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Soirée Gallmeister

Publié le par Hélène

Vendredi dernier nous avons été conviés à une soirée dans les nouveaux locaux de Gallmeister afin de nous présenter les projets et sorties pour 2026.

Nous avons été accueillis par Barbara Bessat, en charge des deux nouvelles collections jeunesse, Louise Hamon et Jade Guilbert à la communication et Bénédicte Adrien, éditrice chargée des achats de littérature étrangère.

Collection jeunesse

Barbara nous a tout d'abord parlé de  la collection Saga destinée au 9-12 ans. Elle nous a présenté notamment Coup de vieux, un roman plein d'humour et de tendresse pour tous ceux qui ne "rentrent pas dans le moule"et nous a annoncé la sortie en avril d'une série écrite par Tiffany McDaniel

Collection Littérature étrangère

Bénédicte nous a présenté quelques futures pépites comme "Le livre de la culpabilité" qui sort ce mois-ci ou encore la seconde enquête de Woodstock "L'âge d'or" après "L'ange gardien"

En mars sort aussi en poche "Pirate de lumière" et en mai "Sanctuaire" coup de cœur de Oliver.

Le magnifique "Une histoire d'ours" sort en mai en totem avec une couverture magnifique ! 

Pour le prix du challenge Gallmeister, nous allons découvrir ce mois ci "Le livre de la culpabilité" et "Avalanche".

Dans les envies de lecture "La voie" conseillé par Chinook, les enquêtes de Chris Offut en sont déjà à la 4ème avec "Shérif malgré lui", j'ai du retard ! la 3ème est  sortie en poche en février "La loi des collines ". J'ai envie de découvrir aussi "L'épicerie du paradis sur terre" de James McBride en poche en avril.

Dans les futures parutions, un nouveau Lizzie Pook arrive, ainsi que un Mc Cafferty !

 

Côté classique

- Le magnifique  "Jane Eyre" de Charlotte Brontë en février et celui de sa soeur "Les hauts de Hurlevent" depuis janvier. 

- un coffret Zola avec Germinal, La bête humaine et Au bonheur des dames en mars,

puis d'autres belles surprises par la suite...

J'ai été ravie de recroiser certains membres du challenge Gallmeister et merci encore à Anthony, Chinook et Louise pour cette belle soirée !

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Culottées tome 1 de Pénélope BAGIEU

Publié le par Hélène

♥ ♥

Des femmes cocasses, comme Clémentine Delait femme à barbe qui s'assume entièrement ; des combattantes comme Nzinga reine du Ndongo et du Matamba, Las Mariposas soeurs rebelles, Lozen guerrière et chamane, Leymah Gbowee travailleuse sociale (au sujet de qui vous pouvez lire aussi Notre force est infinie), Wu Zetian impératrice ; des artistes, quelquefois terrifiantes comme Margaret Hamilton ou sirènes comme Annette Kellerman, des destins qui nous semblent connus mais que l'on redécouvre comme celui de Joséphine Baker danseuse résistante et mère de famille ou encore de Tove Jansson peintre créatrice de trolls (et dont j'avais adoré Le livre de l'été), l'histoire de la première gynécologue Agnodice ; toutes sont des femmes qui ont lutté pour trouver leur place et ont fait entendre leur voix dans le brouhaha du monde masculin. "Je n'ai peut-être pas initié la révolution sexuelle, mais on peut dire que je lui ai donné un sacré coup de pied aux fesses." dira l'une d'elle, Christine Jorgensen...

Ces destins de femmes atypiques, Pénélope Bagieu nous les dépeint avec intelligence, mettant en avant certains aspects de leur vie, en occultant d'autres pour mieux nous donner envie de découvrir par d'autres biais leur histoire complète.

Une vraie réussite...

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur : Culottées tome 2

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Les années douces de Hiromi KAWAKAMI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥  

Tsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs, son ancien professeur de japonais. Insensiblement, au fil des rencontres, les liens se resserrent entre eux.

Ce que j’ai aimé :

L'autrice chante ici le charme de ces rencontres placées sous le signe du présent. Le maître est plus âgé que la jeune femme, il est marqué par la mort de sa femme qu’il n’a jamais tout à fait oubliée, si bien que la frêle relation qui s’instaure entre ces deux êtres esseulés semble vouée à rester amicale.  Les brefs instants qu’ils passent ensemble à déguster des mets savoureux en buvant du saké sont exempts de tout projet ou considérations personnelles. Les repas partagés occupe une place essentielle : les champignons d’automne, le tofu, les poissons grillés, les petits plats servis dans les bars japonais deviennent une sorte de langage intime entre les deux personnages. Chaque repas est un moment suspendu, une manière de se rapprocher sans jamais avoir à nommer ce rapprochement. Ils profitent seulement de ces douces minutes qui s’écoulent, côte à côte, dans un bar, au marché, à la cueillette des champignons…  « Nous avons continué de marcher lentement, dans l’air nocturne qui commençait doucement à sentir le printemps. La lune brillait avec un reflet d’or. » 

Pourtant, derrière la douceur, sourd une mélancolie profonde : le temps passe, les corps vieillissent, et les rencontres humaines sont fragiles. La jeune Tsukiko, sous ses allures de célibataire endurcie, recherche la tendresse et la douceur que lui procurent ses rencontres avec le maître. Loin de lui, elle est comme désœuvrée, errant dans un monde qui n’est plus nimbé du même halo de poésie.

A travers sa simplicité limpide ce roman cherche seulement à faire sentir la beauté fragile des liens humains.

 Présentation de l'éditeur : Picquier

Du même auteur : Le temps qui va le temps qui vient ♥ ♥ les 10 amours de Nishino ♥ 

D'autres versions : Les années douces de TANIGUCHI

Publié dans Littérature Asie

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Le diable est un menteur de Fémi KAYODE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"L'expérience m'a appris que, quand on pratique sa foi en compagnie d'autrui, on s'expose à être blessé ou déçu. Non pas par Dieu, mais par les gens."  

A Lagos, Philip Taiwo, psychologue d'investigation spécialisé dans la violence des foules, est sollicité par sa sœur pour une affaire délicate : la disparition de Sade Dawodu, l'épouse d'un évêque extrêmement puissant et charismatique à la tête d'une "méga-église". Alors que l'évêque est accusé d'être responsable de la disparition de sa femme, Taiwo se retrouve plongé dans un univers où la foi, l'argent et le pouvoir s'entremêlent de façon dangereuse.

Ce que j'ai aimé :

Kayode décortique l'influence immense Des Eglises de Réveil au Nigeria, capables de faire ou défaire des réputations. Certes, elles offrent de l'espoir, mais ne sont pas exempts de dérives : "La corruption est l'issue inévitable de la foi aveugle et de la dispense à rendre des comptes pour les autorités d'une Eglise." Dans ce monde, les élites naviguent entre la loi et leurs propres règles. 

L'auteur propose aussi une réflexion sur l'identité noire. La jeune fille du héros peine en effet à trouver sa place en temps qu'expatriée, à cet âge où la recherche d'identité est un thème central...

Ce que j'ai moins aimé : 

J'ai trouvé quelques longueurs, l'intrigue a tendance à patiner à certains moments, ralentissant le rythme.  

De plus, Le Diable est un menteur est le deuxième volet des enquêtes de Philip Taiwo, le premier étant Criez-le sur les toits, et j'aurais préféré lire le premier avant celui-ci, pour bien comprendre l'évolution du personnage de Philip Taiwo et son retour au pays après des années aux États-Unis.

Bilan :

L'auteur évite les clichés sur l'Afrique pour proposer un polar moderne, complexe et universel dans ses thématiques.

Sélection n°5 

Catégorie Policier

Publié dans Littérature Afrique

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Le chat noir et autres histoires de Edgar Allan POE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Publié au XIXᵉ siècle (les nouvelles ont été écrites entre 1830 et 1840), ce recueil rassemble plusieurs histoires célèbres de Poe, écrivain fantastique ancêtre de la science-fiction, spécialiste du conte horrifique, précurseur de la théorie psychanalytique du dédoublement de la conscience, initiateur du récit policier, maitre du récit d'aventure, analyste averti de la presse, satiriste, bref, un écrivain aux multiples facettes ! 

Ce que j'ai aimé : 

La diversité de registres est remarquable ! 

- des récits fantastiques : Le Portrait ovale qui rappelle que l'art consume la vie ou bien Le Chat noir récit fantastique noir dans lequel un homme sombre dans l’alcoolisme et la violence.

- des récits policiers : Les Meurtres dans la rue Morgue et Le Mystère de Marie Rogêt  récits policiers précurseurs du genre

- des contes mystiques : Le Colloque de Monos et Una  mettant en scène une conversation entre deux morts 

- des contes satiriques : Il ne faut jamais parier sa tête au diable ; La Semaine des trois dimanches ; De l’escroquerie considérée comme une des sciences exactes ; Sans lunettes

- des récits mélancolique comme Eleonora 

- des horreurs allégoriques : Le Masque de la mort rouge sur l’inéluctabilité de la mort et la vengeance face à la dépravation morale

- des horreurs historiques  Le Puits et le Pendule  

- des récits d'aventure Le Scarabée d’or, sorte de chasse au trésor 

- des contes cruels Le Cœur révélateur monologue d’un homme qui prétend ne pas être fou alors qu'il a tué un vieillard qui avait selon lui un œil de vautour, La Boîte oblongue

Edgar Poe est maître dans l'art de l'exploration de l’esprit humain tourmenté. Les criminels sont souvent trahis par leur propre conscience et dans les récits fantastiques, la frontière est floue entre réalité et hallucination. Il montre comment la conscience peut devenir une punition plus terrible que la justice. 

« Cependant, aussi sûr que mon âme existe, je crois que la perversité est une des primitives impulsions du cœur humain, – une des indivisibles premières facultés ou sentiments qui donnent la direction au caractère de l’homme. Qui ne s’est pas surpris cent fois commettant une action sotte ou vile, par la seule raison qu’il savait devoir ne pas la commettre ? N’avons-nous pas une perpétuelle inclination, malgré l’excellence de notre jugement, à violer ce qui est la Loi, simplement parce que nous comprenons que c’est la Loi ? »

L'auteur aborde aussi des questions scientifiques et des énigmes géographiques de la première moitié du 19ème siècle comme dans Une descente dans le Maelström  aventure marine au style très lyrique.

Bilan :

Un classique qui a influencé la littérature fantastique moderne et marque la naissance du roman policier.

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Thème du mois : Histoires courtes 

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Eclaircie de Carys DAVIES

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

En 1843, en Ecosse, se mettent en place les tragiques Clearances écossaises : des communautés de paysans ont été chassés de chez elles par les propriétaires terriens dans le cadre d'un implacable programme dans le but de faire place nette pour les cultures, les troupeaux de vaches et, de plus en plus au fil du temps, de moutons. 

L'intrigue repose sur un face-à-face bouleversant, choc de deux solitudes : Ivar est le dernier habitant d'un îlot oublié entre les Shetland et la Norvège. C'est un homme taiseux, robuste, qui vit en symbiose avec une nature hostile, entouré de sa jument Pegi et d'une vache aveugle. Il parle le norn, une langue scandinave en train de s'éteindre. John Ferguson est un pasteur sans le sou, envoyé là par un riche propriétaire pour une mission ingrate : convaincre Ivar de quitter sa terre.

Mais dès son arrivée, John fait une chute terrible. Il est sauvé, soigné et nourri par celui-là même qu’il est venu chasser.

Ce que j'ai aimé :

Ce qui fascine dans ce récit, c'est l'absence initiale de langue commune. Les deux hommes ne se comprennent pas, mais ils s'apprivoisent. Le pasteur se met à noter les mots d'Ivar pour désigner les oiseaux ou les plantes. Peu à peu, la méfiance se mue en une amitié fragile, presque mystique, tandis que sur le continent, Mary, l'épouse de John, attend avec une angoisse croissante.

Le style de Carys Davies est d'une économie magistrale. Pas un mot de trop. Elle parvient à rendre palpable le froid, l'odeur de la tourbe et le cri des macareux. C’est un roman sur ce qui nous lie quand tout semble nous séparer : l'histoire, la religion, l'argent.

Bilan :  

Un immense coup de cœur pour ce récit court mais d'une densité émotionnelle rare. C’est une lecture qui agit comme une "éclaircie" : elle illumine brièvement la part d'ombre de l'Histoire pour en extraire une beauté humaine universelle. La fin est, par ailleurs, absolument saisissante et inattendue.

Présentation de l'éditeur : Editions La Table Ronde

Sélection n°5

Catégorie Fiction 

Publié dans Littérature Europe

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La nuit des fous de Anouk SHUTTERBERG

Publié le par Hélène

À Dole, dans le Jura, un chantier déterre cinq squelettes enfermés dans des caisses en bois. Les corps ont été figés dans des poses précises à l'aide de fils de fer avant que la rigidité cadavérique ne s'installe. Le commandant Stéphane Jourdain mène l'enquête sur ces crimes qui remontent aux années 70. En parallèle, Elise, une jeune femme souffrant d'une maladie handicapante, découvre l'existence d'une tante cachée à la mort de son père. En tentant de renouer avec cette famille, elle déclenche sans le savoir un engrenage de violence.

Ce que je n'ai pas aimé :

Que de noirceur ! chaque nouveau personnage introduit amène avec lui son lot de traumatismes : accident de voiture qui a laissé un fils handicapé, mort de sa fille pour le personnage principal, dépression. Le roman explore la folie et la perversion et cherche à interroger la limite où l'esprit humain bascule.

Et je ne vous parle pas de l'intrigue, j'ai abandonné au moment de la découverte d'un corps en putréfaction relié à un arbre, avec la tête manquante, puis trouvée quelques minutes plus tard et décrite avec tous les détails morbides et ensanglantés. Etait-ce bien nécessaire ? J'ai alors hésité à continuer ma lecture, je suis allée voir sur Babélio ce que pensaient les lecteurs de cette lecture et j'ai découvert alors que cela allait s'aggraver avec notamment l'accouchement d'une des protagonistes. 

J'ai refermé le livre !

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Poésie d'Afrique au sud du Sahara : 1945-2025

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Par-delà les frontières, Bernard Magnier a réuni des 280 poèmes écrits en français, traduits de l’anglais, du portugais, mais aussi du swahili, du peul, du haoussa, du yoruba, du pidgin-english, de l’afrikaans ou du créole cap-verdien et de bien d’autres langues africaines.

Les poèmes se côtoient, sans autre classement que l’ordre alphabétique du nom de leurs auteurs et autrices. Ils témoignent des convulsions du continent, dénoncent la dureté du quotidien, les furies des humains, les douleurs de l’exil mais ils célèbrent aussi la beauté, les amours, les engagements et offrent une écoute attentive aux bruissements du monde.

Des formes classiques ou empruntées à des modèles issus de la tradition jusqu’aux textes de la scène, des chansons et des slams, les voix se mêlent et tissent une mosaïque vibrante de l’Afrique subsaharienne d’aujourd’hui.

A découvrir !

 

 

 

Présentation de l'éditeur : Editions Points

Publié dans Poésie étrangère

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Du miel sous les galettes de Roukiata OUEDRAOGO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Du miel sous les galettes est un récit autobiographique de Roukiata Ouedraogo, humoriste et comédienne originaire du Burkina Faso. Dans ce livre, elle raconte son enfance entre Fada N’Gourma et Ouagadougou, avec un mélange d’émotion, de tendresse et d’humour.

Ce que j'ai aimé : 

Au cœur du récit se trouve la figure de la mère, femme courageuse qui élève seule ses sept enfants après l’arrestation injuste du père. À travers son portrait, l’autrice rend hommage à la force et à la dignité des femmes africaines capables d'affronter la tête haute les difficultés du quotidien : la pauvreté, les injustices, les traditions. , mais aussi la solidarité, la joie et la vitalité de la vie au Burkina Faso. Le titre fait référence aux galettes au miel que préparait et vendait sa mère. Cette image symbolise la douceur des souvenirs d’enfance, mais aussi l’amour maternel et la chaleur du foyer familial.

Le livre aborde des thèmes forts comme la résilience, l’identité, la mémoire et, plus tard dans le récit, des sujets plus douloureux liés à certaines pratiques culturelles comme l'excision.

Écrit dans un style simple, vivant et sincère, Du miel sous les galettes est à la fois un témoignage personnel et une déclaration d’amour à une mère, à une enfance et à un pays.

Du même auteur : Le petit mari

Publié dans Littérature Afrique

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Le vent et le lion de James McBRIDE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Sept nouvelles, une multitude d'émotions. James McBride met en scène des personnages afro-américains au cœur de récits qui oscillent entre réalisme et imaginaire.

Ce que j'ai aimé : 

McBride est musicien de jazz, et cela se sent dans son écriture. Ses phrases ont un rythme, un "groove" particulier que la traduction de Gallmeister (souvent excellente pour saisir l'argot et le rythme américain) restitue très bien.

Les personnages sont profondément humains, même les personnages les plus excentriques ou les plus faillibles sont traités avec une immense tendresse.

J'ai particulièrement aimé la première nouvelle "Un train nommé "Under Graham Railroad" : un collectionneur et vendeur de jouets anciens, obsédé par la valeur historique des objets liés à l’histoire afro-américaine, est fasciné par un train miniature rarissime représentant l’« Underground Railroad ». Il consacre son énergie à traquer cette pièce mythique. Peu à peu, McBride montre que la véritable valeur ne réside pas dans l’objet mais dans la transmission humaine et le sens qu’on donne au passé. La quête du jouet devient une métaphore de la quête d’identité.

La nouvelle "Le bal de Noël" rend hommage aux soldats afro-américains souvent oubliés par la grande Histoire qui ont combattu pour une liberté qu'ils n'avaient pas pleinement chez eux. C'est une histoire de fraternité qui dépasse les mots, où le silence est aussi parlant que la musique.

"L'ange Homme-Poisson", ma préférée met en scène Abraham Lincoln qui vient de perdre son fils, elle présente un homme fatigué, mélancolique mais toujours tourné vers les plus faibles. 

Les nouvelles passent de la comédie de quartier à la fable historique en quelques pages sans jamais perdre ce mélange audacieux d'humour décalé, de tendresse et de réflexions engagées, offrant un regard à la fois lucide et poétique sur la condition humaine.

Ce que j'ai moins aimé :

Comme dans n'importe quel recueil de nouvelles, certaines m'ont moins touchée comme "M. P. et le vent" une nouvelle étonnante qui se déroule dans un zoo à l'abandon où les animaux et les humains entrent dans un dialogue philosophique et absurde sur la liberté.

Bilan : 

Ces nouvelles rappellent que la vie reste imprévisible mais rayonne malgré tout, fragile et lumineuse, même dans des contextes difficiles.

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : La couleur de l'eau

Challenge Gallmeister

Mois de Février : Histoires courtes, émotions longues

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