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Grand prix des lectrices Elle 2013

Publié le par Hélène

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Je fais partie du jury pour cette édition 2013 du grand prix des lectrices de Elle !


Pour avoir la chance d'en faire partie, j'ai parlé de Les solidarités mystérieuses de Pascal QUIGNARD , j'ai écouté les conseils avisés de Fouad, collègue émérite, j'ai pris une photo de moi qui ne montre pas que je suis une serial killeuse en puissance, et j'ai conclu par : "Faire partie d’un jury littéraire signifie simplement pour moi faire partie de la littérature…" 

 

Maintenant il va me falloir trouver une bonne âme pour faire mon ménage (et même sous les meubles s'vous plait, nous sommes allergiques aux acariens...), mes lessives, ma vaisselle (pas de lave-vaisselle, c'est bien plus rigolo pour faire des concours de tee-shirts mouillés...), mon repassage, mes repas (pas de surgelés hein, que du frais, le marché est au coin de ma rue...), jouer avec mes enfants (le 1000 bornes vous verrez ça déchire !), séparer les enfants qui veulent s'étriper parce que je cite "elle m'a piqué mon Pokémon", faire en sorte d'ailleurs que les enfants aient un langage un peu plus soutenu :"on ne dit pas "piquer" mon chéri, mais heu... -toujours avoir un dictionnaire de synonyme sous la main-... voler...", préparer mes cours (relire Candide ou Les Misérables, hummm.., que du bonheur), corriger les dissertations de mes élèves (des copies passionnantes dans lesquelles on apprend notamment que "La lecture des oeuvres est très nourritrice pour le lecteur"), aller faire les courses en sachant qu'il faut lire TOUTES les étiquettes indiquant la composition des aliments parce que mon fils est allergique aux noisettes, aux noix de cajou, à tous les fruits à coque en fait, au kiwi, aux oeufs crus, au céleri..., gérer notre association MOYOLO et notamment le blog parce que pour l'heure nous ne sommes que  2 pour s'occuper de l'assoc..., soutenir mon mari dans ses recherches du job idéal "mais oui mon amour, spectateur professionnel de matchs de foot, c'est un job parfait pour toi, vas-y, fonce...", appeler la famille régulièrement pour prendre des nouvelles (régulièrement = tous les jours), tenir ce blog à raison d'un billet publié tous les deux jours, etc., etc... 

 parce que moi je vais avoir 28 livres à lire en quelques mois !!!!!

 

Alors, des volontaires ???

 

Pour cette aventure, je serai bien entourée : je serai aux côtés de Jostein, Nadael, A propos des livres, Théoma, Canel, ,  Anna Blume, Constance, Mimipinson, Clara..

 

A suivre !!!

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Stoner de John WILLIAMS

Publié le par Hélène

stoner

♥ ♥ ♥ 

 

L’auteur :

 John Williams (1922-1994), né au Texas a étudié au Colorado et obtenu son doctorat dans le Missouri où il a fait ses premiers pas de professeur. Après avoir servi dans l’armée de l’air de 1942 à 1945, il a enseigné la littérature et l’art d’écrire pendant trente ans à l’université de Denver. Il est l’auteur de deux recueils de poèmes, d’une anthologie sur la poésie anglaise de la Renaissance et de quatre romans, dont Stoner, publié en 1965.

 

L’histoire :

 Né pauvre dans une ferme du Missouri en 1891, le jeune William Stoner est envoyé à l’université par son père – et au prix de quels sacrifices –, pour y étudier l’agronomie. Délaissant peu à peu ses cours de traitement des sols, ce garçon solitaire découvre les auteurs, la poésie et le monde de l’esprit.

 

Présentation d’Anna Gavalda :

C’est en lisant une interview de Colum McCann parue dans le quotidien anglais The Guardian il y a quelques années que j’ai découvert Stoner de John Williams. McCann affirmait que ce roman, publié en 1965, était un grand oublié de la littérature américaine, ajoutait qu’il en avait déjà acheté plus d’une cinquantaine d’exemplaires pour l’offrir à ses amis et que c’était un texte qui touchait autant les écrivains que les simples lecteurs. Cette précision m’avait mis la puce à l’oreille et je m’étais empressée de le lire. De le lire, de l’aimer et d’avoir envie de le partager à mon tour. Hélas, il n’avait jamais été édité en français. La suite est simple : j’ai demandé à mon éditeur d’en acquérir les droits, ai vaguement cherché un traducteur patenté et ai fini par m’avouer ce que je savais déjà, à savoir que William Stoner, c’était moi, et que c’était à moi de m’y coller. Pour le meilleur, pour ce « vertige de l’orpailleur » évoqué dans le chapitre IX – expression qui n’est pas dans le texte original et que je me sais gré d’avoir inventée – ceux qui liront jugeront, et pour le pire: des heures et des heures passées arc-boutée sur un bout de phrase que je comprenais, que je « voyais » mentalement, mais qu’il m’était impossible de traduire… Pourquoi tant d’enthousiasme et tant de peines ? Je ne sais pas. Voilà un roman qui n’a rien de spectaculaire. Le récit d’une vie âpre, austère, une vie de prof, une vie passée sous silence et tout entière consacrée à la littérature, bref pas très sexy, j’en conviens et n’en espère aucun miracle, mais je suis bien heureuse d’avoir été au bout de ce projet. D’une part parce qu’il m’a beaucoup appris sur « le métier », toutes ces histoires de légitimité, de liberté, de respect dû à une voix plutôt qu’à une langue m’ont passionnée, d’autre part parce c’est un roman qui ne s’adresse pas aux gens qui aiment lire, mais aux êtres humains qui ont besoin de lire. Or, avoir besoin de lire n’est pas forcément un atout, ce peut être, même, souvent, un handicap. Se dire que la vie, bah… tout compte fait, n’est pas si importante que ça et que les livres pareront à ses manquements, c’est prendre le risque, souvent, de passer à côté. William Stoner donne cette impression de gâchis. D’ailleurs c’est une question qui le hante au moment de sa mort : parce que j’ai aimé lire plus que tout, j’ai déçu mes parents, perdu des amis, abîmé ma famille, renoncé à ma carrière et eu peur du bonheur, ai-je raté ma vie ?

Quelques battements de cils plus tard, il y répond et, en essayant de le servir le mieux possible, j’y ai répondu aussi. Car en vérité, et nous pouvons l’avouer, que nos vies soient ratées ou pas nous importe moins que cette question posée par un professeur à ce jeune homme gauche, fruste et solitaire qui n’a encore jamais mis les pieds dans une bibliothèque et qui deviendra mon héros :

« M.Stoner, M.Shakespeare s’adresse à vous à travers trois siècles. L’entendez-vous ? »

Anna Gavalda

   

Ce que j’ai aimé :

 Stoner est un roman brut, sans fioritures, qui va droit à l’essentiel,  bien campé dans un style direct et incisif. Il évoque la vie d’un homme ni plus brillant, ni plus intelligent qu’un autre, un homme qui se laisse porter par les évènements sans songer à résister et assume jusqu’à la fin l’implication de ses choix. Un homme ordinaire qui va placer la littérature au centre de son univers, parce qu’elle seule a ce pouvoir rédempteur et consolateur, insufflant ainsi aux vies qui la frôlent un semblant d’éternité et de bonheur.

 « Il comprenait le rôle de la grammaire et percevait comment, par sa logique même, elle permettait, en structurant un langage, de servir la pensée humaine. De même, en préparant de simples exercices de rédaction, il était frappé par le pouvoir des mots, par leur beauté, et avait hâte de se lancer enfin pour pouvoir partager toutes ces découvertes avec ses étudiants. » (p. 39)

 L’amour même sera souffrance pour Stoner, marié à une femme névrosée, profondément instable, il vivra une passion tumultueuse mais sans avenir avec une jeune étudiante. Sa femme lui offrira une enfant, Grace, qui aurait peut-être pu le sauver, mais qui s'éloignera inéluctablement, poussée par cette mère au mal-être cruel et assassin.  

 « Quand il était très jeune William Stoner pensait que l’amour était une sorte d’absolu auquel on avait accès si l’on avait de la chance. En vieillissant il avait décidé que c’était plutôt la terre promise d’une fausse religion qu’il était bon ton de considérer avec un scepticisme amusé ou un mépris indulgent, voire une mélancolie un peu douloureuse. Mais maintenant qu’il était arrivé à mi-parcours, il commençait à comprendre que ce n’était ni une chimère ni un état de grâce, mais un acte humain, humblement humain, par lequel on devenait ce que l’on était. Une disposition de l’esprit, une manière d’être que l’intelligence, le cœur et la volonté ne cessaient de nuancer et de réinventer jour après jour. » (p. 267)

 La vie universitaire lui apportera quelques brèves consolations bien que là aussi, les conflits passionnés grèvent souvent sa tranquillité… William est un homme faible qui cherche seulement à s'abstraire d'une réalité inadaptée pour connaître quelques fulgurances libératrices. 

 Stoner nous offre le portrait émouvant d’un homme passionné pour qui la littérature sera le dernier espoir…  

Ce que j’ai moins aimé :

 Les passages dédiés à la littérature pure sont plutôt rares, même si la passion de cet homme pour son domaine demeure en filigrane tout au long du roman.

 

 Premières phrases :

 « William Stoner est entré à l’université du Missouri en 1910. Il avait dix-neuf ans. Huit ans plus tard, alors que la Première Guerre Mondiale faisait rage, il obtient son doctorat et accepte un poste d’assistant dans cette même université où il continuera d’enseigner jusqu’à sa mort en 1956. »

 

Vous aimerez aussi :

 L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet de Reif LARSEN

 

D’autres avis :

 Presse : Télérama  Sur le site du Dilettante

 Blog : Papillon Antigone Kathel Théoma Nico

  

Stoner, John Williams, traduit de l’anglais (EU) par Anne Gavalda, Le Dilettante, août 2011, 384 p., 25 euros

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Le vent qui siffle dans les grues de Lidia JORGE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

« Le monde est une longue narration mais c’est nous qui en ourdissons l’intrigue, grande ou petite. »

 

L’auteur :

Lídia Jorge est née à Boliqueim dans l’Algarve en 1946. Diplômée en philologie romane de l’université de Lisbonne, elle se consacre très tôt à l’enseignement.

En 1970, elle part pour l’Afrique (Angola et Mozambique), où elle vit la guerre coloniale, ce qui donnera lieu, plus tard, au portrait de femme d’officier de l’armée portugaise du Rivages des murmures (Métailié, 1989).

La Couverture du soldat, 2000 a eu le Prix Jean Monnet 2000 (Cognac) Le Vent qui siffle dans les grues, 2004 a eu le Grand Prix du Roman de l’Association Portugaise des Ecrivains 2003, Premier Prix « Correntes d’escritas » 2004 (Povoa da Varzim, Portugal), Prix Albatros de la Fondation Günter Grass 2006 (Allemagne). (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

Notre monde contemporain, mû par un instinct sauvage de l'avenir, croise dans ce roman un monde plus ancien dans lequel une vieille usine abrite le destin d'une famille nombreuse récemment arrivée d'Afrique. Des mondes apparemment inconciliables que le hasard met en contact par l'intermédiaire de Milena Leandro, l'étrange jeune fille aux yeux de laquelle tout naît pour la première fois et dont la simplicité va tout bouleverser.

Dans un Algarve tragique et sauvage, Milena évolue entre une famille attachée à ses privilèges et à son image sociale et une tribu cap-verdienne vivace pour laquelle la musique irrigue la vie.

Milena nous conduit à travers la mort vers un amour impensable, un crime, une trahison et un silence à jamais scellé. Son regard toujours neuf sur la vie, le bien et le mal, sa vision de la valeur du monde constituent la matière même de ce roman.

Dans son oeuvre, Lídia Jorge fouiIle toujours au plus profond de la cruauté primaire des êtres. Ici, pour la première fois, elle nous découvre la perversité et la lâcheté qui l'accompagnent.

Cet extraordinaire roman a reçu le Prix de l'APE, l'un des prix littéraires les plus prestigieux du Portugal.

PRIX DES LECTEURS 2005 du Salon de la Littérature Européenne de Cognac 

 

Ce que j’ai aimé :

Des mots qui envoûtent le lecteur comme ils envoûtent la jeune héroïne, Milène... Cette jeune fille fragile qui aimerait trouver les mots justes pour dire le monde est touchante de vérité. Parce que les mots sont création, et qui les maîtrisent est maître du monde, proche de Dieu et des anges.

« Elle sentait à l’intérieur de sa tête un nuage en spirale, un carrousel  d’informations, de détails proches et lointains, tous pêle-mêle, dont elle n’arrivait pas à extraire l’essentiel devant ces visages plantés autour d’elle dans l’attente de ses paroles alors qu’elle  ne leur répondait pas. Elle se dit qu’elle pourrait peut-être faire vite. Elle dépassait parfois le nuage semblable à un carrousel qui tournait, un peu comme un poisson dont la vision circulaire rend tout proche et équidistant, et elle trouait le nuage pour en sortir à toute vitesse. » (p. 50)

  Deux familles antagonistes qui n’ont pas le même langage et vont même jusqu’à créer un mot qui les sépare davantage encore : le mot « vague ». Deux vagues ne peuvent pas se rencontrer, l’une efface l’autre. Et pourtant… Deux gouttes vont se frôler, ceci grâce à un personnage étrange : la grand-mère de Milène, venue mourir aux portes de la « troisième vague ». Comme si les personnes âgées se situaient déjà au-delà des mots, au-delà du monde, dans la compréhension. Milène et Antonino vont s’aimer en inventant alors leur propre langage : celui du sentiment.

Un magnifique roman sur le pouvoir créateur des mots mais aussi sur le mal qu’ils peuvent engendrer.

Le style poétique nous emporte au Portugal, le lecteur devient un personnage du roman par l’intermédiaire de cette cousine qui raconte et semble dotée de pouvoirs omniscients. Mais il n’en est rien, elle ne fut que spectatrice et restera étrangère au monde magique de Milène et Antonino, tout comme nous, lecteurs. Nous sommes seulement conscients d’avoir froler les anges et la perfection.

Un roman qui reste gravé dans nos mémoires…

 

Premières phrases :

« En ce chaud après-midi d’août, le long corps de la Vieille Fabrique était encore là, étendu dans le soleil. Pas intact à proprement parler, puisque déjà à l’époque la toiture verdâtre était gondolée comme si l’ondulation de la mer se prolongeait sur la couverture de l’édifice. »

 

Vous aimerez aussi :

Autre :  La nuit des femmes qui chantent de Lidia JORGE

 

D’autres avis :

TELERAMA, Michèle Gazier

A l'écrit comme à l'oral, il y a chez Lidia Jorge une patience et une virtuosité de brodeuse, et l'expression d'une sensualité charnelle.


LIRE, Isabelle Fiemeyer

« Prodigieux d'étrangeté, ce long roman mélodieux et sinueux [...] est à l'image de l'œuvre tout entière, labyrinthique, poétique, musical, envoûtant. » 


ELLE, Olivia De Lamberterie

"Le Vent qui siffle dans les grues" est un roman exigeant qui laisse une impression tellement durable et profonde que cela vaut vraiment la petite peine qu'on a à y entrer. On est saisi, rarement on a vu décrite si implacablement la cruauté humaine, au travers d'une conjuration minable de notables, de leur résolution à couper les ailes d'une des leurs, au nom de leur prétendue normalité. (…) Au travers de ce nœud de vipères grouillant de secrets, Lídia Jorge signe un roman somptueux, sur le pouvoir des mots et l'intranquillité de ceux qui ne les maîtrisent pas, sur la force des passions et les lâchetés auxquelles elles conduisent, sur une femme comme neuve. Son regard est plein de compassion pour son héroïne, son roman excite la terreur et la pitié. Vraiment très impressionnant. 

L'HUMANITE, Alain Nicolas

L'art de Lidia Jorge est de laisser le récit se mettre en place, de faire avancer le lecteur dans la lenteur d'une de ces journées accablantes, guidé par ce personnage auquel on s'attache avant de comprendre ce qui lui arrive. Ce très beau roman, moins baroque que la Couverture du soldat gagne en intériorité, en subtilité. L'intrigue, réfractée par la multiplicité des regards des personnages, donne au lecteur une vision à la fois intimiste et polyphonique, à l'image des bifurcations de ce récit terrible de cruauté et d'espoir.


SERVICE LITTERAIRE ; Emmanuelle de Boysson

« Anne-Marie Métailié à l’extrême bon goût de publier des chefs d’œuvres. Le Vent qui siffle dans les grues, de la Portugaise Lídia Jorge, a reçu le Prix de l’APE au Portugal. L’auteur y creuse la perversité et la lâcheté des êtres. »

 

Le vent qui siffle dans les grues, de Lidia Jorge, traduit du portugais par Geneviève Leibrich, Métailié, mars 2004, 22 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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L'ombre du vent de Carlos Ruiz ZAFON

Publié le par Hélène

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Je ne résiste pas à partager avec vous l'excellent billet de Théoma sur ce roman...

 

J'ai lu ce roman il y a plusieurs années de cela, et j'ai eu exactement le même ressenti qu'elle...

 

C'est ICI.

Publié dans Littérature Europe

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Idées cadeaux de Carole Fives

Publié le par Hélène

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  Présentation :

 Je vis pour le moment dans le Nord, à Lille. J'ai écrit en 2010 un premier recueil de nouvelles, "Quand nous serons heureux." En septembre sortira mon premier roman, "Que nos vies aient l'air d'un film parfait." C'est un livre qui parle des relations entre frère et sœur, des enfants du divorce, des années 80... Et qui se construit à partir de "voix" , celles des différents narrateurs: chacun à son tour prend la parole et donne sa version, sa chanson, son "film parfait." 

Fin août, sortira aussi un album jeunesse pop-up, "Dans les jupes de Maman", un petit garçon qui ne veut pas quitter les jupes de sa mère, celles ci se transforment au gré des pages en autant d'endroits merveilleux... Encore une façon d'aborder la question des relations familiales, et sur un ton léger le complexe d'Oedipe. Les illustrations sont de Dorothée de Monfreid qui avait dessiné la couverture de "Zarra", à l'École des Loisirs (2010)...

 

  Les réponses aux questions :

 

Pourquoi offrir un livre ?


 

Pour faire passer un message, mais pas seulement…

 

Un livre que vous offrez en toutes circonstances ?

Eau sauvage, Valérie Mréjen

 

Un livre qui donne envie de légèreté ?

Petits poèmes écrits pour passer le temps, Carl Norac

 

Un livre pour donner envie d'égalité ?

Bas monde, Patrick Varetz

 

Un livre pour donner envie de liberté ?

La peau et les os, Georges Hyvernaud.

 

Un livre pour donner envie de fraternité ?

Que nos vies aient l’air d’un film parfait, bah oui, le mien, il parle des relations frère-sœur ! (à paraître en août )

 

Un livre pour donner envie de festivité ?

Univers univers, Régis Jauffret

 

Un livre pour donner envie de beauté ?

Fragments d’un discours amoureux, Roland Barthes

 

Un livre pour donner envie de gaieté ?

La conquête du monde, Sybille Grimbert

 

Un livre pour donner envie de vérité ?

Loin d’eux, Laurent Mauvignier         

 

Un livre pour donner envie de volupté ?

Faire l’amour, Jean-Philippe Toussaint

 

Un livre pour donner envie de lucidité ?

Tu ne t’aimes pas, Nathalie Sarraute


 

livre ouvert2


 

Publié dans Idées cadeaux

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L’arbre de l’oubli de Alexandra FULLER

Publié le par Hélène

                                              arbre de l'oubli

♥ ♥

Un bel hommage rendu à une famille pas comme les autres... 

 

L’auteur :

Alexandra Fuller, née en Angleterre, a grandi en Rhodésie (Zimbabwe) et en Zambie. Elle est l’auteur de quatre livres, traduits dans une dizaine de pays, et a signé de nombreux articles pour le Financial Times, New York Times Book Review, National Geographic, New Yorker Magazine, Vogue et Granta.

 

L’histoire :

Née sur l’île écossaise de Skye, la mère d’Alexandra Fuller, mieux connue sous le nom de « Nicola Fuller d’Afrique centrale », a grandi au Kenya dans les années cinquante, avant d’épouser un Anglais fringant. Ils s’installent dans leur propre ferme, d’abord au Kenya puis en Rhodésie -l’actuel Zimbabwe- où l’auteur, Bobo, et sa sœur ont grandi, avant d’atterrir en Zambie. Nicola, à la fois drôle, originale et spontanée, reste inébranlable dans le maintien de ses valeurs familiales, la fierté de son sang écossais, et sa passion pour la terre et les animaux. Le parcours de la famille Fuller, déterminée à rester en Afrique malgré la guerre civile, est fait de survie, de folie, de loyauté et de pardon. Elle trouvera la sérénité sous son « arbre de l’oubli ». (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

La première partie du roman est légère et le ton humoristique transforme cette famille déjantée en cocktail explosif. La mère d'Alexandra lui serine à longueur de journée qu'elle a dû être échangée à la naissance :

"Pour ma part, je ne semble pas avoir hérité de la passion de maman pour la violence. Je ne suis pas extra-lucide comme ma grand-mère. Je ne fais pas de déclarations unilatérales d'indépendance chaque fois que nous avons tous trop bu. Mes yeux sont vert foncé et le restent si je suis très excitée ou en colère. Je vois que l'Ecosse est belle, ou que certianes de ses régions le sont, mais je ne tombe pas à genoux chaque fois que je débarque dans l'île de Skye et que je respire l'odeur de la tourbe. En outre, bien que l'une de mes jambes soit plus courte que l'autre, je tourne rarement en rond, même quend je suis soûle." (p. 29)

Pour une fête costumée elle se voit affublée d'un déguisement improbable :

"J'étais Jamais je ne t'ai promis un jardin de roses, vêtue d'un vieux tricot de corps et d'un short, à l'intérieur  d'un bidon d'insecticide vide que lequel maman avait collé quelques photos de mauvaises herbes découpées dans les pages de Farmers Weekly." (p. 43)

Quant à sa soeur Vanessa, sa mère lui a lu tellement de Shakespeare quand elle était enceinte qu'elle a été dégoûtée de la lecture...

"Aussi, quand elle vint au monde, le 9 mars 1966, au War Memorial Hospital de Nakuru, Vanessa Margaret Fuller avait été exposée au Roi Lear, à Macbeth, à Hamlet, à la plus grande partie de Coriolan, à plusieurs sonnets et à toutes les comédies majeures. Elle avait les cheveux blonds, des yeux bleus et était d'un calme surnaturel. Maman hausse les épaules.

"Comment aurais-je pu savoir que ça la dégoûterait de la lecture pour le restant de sa vie ?""(p. 184)

A la beauté et légèreté de cette famille répond la dureté de la vie africaine avec son lot de catastrophes, de morts, de conflits, de guerres... Malgré cela, la famille Fuller y restera irrémédiablement attachée :

"A présent, dans notre canyon, notre kloof isolé dans les Cederberg, les colombes perchées sur l'arbre au-dessus de nos têtes battent des ailes avant de s'endormir pour la nuit. Un babouin solitaire dans les falaises aboie un avertissement et le monde se sent observé par un léopard. Une brise se lève dans la prairie et nous apporte l'odeur de céréales émanant de l'herbe et de la terre desséchée par la chaleur." (p. 165)

 

Ce que j’ai moins aimé :

Il n'est pas toujours évident de suivre les personnages car l'auteur passe de sa propre histoire à celle de sa mère ou de sa grand-mère sans chronologie particulière.

Le style manque d'envolées lyriques...

 

 Premières phrases :

« Du plus loin qu’il nous en souvienne, notre maman – ou Nicola Fuller d’Afrique centrale, comme elle aimait à se présenter à l’occasion – a toujours désiré avoir un écrivain dans la famille car non seulement elle aime les livres et a toujours souhaité y apparaître (de la même façon qu’elle apprécie les grands chapeaux coûteux, et a du plaisir à se montrer avec), mais elle a toujours voulu vivre une existence follement romantique exigeant d’être transcrite par un témoin assez malléable. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Larmes de pierre 

Autre :  Littérature Afrique Australe

 

D’autres avis :

Blogs : Keisha ; Manu ; Cathulu 

   

L’arbre de l’oubli : Mémoires, Alexandra Fuller, traduit de l’anglais par Anne Rabinovitch, Editions des deux terres, avril 2012, 331 p., 22 euros

Merci à l'éditeur.

Publié dans Littérature Europe

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Le collier de la reine et autres nouvelles de Maurice LEBLANC

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 Maurice Leblanc est né en 1864 à Rouen. Après des études de droit, il se lance dans le journalisme. En 1907 paraît son premier ouvrage « policier » : Arsène Lupin gentleman cambrioleur. Le personnage devient immédiatement populaire et Leblanc en fait le héros d’une longue série d’aventures. Au total trente récits, parmi lesquels Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (1908), L’Aiguille creuse (1909), Le Bouchon de cristal (1912), Les Huit Coups de l’horloge (1921), La Cagliostro se venge (1935)… Maurice Leblanc est mort en 1941 à Perpignan. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

Un soir, ainsi qu’elle en a l’habitude à l’occasion de grandes solennités, la comtesse de Dreux-Soubise décide de porter le magnifique collier autrefois destiné à Marie-Antoinette et qui avait donné lieu à l’« affaire du collier ». Avant de se coucher, elle le confie à son mari qui le dépose à sa place habituelle, dans un petit cabinet attenant à la chambre et dont le verrou est fermé de l’intérieur. Au réveil, le collier demeure introuvable… Dans les cinq nouvelles de ce volume, on retrouve Arsène Lupin sous diverses identités, à la fois enquêteur et voleur, gentleman et cambrioleur.

Ce volume comprend : Le Collier de la reine, La Perle noire, Au sommet de la tour, La Carafe d’eau et La Lettre d’amour du roi George.

(Présentation de l’éditeur)

  

Ce que j’ai aimé :

Arsène Lupin, homme  élégant, racé, sarcastique s’en prend aux riches avec classe et intelligence. C'est un homme charmant, prêt à tout pour défendre la veuve et l’orphelin, homme vif, drôle aussi, il est le gentleman par excellence.

 L’alliance de roman policier et roman d’aventures rythme allègrement le récit servi par un style tout aussi vivace.

  « Ce que j’ai voulu d’abord, c’est vous distraire. Votre vie était monotone et manquait d’imprévu. En fut-il de même aujourd’hui ?

-          Comment pouvez-vous poser une telle question ? J’ai vécu les minutes les plus fortes et les plus étranges.

-          C’est cela, la vie, dit-il, quand on sait regarder et rechercher. L’aventure est partout, au fond de la chaumière la plus misérable, sous le masque de l’homme le plus sage. Partout, si on le veut, il y a prétexte à s’émouvoir, à faire le bien, à sauver une victime, à mettre fin à une injustice. »

Elle murmura, frappée par ce qu’il y avait en lui de puissance et d’autorité :

« Qui donc êtes-vous ?

-          Un aventurier, pas autre chose. Un amateur d’aventures. La vie ne vaut d’être vécue qu’aux heures d’aventures, aventures des autres ou aventures personnelles. » (p. 71)

L'action endiablée, le mouvementcontinuel et la vitesse de l’écriture font de ces petites nouvelles un régal de lecture... 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 J’aurais préféré choisir un recueil plus complet maintenant que je suis tombée amoureuse de Arsène, ce recueil-ci a tout juste fait office de préliminaires et m’a laissé sur ma faim…

 

Premières phrases :

« Deux ou trois jours par an, à l’occasion de solennités importantes, comme les bals de l’ambassade d’Autriche ou les soirées de Lady Billingstone, la comtesse de Dreux-Soubise mettait sur ses blanches épaules le « Collier de la Reine. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Les huit coups de l’horloge

 

D’autres avis :

Lu dans le cadre du Blogoclub  

Le collier de la reine et autres nouvelles, Maurice Leblanc, Le livre de poche, 2 euros

 blogoclub  

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Idées cadeaux

Publié le par Hélène

 

livre ouvert2 

Toutes les mardis en ces pages vous aurez désormais des idées cadeaux-livres ciblées :

Je vais en effet soumettre à différentes personnes du monde littéraire  (auteur, journaliste, blogueur, lecteur lambda) un questionnaire à remplir sur les livres qu’ils aiment offrir.

Vous pouvez bien sûr si l’envie vous en prend répondre au questionnaire et m'envoyer vos réponses à lecturissime@hotmail.fr 

 

Voici mes questions :

 

Pourquoi offrir un livre ?

Un livre que vous offrez en toutes circonstances ?

Un livre pour donner envie de voyager :

Un livre pour donner envie de rire :

Un livre pour donner envie de philosopher :

Un livre pour donner envie d'aimer :

Un livre pour donner envie de rêver :

Un livre pour donner envie de savourer :

Un livre pour donner envie de se révolter :

Un livre pour donner envie de se cultiver :

Un livre pour donner envie de cuisiner :

Un livre pour donner envie de lire :

 

2ème questionnaire au choix :

 

Pourquoi offrir un livre ?

Un livre que vous offrez en toutes circonstances ?

Un livre qui donne envie de légèreté ?

Un livre pour donner envie d'égalité ?

Un livre pour donner envie de liberté ?

Un livre pour donner envie de fraternité ?

Un livre pour donner envie de festivité ?

Un livre pour donner envie de beauté ?

Un livre pour donner envie de gaieté ?

Un livre pour donner envie de vérité ?

Un livre pour donner envie de volupté ?

Un livre pour donner envie de lucidité ?

 

Vous êtes libre de modifier ce questionnaire, de le réinventer, de l'améliorer...

Publié dans Idées cadeaux

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Quand reviennent les âmes errantes de François CHENG

Publié le par Hélène

                                           quand reviennent les âmes errantes

 

  « Toute vie est à refaire

A refaire et à réinventer

Ecoutez, un rossignol chante ! » (p. 154)

 

L’auteur :

 Né en 1929 dans la province de Shandong, François Cheng vit en France depuis 1949. Universitaire, poète, calligraphe, traducteur en chinois de Baudelaire, Rimbaud, René Char, des surréalistes, etc., il est l’auteur de nombreux livres dont, aux éditions Albin Michel, Le Dit de Tianyi (prix Femina), L’Éternité n’est pas de trop ou Cinq méditations sur la beauté. Il a également reçu le Grand Prix de la Francophonie pour l’ensemble de son oeuvre en 2001. Il a été élu à l’Académie française le 13 juin 2002.

 

Quatrième de couverture :

Dans une forme éminemment originale, François Cheng signe là un drame épique où le destin humain, avec toute la complexité des désirs qui l’habitent, se dévoile comme dans les tragédies antiques.

Quand reviennent les âmes errantes, un mystérieux échange se noue, et toute la vie vécue, extrêmes douleurs et extrêmes joies mêlées, se trouve éclairée d’une lumière autre, revécue dans une résonance infinie.

 

Ce que j’ai aimé :

Quand le destin de Chun-niang, « Dame du printemps » croise celui de deux hommes entrés dans sa vie par hasard, Gao Jian-li devenu maître de zhou, cet instrument à cordes proche de la cithare et Jing Ko, mercenaire devenu chevalier, tout l’ordre du monde et de leurs âmes s’en trouve tourmenté. Dans cette ère de la fin du IIIème siècle avant JC, leur amitié triangulaire ne pourra s’épanouir pleinement, heurtée de plein fouet par la vie tourmentée de leur pays.

 « L’ordre antique a fini par s’effondrer, la longue dynastie des Zhou a rendu l’âme. Voici que la vaste terre de Chine se divise en de multiples royaumes rivaux. (…) Partout règnent la violence, le désordre, l’arbitraire, l’injustice. » (p. 11)

 Comme dans les tragédies grecques, cœur et raison vont s’affronter, sans d’autre issue possible que la mort. Jing  Ko va être appelé à jouer un rôle déterminant dans cette lutte continuelle entre les royaumes chinois.  La passion des hommes va le mener vers la mort, cette mort qui permettra peut-être, enfin, la communion des âmes…

 « L’âme ? C’est bien par elle que la vraie beauté d’un corps rayonne, c’est par elle qu’en réalité les corps qui s’aiment communiquent. » (p.123)

 « La grande affaire pour un artiste, j'en suis persuadé maintenant, c'est d'entendre et de donner à entendre l'âme qui l'habite et qui résonne de fait à l'âme cachée de l'univers. » (p 46)

 L’histoire –vraie- de ces trois protagonistes éclaire cette époque tourmentée de l’histoire chinoise.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Malheureusement, le récit de François Cheng n’est qu’une pâle copie des tragédies grecques et le style offert ici reste plat et insignifiant.  Les interrogations tintent faussement à l’oreille du lecteur, accumulant les clichés en des questions existentielles frôlant le ridicule :

 « O mystère ! Qui sommes-nous ? Où sommes-nous » (p. 72)

« Quelle est cette énigmatique force du désir qui nous ballotte, nous pulvérise ? Et vers quel Au-delà ? » (p.72)

 « Orgueil, ambition, ivresse du pouvoir absolu, tout cela habite l’homme, le pousse à la folie. L’humain devient inhumain, et l’inhumain monstrueux. La violence engendrant la violence, celui qui vit de la terreur périt par elle. »  (p. 137)

 Quand reviennent les âmes errantes jette de la poudre aux yeux du lecteur sans parvenir aucunement à l’éblouir…

 

Premières phrases :

 « En ce bas monde, en ce très bas monde, tout est vicissitude, tout est transformation. Le livre des Mutations l’a démontré, les Anciens nous l’ont dit : « Tous les cinquante ans, petit changement ; tous les cinq cent ans, grand chambardement. » »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Cinq méditations sur la beauté

Autre : Electre de Jean GIRAUDOUX

 

D’autres avis :

 Presse : Le figaro 

 

 Quand reviennent les âmes errantes : drame à trois voix avec chœur, François Cheng, Albin Michel, mars 2012, 166 p., 14 euros

 ChallengeDragonFeu 

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Le couperet de Donald WESTLAKE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

 "Il fut une époque où c’était considéré comme malhonnête, l’idée que la fin justifie les moyens. Mais maintenant cette époque est révolue."

  

L’auteur :

 

 Donald Westlake est un écrivain américain : il a écrit plus d'une centaine de livres, approchant bon nombre des genres de la littérature policière que ce soit le polar humoristique (son genre de prédilection), le roman policier, le roman noir, le thriller, le fantastique ou même la science-fiction.

 

L’histoire :

 

L'histoire est très originale : un homme perd son emploi au début des années 90. Malgré ses efforts pour retrouver un poste, ses tentatives restent sans réponses et il ne sait plus comment subvenir aux besoins de sa famille.

Burke Devore chômeur moderne va alors imaginer un plan diabolique : éliminer tous les candidats qui seraient susceptibles d'être en compétition avec lui, de façon à rester seul sur le marché.

 

Ce que j’ai aimé :

 

 -         Le couperet est un roman très original sur la crise économique et ses conséquences. Il met en valeur l'absurdité des logiques capitalistes qui laissent sur le carreau des hommes compétents. Le système s'avère meurtrier, alors pourquoi ses acteurs ne le seraient-ils pas également ?

 -         Ce roman se passe au début des années 90 et dénonce les aberrations de notre système capitaliste. Burke Devore travaillait dans l'industrie du papier et celle-ci s'automatisant, les emplois se font de plus en plus rares.

Donald Westlake pousse la logique économique et humaine dans ses derniers retranchements et nous livre une vision vraiment radicale d'éradiquer le chômage...

 -         C’est un roman très fin centré sur un homme poussé au bout de la morale à cause du chômage qu'il subit. Il gagne en force au fur et à mesure qu'il élimine ses adversaires, alors qu'on aurait pu imaginer l'inverse.

 

 Ce que j’ai moins aimé :

 

 - Je lui reprocherais néanmoins un certain ennui les pages et les candidats éliminés défilant, rien ne venant rompre la "routine" des meurtres perpétrés par Burke.

 

Premières phrases :

 "En fait je n'ai encore jamais tué personne, assassiné quelqu'un, supprimé un autre être humain."

 

Vous aimerez aussi :

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Un petit boulot de Iain LEVISON

 

D’autres avis :

 

Keisha, Choco

 

Le couperet, Daniel WESTLAKE, Traduit de l'Anglais (Etats-Unis) par Mona de Pracontal,
Rivages noir, 2000, 352 p., 9 euros

 

 

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