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Joseph Anton, une autobiographie de Salman RUSHDIE

Publié le par Hélène

joseph anton 

♥ ♥

 

L’auteur :

 http://www.salman-rushdie.com/about-2/

 

L’histoire :

 Le 14 février 1989, Salman Rushdie reçoit une fatwa de Khomeini pour avoir écrit Les versets sataniques. En toute franchise et honnêteté, l'écrivain raconte sa clandestinité, son changement d'identité obligé et son combat pour retrouver une liberté. Il raconte sans tabou son quotidien sous surveillance armée et sa lutte pour obtenir soutien et compréhension du monde des médias ou des politiciens. (Source : Babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Salman Rushdie nous fait pénétrer dans l’antre de l’écrivain, nous permettant d’assister à la mise en place d’un nouvel écrit, aux pensées de l’artiste mais aussi à celle de l’homme tant sa vie d’artiste a modifié profondément sa vie d’être humain suite à la publication des Versets sataniques.  Il expose ses projets d’écriture, ses rencontres littéraires décisives et échafaude peu à peu, sous nos yeux, les prémisses du roman qui va bouleverser son existence.

 «  La grande question était de savoir comment le monde s’assemblait, pas seulement de voir comment l’Orient se mêlait à l’Occident et l’Occident à l’Orient, mais comment le passé façonnait le présent et comment le présent modifiait notre perception du passé, et comment le monde imaginaire, le lieu des rêves, de l’art, de l’invention mais également de la croyance se diffusait à travers la frontière qui le séparait de la « réalité » quotidienne où chaque être humain est persuadé, à tort, de vivre. » (p. 88)

 Puis vient l’heure de la lutte pour la liberté d’expression, lutte menée contre les extrémistes, lutte qui détient en son sein un caractère universel atemporel, malheureusement. Il s’agissait du prix à payer pour faire vivre son projet :

« Ecrire un livre c’est conclure un pacte faustien à l’envers. Pour gagner l’immortalité, ou du moins conquérir la postérité, on perd, ou du moins on compromet, sa véritable existence quotidienne. » (p. 113)

L’ensemble de l’autobiographie est marquée par un esprit très érudit, réfléchi et cultivé, un homme complet mis au ban de sa propre vie pour avoir osé braver l’interdit religieux.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 J’ai regretté de n’avoir pas lu « Les versets » avant ma lecture de cette autobiographie,  afin de mieux saisir les subtilités de son raisonnement.

Salman Rushdie écrit dans un style tellement fluide qu’il se laisse emporter par son propos si bien que cette Autobiographie ne compte pas moins de 727 pages, un pavé non exempt de quelques longueurs…

 

Premières phrases :

 « Après coup, alors que le monde explosait autour de lui et que les merles de la mort s’assemblaient en masse sur le portique dans la cour de récréation, il regretta d’avoir oublié le nom de la journaliste de la BBC qui lui avait dit que son ancienne vie était désormais terminée et qu’une nouvelle existence, plus sombre, allait commencer. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Les versets sataniques

 

 D’autres avis :

 Les inrocks 

Blogs : Audouchoc JosteinNadael Akialam Keisha ; Clara

 

Joseph Anton, une autobiographie, Salman Rushdie,  traduit de l’anglais par Gérard Meudal,  Plon, 727 p., 24 euros

 

grand prix lectrices de elle

Publié dans Biographies et cie

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Eloge du rien de Christian BOBIN

Publié le par Hélène

                                       eloge-du-rien.JPG

 ♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 Qui est vraiment Christian Bobin ? Les indications biographiques qu'il consent à glisser aux journalistes lors de (rares) entretiens nous apprennent qu'il est né au Creusot, en Bourgogne, de parents ouvriers. Et qu'il y vit toujours. Qu'enfant, déjà solitaire, il préférait la compagnie des livres. Qu'après des études de philosophie, il a exercé divers métiers, dans des bibliothèques, des musées, des librairies. Que ses premiers textes, publiés au début des années 1980, ne rencontrent qu'un public restreint. Que le succès est venu plus tard, porté par la grâce d'un livre consacré à Saint François d'Assises, Le Très-Bas, prix des Deux Magots... C'est dans ses textes qu'il faut chercher La Part manquante de Christian Bobin. Dans ses textes, où cet humaniste solitaire parle le plus de lui-même, il nous fait partager, dans un style épuré, ses plaisirs minuscules et jusqu'à ses plus grandes douleurs comme La plus que vive, hommage à son amie, morte à 44 ans d'une rupture d'anévrisme. Àtravers une oeuvre sensible et poétique, ce sédentaire, voyageur de la page blanche, nous montre le monde tel qu’on ne le voit plus. (Source : Evène)

 

L’histoire :

 Au lieu de répondre à la question: “Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie?” que lui avait posée un directeur de revue, l’auteur a eu envie de s’évader ailleurs et d’écrire ce petit livre qu’il termine ainsi: “Bien sûr, je ne réponds plus vraiment: je chante”. (Présentation babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 Christian Bobin nous offre ici un court récit en réponse à la question « Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie ? »

 "Tous les arbres dans le soir frémissent. Ils m’instruisent par leur manière d’accueillir chaque instant comme une bonne fortune. L’amertume d’une pluie, la démence d’un soleil : tout leur est nourriture. Ils n’ont souci de rien, surtout pas d’un sens. Ils attendent d’une attente radieuse et tremblée. Infinie. Le monde entier repose sur eux. Le monde entier repose sur nous. » (p. 21)

 

arbre-automne.JPG

 Sa réponse sera prétexte à multiples digressions sur la vie, la beauté, la poésie, les livres, thèmes chers à l'auteur. Le texte est à la fois beau, poétique, profond et philosophique.

 Christian Bobin se glisse dans les interstices du monde pour communier avec lui, s’harmoniser avec lui et chanter sa gloire et sa beauté.

 Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien

 Premières phrases :

 « Votre lettre est là, sur le bord d’un buffet de cuisine. Elle attend. Depuis bientôt une semaine, elle attend ma réponse. Une petite femme d’encre, modeste, avec sa jupe un peu froissée, ses phrases croisées sur ses genoux. »

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  L’homme-joie de Christian BOBIN ; Les ruines du ciel de Christian BOBIN 

 D’autres avis :

 Eloge du rien, Christian Bobin, Editions Fata Morgana, janvier 1990, 23 p., 8 euros

 Challenge-Christian-Bobin

 

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Jardin d’hiver de Thierry DANCOURT

Publié le par Hélène

                                            jardin d'hiver

 ♥ ♥

 

L’auteur :

 

 Thierry Dancourt est né à Montmorency, dans le Val-d'Oise. Il travaille aujourd'hui comme rédacteur indépendant dans les domaines de l'architecture et de l'urbanisme. Hôtel de Lausanne, écrit à Paris et à Casablanca, est son premier roman. Après Jardin d'hiver, Il revient en 2012 avec Les ombres de Marge Finaly. (Source 10-18)

 

L’histoire :

 

Une station balnéaire de la côte atlantique, en hiver. Pascal Labarthe, le narrateur, arrive un soir de brume, par l'autocar. Que vient-il faire ici, hors saison, dans cette petite ville endormie des bords de mer qu'il ne connaît pas ? « J'ai rendez-vous », déclare-t-il à l'homme qui séjourne également à l'Océanic, un hôtel dont ils sont les seuls occupants. Rendez-vous avec qui ? Jardin d'hiver tisse, entre Paris et Royan, les fils ténus, presque invisibles, d'une intrigue ou dialoguent histoire d'amour et histoire tout court, ou, le temps d'un hiver, s'entrelacent finement un présent traversé de personnages singuliers et un passé hanté par la figure d'une jeune femme aimée. Peuplé de lieux à l'abandon auxquels la mémoire se raccroche, ce roman est celui d'un amour perdu, jamais oublié. (Source 10-18)

 

Ce que j’ai aimé :

 

 Thierry Dancourt campe une atmosphère à la Modiano, entre présent et passé, souvenirs heureux et nostalgie galopante. Pascal est à la recherche d’une villa ayant un lien avec un ancien amour. Rien n’est dit, tout est suggéré, amené doucement, par touches subtiles et aériennes.  

 Dans ce court roman, le temps passe lentement aux côtés de personnages atypiques : un représentant de commerce, un vieil homme qui hante les bibliothèques pour lire les journaux, des retraités qui se promènent… Le temps est comme suspendu, dans cette ville de Royan atemporelle. 

  Le temps qui passe, les souvenirs qui s’effacent pour laisser la place au présent, sont au couer de ce charmant récit. 

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Ce que j’ai moins aimé :

 

 Un charme tellement diffus que je ne sais pas s’il me marquera durablement.

 

Premières phrases :

 

 « Il pleut sur le square Kennedy. Une pluie tiède, qui tombe obliquement. Les parterres engazonnés, les allées au tracé sinueux, les bouquets d’arbustes, le bassin avec son jet d’eau, la guérite du gardien : ce décor m’est familier. Je viens ici très souvent, je retrouve M. André Smeyers, Mme Raymonde Desnoyers, M. Lucien Rochais, des gens que je connais et qui sont tous à la retraite, pratiquement. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 Du même auteur : Hôtel de Lausanne

Autre :  L'horizon de Patrick MODIANO

 

D’autres avis :

 

 Télérama ; Lire 

 

Jardin d’hiver, Thierry Dancourt, 10-18, mars 2013, 168 p., 6.60 euros

 

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Le sorcier fleuve de Gabriel KINSA illustré par Zaü, François Place, Dominique Beccaria

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

Un livre CD à découvrir


L’auteur :

En 1974, Gabriel Kinsa décide de quitter Boko, son village natal pour l'univers cosmopolite de la capitale. À Brazzaville, il saisit la subtilité et la complexité de la diversité ethnique et linguistique des groupes qui y vivent et qui constitue toute la richesse culturelle du Congo.
Gabriel Kinsa se découvre rapidement une âme de comédien. En 1978, il fonde le Théâtre de l'Amitié à Brazzaville. Trois ans plus tard, il quitte le Congo pour la France. Au gré des rencontres et des amitiés, notamment avec le musée Dapper où il conte au milieu des pièces des expositions, il se confronte à de nouveaux modes de création qui donneront naissance à divers spectacles.

Gabriel Kinsa est reconnu aujourd'hui comme étant l'un des conteurs les plus talentueux désireux de faire partager son patrimoine culturel qu'il contribue fortement à préserver grâce à ses spectacles comme Malaki (1990), fondé sur l'esprit de la fête, Luzolo (1994), voyage au c?ur des traditions ancestrales.

C'est plus particulièrement le lien avec le monde des morts qui lui inspire Bileko (1996), et les récits mythologiques Muezi (1998). Le souvenir de certains faits d'histoire traverse également l'inspiration de Gabriel Kinsa avec Zikita, (1999) qui évoque l'esclavage.
Les albums constituent par ailleurs, un excellent moyen d'échapper à l'oubli. Se succèdent plusieurs albums, dont Contes, berceuses, musiques kongo (Mots et merveilles) en 1999, Graines de sortilèges (Acoria) en 2001 ou La légende de Kala en 2007. (Africultures)

Son site : http://www.gabrielkinsa.com/

 

Extrait :

 "Il y a longtemps, très longtemps, le crocodile était le seul habitant du fleuve Congo.
Il ne sortait jamais des profondeurs.
Pour profiter des bienfaits du soleil, il venait quelquefois flotter tel un bois mort, à la surface de l'eau.
Un jour, porté par le courant, il échoue sur la berge.
Là, il entend un chant harmonieux...
Surpris, il se dirige vers l'endroit d'où vient l'étrange mélodie.
Perché "wana muinga", un oiseau chante...."Enfants 5 à 11 ans

 

Mon avis :

 Il faut absolument découvrir Gabriel Kinsa notamment dans son spectacle "Métamorphoses" pour pénétrer son univers si fascinant. En deux mots, deux phrases, il nous emmène sur les rives du fleuve Congo aux côtés de ses ancêtres aux récits enchanteresques. Il est de ces conteurs hors pair qui savent jouer avec le large spectre des émotions.

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Ce sorcier fleuve, livre CD, permet de le découvrir pour un premier contact qui ne pourra que vous plaire. Il s'agit d'un conte enchanteur avec une morale discrète, comme souvent chez l'auteur qui, subtilement, fait passer ses messages de respect des autres et de respect de l'identité des êtres. 

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Graines de sortilèges

 

D’autres avis :

 Presse : http://www.gabrielkinsa.com/kinsa-presse.html


Le sorcier fleuve, Gabriel Kinsha, illustré par Zaü et François Place et Dominique Beccaria, Autoprod, 13 euros

 

Publié dans Jeunesse Album

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Blanche-Neige doit mourir de Nele NEUHAUS

Publié le par Hélène

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♥ 

L’auteur :

 Née en 1967 à Münster, en Westphalie, l’auteur de Flétrissure (Actes noirs, 2011 ; Babel n° 66) règne désormais sans partage sur le polar allemand : Blanche-Neige doit mourir s’est vendu (Actes noirs, 2012) à plus d’un million d’exemplaires outre-Rhin. 

 

L’histoire :

 

 Un squelette humain est retrouvé dans une ancienne cuve de carburant, dans un ancien aéroport militaire. Un peu plus tard, une femme tombe d’un pont. Selon un témoin, elle aurait été poussée. L’enquête conduit Pia Kirch hoff et Oliver von Boden stein dans le petit village d’Altenhain où la victime, Rita Cramer, a vécu avant son divorce d’avec un certain Hartmut Sartorius. Or, onze ans plus tôt, deux jeunes filles du bourg avaient disparu sans laisser de traces. Sur la foi de maigres indices, un garçon de vingt ans, Tobias Sartorius, avait été arrêté et condamné à dix ans de prison. Depuis quelques jours, Tobias est revenu à Altenhain... L’agression dont sa mère a été victime a-t-elle un lien avec ce retour ? Dans le village, Pia et Bodenstein se heurtent à un mur de silence. Mais bientôt une autre jeune fille disparaît et les habitants accusent Tobias Sartorius, même si ce dernier a toujours clamé son innocence. Les preuves manquent, la police piétine et certains villageois semblent bien décidés à prendre les choses en main.

Dans ce deuxième roman du duo Kirchhoff-von Bodenstein, Nele Neuhaus construit une fois de plus une intrigue millimétrée autour des non-dits et de l’atmosphère étouffante d’un petit village allemand. Procédant par dévoilements successifs, elle démonte patiemment les mécanismes d’une erreur judiciaire et analyse magistralement le fonctionnement de ces fascinantes machines à broyer les individus que sont parfois la justice et les préjugés.
Succès colossal à sa sortie, Blanche-Neige doit mourir s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires outre-Rhin. De puis, Nele Neuhaus règne sans partage sur le domaine du “Krimi”.

 

Ce que j’ai aimé :

 

Ce roman policier est plutôt efficace surtout au début du roman : l'atmosphère de ce village replié sur lui-même est inquiétante, les villageois faisant bloc contre le jeune Tobias accusé du meurtre de jeunes filles dix ans auparavant. Ils ne voient pas d'un bon oeil son retour après sa sortie de prison. Tobias devient peu à peu humain, porté par l'amour paternel de cet homme qui n’a jamais pu quitter sa maison et a dû subir les allusions désagréables incessantes liées à son fils. Dans cette ambiance de suspicion arrive une nouvelle jeune fille, Amélie, curieuse et éloignée de tout a priori. 

Ainsi le lecteur est rapidement ferré : Tobias est-il réellement coupable ? Amélie va-t-elle découvrir la vérité ou payer sa trop forte ressemblance avec l'une des jeunes filles assassinées ? Le village va-t-il supporter le retour de l'enfant maudit ?

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Puis tout se complique inextricablement, les intrigues se multiplient si bien  que le lecteur se perd, et la vie privée de Bodenstein, l'enquêteur, tombe dans le sordide de la vie de couple malmenée.

L'atmopshère inquiétante s'efface pour céder la place à une intrigue classique, le thème initial banal -disparition de jeunes filles- reprenant le devant de la scène. 

Trop de rebondissements, de personnes qu’on essaie de tuer à bout presque portant mais qui survivent, et puis celles qui tombent simplement et malencontreusement se cognent la tête et meurent.

Il faudrait aussi qu’on m’explique comment garder un cadavre momifié intact après tant d’années...

En résumé un roman policier plaisant, mais souffrant de défauts rédhibitoires pour certains...

 

Premières phrases :

 « L’escalier de fer rouillé était étroit et raide. Il tâta le mur pour trouver l’interrupteur. Une seconde après l’ampoule de vingt-cinq watts éclaira l’endroit d’une lumière chiche. La lourde porte de fer s’ouvrit sans bruit. Il en huilait régulièrement les charnières pour qu’elles ne grincent pas quand il venait la voir. Un air chaud mêlé à une odeur sucrée de fleurs fanées l’accueillit. Il ferma soigneusement la porte derrière lui, éclaira et resta un moment immobile. La grande pièce, environ dix mètres de long et cinq de large, était simplement meublée, mais elle avait l’air de s’y sentir bien. »

 

D’autres avis :

 CanelJosteinNadael A propos des livres ; Théoma ; Mimi ; Akialam ; Clara 

  

Blanche-Neige doit mourir, Nele Neuhaus, traduit de l’allemand par Jacqueline Chambon, Actes sud noirs

 

grand prix lectrices de elle

Publié dans Roman policier Europe

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Le tueur tome 1 de MATZ et Luc JACAMON

Publié le par Hélène

                                    tueur01eo

♥ ♥ ♥

 

Les auteurs :

  Matz, de son vrai nom Alexis Nolent, est né en Normandie mais grandit sous le soleil des Antilles, à la Martinique.

Amateur de bande dessinée depuis tout petit, il craque pour Franquin (Lagaffe, Spirou et Fantasio), Lucky Luke, Blueberry ou Gotlib. Après une licence de droit, il délaisse les amphithéâtres de l'université de Droit et les conférences de Sciences Po pour se lancer dans l'écriture et les petits boulots. Grâce à ses rencontres déterminantes avec Jean-Christophe Chauzy, Étienne Robial et Jean-Pierre Mougin, il commence sa carrière.

Matz revendique des influences multiples et très différentes qu'il tire aussi bien de la littérature (de Kafka et Cervantès à Chandler et James Lee Burke) que du cinéma (John Ford et Sergio Leone) ou même la musique, aussi bien de personnages fictifs que réels.
Il a notamment deux albums puisés aux sources du blues (dont Peines perdues) nommé à Angoulême en 1993 dans les catégories Meilleur Album et Prix du Public. Ce qu'il attend d'une bande dessinée, c'est qu'elle ait une histoire bien ficelée, originale et divertissante, qu'elle propose un certain regard, souligné par des dessins personnels et de bonne qualité. Il estime que si on réunit ces éléments, on peut faire de la bande dessinée un médium à part entière, qui peut apporter à ses lecteurs une expérience comparable à celle qu'offre un bon roman, un bon film ou un bon jeu vidéo.

Son premier scénario, Bayou Joey, réalisé avec Jean-Christophe Chauzy, est publié en 1990 aux éditions Futuropolis.

Avec déjà deux séries très connues à son actif que sont Le Tueur en collaboration avec Jacamon et Du plomb dans la tête en collaboration avec Wilson aux éditions Casterman, il sort aujourd'hui aux éditions Delcourt le premier tome Shandy, "Un Anglais dans l'Empire", en collaboration avec le dessinateur Dominique Bertail.

Toujours en tandem avec Jacamon, il a scénarisé la série Cyclopes, une vision noire et futuriste dans laquelle les médias prennent le contrôle de l'armée.

 Auteur de bande dessinées, dessinateur coloriste Luc Jacamon a fourbi ses premières armes de bédéaste avec un Alfred scolaire en 1986. "L'oeil du tueu"r est son premier album pour lequel il remporte en 2000 le second "Prix Meilleur Premier Album des Lycéens Picards".

Après un premier cycle du Tueur, Matz et Jacamon basculent dans un univers de science-fiction avec les deux premiers tomes de la série Cyclopes.
2007 marque leur retour autour du personnage du Tueur. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 Homme solitaire et froid, méthodique et consciencieux, le tueur ne s'embarrasse ni de scrupules ni de regrets. Tapi dans l'ombre, il guette sa prochaine victime. Plus l'attente dure et plus il s'énerve. Si les cartes sont truquées, il n'en sait rien encore. Gare aux éclaboussures. (Source : Babélio)


Ce que j’ai aimé :

Ce tueur professionnel efficace accomplit ses missions proprement, sans bavures, pour l’argent, son seul havre de paix se trouvant au Vénézuela. Il est doté d'un vrai contour psychologique intéressant : border line, voire suicidaire, son esprit est marqué par la noirceur du monde qui l'entoure... Il survit dans ce monde violent, jusqu’à cette mission dans laquelle il est lancé, planqué dans une pièce à guetter sa prochaine proie, qui tarde, bizarrement à apparaître…

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L’atmosphère noire est servie efficacement par les dessins et le suspens agrémenté de flash-backs concernant d'autres missions violentes, est très prenant. Les textes sont travaillés avec talent, de façon à offrir une Bd complète et intelligente. Une réussite pour ce premier tome. 

 

Ce que j’ai moins aimé :

L’addiction ! quand je suis arrivée à la fin du tome, j'étais dans l’urgence : je voulais la suite vite, tout de suite !

Heureusement, ma bibliothèque municipale pourra pallier à mon manque !

 

D’autres avis :

 Sur Babélio 

 

Vous aimerez aussi :

  Des mêmes auteurs : Le tome 2

Autre :  Blacksad de DIAZ CANALES et GUARNIDO

 

Le tueur, tome 1, Matz, Luc Jacamon, Casterman, novembre 1998, 10.95 euros

 

BD Mango bleu

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La peste de Albert CAMUS

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥


 L’auteur :

 

Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal «Combat» à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment «L'étranger» (1942) et «La Peste» (1947), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture

 

L’histoire :

 

Dans les années 1940, une épidémie de peste s’abat sur la ville d’Oran. Jour après jour, le lecteur suit l’apparition et l’extension de la maladie. Il découvre les réactions de chacun des personnages face aux souffrances et à la mort : certains fuient, d’autres restent pour lutter. À travers ce grand roman, Albert Camus rend hommage à ceux qui affrontent la vie avec modestie et honnêteté, et nous invite à réfléchir sur les valeurs de solidarité et d’engagement. (Source : Belin)

 

Ce que j’ai aimé :

 

La peste est un roman qui est comme le miroir de notre propre condition humaine :

« On dira sans doute que cela n’est pas particulier à notre ville et qu’en somme tous nos contemporains sont ainsi. Sans doute, rien n’est plus naturel, aujourd’hui, que de voir des gens travailler du matin au soir et choisir ensuite de perdre aux cartes, au café, et en bavardages, le temps qui leur reste pour vivre. Mais il est des villes et des pays où les gens ont, de temps en temps, le soupçon d’autre chose. En général, cela ne change pas leur vie. Seulement, il y a eu le soupçon et c’est toujours cela de gagné. » (p. 12)

Car la peste a une dimension allégorique : elle est l'allégorie du mal, consubstanciel à l’homme, une métaphore de l’horreur de la seconde guerre mondiale, de toute forme de totalitarisme, de dictature politique.

"Ils niaient tranquillement, contre toute évidence, que nous ayons jamais connu ce quotidien que celui des mouches, cette sauvagerie bien définie, ce délire calculé, cet emprisonnement qui apportait  avec lui une affreuse liberté à l'égard de tout ce qui n'était pas le présent, cette odeur de mort qui stupéfiait tous ceux qu'elle ne tuait pas, ils niaient enfin que nous ayons été ce peuple abasourdi dont tous les jours une partie, entassée dans la gueule d'un four, s'évaporait en fumées grasses, pendant que l'autre, chargée des chaînes de l'impuissance et de la peur, attendait son tour." (p. 269)

Le seule façon de côtoyer l'espoir sera de faire appel à la solidarité car elle permet de faire face à l’absurde. Le docteur Rieux est le symbole de l’homme révolté qui lutte avec ses propres moyens pour soulager la souffrance des autres. Homme humaniste, compréhensif il est le personnage le plus proche de Camus.

« Mais le narrateur est plutôt tenté de croire qu’en donnant trop d’importance aux belles actions, on rend finalement un hommage indirect et puissant au mal. Car on laisse supposer alors que ces belles actions n’ont tant de prix que parce qu’elles sont rares et que la méchanceté et l’indifférence sont des moteurs bien plus fréquents dans les actions des hommes. C’est là une idée que le narrateur ne partage pas. Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n’est pas éclairée. » (p. 124)

 Un classique à redécouvrir pour ne pas oublier que la peste peut se tapir dans le symptôme le plus innocent...

Ce que j’ai moins aimé :

 

Quelques longueurs dans les descriptions de la peste en elle-même.

 

Premières phrases :

 

« Les curieux évènements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194., à Oran. De l’avis général, ils n’y étaient pas à leur place, sortant un peu de l’ordinaire. A première vue, Oran est, en effet, une ville ordinaire et rien de plus qu’une préfecture française de la côte algérienne. »

 

Vous aimerez aussi :


Du même auteur : L'étranger

 

 

La peste, Albert Camus, folio, 288 p., 6.50 euros

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Contrée indienne de Dorothy m. JOHNSON

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

Cap sur le western !


 L’auteure :

 

DOROTHY M. JOHNSON est née en 1905 dans l’Iowa et a passé son enfance dans le Montana. Rédactrice pour des magazines féminins, puis professeur à l’université du Montana, elle publiera une quinzaine de livres et plus de 50 nouvelles dont plusieurs seront adaptées au cinéma (L’Homme qui tua Liberty Valance, Un homme nommé cheval, La Colline des potences). En 1959, elle est faite membre honoraire de la tribu blackfoot. Elle meurt en 1984. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

 

Dans l’intimité de loges indiennes ou celle de ranches à peine construits, à travers les plaines, derrière les murs des forts militaires ou dans les rues de villes nouvelles, pionniers, Indiens et cow-boys sont confrontés à la dure loi de l’Ouest. Dotés d’un formidable instinct de survie, ces hommes et ces femmes résistent à la destruction de leurs foyers, de leurs croyances et de leurs rêves. Ces onze nouvelles – dont deux restaient inédites en français – racontent les incidents devenus légendaires et les paysages encore sauvages de cette terre de frontières. On retrouve parmi elles L’Homme qui tua Liberty Valance et Un homme nommé Cheval qui inspirèrent deux grands westerns de John Ford et Elliot Silverstein.

Avec Contrée indienne, Dorothy Johnson, grande dame de la littérature américaine, ressuscite le mythe de l’Ouest américain. (Présentation de l’éditeur)

 Première publication chez JC Lattès en 1986 et chez 10/18 en 1993.

Ce recueil est présenté pour la première fois dans son intégralité, deux nouvelles “L’incroyant” et “Cicatrices d’honneur” étant jusqu’à présent restées inédites en français.

 Deux nouvelles ont été adaptées au cinéma : L’Homme qui tua Liberty Valance par John Ford en 1962, avec James Stewart et John Wayne ; Un homme nommé Cheval par Elliot Silverstein en 1970.

 

Ce que j’ai aimé :

 

Les cow-boys… et les indiens !!! Ils me manquaient…

Les nouvelles sont variées : il est question d'enlèvements de femmes colons dans « Flamme sur la plaine », « Retour au fort », d'hommes blancs qui ont été des indiens ou le sont toujours dans « L’incroyant », « La tunique de guerre », « Un homme nommé cheval », de colons confrontés aux attaques d'indiens dans « Prairie kid », « Après la plaine », d'indiens et de leurs rituels dans « L’exil d’un guerrier », de vrais cow boys dans « L’homme qui tua Liberty Valance »... Dorothy m Johnson en conteuse exemplaire ne prend pas partie pour l'un ou l'autre camp, elle palpite aux cotés des colons traqués, comme elle respire avec le souffle des indiens et de leurs coutumes. Elle nous explique par exemple ce rituel pour que les jeunes indiens découvrent leur totem : 

« Seul dans un endroit élevé pendant quatre jours et quatre nuits, sans eau ni nourriture ? Certains rêvent d’une bonne médecine, d’autres d’une mauvaise médecine, d’autres encore ne font pas de rêve. » (p. 192)

Elle s'interroge sur la limite entre la sauvagerie et la civilisation et représente intelligemment les deux peuples. Ainsi, ses nouvelles mettent en scène des personnages forts, marquants, confrontés à la violence, mais aussi humains qui vont apprendre la tolérance, l'ouverture, dans un enrichissement mutuel des cultures.

Un incontournable du genre !

 

Ce que j’ai moins aimé :

  - Rien 

 

Premières phrases :

«Le dimanche matin, le chef sioux nommé Little Crow, portant les vêtements sobres d’un homme blanc, assista au service religieux de la Lower Sioux Agency et serra la main du pasteur après la cérémonie. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Lonesome Dove de Larry McMURTRY

Le tireur de Glendon SWARTHOUT

Mille femmes blanches de Jim Fergus

 

D’autres avis :

 

Folfaerie ; Télérama 

 

 Contrée indienne, Dorothy Johnson, traduit de l’américain par Lili Sztajn, mars 2013, 256 p., 10.00 euros

 

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L’embellie de Audur Ava OLAFSDOTTIR

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Un voyage optimiste vers la lumière.

 

L’auteur :

 

Audur Ava Ólafsdóttir est née en 1958. Elle a fait des études d'histoire de l'art à Paris et a longtemps été maître-assistante d'histoire de l'art à l'Université d'Islande. Directrice du Musée de l'Université d'Islande, elle est très active dans la promotion de l'art. À ce titre, elle a donné de nombreuses conférences et organisé plusieurs expositions d'artistes. 

Rosa candida, traduit pour la première fois en français, est son troisième roman après Upphækkuð jörð (Terre relevée) en 1998, et Rigning í nóvember (Pluie de novembre) en 2004, qui a été couronné par le Prix de Littérature de la Ville de Reykjavík.

Rosa candida a reçu en Islande deux prix littéraires : le Prix culturel DV de littérature 2008 et le Prix littéraire des femmes (Fjöruverðlaun). En France, il a été finaliste du Prix Fémina et du Grand Prix des lectrices de Elle. Il a reçu le Prix des libraires au Québec. Ce roman a également été traduit en anglais, danois, allemand, néerlandais, espagnol. Il est en cours de traduction en tchèque, finnois et italien.

 Audur Ava Ólafsdóttir vit à Reykjavík. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

 

En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes.

Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d’exultation complice qui ne nous quitte plus.
 Il y a chez la grande romancière islandaise – dont on garde en mémoire le merveilleux Rosa candida – un tel emportement rieur, une telle drôlerie des situations comme des pensées qui s’y attachent, que l’on cède volontiers à son humour fantasque, d’une justesse décapante mais sans cruauté, terriblement magnanime. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

La narratrice est une femme étrange, son mari d’ailleurs ne supporte plus cet univers fluctuant et décide de la quitter parce que «  vivre avec toi, c’est comme être sans arrêt dans un marais en plein brouillard. On  tâtonne sans savoir ce qui va se présenter. » (p. 35) Alors il va partir, pour une autre, pour un enfant, pour une stabilité qu’il pense préférable à cette personnalité fantasque hors norme. A-t-il eu raison de choisir la normalité au détriment de la folie d’un quotidien mouvant ?

Qu’importe, la narratrice quant à elle continue sa vie étrange, dotée tout à coup d’une chance hors du commun, elle gagne plusieurs gros lots, et se voit confier la garde d’un petit garçon de quatre ans qu’elle va emmener en voyage. Et ses idées préconçues sur les enfants risquent de voler en éclat au contact  de cet être si frêle handicapé de surcroît.

« Les parents sont fatigués, ils ne se parlent pas, ils ne se retrouvent pas, ils ne voient ni l’épilobe arctique ni le glacier à cause des gosses qui sont malades à bord. Dans le maquis du terrain de camping, ils disparaissent à tout bout de champ et il n’y a pas moyen de feuilleter tranquillement son dictionnaire de synonymes devant  sa tente parce qu’on est tout le temps sur le qui-vive, à ce que j’imagine.  (…) En se concentrant au degré ultime, on doit pouvoir lire deux pages d’affilée. Sauf qu’un silence suspect règne autour de l’enfant : il a sans doute le hochet coincé dans la gorge. C’est pourquoi il faut aller vérifier toutes les quatre lignes.  On est tout le temps en train d’ôter au petit son pull-over, soit de lui remettre, d’enfoncer Barbie dans son collant et ses escarpins en strass, de chercher les clés de la porte d’entrée avec le marmot endormi dans les bras. » (p.42)

Quelques semaines lumineuses aux côtés de l’enfant vont la faire mûrir et éclairer sa vie d’une aura maternelle insoupçonnée.

Les romans d’Audur Ava Olafsdottir nous font évoluer dans des mondes étranges, loin d’un quotidien connu stable. Mais en nous éloignant de la normalité ils nous ouvrent les portes d’un monde clair, beau comme peuvent l’être les choses simples. Ils nous font croire, enfin,  à l’embellie…

 

Ce que j’ai moins aimé :

J’avais déjà tenté une première fois de lire ce roman, et je l’avais abandonné, peu touchée par le destin fantasque de cette femme particulière. Je l’avais toutefois laissé de côté en sentant bien que ce n’était peut-être pas le bon moment encore, qu’un jour je le reprendrais… Le prix des lectrices de Elle m’en a donné l’occasion. Et j’avais raison, le deuxième essai fut le bon. Nous sommes plusieurs sur la blogo dans le même cas de figure, alors un bon conseil : n’abandonnez pas, laissez vous charmer…

 

Premières phrases :

 « Quand je regarde en arrière, sans vraiment respecter à cent pour cent la chronologie, nous sommes là, serrés l’un contre l’autre, au milieu de la photo. Je le tiens par les épaules et il m’attrape quelque part, plus bas parle force des choses ; une mèche châtain foncé barre mon front très pâle ; il affiche un grand sourire et tient quelque chose dans son poing gauche. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Rosa candida de Audur Ava OLAFSDOTTIR

 

 D’autres avis :

 ThéomaBabélioCathulu, Céleste, Gwen, Hélène, Isa Liliba ; Clara ; 

Jostein ; A proposdes livres CanelKathel ; Papillon 

 

 L’embellie, Audur Ava Olafsdottir, ZUlma, août 2012, 22 euros

 

grand prix lectrices de elle

Publié dans Littérature Europe

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Joyeuses Pâques !

Publié le par Hélène

Publié dans Divers

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