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Hugo et Cagoule de Loïc DAUVILLIER et Marc LIZANO

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

Les auteurs :

 Le site de Loïc Dauvillier

Le site de Marc Lizano

 L’histoire :

 Hugo adore Cagoule qui le lui rend bien. 

Alors, quand Cagoule disparaît, Hugo s'inquiète. Avant d'avoir une très bonne idée...
"Hugo et Cagoule", une bande dessinée pour tous ceux qui savent que les plus belles histoires dont parfois muettes...

 

Hugo---Cagoule-2.jpg

 Ce que j’ai aimé :

Hugo et Cagoule est le récit d'une amitié tendre entre Hugo et son chat. Quand celui-ci disparaît, Hugo va apprendre que l'absence ne signifie pas nécessairement disparition... Cette histoire simple va permettre à l'enfant d'aborder les thèmes de l'absence, de la permanence, et de l'amitié.

Cet album est de plus doucement pédagogique puisque incidemment l’enfant apprend à dessiner une tête de chat et une tête de petit garçon.

Destiné au 3-4 ans cet album muet est facilement abordable pour les plus jeunes.

hugo-et-cagoule-1.jpg

 Ce que j’ai moins aimé :

Assez minimaliste, gentillet, vraiment destiné aux plus jeunes.

Pour tout vous dire je l’ai lu en librairie, pensant l’acheter pour ma fille mais en le lisant, j’ai renoncé…

 Vous aimerez aussi :

Monsieur Lapin, la carotte sauvage de Loïc DAUVILLIER et Baptiste AMSALLEM  

Anuki La guerre des poules de Frédéric MAUPOME et Stéphane SENEGAS  

 

D’autres avis :

Noukette, Jérôme

 

Hugo et Cagoule, Loïc Dauvillier et Marc Lizano, La Gouttière, mai 2012, 

BD Mango bleu

Publié dans Jeunesse BD

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La remontée des cendres suivi de Non identifiés de Tahar BEN JELLOUN

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

« Ce corps qui fut un rire

Brûle à présent.

Cendres emportées par le vent jusqu’au fleuve et l’eau les reçoit comme les restes de larmes heureuses. »

 

L’auteur :

 

Ecrivain marocain de langue française, Tahar ben Jelloun est né en 1944. Il a publié de nombreux romans, recueils de poèmes et essais. Il a obtenu le prix Goncourt en 1987 pour la Nuit sacrée.

 

Présentation :

 

« Ce corps qui fut un rire

Brûle à présent.

Cendres emportées par le vent jusqu’au fleuve et l’eau les reçoit comme les restes de larmes heureuses. »

 « Il est une douleur millénaire sui rend notre souffle dérisoire. Le poète est celui qui risque les mots. Il les dépose pour pouvoir respirer. Cela ne rend pas ses nuits plus paisibles.

Nommer la blessure, redonner un nom au visage annulé par la flamme, dire, faire et défaire les rives du silence, voilà ce que lui dicte sa conscience. Il doit cerner l’impuissance de la parole face à l’extrême brutalité de l’histoire, face à la détresse de ceux qui n’ont plus rien, pas même la raison pour survivre et oublier. » (Tahar Ben Jelloun)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Tahar Ben Jelloun rend hommage à tous les morts pendant la guerre du Golfe : aussi bien les soldats, les militaires que les civils. La mission du poète passeur de mots est dans cette transmission, dans cette dénonciation :

« Entre le silence meurtri et le balbutiement désespéré, la poésie s’entête à dire. Le poète crie ou murmure ; il sait que se taire pourrait ressembler à un délit, un crime. » (p.6)

Les illustrations  du peintre irakien Azzawi Harrouda nourissent intelligemment le texte du poète.

« Qui comptera nos morts ?

Tas de cendre oubliés au bord de la route

Membres épars dans les carcasses abandonnées.

Qui nommera ces restes ?

Nous ne sommes qu’épaves sans navire

Ombres du vent sur des collines perdues

Couchés sur flanc d’airain

Par le signe céleste. » (p. 35)

 Le texte se termine sur une note d’espoir finale :

« Cet homme est tous les hommes. Il a fait toutes les guerres. Il est mort plusieurs fois. Il ne cesse de renaître. Toujours le même, il croit à l’âme, à la pensée et aux choses : une prairie fleurie, un parasol pour l’amour, le rire et l’amitié, l’enfance et le courage…

Cela fait des milliers de jours et de saisons qu’il marche. On dit qu’il est atteint d’errance. On dit qu’il est fou. Sa bouche est fermée sur des siècles de mots. Ses yeux, grands et étincelants, restent ouverts. Ils voient loin, au-delà des murs et des montages. Au-delà de tous les silences. »

Les Non identifiés sont les palestiniens des territoires occupés, victimes de répression.

Les poèmes sont construits pour certains comme des notices biographiques. Ce sont des personnes appartenant à l’humanité ordinaire, des gens du peuple, inoffensifs, mères de famille, jeunes gens innocents. Et pourtant cette vie simple s’est terminée brutalement dans d’atroces souffrances, par une mort absurde.

Un très beau recueil sur les ravages de la guerre et son absurdité...

 

Ce que j’ai moins aimé :

-Rien

 

Premiers vers :

 

 

« Ce corps qui fut un corps ne flânera plus le long du Tigre ou de l’Euphrate

Ramassé par une pelle qui ne se souviendra d’aucune douleur

Mis dans un sac en plastique noir

Ce corps qui fut une âme, un nom et un visage

Retourne à la terre des sables

Détritus et absence. »

 

La remontée des cendres suivi de Non identifiés Version arabe de Kadhim Jihad, Edition Bilinge, Points, 8 euros

 

Publié dans Poésie étrangère

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Martini shoot de F. G. HAGHENBECK

Publié le par Hélène

martini-shoot.jpg

♥ ♥

L’auteur :

 Francisco G. Haghenbeck (Mexique, 1965) est écrivain et auteur de B.D., notamment de la série conçue pour le gouvernement mexicain : Los 7 pecados capitales. On lui doit également les romans : El codigo nazi et Aliento a Muerte. Il a reçu le prix du récit court de Oaxaca ; le prix La Bisagra de Puerto Vallarta et le Prix National de Roman au Mexique pour le roman Ttago Amatgo en 2006. Martini Shoot (2011) chez Denoël.

Il a travaillé dans les musées et à la télévision en tant que réalisateur et producteur. (Source : Babélio)

 L’histoire :

Sunny Pascal, amateur de tequila et de planches de surf, gagne sa vie en lavant les grands d'Hollywood des scandales les plus incroyables. En cette année 1963, un nouveau contrat l'emmène à Puerto Vallarta, dans son Mexique natal, sur le tournage du nouveau film de John Huston, La Nuit de l'iguane, qui réunit sur une même plage le sulfureux couple d'Elizabeth Taylor et Richard Burton, la sublime Ava Gardner, la capricieuse Sue Lyon et tout un staff haut en couleur. Entre deux cocktails bien corsés, Sunny devra veiller à ce que ce casting de marque ne s'entre-tue pas avant le clap de fin. Une gageure lorsque l'on sait que le réalisateur a offert à chacun un pistolet en or muni de balles en argent gravées à leur nom... Un polar noir et glamour campé sur le mythique tournage de La nuit de l'iguane de John Huston. (Source : Babélio)

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Ce que j’ai aimé :

Haghenbeck s’est appuyé sur les anecdotes liées à ce tournage resté célèbre pour la tension qui régnait sur le plateau : dans son livre de souvenirs (publié chez Pygmalion),  John Huston raconte :

 "Les rapports personnels entre les protagonistes de La Nuit de l'Iguane étaient passablement embrouillés. Richard Burton  était accompagné d'Elizabeth Taylor, encore légalement mariée à Eddie Fisher. Michael Wilding, ex-époux de Liz, nous rejoint en tant qu'agent de publicité de Burton. Peter Viertel, second mari de Deborah, avait été l'amant d’Ava Gardner qui s'était attaché les services de deux maîtres-nageurs, tandis que tous les "machos" de la ville recherchaient les bonnes grâces de Sue Lyon, malheureusement pour eux étroitement surveillée par sa mère et son fiancé. Tout le monde se demandait ce qui allait arriver.

 Qui ? Avec qui ? Pourquoi, quand, comment ? Avant de commencer à tourner, j'achetai cinq revolvers plaqués or, que j'offris solennellement à Burton, Elizabeth, Ava, Deborah et Sue. Chaque revolver était accompagné de quatre balles dorées, sur lesquelles j'avais fait graver le nom des quatre partenaires de chacune de mes vedettes. Les journalistes arrivaient en foule. Il y eût bientôt plus d'envoyés spéciaux que d'iguanes, un flot incessant de reporters et de photographes guettant l'instant où les revolvers entreraient en action. Ils attendirent en vain. Il n'y eu pas de feu d'artifice. Nos vedettes filaient le parfait amour. Le travail terminé, chacun retrouvait sa chacune. »

L’auteur part donc de cette situation initiale explosive pour construire un récit qui souhaite s’inscrire dans la droite ligne des romans de Chandler. Il met en scène son détective Sunny Pascal, personnage mi-looser mi-détective, étonnant quand il se met à ruer dans les brancards. Celui-ci est chargé de surveiller le tournage dans le petit village de Puerta Vallara –devenu suite au tournage une station balnéaire très prisés des américains- afin « d’arranger les choses en cas de pépin ».  Il s’imagine qu’il pourra tranquillement siroter sa margarita, faire du surf tout en flirtant avec les filles du coin. Malheureusement ses plans vont être légèrement perturbés par une balle perdue malencontreusement dans le corps d’un homme mort. Une balle en argent comme celles données par John Huston à ses acteurs. Entre dessous d’Hollywood peu reluisants et charme fatal des actrices, Sunny aura fort à faire pour aplanir la situation…

 A chaque début de chapitre nous est présenté un cocktail, sa recette et une anecdote sur ses origines. Le procédé a le mérite d’être original, même s’il a tendance à ralentir l’action, transformant le roman en livre de cocktails.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 En effet, il s’agit plus d’un roman d’ambiance que d’un roman avec une réelle intrigue policière, il flirte entre le genre policier seulement, mais sans l’assumer totalement.

Il manque un petit quelque chose, une étincelle pour que les dialogues sonnent vraiment juste et que l’on retrouve totalement l’ambiance des romans noirs à la Chandler…

Un bon roman, mais pas encore totalement abouti…


Premières phrases :

 « Martini Dry

6 mesures de gin

1 mesure de vermouth blanc sec

Olives à cocktail

Glaçons

Verser alcools et glaçons dans le verre à mélange, agiter afin de bien répartir la glace. Servir dans un verre à cocktail. Garnir d’olives piquées d’un cure-dents. Savourer en écoutant Frank Sinatra chanter Witchcraft. »

 D’autres avis :

 

L’express ; Cannibales lecteurs

 

Martini shoot, Une enquête de Sunny Pascal, F. G. Haghenbeck, traduit de l’espagnol (Mexique) par Juliette Ponce, Folio policier, 8 euros

 

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Mãn de Kim THÚY

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Un très beau récit tout en retenue

 

L’auteur :

 

Kim Thuy, née à Saïgon pendant l’offensive du Têt, a fui le Vietnam avec d’autres boat people à l’âge de dix ans pour rejoindre Montréal. Tour à tour couturière, interprète, avocate, chroniqueuse culinaire, elle se consacre désormais à l’écriture. Ru, son premier roman, a enthousiasmé les lecteurs de vingt pays. En France, il a obtenu le Grand Prix RTL-Lire 2010.

 

L’histoire :

 

Orient-Occident. Saigon-Montreal. C’est le parcours de Man, une jeune femme que sa mère a voulu protéger en la mariant à un restaurateur vietnamien exilé au Québec. En cuisine, elle réinterprète les recettes que les femmes de son pays chuchotaient à l’oreille de leurs filles comme autant de tours de magie porteurs de mémoire. Un bouillon à la tomate révèle les déchirements d’un peuple, les couleurs d’un dessert traduisent les codes d’une culture et l’art d’émincer le piment vicieux en dit beaucoup sur celui de séduire les hommes. Ce récit dévoile aussi la bouleversante histoire de la mère de Man et l’emportement d’un amour fou. Dans un subtil balancement entre ici et là-bas, entre passé et présent, Kim Thuy retrouve la force délicate et la poésie de Ru.

 

Ce que j’ai aimé :

 

Par petite touches discrètes, presque timides, Man raconte son histoire, son mariage avec un québécois restaurateur et son émigration au Canada. Mais de cet homme qu'elle a épousé pour trouver une protection, elle parlera très peu.

Elle préfère évoquer son enfance, les choix de sa mère, femme forte et intelligente, puis sur sa vie canadienne, son investissement dans le restaurant de son mari. Là, elle développe ses talents culinaires avec brio, cherchant à retrouver les goûts de son pays et de son enfance. Les saveurs se mêlent subtilement à ses mots pour nous mener sur les rives de sa vie :

« Mon gâteau aux bananes à la vietnamienne était un délice mais effrayait par son air  costaud, presque rustre. En un tournemain, Philippe l’a attendri avec une écume de caramel au sucre de canne brut. Il avait ainsi marié l’Est et l’Ouest, comme pour ce gâteau dans lequel les bananes s’inséraient tout entières dans la pâte de baguettes de pain imbibées de lait de coco et de lait de vache. Les cinq heures de cuisson à feu doux obligeaient le pain à jouer un rôle de protecteur envers les bananes et, inversement, ces dernières lui livraient le sucre de leur chair. Si l’on avait la chance de manger ce gâteau fraîchement sorti du four, on pouvait apercevoir, en le coupant, le pourpre des bananes gênées d’être ainsi surprises en pleine intimité. » (p. 70)

Puis viendra l'heure de l'amitié, du sentiment soudain libérateur de ne plus être seule dans un pays étranger, puis, peut-être enfin, la passion amoureuse, comme une parenthèse dans une existence décalée.

 Un court récit lumineux servi par l'intelligence de Kim Thuy et par son immense talent de conteuse : avec seulement quelques mots, quelques sensations, quelques souvenirs, elle crée un univers dense et poétique.

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien

 

 Premières phrases :

 

« Maman et moi, nous ne nous ressemblons pas. Elle est petite, et moi je suis grande. Elle a le teint foncé, et moi j’ai la peau des poupées françaises. Elle a un trou dans le mollet, et moi j’ai un trou dans le cœur. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Ru

Autre :  Littérature Asie du Sud-Est

 

D’autres avis :

 

Marilyne ; Jérôme 

 

Mãn, Kim THÚY, Liana Levi, mai 2013, 144 p., 14.50 euros

 

tous les livres sur Babelio.com

Publié dans Littérature Asie

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Avant la nuit de Pete FROMM

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Un bel hommage aux rapports pères-fils

 

L’auteur :

 PETE FROMM est né en 1958 dans le Wisconsin et a d'abord été ranger avant de se consacrer pleinement à l'écriture. Il a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique. Indian Creek est son premier livre traduit en français. Il vit à Great Falls dans le Montana.

 

L’histoire :

 

 Les nouvelles de ce recueil ont pour cadre les paysages du Montana et de l'Ouest qui tissent des liens entre les êtres, les fêlures, les espoirs ou les désillusions qui les hantent. Du père divorcé qui traverse les Etats-Unis en voiture pour emmener son fils à la pêche au jeune homme qui retourne chez sa mère et son beau-père après une absence de six années, Avant la nuit présente une galerie de personnages inoubliables. Ces histoires offrent autant de tableaux de l'Amérique et se placent dans la lignée des plus beaux textes de Norman Maclean ou de Thomas McGuane. Après le succès d'Indian Creek, Pete Fromm confirme, avec ces héros ordinaires auxquels il prête une voix singulière, son appartenance à la famille des grands auteurs de l'Ouest américain. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

« Père et fils » : un père traverse le pays pour aller voir son fils et l’emmener pêcher. Emouvant.

« Epuisette » : des jeunes mariés en conflit.

« Avant la nuit » : un homme va pêcher avec son beau-fils soudainement réapparu après six ans de silence. Ils ont peur de ne pas rentrer avant la nuit.

De belles réflexions sur l’angoisse de perdre ceux qu’on aime même si comme le dit un des personnages « On ne peut pas commencer à regretter la chose la plus importante de sa vie avant même qu’elle ait disparu. (...) On finirait par devenir dingue. » (p. 64)

« Indigènes, wagons et déménagements » : un homme se souvient d’une belle histoire d’amitié.

« Le cours normal des choses » : un père emmène ses deux enfants pêcher après la mort de leur mère. Le plus jeune est hanté par l’image de sa mère sur son lit de mort, et touché par les changements survenus chez son père.

« Stone » : un père essaie de pêcher avec son fils qui préfère faire des ricochets. L’un comme l’autre vont apprendre à apprivoiser la passion de l’autre. Une de mes nouvelles préférées du recueil. Un bel échange entre les deux êtres.

« Ambre » : partie de pêche entre deux frères.

« La petite frappe » : un jeune garçon emmène le petit frère de sa petite amie à la pêche avec des amis à lui.

« Pour le gamin » : deux anciens amis partent à la pêche avec le jeune fils de l’un d’eux, qui va être le révélateur des changements survenus entre les deux hommes.

« Super souris et le fromage bleu de la Lune » : un couple part pêcher pour le meilleur et pour le pire.

 Ce que ces récits ont en commun, hormis un goût immodéré pour la pêche à la mouche, est sans doute l’analyse très fine des rapports humains. Pete Fromm nous parle de l’incommunicabilité entre les êtres, de la difficulté de se faire comprendre, de laisser de côté son égo pour venir à l’autre en toute innocence. Il évoque aussi nos peurs, angoisses diffuses : celles liées au fait d’être parents, mais aussi la peur de perdre ceux qui nous sont chers, la peur que le temps passe trop vite. La rivière est là pour leur rappeler que tout file, inexorablement…

 Un très beau recueil pour apprendre à se recueillir sur le bord des rivières …

 

Ce que j’ai moins aimé :

-Rien 

 

 Premières phrases :

 « L’argent ne coule pas à flots. Il n’y a pas vraiment de quoi emporter ou noyer quelqu’un, si vous voyez ce que je veux dire. Un désastre après un autre. Vous savez ce que c’est. Alors la décision du juge m’arrive ne pleine figure, comme si elle débarquait d’une autre planète. En parcourant des yeux le compte rendu d’audience, vous vous posez d’abord la question habituelle –Qu’est-ce que c’est que cette langue ? – avant de vous demander : c’est de moi qu’on parle là ? »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Indian creek : un hiver au coeur des Rocheuses de Pete FROMM

Autre :  La rivière de sang de Jim TENUTO

 

D’autres avis :

 ClaraClaudia Lucia 

 

Avant la nuit, Pete Fromm, traduit de l’américain par Denis Lagae-Devoldère, Gallmeister, avril 2010, 172 p., 21 euros

 

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La trilogie du Minnesota 2. Seuls les morts ne rêvent pas de Vidar SUNDSTOL

Publié le par Hélène

                                          seuls-les-morts-ne-revent-pas.jpg

♥ 

Un deuxième tome décevant.

 

L'auteur :

 

Vidar Sundstøl est un écrivain norvégien, auteur de romans policiers.
Il a grandi à Drangedal dans le Telemark. Il a étudié au Writer’s College de Bø en 1987.
Son premier livre, Kommandolinjer a été publié en 1987. Il a écrit la trilogie du Minnesota, dont le dernier tome sort en 2011. (Source : Babélio)

 

L'histoire :

 

La suite de cette trilogie du Minnesota, où nous retrouvons Lance aux prises avec son frère dans une partie de chasse interminable...

 

Quatrième de couverture :

 

« Et si c’était lui, le mort et les autres, les vivants ? Et qu’il ne pouvait pas les voir parce qu’il se trouvait déjà de l’autre côté du mur invisible de la mort ? Seuls les morts ne rêvent pas. C’était peut-être  pour ça qu’il ne voyait pas d’autre être humain qu’un Indien dans de vieux vêtements ? Parce que Lance était mort et l’Indien aussi, et que les morts ne voyaient que les morts… »

 

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Ce que j'ai aimé :

 

Ce deuxième tome est prenant, l'atmosphère est intrigante, parallèlement à cette partie de chasse qui n'en finit pas, se déroule le récit de l'ancêtre des garçons, aux prises lui avec un indien-gitan.

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

- Beaucoup trop court (à peine 200 pages)

- L'unité de lieu est lassante : la forêt, la forêt, le lac, la forêt... De même pour l'unité de temps : une ou deux journées, sans parler de l'unité d'action : une partie de chasse... et c'est tout !

- Il est à déplorer un contraste entre le tome 1 avec de nombreux personnages, une enquête digne de ce nom, le FBI, rien que ça, et ce tome deux, épuré, presque vide, qui aurait gagné à être inséré dans le tome 3 sans doute, il ne semble pas constituer un tome à part entière.

- De fait, un roman avec beaucoup de répétitions, une action qui n'avance pas, et quand enfin il se passe quelque chose nous sommes à la dernière page et il faut acheter le tome 3 pour savoir ce qui s'est passé !

 

Premières phrases :

 

« Son portable vibra. Lance le sortit avec mille précautions de sa poche de pantalon et jeta un coup d'oeil sur le numéro affiché : inconnu. Il ne répondit pas, puis serra de nouveau sa carabine entre ses deux mains. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 La trilogie du Minnesota 1. Terre des rêves de Vidar SUNDSTOL

Roman policier nordique

 

D'autres avis :

 

Territoire polarLe Figaro 

 

Seuls les morts ne rêvent pas de Vidar SUNDSTOL, Grasset, avril 2012, 16 euros

 

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Petit poilu tome 1 la sirène gourmande de Pierre BAILLY et Céline FRAIPONT

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

Une BD muette à découvir dés 3 ans

 

Les auteurs :

 http://www.dupuis.com/catalogue/FR/au/128/bailly.html

http://www.dupuis.com/catalogue/FR/au/1003/fraipont.html

 

La série :

 

 Petit Poilu est petit et poilu. Tous les matins, il quitte sa maman et sa maison pour aller à l'école. Mais il faut toujours que tout bascule ! De surprises en surprises, de rencontres en rencontres, Petit Poilu plonge dans des univers extraordinaires et farfelus dont il ressort toujours grandi.

 

Ce tome :

 

Petit Poilu part à l'école. En chemin, une inondation le précipite dans un vaste océan, demeure de la sirène qui mange tout, la Sirène Gourmande ! Avalé par l'immense femme-poisson, voilà notre Petit Poilu prisonnier dans son énorme estomac !


C'est le début des rencontres qui font rire, qui font peur, qui bousculent... Comment Petit Poilu sortira-t-il du ventre de la Sirène ? Retrouvera-t-il sa maman et son petit lit douillet ? Mystère...
De magnifiques aventures à lire dès trois ans.

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Ce que j’ai aimé :

 

J'aime beaucoup le principe des Bd muettes qui encouragent les enfants à développer leur propre histoire en utilisant leurs mots à eux et sont de fait accessibles aux enfants qui ne savent pas encore lire. 

 

A chaque histoire, Petit Poilu quitte sa maman pour aller à l'école, mais en chemin l'extraordinaire croise sa route et le détourne de son but au profit d'aventures rocambolesques. Ici il se fait avaler par une sirène un peu trop gourmande et va vivre ainsi dans son ventre aux côtés d'autres acolytes ayant été eux aussi victimes de la belle nageuse.

Cette histoire-là est drôle, et tendre dans la relation qui s’instaure entre le capitaine du bateau et Petit Poilu. Ensemble ils vont vivre des aventures complices dont ils se souviendront longtemps. 

 

Le message est discrètement didactique avec en fin d’album un « petit message qui fait grandir d’un poil ! » : « La mer est un lieu précieux. Le fait d’y déverser des déchets la transforme… », ce qui permet d’aborder intelligemment le thème de la pollution avec les plus petits.

 

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Ce que j’ai moins aimé :

-         

-      Rien

 

Vous aimerez aussi :

 

Les autres albums de la série.

Site de Petit Poilu : http://www.petitpoilu.com/home.php

 

 

Petit poilu, La sirène gourmande, Bailly et Fraipont, Dupuis, 9.50 euros

 

BD Mango bleu

Publié dans Jeunesse BD

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Maurice et Mahmoud de Flemming JENSEN

Publié le par Hélène

 

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♥ ♥ ♥

Succombez à l'humour danois !

 

L’auteur :

 Flemming Jensen est né en 1948 au Danemark. Amoureux du Groenland et fervent défenseur des Groenlandais, il a mijoté pendant vingt-cinq ans Imaqa (2000), son grand roman inuit. Connu pour ses one-man-shows et ses sketches radio ou télé, il use de ses talents d’humoriste dans Le blues du braqueur de banque (2012) et Maurice et Mahmoud (2013).

 

L’histoire :

Maurice est un expert-comptable doté d’un indécrottable humour danois et en pleine procédure de divorce. Mahmoud, son assistant, est un jeune musulman un peu geek sur les bords, qui n’a jamais vraiment eu de copine. Le premier est cynique et désabusé, le deuxième idéaliste et romantique. Le premier ne peut s’empêcher de persifler, le deuxième s’efforce de ne pas le prendre mal. Le premier habite chez le deuxième depuis que sa femme l’a mis dehors. Entre frictions culturelles et religieuses, préjugés et décalages générationnels, Flemming Jensen livre un pamphlet sur ce qui tant bien que mal nous rapproche les uns des autres.

 

Ce que j’ai aimé :

 Enfin un livre drôle  qui éclaire la morosité ambiante et nos journées pluvieuses !

Flemming Jensen met en scène des personnages atypiques : Maurice en instance de divorce, plutôt heureux de son sort, Mahmoud amoureux transi de sa voisine, sa mère musulmane un peu trop présente, sans parler de l'imam boulimique. Ces joyeux personnages vont se retrouver pris au coeur d'une intrigue digne d'un vaudeville avec ses portes qui claquent, ses  personnages qui se cachent derrière le canapé, mais aussi avec, c'est nouveau et c'est là la grande originalité de l'auteur, un réveil qui chante l’appel du muezzin, un rôti de porc exilé sur le blacon puis atterrissant malencontreusement dans un bassin pour ne citer qu'eux.

Toutes ces péripéties font suite à l'installation de Maurice chez Mahmoud pour quelques temps, ce qui lui permet de découvrir un monde proprement surréaliste. Malgré leurs différences, les personnages parviendront à cohabiter dans un joyeux capharnaeüm salvateur. Les apparences sont souvent trompeuses et entre mensonges et vérités, chacun va apprendre à apprécier l'autre pour ce qu'il est vraiment.

Ce roman est diablement efficace malgré quelques baisses de régime, il sait nous faire rire devant l'absurdité de certaines situations, le rythme rapide et enlevé permet de s'immerger intégralement dans la lecture, en oubliant pour quelques temps crise financière et touti quanti. Et ce type de lecture, c'est précieux !

 Ce que j’ai moins aimé :

 La fin, la résolution du « nœud » est tirée par les cheveux sur fond d’asile politique, de clandestins…

 

 

Premières phrases :

 « Je ne savais pas quelle heure il était. Mais il faisait nuit, et j’avais enfin réussi à m’endormir. Combien de temps j’avais dormi, aucune idée, et pendant un bon  moment je ne sus même pas où j’étais. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Le blues du braqueur de banque  ; Imaqa 

 

 Maurice et Mahmoud,

 

Publié dans Littérature Europe

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Désert de LE CLEZIO

Publié le par Hélène

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♥ ♥

"Il n'y avait pas de fin à la liberté, elle était vaste comme l'étendue de la terre, belle et cruelle comme la lumière, douce comme les yeux de l'eau." 

 

L’auteur :

 

J. M. G. Le Clézio est né à Nice le 13 avril 1940. Il est originaire d'une famille de Bretagne émigrée à l'île Maurice au XVIIe siècle. Il a poursuivi des études au collège littéraire universitaire de Nice et est docteur ès lettres. 

Malgré de nombreux voyages, J. M. G. Le Clézio n'a jamais cessé d'écrire depuis l'âge de sept ou huit ans : poèmes, contes, récits, nouvelles, dont aucun n'avait été publié avant "«Le Procès-verbal», son premier roman paru en septembre 1963 et qui obtint le prix Renaudot. Influencée par ses origines familiales mêlées, par ses voyages et par son goût marqué pour les cultures amérindiennes, son œuvre compte une cinquantaine d'ouvrages. En 1980, il a reçu le grand prix Paul-Morand décerné par l'Académie française pour son roman «Désert». En 2008, l'Académie suédoise a attribué à J. M. G. Le Clézio le prix Nobel de littérature, célébrant «l'écrivain de la rupture, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante».

 

L’histoire :

 

La toute jeune Lalla a pour ancêtres les "hommes bleus", guerriers du désert saharien. Elle vit dans un bidonville, mais ne peut les oublier. La puissance de la nature et des légendes, son amour pour le Hartani, un jeune berger muet, une évasion manquée vers "leur" désert, l'exil à Marseille, tout cela ne peut que durcir son âme lumineuse. Lalla a beau travailler dans un hôtel de passe, être enceinte, devenir une cover-girl célèbre, rien n'éteint sa passion pour le désert. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 

La structure binaire permet une grande liberté : deux pays Le Maroc, Tanger, puis Marseille la France ; deux époques les années 1910, et les années 1970 ; deux personnages Nour jeune garçon de la tribu des « Hommes bleus », qui va devenir disciple de Ma el Aïnine le cheikh puis Lalla jeune fille vivant dans un bidonville... Cette oscillation incessante entre deux destins donne au roman un rythme lancinant équilibré. 

Nour vit au moment de la pacification du Maroc par l’armée française de 1910 à 1912 et connaît l'échec de la guerre sainte menée contre les Chrétiens par Ma el Aïnine le fondateur de la légendaire Smara. Homme du désert, homme libre, il erre dans le désert sansfin à la recherche de son identité d'homme révolté. Lalla est, au début du roman, une jeune fille heureuse qui aime communier avec la mer et apprécié les bonheurs simples près de la nature :

« Lalla écoute le bruit du vent, elle écoute les voix grêles des enfants bergers et aussi les bêlements lointains des troupeaux. Ce sont les bruits qu’elle aime le mieux au monde, avec les cris des mouettes et le fracas des vagues. Ce sont des bruits comme s’il ne pouvait jamais rien arriver de mal sur terre. » (p. 138)

Elle vit une relation privilégiée avec un jeune berger muet :

« La lumière des étoiles tombe doucement comme une pluie. Elle ne fait pas de bruit, elle ne soulève pas de poussière, elle ne creuse aucun vent. Elle éclaire maintenant le champ de pierres, et près de la bouche du puits, l’arbre calciné devient léger et faible comme une fumée. (…) La soif, la faim, l’angoisse se sont apaisées par la lumière de la galaxie, et sur sa peau il y a,  comme des gouttes, la marque de chaque étoile du ciel.

Ils ne voient plus la terre, à présent. Les deux enfants serrés l’un contre l’autre voyagent en plein ciel. » (p. 220)

Mais elle doit fuir Tanger pour échapper à un mariage arrangé.

Désert nous conte le destin particulier de ces êtres qui quittent leur monde pour un ailleurs censément plus adapté, plus idyllique que ces pays du Sud soumis à une pauvreté innomable. Ils vont apprendre l'un comme l'autre à construite leur identité et leur liberté dans un monde torturé.

Roman initiatique, roman d’apprentissage, ce récit est une initiation au désert comme lieu de la liberté inaliénable, le lieu où l’on peut être soi, lieu de la sincérité de la simplicité de l’être, métaphore de la vraie vie, simple et dépouillée.

 

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Ce que j’ai moins aimé :

 Je dois avouer avoir moins apprécié les pages consacrés à Nour.

 

Premières phrases :

« Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient. Lentement ils sont descendus dans la vallée, en suivant la piste presque invisible. En tête de la caravane, il  avait les hommes, enveloppés dans leurs  manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Etoile errante

Autre : Eldorado de Laurent Gaudé

 

Désert, Le Clézio, Folio, 1980, 448 p., 8.10 euros

 

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Quand nous serons frère et sœur de Sophie ADRIANSEN

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un beau conte moderne

 

L’auteur :

Sophie Adriansen écrit par tous les vents depuis longtemps, du long et du court. Elle tient depuis 2009 le blog Sophielit, finaliste du Prix des Bloggeuses de ELLE 2011, et contribue à plusieurs sites littéraires. Elle est est membre de la Société des Gens de Lettres et jurée littéraire pour les Prix suivants : 2012 Prix des lecteurs de l’Express / Prix Rive Gauche à Paris / Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro / Prix des Lectrices Terrafemina - Livre de Poche // 2011 Prix Rive Gauche à Paris / Prix Carrefour du 1er roman (comité présél.) // 2010 Grand Prix des Lectrices de ELLE / Prix Orange du Livre / Prix du Roman FNAC / Prix Carrefour du 1er roman (comité présél.) / 2009 Prix Carrefour du Premier roman

L’histoire :

« Il n’était tout simplement pas comme elle.

Il ne serait jamais son frère, c’était aussi simple que cela.

On ne pouvait se décréter frère et sœur par volonté commune ou désir profond, ni même décision unilatérale, et encore moins parce qu’on avait reçu un bout de papier l’affirmant. »

 

Louisa, la trentaine dynamique et urbaine, n’a jamais connu son père. Par une chaude journée d’avril, elle apprend la mort de celui-ci et découvre dans la foulée qu’il lui a laissé un conséquent héritage. Mais cet argent inespéré est soumis à une condition : elle doit cohabiter un mois avec un frère dont elle ignorait jusqu’à l’existence. Ne se doutant pas qu’elle prend un aller simple pour le début du reste de sa vie, Louisa fait sa valise et débarque à Lougeac, village du centre de la France où elle n’est pas la bienvenue et où les rumeurs vont bon train.

Quand nous serons frère et sœur est une ode à l’échange et à la simplicité qui met en scène l’étonnante rencontre d’une jeune femme enlisée dans son passé, que le mystère de ses origines a rendu méfiante, avec un homme concentré sur le présent, dans un récit servi par une écriture lumineuse. (Présentation de l’éditeur)

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Mon avis :

Quand nous serons frère et soeur est un livre lumineux  optimiste, un bol d’air pour cette jeune femme urbaine qui découvre un nouveau mode de vie, une nouvelle façon d’aborder le monde et la vie. Elle va découvrir un autre monde, d'autres relations et va peu à peu s'épanouir dans cette nouvelle opportunité. 

Petite réserve : la dichotomie entre vie à la ville, vie parisienne stressante et vie calme à la campagne me semble un peu caricaturale, de même que les personnages le sont quelque peu.

Mais il me restera surtout en mémoire après lecture l'impression d'avoir lu un conte tendre, moderne sur l’importance de tisser des liens.

« Tisser des liens, voici ce que je n’ai jamais été capable de faire. Avec moi, ils se sont défaits rapidement. La vie, ce n’est pas ça. Je compte sur vous pour faire mieux. » (p. 204)

Premières phrases :

« Les choses avaient un sens, au-delà des lieux communs qui affirmaient que rien ne survenait jamais par hasard. Et ce sens était à déceler dans l’environnement, à lire dans les éléments, à percevoir dans les attitudes. Il ne fallait négliger ni le langage des corps, ni les métamorphoses des objets, ni les changements météorologiques. Tout cela révélait de menus indices, envoyait d’infimes signaux.»

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Je vous emmène au bout de la ligne de Rodolphe MACIA et Sophie ADRIANSEN

D’autres avis :

Ici : http://www.sophieadriansen.fr/crbst_13.html

 

Quand nous serons frère et sœur, Sophie Adriansen, Myriapode, janvier 2013, 18 euros

 

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