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Quelques romans pour l'automne

Publié le par Hélène

- La tournée d'automne de Jacques POULIN

Une douce échappée sur les routes du Québec, entre livres, rencontres inattendues et tendresse discrète.

- Céline de Peter HELLER

Avec ce roman, l’automne prend des allures d’enquête feutrée, entre grands espaces américains, mystères enfouis et mélancolie lumineuse.

- Le grand Meaulnes de Alain FOURNIER

L'atmosphère onirique, presque fantastique teinte le roman d'une mélancolie tragique. Le bonheur semble inaccessible pour les protagonistes qui, quand il les frôle, ont conscience de sa fragilité et fuient avant de souffrir.

- L'arrière-saison de Philippe BESSON

L'auteur donne vie ici aux personnages mélancoliques du tableau de Edward Hopper Nighthawks (Les Noctambules ou Les Rôdeurs de la nuit).

- Les romans de Claudie Gallay : des récits dans lesquels les silences habités composent des histoires sensibles dans une atmosphère comme suspendue. Je vous conseille notamment mon préféré Les jardins de Torcello

Un roman policier :

- Octobre de Soren SVEISTRUP

Les brumes de la saison enveloppent un thriller où les secrets enfouis ressurgissent et où chaque feuille morte semble cacher une menace.

- Les romans de Louise Penny 

Les intrigues se passent au sein du charme feutré d’un village québécois, inondé de ses brumes matinales, rafraichi par les premiers frimas qui contrastent avec la chaleur des intérieurs où couvent les secrets.

Et pour finir une BD :

Automne de Jon McNAUGHT une BD très contemplative, décrivant la vie quand elle se glisse dans les interstices du quotidien...

Et vous que lisez-vous en automne ?

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Le club des femmes mariées de Mubanga KALIMAMUKWENTO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Sali, mère de trois enfants est dans le banc des accusés pour le meurtre de son mari. Comment en est-elle arrivée là ? Le récit se déploie alors pour revenir sur les choix qu'elle a dû faire, contrainte par la fatalité, par sa famille, par son mariage...

Ce qui m'a touchée :

Loin de s'attarder sur le seul verdict d'une culpabilité, le roman élève sa voix pour sonder une tragique partition : celle du silence imposé. À travers les pages, c'est l'art cruel dont use une société pour plier les femmes qui se dévoile, leur enjoignant d'endurer et de se taire afin de sauver, au péril de leur âme, des unions déjà brisées.

Le titre originel, The Shipikisha Club, résonne comme une sentence secrète, l'écho d'un pacte funeste où l'on apprend l'art d'encaisser en silence. Rouage implacable, ce "club" perpétue l'inacceptable, tandis que la communauté tout entière tisse, fil après fil, la toile du drame à venir.

Dans la lumière crue de ce tourment familial et judiciaire, les figures de Peggy la mère et de Ntashé la fille se dressent comme des reflets tragiques. Leurs destins s'entrelacent pour porter le poids d'un héritage ancestral, l'ombre lourde d'une tradition zambienne transmise de génération en génération comme un fardeau.

Porté par la plume d'une avocate pénaliste, ce récit s'arme d'une vérité poignante. Il devient le témoin lucide et bouleversant d'une violence insidieuse, l'écho nécessaire d'un cri étouffé face à la sombre marée des féminicides qui, depuis quelques années, s'amplifie et blesse la terre de Zambie.

Un roman pour ceux qui aiment...

Les romans qui questionnent la société !

Présentation de l'éditeur : Editions de l'Aube

Vous aimerez aussi : Filles maudites de Oyinkan Braithwaite

Publié dans Littérature Afrique

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Relire les classiques à l'épreuve du présent #1 S’éveiller pour être libre : La Boétie et la jeunesse d’aujourd’hui

Publié le par Hélène

Hier, Alexandra Koszelyk partageait une réflexion autour d’un rapprochement qui m’a immédiatement interpellée : celui entre le mouvement étudiant actuel et le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de La Boétie.

Que peut bien avoir à apprendre à nos jeunes lecteurs un texte écrit il y a près de cinq siècles ? Peut-être précisément l’inverse de ce qu’on lui reproche : nous aider à comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Le propos du discours de La Boétie est contenu dans son titre : les hommes sont responsables de leur propre servitude car ils acceptent volontairement d’obéir au pouvoir. Une des explications que l’auteur avance pour expliquer cette inertie est l’habitude : les hommes naissent dans un système déjà établi, sont élevés dans l'obéissance et finissent par croire que leur condition de « serf » est naturelle. Une autre explication est aussi l’affaiblissement du peuple par le biais des divertissements et des plaisirs qui endorment la vigilance du peuple en l’ « abêtissant »

Détourner l'attention du peuple des problèmes politiques, de la corruption ou de la perte de leurs libertés, on reconnait bien là encore les dysfonctionnements actuels...

Ainsi, l’auteur appelle à un réveil de la conscience collective pour retrouver sa liberté : « Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. »

La liberté commence donc par une décision intérieure, un refus éthique de l’injustice. C’est à chaque individu de retrouver le sens de sa responsabilité morale.

Il me semble qu’aujourd’hui, les jeunes lycéens ont compris son message et je m’en réjouis… Leurs revendications rejoignent aussi La Boétie qui, en humaniste, place l’épanouissement intellectuel et moral de l’être humain au cœur des préoccupations. Pour lui, seule l'éducation permet de réveiller la "raison" qui sommeille en chaque citoyen.

Ainsi, près de cinq siècles après La Boétie, sa question demeure étonnamment actuelle : qu’acceptons-nous encore de subir lorsque nous pourrions choisir de ne plus nous soumettre ? Le mouvement lycéen montre que la jeunesse n’est pas condamnée à l’indifférence ou à l’obéissance. En s’informant, en questionnant, en débattant et en faisant entendre sa voix, elle exerce précisément cette liberté de penser que La Boétie plaçait au cœur de l’émancipation.

La Boétie nous rappelle ainsi que le véritable pouvoir d’un peuple commence peut-être au moment où il cesse de croire qu’il est impuissant.

Et si c’était justement cela, aussi, le rôle de la littérature : nous apprendre à regarder autrement le monde dans lequel nous vivons, à mettre des mots sur ce que nous ressentons et à comprendre que penser par soi-même est déjà une manière de se rendre libre ?

Cinq siècles plus tard, La Boétie n’est donc peut-être pas un auteur du passé. Il est un auteur qui nous apprend encore à ne pas subir le présent.

A lire : Discours sur la servitude volontaire, LA BOETIE

Publié dans Relire les classiques

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JE de Lilia HASSAINE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Dans le roman Jane Eyre de Charlotte BRONTE, Rochester cache dans son grenier sa première épouse, déclarée folle. Lilia Hassaine la libère de ses chaines dans cette fiction et imagine le destin de Antoinette-Bertha, jeune créole de Jamaïque de bonne famille qui succombe au charme mystérieux de Rochester sans se douter que ce mariage signera sa fin. 

Ce que j'ai aimé :

L'autrice met en lumière l'engrenage tragique qui précipite la jeune femme dans le gouffre sans fin de l'emprise. Mais en critiquant la société du XIXème siècle qui jugeait, réduisait et enfermait les femmes qualifiées d'"excessives"ou de "nerveuses", l'autrice nous parle aussi de notre époque...

"Lorsqu'un homme sait éveiller chez chacun la passion qui lui est propre - l'orgueil chez l'un, l'intérêt chez l'autre, la jalousie chez un troisième - il n'a plus besoin de contraindre qui que ce soit.

Les gens travaillent pour lui sans s'en apercevoir. L'un détourne les yeux. L'autre atténue la brutalité dont il fut témoin. Peu à peu se forme autour d'une personne un récit commode, auquel chacun contribue sans réfléchir. On juge une femme nerveuse, excessive, ingrate. Si elle se défend, on la dit violente ; si elle se tait, on l'estime coupable. 

Crois-moi, mon enfant, cette histoire ne fut pas l’œuvre d'un seul homme. Il faut toute une société pour créer ce genre d'entreprise. ma chute est le fruit de dizaines de petites complicités, de silences prudents, d'intérêts mesquins. 

Chacun n'y mit presque rien.

Mais de ce presque rien se forma la prison où l'on m'enferma."

Le choix d'un personnage secondaire remis sur le devant de la scène s'avère symbolique : remisée au grenier chez Charlotte Brontë pour laisser dans la lumière la jeune et innocente Jane Eyre, elle reprend forme humaine ici, prouvant que la soit-disant folie est rarement le fruit du hasard, mais bien plutôt orchestrée par l'entourage ou la société.

Sur ce sujet, je vous conseille aussi la lecture du Grand prix des lectrices de Elle 2026 Sortir de la maison hantée de Pauline Chanu

Présentation de l'éditeur : Gallimard

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Celles qu'on tue de Patricia MELO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Fuyant une relation toxique et violente, une jeune avocate de São Paulo trouve refuge dans l'État de l'Acre, une zone isolée au cœur de la forêt amazonienne. Sur place, elle se retrouve rapidement mêlée à l'enquête sur l'assassinat d'une adolescente indigène. En cherchant la vérité, elle découvre une réalité locale impitoyable marquée par la violence sous toutes ses formes, qu'elle soit verbale, physique ou institutionnelle.

Ce que j'ai aimé :

Le roman met en lumière l’impunité, le machisme structurel et la banalisation des violences faites aux femmes au Brésil. Le titre original, Mulheres Empilhadas, qui se traduit littéralement par « Les femmes empilées », fait référence à l’accumulation tragique des féminicides, dont de nombreux cas restent impunis : « Dix mille cas de féminicides dans les tribunaux, non résolus. » Le récit souligne ainsi qu’être une femme peut représenter un véritable danger, y compris dans l’espace censé être le plus protecteur : le foyer. Comme le rappelle l’autrice, « En réalité, le mariage est le gibet de la femme. »

À travers un récit réaliste, l’autrice donne à son œuvre une forte dimension politique. Elle dénonce une société dans laquelle les violences faites aux femmes sont profondément ancrées et trop souvent banalisées ou ignorées.

Ce que j'ai moins aimé :

Très sombre, j'ai préféré sur le même thème Ces femmes-là lu récemment 

Présentation de l'éditeur : Buchet Chastel

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De l'autre côté du lac de Sylvain PRUDHOMME

Publié le par Hélène

♥ ♥

Alors qu'il revient d'une randonnée en montagne, le narrateur rencontre Paola, photographe qui revient d'une mission autour d'une réserve naturelle interdite au public.  Il est rapidement fasciné par la jeune femme avec qui il correspond. Mais la jeune femme disparait et le narrateur retrace alors ses séjours dans la réserve pour comprendre ce qui a pu se produire. 

Ce que j'ai aimé :

J'ai apprécié la symbolique de la montagne et la réserve qui représentent l'inaccessible, ce qui résiste au regard. Ainsi "L'autre côté du lac" est à la fois un lieu réel et une métaphore de tout ce qui, chez les autres comme dans la nature, restera toujours hors de notre portée. 

Ce que j'ai moins aimé :

La quatrième de couverture est maladroite, en parlant de "signes étranges", de disparitions, laissant supposer des évènements surnaturels, alors que ce n'est nullement le cas. La quête reste très statique, lente et sans grand intérêt..

Bilan :

Un roman qui ne me marquera pas.

Présentation de l'éditeur : Les éditions de minuit

Du même auteur : Par les routes ♥ ♥ ♥ ♥ ; Les grands ♥ ♥ ♥ ; Coyote ♥ ♥ ♥ ♥

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Heartwood de Amity GAIGE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Valérie Gillis, 42 ans, disparait mystérieusement alors qu'elle arpente le sentier des Appalaches. Seule dans la nature sauvage, elle lutte pour survivre et écrit des lettres à sa mère pour ne pas sombrer. Les recherches s'organisent, menées par Béverly, mais la forêt est tellement dense et vaste que retrouver la jeune femme s'avère compliqué !  

 Ce que j'ai aimé :

J'ai apprécié l'épaisseur psychologique des personnages, qu'il s'agisse de Valérie perdue qui adresse des lettres à sa mère, ou de Bev peinant à trouver sa place ou encore de Léna, retraitée placée dans une maison de retraite qui enquête de son côté. Les liens familiaux et maternels sont explorés avec finesse. 

Ce que j'ai moins aimé :

Le sujet reste assez banal centré sur une disparition, et rien d'original ne ressort réellement de cette lecture !

Bilan : 

J'aurai au moins retenu de ne pas partir dans la forêt sans ma balise de localisation !

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

 

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C'était ça ou mourir de Thélyson Orélien

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Jonas Dorléon quitte Haïti avec presque rien. Un diplôme, un cahier de poèmes, la photographie de sa mère, quelques affaires serrées dans un sac. Et devant lui, une route immense, incertaine, dangereuse. De la République dominicaine au Brésil, du Brésil au Mexique, jusqu’aux frontières américaines et au Canada, il avance. Il marche parce qu’il n’a plus le choix. Comment rester dans un pays qui veut vous tuer à chaque virage ? "Partir, ce n'est pas seulement chercher une vie meilleure. C'est surtout refuser que sa vie, même brisée, ne compte pour rien."

Au fil de ce voyage, il tente, au milieu du chaos, de rester un homme. Porté par le fantôme de sa grand-mère - en slip- il écoute sa voix venue d'ailleurs : "Tu es un Dorléon, pitit. Marche droit. Et n'oublie pas : les morts te surveillent." "Alors je marche. Même si mes pieds saignent. Même si je doute. Je marche/ Je suis peut-être un exilé, un prof devenu clown, un homme dont la vie tient dans un sac de plastique, mais je suis aussi le petit-fils d'une femme qui hante ses descendants pour les empêcher de crever couchés. Et ça, c'est une bénédiction."

Thélyson Orélien ne nous épargne rien. La faim, la peur, la violence, la jungle, les frontières, les corps épuisés, les êtres abandonnés sur le chemin : la dureté du monde est là, brutale, parfois insoutenable. Il croise la mort et le désespoir, la vie ne tenant qu'à un fil.

Et pourtant, au cœur de cette noirceur, un rien demeure.

Un geste.
Une main tendue.
Un rire.
Une rencontre.
Un peu de solidarité entre ceux qui n’ont plus rien.
Une parole qui redonne courage.

"Il suffit alors d'un lit étroit, d'un rire venu de la pièce d'à côté, d'une prière derrière une cloison pour comprendre que l'essentiel n'est pas d'avoir trouvé sa place, mais d'avoir été accueilli, un instant, dans l'espace de quelqu'un d'autre. Cet instant-là suffit à faire tenir le monde." Comme si, lorsque tout s’effondre, il ne restait finalement que cette chose essentielle : la capacité de reconnaître l'autre comme un semblable. 

L’écriture transforme parfois l’horreur en poésie sans jamais l’adoucir. Elle donne des visages, des noms, des histoires à celles et ceux que les statistiques réduisent trop souvent à un mot. Et soudain, derrière ce mot, surgit Jonas. Un homme avec une mère, des souvenirs, des rêves, de l’humour, un homme qui a peur, qui est fatigué. Un homme qui voudrait simplement retrouver une vie normale. C’était ça ou mourir. Ce n’est pas seulement le choix de Jonas. C’est le vertige d’une existence poussée jusqu’à son extrême limite. Quand partir n’est plus un désir d’ailleurs mais une nécessité vitale. Quand l’exil n’est plus un voyage mais une lutte pour continuer à exister. Et quand témoigner est tout aussi essentiel : "Si je devais tomber, je tomberais en racontant." "Les survivants doivent porter les récits des disparus." 

Là réside, finalement, la grande beauté de ce roman : il nous fait traverser l'enfer sans nous faire perdre foi en l'homme. 

Présentation de l'éditeur : Grasset

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Une mort au paradis de Keith McCAFFERTY

Publié le par Hélène

 ♥ ♥

Dans le Montana, au cœur de la Smith River, une rivière sauvage bordée de falaises et de paysages encore préservés, un projet d’exploitation d’une mine de cuivre menace ce véritable paradis. Alors que le conflit oppose de plus en plus fortement les défenseurs de l’environnement aux partisans du projet, d’étranges épouvantails commencent à apparaître le long de la rivière.

La situation prend une tournure inquiétante lorsqu’un corps est découvert pendu au milieu de ces mystérieuses installations.

Sean Stranahan, détective amateur, et Harold Little Feather, enquêteur, se lancent alors dans une enquête qui les conduira au cœur des secrets et des tensions de la communauté. Martha Ettinger, shérif et ancienne compagne de Sean, se retrouve également mêlée à cette affaire.

Ce que j'ai aimé :

Je retrouve dans cette série ce qui était propre aux éditions Gallmeister à leur création : cet amour des grands espaces, cette fascination pour un vol de libellules au-dessus d'une rivière qu'arpentent des personnages connectés à la beauté. Sean est de ceux-là, lui qui pense : « La main de Dieu ne résidait pas à Rome, entre les coups de pinceau d'un génie de trente-trois ans. La main de Dieu était au Montana, dans les remous dorés et les falaises d'or d'un canyon sculpté depuis trois milliards d'années. » L'auteur s'est inspiré d'une descente de la Smith pour planter son décor qu'il relate ici : https://keithmccafferty.com/smith/

L'intrigue se concentre sur des questions écologiques, mais sait manier l'art de la nuance dans l'affrontement des philosophies rivales de notre époque "Nous avons les réalistes face aux rêveurs qui préfèrent faire l'autruche. Ou les nantis face aux démunis. Ou les engins de chantier de l'industrie minière face aux environnementalistes qui ne peuvent lutter qu'avec leurs mots, leur cœur et des preuves scientifiques."

Ce que j'ai moins aimé :

Quelques longueurs.

Je reproche à l'auteur d'avoir voulu trop dramatiser pour faire monter le suspens, provoquant finalement un sentiment d'oppression assez désagréable...

Bilan :

Je pense que c'est un des opus de la série que j'ai le moins apprécié. 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Meurtres sur la Madison ♥ ♥ ♥ ; Les morts de Bear Creek ♥ ♥ ♥ ♥ ; La Vénus de Botticelli Creek ♥ ♥ ; Le baiser des Crazy Mountains ♥ ♥ ♥ ; Buffalo blues ♥ ♥ ♥ ♥ ; La rivière au coeur froid ♥ ♥ ♥ ♥

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La porteuse de lettres de Francesca Giannone

Publié le par Hélène

♥ ♥

En 1934, Anna arrive dans un petit village des Pouilles avec son mari Carlo et leur fils. Considérée comme une étrangère, elle décide de devenir factrice, un métier inhabituel pour une femme à cette époque.
Pendant plus de vingt ans, elle distribue les lettres et découvre ainsi les secrets et les histoires des habitants du village. Sa vie est aussi bouleversée par sa relation avec Antonio, le frère de son mari.

Ce que j'ai aimé :

Le personnage de Anna est attachant. L'autrice s'est en effet basée sur la vie de son arrière-grand-mère, qui est devenue factrice dans un village des Pouilles dans les années 1930, et l'attachement pour son personnage se ressent fortement. 

Ce que j'ai moins aimé :

Les sujets graves sont malheureusement abordés superficiellement pour se centrer sur les histoires amoureuses et les secrets de famille. Les évènements historiques sont juste une toile de fond, comme pour donner de la crédibilité ou une touche historique au roman mais de façon artificielle. Par exemple les années de guerre sont totalement occultées...

Si encore les amourettes et secrets étaient crédibles, passionnés et passionnants ! La couverture nous promet en effet "une grande histoire d'amour qui a fait chavirer l'Italie". Mais point de naufrage émotionnel pour moi...

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

Publié dans Littérature Europe

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