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Château Chat de Loïc JOUANNIGOT

Publié le par Hélène

                                        chateau-chat.jpg

♥ ♥ ♥

 

L'auteur :

http://www.dargaud.com/auteurs-bd/jouannigot-loic,377.html

 

L'histoire :

Sans dialogue, cette histoire met en scène des enfants bien décidés à faire une partie de foot. 

 

Ce que j'ai aimé :

Voici un album frais, dynamique et inventif !

Les personnages sont attachants : des enfants qui s'amusent et cherchent à braver les obstacles (la mâratre, les gardes du château) pour profiter et jouer entre eux, représentés sous forme ludique d'animaux tels que lapins, souris...

Emportés par la course du ballon, ils courent de cases en cases, sautent, grimpent dans les arbres, entrent dans des grottes obscures pour en ressortir aussitôt poursuivis par un ours, plongent dans les cascades...

Les illustrations sont l'oeuvre de l'illustrateur de la famille Passiflore, fourmillant de détails avec néanmoins la douceur des aquarelles pour apporter poésie et rêverie à cet univers enfantin.

 

chateau-chat-2.jpg

 

Une vraie bulle de plaisir à savourer sans modération...

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

  - Rien

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La famille Passiflore

Autre :  Petit poilu tome 1 la sirène gourmande de Pierre BAILLY et Céline FRAIPONT

 

D'autres avis :

Mo ; Manu 

 

Château chat, Loïc Jouannigot, Dargaud, 2009, 12.00 euros

chateauchat03.jpg

BD Mango bleu

Publié dans Jeunesse BD

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Et après de Guillaume MUSSO

Publié le par Hélène

et apres guillaume musso 

L’auteur :

 http://www.guillaumemusso.com/guillaume_musso.php

 L’histoire :

 http://www.guillaumemusso.com/roman-1-et-apres.html

A huit ans, Nathan Del Amico a failli mourir en sauvant son amie Mallory de la noyade. Vingt ans plus tard, il est devenu un avocat renommé. Mais Mallory (avec qui il s'est marié et a eu deux enfants), l'a quitté, entre autres parce qu'il était un bourreau de travail. Alors qu'il tente de se reconstruire après cette séparation, il reçoit la visite du docteur Goodrich. Celui-ci explique à Nathan qu'il est un messager, c'est-à-dire qu'il peut voir la mort de certaines personnes à l'avance, et il les aide à vivre au mieux possible ces derniers moment/. Par exemple, il les rapproche des personnes avec qui ils étaient brouillés. Au début, Nathan ne le croit pas. Le docteur lui indique une personne dont il sait qu'elle va mourir, et sa prédiction se réalise. A partir de ce moment, Nathan le croit, et est sûr qu'il est proche de la fin. Il essaie donc de se rapprocher de Mallory, de faire de bonnes actions pour sa famille...

 

Mon avis :

 Je n’avais jamais lu un seul livre de Guillaume Musso et je trouvais que cela manquait à ma –hum- culture. Adulé par les foules, vilipendé par les aficionados de la vraie littérature, je voulais comprendre les tenants et les aboutissants de cette bataille digne de celle entre les anciens et les modernes.

J’ai donc commencé cette lecture en tentant de rester vierge de tout a priori, en me disant qu’après tout s’il était autant encensé par les lectrices moyennes, c’est qu’il devait avoir un intérêt quelconque. Après lecture je peux répondre à cette question : que nenni, aucun intérêt.

 Reprenons au début : soit un jeune héros brillant, beau et intelligent, Nathan :

 « Brillant, riche et fier de lui.

Tel était Nathan Del Amico.

Vu de l’extérieur. »

 Voici le premier message de Musso aux foules : méfiez-vous des apparences, les gens ne sont pas ce qu’ils montrent, ce brave Nathan souffre en réalité d’un gros complexe d’infériorité dû à ses origines modestes… Pauvre chou !

 Mais le pauvre chéri a un autre souci :

 « Mais sa vie privée avait suivi la trajectoire inverse de celle de sa réussite professionnelle. Ces dernières années son couple s’était défait. (…) Certes, il n’était pas le seul dans cas –au cabinet, plus de la moitié de ses collègues étaient également séparés de leurs épouses – mais cela n’était pas une consolation. (…) Non, pensa-t-il en s’asseyant sur le canapé, un homme qui dort sans personne à ses côtés et qui n’a pas vu sa petite fille depuis trois mois n’a pas réussi sa vie, fût-il par ailleurs millionnaire. »

Deuxième message, pioché dans les pages « proverbes » du Larousse : « l’argent ne fait pas le bonheur » mes amis (ce que je répète souvent à mon banquier )…

 Heureusement pour lui, un ange – pardon, « un messager » - est descendu du ciel pour l’éclairer (comprenez : lui assener les proverbes et autres sentences populaires de bon aloi)

Ainsi, il assiste à une opération chirurgicale compliquée visant à retirer des métastases cancéreuses du foie d’un pauvre homme, et soudain le sens de la vie lui apparaît clairement :

« Il se sentait humble. A ce moment précis, ses dossiers, ses réunions de travail et ce million de dollars sur son compte en banque lui parurent futiles. »

(Ai-je dit que Nathan était un brin niais ?)

 Pour faire court, le messager a évidemment un message à lui délivrer –cqfd- message que Nathan comprend mal –il est niais- mais il va tout de même se rappeler qu’il est mortel – sans blague ?-

« Nathan se sentait très abattu. Non, il n’était pas puissant. Personne ne l’était vraiment. Tout ne tenait qu’à un fil : sa vie comme celle de Sean. »

 Nathan va faire d’autres grandes découvertes :

« Voilà ce qui ne tournait pas rond dans sa vie : il ne prêtait pas assez d’attention aux autres. Une phrase que lui répétait souvent Mallory lui revint alors en mémoire : «  S’occuper des autres, c’est s’occuper de soi. » »

 Le sujet central tient à l’accompagnement en fin de vie des patients, et plus largement des hommes, avec des phrases brillantes sur le sujet :

« Tu ne dois pas avoir peur d’avouer tes sentiments à ceux que tu aimes. »

« Pour faire face à la mort de quelqu’un de précieux, tu dois te rapprocher de ceux qui t’aiment. »

«  Parfois tu te sentiras très seule et tu auras envie de pleurer et alors il faudra le faire parce que ça fait du bien. »

Et la conclusion, génialissime :

« La vie est quelque chose de formidable. Quelque chose de si précieux. »

Alléluia !

Je précise que ces phrases sont adressées à une enfant ce qui explique sans doute leur caractère niaiseux…. Ou pas…

Nathan va donc devenir humain – je vous passe les péripéties multiples et invraisemblables, et découvrir qu'il n'est pas seul au monde et que l'amûuuuur c'est c'qui y'a d'plus beau...

 

Pour conclure voici la recette du succès populaire :

piocher dans le dico quelques sentences populaires, copier-coller, 

s’intéresser à des thèmes universels comme l’amour, la vie la mort –et ne pas hésiter à abuser du mot « amour »

créer des héros stéréotypés niais si possible,

écrire de façon très simple, sujet- verbe- complément, comme si vous vous adressiez à une enfant de trois ans

en rajouter dans le pathos : mort d’enfant, alcoolisme des parents, enfance malheureuse, injustice sociale, tout est bon à prendre pour faire pleurer dans les chaumières – axer tout de même les malheurs sur les jeunes enfants, cela émouvra davantage -

tremper le tout dans une ambiance irrationnelle voire surnaturelle avec quelques pseudo-données scientifiques – tirées des manuels de vulgarisation tout de même - visant à accréditer des élucubrations

ajouter quelques citations d’auteurs intellos en début de chapitres, mais dans le corps du texte ne citer que des références populaires –« Nuits blanches à seattle », …

- Bref prenez vos lecteurs pour des c....

 

A bon entendeur ...

 

 Premières phrases :

 « Le lac s’étendait à l’est de l’île, derrière les marias qui baignaient les plantations de canneberges. Il faisait bon.

Après quelques jours de froid, la douceur était maintenant de retour et la surface de l’eau envoyait les couleurs flamboyantes de l’été indien. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : 7 ans après

Autre : euh… au hasard, les romans de Marc LEVY ?

 

Et après, Guillaume Musso, Pocket, 7.20 euros

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Petits bavardages sans importance de Elizabeth BOWEN

Publié le par Hélène

                                 

                                         petits-bavardages-sans-importance-elizabeth-bowen

 ♥ ♥ 

L’auteur :

 

 Elizabeth Bowen était une romancière irlandaise.

Elle perdit sa mère à douze ans et fit à partir de quatorze ans son éducation dans un pensionnat anglais. Son père s'étant remarié quand elle avait dix-neuf ans, elle mena à partir de ce moment une existence indépendante, vivant l'hiver à Londres, l'été en Italie. 
C'est pour tenter d'améliorer ses revenus qu'elle se décide à écrire, après avoir abandonné sa vocation première de peintre. 
Rencontres (1923), son premier livre, publié alors qu'elle n'a que vingt-quatre ans, est un recueil de nouvelles, genre dans lequel elle passera maître par la suite. 
Quatre ans plus tard, en 1927, elle compose son premier roman L'Hôtel, écrit à Bordighera, et les caractéristiques de son talent s'affirment : une pénétrante intuition, une redoutable perspicacité, un curieux mélange de sympathie et d'ironie envers les petitesses humaines, un esprit caustique, un style incisif.
Elle continuera à publier, à intervalles espacés, mais régulièrement, romans et recueils de nouvelles constituant peu à peu une œuvre abondante et originale, que l'on a parfois comparée à celles de Jane Austen ou de Virginia Woolf. 
On peut citer Septembre dernier (1929), roman dont l'action se déroule en Irlande ; Vers le nord (1932) ; Le chat saute (1934), un recueil de nouvelles ; et surtout La Maison à Paris (1935) et La Mort du cœur (1938). (Source : babélio)

 

L’histoire :

 

 Dans ces nouvelles douces-amères, Elizabeth Bowen – qui fut comparée à Jane Austen ou à Virginia Woolf –, glisse derrière le paravent des bonnes manières l’indifférence ou la cruauté d’une amie, d’une sœur, d’une jeune nièce. Sous les conversations anodines couvent des passions inavouées, où parfois s’invite l’ombre d’un fantôme…(Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 

 Elizabeth Bowen fait montre d’une maîtrise stylistique qui sert admirablement les portraits psychologiques de ses personnages. Ces derniers sont des êtres aux multiples mystères, complexes, cachés derrière les apparences des convenances. 

La jeune Contessina laisse M. Barlow la courtiser par lassitude et ennui. Mais sa jeunesse ne se cache pas loin derrière les minauderies...

Ann Lee, une jeune modiste accueille en parfaite professionnelle deux clientes, mais un invité inopportun va compliquer la situation, révélant aux deux femmes une vie personnelle complexe.

Dans "J'ai quelque chose  à vous dire", le jeune Terry semble profiter d'un moment d'intimité agréable allongé aux côtés de la belle Joséphine. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, et la belle jeune femme étendue ne semble pas en grande forme... 

La subtilité de la psychologie des personnages met en valeur les recoins obscurs de l’âme humaine dans un éclair lucide aveuglant. Sous une conversation banale, se cachent des réflexions cruelles autour du badinage amoureux, de la découverte de la sensualité et de la séduction, de la complexité des sentiments amoureux, de la vie de famille, des rapports entre les êtres, et finalement des sombres profondeurs de l’humain.

Une poésie affleure entre les lignes :

 « Leur table se trouvait à côté d’une fenêtre ouverte ; une nuit d’un velours bleu sombre y pendait comme un rideau ; on pouvait sentir la présence endormie du lac, et sur l’eau quelqu’un se mit à chanter en s’accompagnant à la guitare. C’était une nuit de pouls enfiévrés, de battements de cœur oppressés, une nuit d’amour. Une nuit à poser les lèvres sur une peau satinée, chaude comme les grosses grappes de raisins mûrissant au soleil. Personne autour de lui, M. Barlow le savait, n’était capable ne fût-ce que d’entrevoir les possibilités d’une telle nuit. Tous ces couples mariés, ces gens nantis d’une famille – et jusqu’aux nouveaux époux – semblaient anémiques ; du reste, dès qu’une femme devenait l’épouse d’un homme, celui-ci cessai pour ainsi dire de se comporter en gentleman et se transformait en Joueur. » (p. 58)

 La comparaison avec Jane Austen n’est pas usurpée, Elizabeth Bowen est une grande romancière …

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

 Je ne sais s’il m’en restera grand-chose tant les nouvelles sont courtes et les conversations des protagonistes « sans importance », mais ce bref recueil m’a donné envie de découvrir plus avant l’œuvre de cette auteure.


Premières phrases :

 

 « « Votre imagination vous joue des tours. » s’écria Maurice.

Le reproche était amer. Il fourrageait dans ses cheveux, la dominant de toute sa taille, et ses mèches drues se dressaient, tremblantes, sur son cuir chevelu. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 Du même auteur : Emmeline

Autre : Orgueil et préjugés de Jane AUSTEN

  

Petits bavardages sans importance, Elizabeth Bowen, traduit de l’anglais par Françoise Brodsky, Le livre de poche, Biblio romans, mai 2013, 168 p., 5.10 euros

 

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Shutter island de Dennis LEHANE

Publié le par Hélène

                                   

♥ ♥ ♥

"Au fond, tout est dans l’œil de celui qui regarde."

 

 L'auteur :

 

 Dennis Lehane est né en 1966 à Dorchester dans le Massachusetts.  Après des études à Boston, il part à l'université internationale de Floride. Tout en écrivant son premier livre (Un dernier verre avant la guerre), il vit de métiers divers (livreur, libraire, chauffeur). C'est également un ancien éducateur qui travaillait dans le secteur de l'enfance maltraitée. Ce thème reste très présent dans la majorité de ses œuvres.

Il vit aujourd'hui à Boston. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues.

 

L'histoire :

 

Le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule ont été appelés sur Shutter Island, île abritant un hôpital psychatrique, car l'une des patientes de l'hôpital, Rachel Solando, a disparu.

Leur enquête commence alors, peu évidente : comment la patiente a -t-elle pu s'enfuir de sa cellule, fermée de l'extérieur ?

 Ce que j'ai aimé :

 

Il s'agit d'un roman policier à forte teneur psychologique. Non seulement parce que l'enquête se déroule dans le milieu psychatrique, mais aussi parce que chaque personnage est doué d'une profondeur psychologique saisissante...

 Les êtres sont bien plus complexes qu'ils ne le semblent au premier abord, et si cette thèse est l'une de celle qui fait l'intérêt des romans de Dennis Lehane, ici, elle est menée à son paroxysme...

 Ce roman policier est absolument original, je n'en connais pas d'équivalent.

 Non seulement l'intrigue est trépidante, mais les personnages sont passionnants, des romans à eux seuls. Le marshall est un être marqué par la guerre en Europe, par les camps, par la perte de sa femme, il est un homme qui voue sa vie aux autres pour oublier quelques instants la sienne. Et pourtant, il est impossible de renier totalement celui que l'on est ...

 "Au fond, c'est pareil qu'une voiture. Un engrenage se grippe, un boulon casse et tout le système se détraque. Vous croyez qu'on peut vivre avec ça ? (Il se tapota la tempe.) Tout est enfermé là-dedans et y a pas moyen d'y accéder. Vous, vous contrôlez pas grand-chose, mais votre esprit, lui, il vous contrôle, pas vrai ? Et s'il décide un jour de pas aller au boulot, hein ? 

(...) Ben, vous êtes baisé."

 Un grand roman...

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

- Il faut savoir que ce n'est pas un roman policier classique et qu'il pourrait en déranger certains. Si vous êtes "Borderline", passez votre chemin...

 

 Premières phrases :

 

     " Le père de Teddy Daniels était pêcheur. Il dut céder son bateau à la banque en 1931 - Teddy avait onze ans à l'époque -, et il passa le reste de sa vie à trimer sur le bateau des autres quand ils avaient du travail à lui proposer, à décharger des marchandises sur les docks quand ils n'en avaient pas ou, lorsqu'il était rentré à la maison vers dix heures du matin, à demeurer de longs moments affalés dans un fauteuil, en contemplation devant ses mains, les yeux écarquillés et le regard sombre, marmonnant tout seul de temps à autres."

 

 Vous aimerez aussi :

 

 Du même auteur :  Ténèbres, prenez-moi par la main de Dennis LEHANE Gone, Baby, Gone de Dennis LEHANE 

Moonlight Mile de Dennis LEHANE

Autre :  Roman policier américain

 

Shutter island, Dennis LEHANE, traduit de l'américain par Isabelle Maillet, Rivages thriller, septembre 2009, 8.14 euros

 

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Librairies

Publié le par Hélène

 

Des enseignes de libraires ont créé un site Internet permettant de trouver un livre près de chez soi. 


Un bon moyen de contrer les géants du Net.


http://www.placedeslibraires.fr/

 

et pour les parisiens : 


http://www.parislibrairies.fr/

 

Comment ça marche ?
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Publié dans Divers

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Le vin de longue vie de Nicolas Dumitru COCEA

Publié le par Hélène

                                          vin-de-longue-vie.gif

                                                                        ♥ ♥


 L’auteur :

 Ecrivain roumain, auteur de nombreux romans, de nouvelles et de pièces de théâtre, Nicolae Dumitru Cocea (1880-1949) fut aussi traducteur français, introduisant en Roumanie les oeuvres de certains contemporains comme Anatole france ou Marguerie Audoux.

il est également connu dans son pays pour son engagement antifasciste : il fut le créateur ou le directeur de plusieurs revues, et défendit ses opinions courageuses progressistes à travers ses éecrits politiques jusqu'à la fin de sa vie.
 

L’histoire :

Roman épicurien d'amour et de vigne, le Vin de longue vie se déroule dans la campagne roumaine, sous le soleil, à l'ombre des souvenirs. Au jeune juge qui vient d'être nommé, tous les notables du village parlent de maître Manole, le boyard, propriétaire de l'immense vigne. Celui-ci attirerait des femmes dans sa demeure, dont elles ne ressortiraient jamais ; il userait également de sortilèges, et son extraordinaire longévité en serait la conséquence.

La rencontre entre le jeune homme et le vieux maître, puis l'amitié qui les unira, enfin le secret de cette jouvence que le boyard transmettra, tel est le coeur de ce roman. Un roman empli de poésie mais aussi de philosophie, sur la nature humaine et sur le sens que chacun peut donner à sa vie. (Source : Babélio)

Mon avis :

  L’action est très longue à se mettre en place, comme si le narrateur tournait volontairement autour de cet être mystérieux, Manole, sujet de toutes les conversations, envies et jalousies des alentours. Quand il finit par le rencontrer, sous l’égide de Charles Baudelaire, leurs conversations prennent un tour philosophique qui densifie tout à coup le propos et de fait le roman.

 « Vivre en harmonie ou en disharmonie avec l'univers, face à face avec l'infini, l'éternité ou le néant, qu'importe ! Mais en tous cas, loin des sots. » p. 57

 Peu à peu une amitié naît entre les deux hommes, Manole devenant le maître à penser du jeune homme, lui livrant des préceptes de vie, d’harmonie et finalement de bonheur. Fasciné, le jeune magistrat aimerait découvrir le secret d’éternelle jeunesse que semble détenir le boyart.

 Le vin de longue vie  est un récit plaisant, mais un peu long à se mettre en place.


Premières phrases :

 

 « La vigne de maître Manole Arcasch, plantée sur plus haute crête de la province de Cotnar, descendait dans la vallée jusqu’à la Fontaine aux Serfs : longue, rectangulaire, striée, ponctuée et bariolée de toutes les nuances du vert, comme un couvre-pied de Bessarabie. »

  

Le vin de longue vie, N. D. Cocea, traduit du roumain par Jean de Palacio, Editions Cambourakis, 2012, 124 p., 9 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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La tentation d’une île, Derrière les caméras de la téléréalité de Philippe BARTHEROTTE

Publié le par Hélène

tentation d'une ile2

 

♥ ♥

Ils pensaient que ce n'était qu'un jeu...

 

L’auteur :

 Philippe Bartherotte, 32 ans, a été journaliste de téléréalité de 2001 à 2008. Il a mis fin à cette expérience en révélant dans la presse les méthodes de production de l’émission Pékin Express. Après L’avocat du diable, toujours sur la téléréalité, il a publié un roman Sugar Baby en 2011.

 

Quatrième de couverture :

 

 Philippe Bartherotte brise la loi du silence. Ce journaliste de téléréalité nous raconte son quotidien, aux côtés de candidats, exploités, trompés et manipulés par des producteurs de télévision qui ne reculent devant rien pour faire monter l'audimat. L'Ile de la Tentation, Star Academy, Pékin Express, une émission dantesque sur des chômeurs commandée par France 2... On suit son parcours à cent à l'heure, dans les méandres d'une gigantesque supercherie à laquelle il participe activement. En retournant les caméras de la téléréalité, Philippe Bartherotte tend à notre époque un miroir cruel.

 

Ce que j’en ai pensé :

 

 Philippe Bartherotte a travaillé 7 ans dans le secteur porteur de la téléréalité. Jusqu’à ce qu’un jour il décide de claquer la porte, écoeuré par tant d’agissements expédifs. Il décide par la suite de témoigner de son expérience sur les tournages de « L’île de la tentation » et de « Pékin Express » dans un livre choc.

Sur l’île de la tentation il doit interviewer les candidats fortement alcoolisés, privés de sommeil volontairement afin que l’on puisse les manipuler plus facilement par la suite. Acculés, ils deviennent des pantins au service de la production.

Puis sur Pékin Express il prouve comment le jeu est truqué d’avance : la production décide de privilégier tel ou tel binôme en fonction de son pouvoir télégénique pouvant influencer l’audimat.

« Cette émission nous soumet au plus grand décalage qui soit. D’un côté l’extrême pauvreté des gens qu’on rencontre, leur beauté, leur honnêteté, leur dignité, leur générosité… Et de l’autre, le cynisme sans bornes, la vulgarité, la laideur, l’égoïsme, la cupidité d’une production à l’image de notre capitalisme sans morale. L’être humain et la machine. Nous sommes là pour faire de l’audience. De l’audimat. On triche, on trafique, pour mieux vendre de l’espace publicitaire à des annonceurs. Et les gens qui accueillent nos candidats ne savent rien de tout cela. Ce sont des gens sincères qui donnent ce qu’ils ont de bon cœur. On les trompe eux aussi en quelque sorte. Eux sont vrais. Nous, on triche. » (p.246)

Il fera une brève incursion sur les chaînes publiques, pour un reportage sur les chômeurs, mais « finalement avec le docutainment sur les chômeurs et l’émission de Jean-Luc, je me suis rendu compte que le service public était bien plus hard core que je ne l’imaginais. Plus hard core tout en étant moins divertissant. » (p. 155)

 La téléréalité est un monde impitoyable, truqué à la base par des producteurs avides de gains. Des êtres qui ne respecte aucunement l’humain, obnubilés par le matériel, le pouvoir, l’argent facile. Philippe Bartherotte  nous peint un monde de sexe, de drogue, d’argent, de futilités, un monde qui broie tout individu innocent pris dans ses filets. Lui-même a souhaité s’en extraire avant qu’il ne soit trop tard, et le rêve final qu’il raconte fait froid dans le dos quand on repense à l’épisode tragique de la mort de Gérard Badin : des candidats filmés se succèdent devant un homme armé d’une épée qui les combat pour qu’ils ne prennent pas sa place.  « Et entre les rounds, j’étais chargé de faire des ITV (interviews) des candidats, à qui parfois il manquait un bras ou un œil, quelquefois les deux. Alors qu’est-ce que tu ressens ? Tu as mal ? Où tu as mal ? Tu as peur ? A quoi penses-tu maintenant ? Est-ce que tu crois que tu as encore une chance ? Et quand ils agonisaient, je posais toujours la même question : « Alors, ça fait quoi d’être en train de mourir ? » Je relançais avec des « C’est-à-dire ? » » (p. 337)

 Glaçant...

 

Premières phrases :

 

 « Qu’est-ce que tu es prête à faire pour participer à cette aventure ?

Je suis prête à tout.

C’est-à-dire ?

La jolie jeune fille qui est assise en face de moi se lève avec un grand sourire aux lèvres. Elle passe derrière la caméra, que j’ai à peine le temps de faire pivoter sur son trépied, et m’embrasse sur la bouche. Devant l’objectif, bien sûr. Avec la langue, ça va de soi. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 Du même auteur : L’avocat du diable

 

La tentation d’une île, Derrière les caméras de la téléréalité, Philippe Bartherotte, Editions Jacob-Duvernet, 2008, 20 euros

 

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Déception et abandon du mois de juillet

Publié le par Hélène

a-chacun-sa-mort.jpg

 

 

A chacun sa mort de Ross MACDONALD


Pitch :

Dans une maison décrépite de Santa Monica, une veuve glisse dans la main de Lew Archer 50 dollars pour qu’il retrouve sa fille Galatea, disparue depuis Noël. Ça n’est pas cher payé et les indices sont minces, mais une photo de la séduisante jeune femme achève de convaincre le détective. Galatea semble en danger : elle a été vue pour la dernière fois en compagnie d’un malfrat notoire. Des quartiers pauvres de San Francisco aux villas de Palm Springs, dans un monde gouverné par les commerces illicites, les cadavres s’accumulent et la ravissante disparue mène un jeu des plus troubles. Pour arriver à ses fins, Lew Archer devra se mêler à la pègre et admettre que les visages d’anges dissimulent parfois les âmes les plus sombres.


Mon avis :

Une fois n'est pas coutume, j'ai abandonné Lew Archer en cours de route : trop de gangsters, trop de personnages, trop d'action, au détriment de l'intrigue. J'avais déjà reproché au précédent opus ce trop plein d'action, mais l'ensemble était encore équilibré, mais cette fois-ci impossible de me passionner pour les aventures de ce cher détective qui ne fait que rencontrer des types peu recommandables, il se fait assommer, provoquer, poursuivre... Trop c'est trop...

 


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Thoreau : la vie sublime de Maximilien LE ROY et A. DAN

Publié le par Hélène

vie-sublime-thoreau-.jpg

♥ ♥ 

Les auteurs :

 http://adanzeblog.blogspot.fr/

http://maximilienleroy.fr/

 L’histoire :

Mars 1845. Henri David Thoreau, lassé des grandes villes et d'une société trop rigoriste pour le laisser pratiquer l'enseignement tel qu'il l'entend, le poète philosophe choisit de revenir à une vie simple, proche de la nature, dans son village natal. C'est dans ce cadre qu'il écrit les essais qui feront de lui une des figures marquantes du XIXe siècle américain, dont les idées trouvent plus que jamais un écho aujourd’hui. (Source : Babélio)

 

vie-sublime-3.jpg 


Ce que j’ai aimé :

 Ce bel album permet de découvrir un homme marquant , rebelle, père de la désobéissance civile. Un homme pour qui il était inconcevable de supporter les lois esclavagistes allant à l'encontre de ses principes humanistes :

"Qu'importe une loi qui protège vos biens et qui préserve votre âme et votre corps, si elle ne vous maintient pas dans les rangs du genre humain !" (p. 55)

Thoreau était un homme profondément humain, curieux des autres, respecteux de leur culture et de leurs idées, pleinement conscient de ce que peut apporter l'enrichissement mutuel. 

Le Thoreau plus connu, celui du Walden, apparaît également en ces pages, adepte de la vie simple en harmonie avec la nature :

"Ce qu'il me faut, c'est vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez résolument, assez en spartiate, pour mettre en déroute tout de ce qui n'était pas la vie... J'ai dans ma façon de vivre au moins cet avantage sur les gens obligés de chercher leur amusement au dehors, dans la société et le théâtre... que ma vie elle-même est devenue mon amusement et jamais ne cesse d'être nouvelle." (p. 15)

"Je vous l'ai déjà dit : vouloir être connu, c'est tomber plus bas que terre. On voudra vous corrompre, vous récupérérer, exploiter votre nom... La presse bavera dans ses colonnes, et tout ça sans jamais comprendre vos mots comme il faut. Le succés est une infortune, soyez-en sûr." (p. 39)

 vie-sublime-2.jpg

Maximilien Le Roy et A. Dan nous offre donc le portrait vivant d'un homme engagé dans son siècle, et l'avant-propos rédigé par Maximilien Le Roy et l'interview de fin d'album de Michel Granger, professeur spécialiste du XIXème siècle nous en apprennent beaucoup sur cet homme dont le nom est connu, mais dont les idées le sont moins.  

Ce que j’ai moins aimé :

 Les dessins sont un peu trop classiques à mon goût, j’aurais aimé plus de poésie, plus de beauté en harmonie avec la nature, les paysages ne m'ont pas touchée. 

La trame narrative reste relativement décousue, les scènes s'enchaînent mais il leur manque un petit supplément d'âme qui leur aurait donné consistance et sens. 

D’autres avis :

Babélio

 Thoreau : la vie sublime, M. LE ROY et A. DAN, Le lombard, 2012, 88 p., 20.50 euros

 

 BD Mango bleu

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Zalbac Brothers de Karel de LA RENAUDIERE

Publié le par Hélène

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L’auteur :

 

38 ans. Génération bulle internet. Poursuivre les rêves construits par toutes ses lectures d'enfant et d'adolescent, l'a conduit dans l'audiovisuel aux côtés de Jean-Edern Hallier. Devenu entrepreneur dans la technologie, son succès lui a valu d'être débauché par une grande banque internationale où il a fait une ascension digne d'un de ses personnages. Par ce thriller, il paie sa dette à l'univers romanesque qui l'a formé et l'a fait directeur.

 

L’histoire :

New York, une très secrète banque d’affaires.

Un jeune français venu de nulle part.

Une héritière qui hésite sur son destin.

L’histoire d’une ascension et d’une chute.

Dans la grande tradition de John Grisham, Karel de la Renaudière, un des directeurs d’une grande banque internationale, explore les coulisses de la haute finance et du pouvoir. Ce thriller captivant dresse un tableau à la fois fascinant et terrible de notre époque.

 

Mon avis :

 "Thriller captivant" ? Point de frisson, de peur ressentie, donc, non. "Fascinant" ? Non, ridicule. L'intrigue est loin d’être haletante - à moins de s'intéresser de près à l'idylle entre la jeune héritière et le jeune banquier : vont-ils se retrouver malgré leurs différences et les difficultés rencontrées, une question au suspens haletant effectivement... 

Dans la grande tradition de John Grisham ? Non. Plus dans la tradition des romans sentimentaux avec en toile de fond le monde financier. 

La construction est plus qu'élémentaire avec notamment des chapitres très courts, deux ou trois pages maximum, comme si l’auteur prenait ses lecteurs pour des personnes à la capacité de concentration réduite...

Les connaissances de l’auteur du monde de la finance sont trop ouvertement exploitées, comme si en bon élève il répétait bien sagement sa leçon, en faisant toutefois attention à simplifier les transactions pour ne pas perdre le crétin de lecteur.

Les personnages restent stéréotypés : golden boys désincarnés "maigre et dégingandé" (p. 14), geek maladroit en public, parvenu prêt à tout pour arriver, tous dotés d'une psychologie plus qu'élémentaire... Ils sont peu crédible, comme cette jeune héritière qui se rend à un rendez-vous d'affaires nue sous une robe beaucoup trop courte.

Les situations sont tout aussi formatées : le coup de foudre entre deux personnages qui ne devraient pas s'aimer, les quiproquos, l'attirance irrrréééésistible, les adjuvants, le jeune orphelin au père mystérieux - mais qui peut bien être son père ? se demandent les lecteurs qui aiment les chapitres de deux pages, les autres ayant deviné dés les premières pages - ... La fin en forme d’happy end est plus qu'attendue.

En conclusion, s'il se laisse lire -parce que des chapitres de deux pages, c'est encore à ma portée...- ce roman n'est pas d'un grand intérêt... 

 

Premières phrases :

« La limousine avance au pas, le long de Park Avenue rendue déserte par le froid et la neige. Soufflés par les bourrasques, les flocons volent au-dessus de Manhattan. Jean Demester colle sa tête au pare-brise. Les mains agrippées au volant, il s’énerve. Une soirée sans clients, c’est une soirée sans pourboires. »

 

Vous aimerez aussi :

 La firme de John GRISHAM

 

D’autres avis :

 Babélio

 

Zalbac Brothers, Karel de la Renaudière, Albin Michel, juin 2013, 322 p., 20 euros

 

Lu dans le cadre de l'opération Masse critique de Babélio

 

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