu ?

 

Celui que mon cher et tendre va m'offrir cette année : un voyage à Venise...

 

- Comment ça j'ai dû mal comprendre ? - 

 

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