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Eclaircie de Carys DAVIES

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

En 1843, en Ecosse, se mettent en place les tragiques Clearances écossaises : des communautés de paysans ont été chassés de chez elles par les propriétaires terriens dans le cadre d'un implacable programme dans le but de faire place nette pour les cultures, les troupeaux de vaches et, de plus en plus au fil du temps, de moutons. 

L'intrigue repose sur un face-à-face bouleversant, choc de deux solitudes : Ivar est le dernier habitant d'un îlot oublié entre les Shetland et la Norvège. C'est un homme taiseux, robuste, qui vit en symbiose avec une nature hostile, entouré de sa jument Pegi et d'une vache aveugle. Il parle le norn, une langue scandinave en train de s'éteindre. John Ferguson est un pasteur sans le sou, envoyé là par un riche propriétaire pour une mission ingrate : convaincre Ivar de quitter sa terre.

Mais dès son arrivée, John fait une chute terrible. Il est sauvé, soigné et nourri par celui-là même qu’il est venu chasser.

Ce que j'ai aimé :

Ce qui fascine dans ce récit, c'est l'absence initiale de langue commune. Les deux hommes ne se comprennent pas, mais ils s'apprivoisent. Le pasteur se met à noter les mots d'Ivar pour désigner les oiseaux ou les plantes. Peu à peu, la méfiance se mue en une amitié fragile, presque mystique, tandis que sur le continent, Mary, l'épouse de John, attend avec une angoisse croissante.

Le style de Carys Davies est d'une économie magistrale. Pas un mot de trop. Elle parvient à rendre palpable le froid, l'odeur de la tourbe et le cri des macareux. C’est un roman sur ce qui nous lie quand tout semble nous séparer : l'histoire, la religion, l'argent.

Bilan :  

Un immense coup de cœur pour ce récit court mais d'une densité émotionnelle rare. C’est une lecture qui agit comme une "éclaircie" : elle illumine brièvement la part d'ombre de l'Histoire pour en extraire une beauté humaine universelle. La fin est, par ailleurs, absolument saisissante et inattendue.

Présentation de l'éditeur : Editions La Table Ronde

Sélection n°5

Catégorie Fiction 

Publié dans Littérature Europe

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La nuit des fous de Anouk SHUTTERBERG

Publié le par Hélène

À Dole, dans le Jura, un chantier déterre cinq squelettes enfermés dans des caisses en bois. Les corps ont été figés dans des poses précises à l'aide de fils de fer avant que la rigidité cadavérique ne s'installe. Le commandant Stéphane Jourdain mène l'enquête sur ces crimes qui remontent aux années 70. En parallèle, Elise, une jeune femme souffrant d'une maladie handicapante, découvre l'existence d'une tante cachée à la mort de son père. En tentant de renouer avec cette famille, elle déclenche sans le savoir un engrenage de violence.

Ce que je n'ai pas aimé :

Que de noirceur ! chaque nouveau personnage introduit amène avec lui son lot de traumatismes : accident de voiture qui a laissé un fils handicapé, mort de sa fille pour le personnage principal, dépression. Le roman explore la folie et la perversion et cherche à interroger la limite où l'esprit humain bascule.

Et je ne vous parle pas de l'intrigue, j'ai abandonné au moment de la découverte d'un corps en putréfaction relié à un arbre, avec la tête manquante, puis trouvée quelques minutes plus tard et décrite avec tous les détails morbides et ensanglantés. Etait-ce bien nécessaire ? J'ai alors hésité à continuer ma lecture, je suis allée voir sur Babélio ce que pensaient les lecteurs de cette lecture et j'ai découvert alors que cela allait s'aggraver avec notamment l'accouchement d'une des protagonistes. 

J'ai refermé le livre !

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Poésie d'Afrique au sud du Sahara : 1945-2025

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Par-delà les frontières, Bernard Magnier a réuni des 280 poèmes écrits en français, traduits de l’anglais, du portugais, mais aussi du swahili, du peul, du haoussa, du yoruba, du pidgin-english, de l’afrikaans ou du créole cap-verdien et de bien d’autres langues africaines.

Les poèmes se côtoient, sans autre classement que l’ordre alphabétique du nom de leurs auteurs et autrices. Ils témoignent des convulsions du continent, dénoncent la dureté du quotidien, les furies des humains, les douleurs de l’exil mais ils célèbrent aussi la beauté, les amours, les engagements et offrent une écoute attentive aux bruissements du monde.

Des formes classiques ou empruntées à des modèles issus de la tradition jusqu’aux textes de la scène, des chansons et des slams, les voix se mêlent et tissent une mosaïque vibrante de l’Afrique subsaharienne d’aujourd’hui.

A découvrir !

 

 

 

Présentation de l'éditeur : Editions Points

Publié dans Poésie étrangère

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Du miel sous les galettes de Roukiata OUEDRAOGO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Du miel sous les galettes est un récit autobiographique de Roukiata Ouedraogo, humoriste et comédienne originaire du Burkina Faso. Dans ce livre, elle raconte son enfance entre Fada N’Gourma et Ouagadougou, avec un mélange d’émotion, de tendresse et d’humour.

Ce que j'ai aimé : 

Au cœur du récit se trouve la figure de la mère, femme courageuse qui élève seule ses sept enfants après l’arrestation injuste du père. À travers son portrait, l’autrice rend hommage à la force et à la dignité des femmes africaines capables d'affronter la tête haute les difficultés du quotidien : la pauvreté, les injustices, les traditions. , mais aussi la solidarité, la joie et la vitalité de la vie au Burkina Faso. Le titre fait référence aux galettes au miel que préparait et vendait sa mère. Cette image symbolise la douceur des souvenirs d’enfance, mais aussi l’amour maternel et la chaleur du foyer familial.

Le livre aborde des thèmes forts comme la résilience, l’identité, la mémoire et, plus tard dans le récit, des sujets plus douloureux liés à certaines pratiques culturelles comme l'excision.

Écrit dans un style simple, vivant et sincère, Du miel sous les galettes est à la fois un témoignage personnel et une déclaration d’amour à une mère, à une enfance et à un pays.

Du même auteur : Le petit mari

Publié dans Littérature Afrique

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Le vent et le lion de James McBRIDE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Sept nouvelles, une multitude d'émotions. James McBride met en scène des personnages afro-américains au cœur de récits qui oscillent entre réalisme et imaginaire.

Ce que j'ai aimé : 

McBride est musicien de jazz, et cela se sent dans son écriture. Ses phrases ont un rythme, un "groove" particulier que la traduction de Gallmeister (souvent excellente pour saisir l'argot et le rythme américain) restitue très bien.

Les personnages sont profondément humains, même les personnages les plus excentriques ou les plus faillibles sont traités avec une immense tendresse.

J'ai particulièrement aimé la première nouvelle "Un train nommé "Under Graham Railroad" : un collectionneur et vendeur de jouets anciens, obsédé par la valeur historique des objets liés à l’histoire afro-américaine, est fasciné par un train miniature rarissime représentant l’« Underground Railroad ». Il consacre son énergie à traquer cette pièce mythique. Peu à peu, McBride montre que la véritable valeur ne réside pas dans l’objet mais dans la transmission humaine et le sens qu’on donne au passé. La quête du jouet devient une métaphore de la quête d’identité.

La nouvelle "Le bal de Noël" rend hommage aux soldats afro-américains souvent oubliés par la grande Histoire qui ont combattu pour une liberté qu'ils n'avaient pas pleinement chez eux. C'est une histoire de fraternité qui dépasse les mots, où le silence est aussi parlant que la musique.

"L'ange Homme-Poisson", ma préférée met en scène Abraham Lincoln qui vient de perdre son fils, elle présente un homme fatigué, mélancolique mais toujours tourné vers les plus faibles. 

Les nouvelles passent de la comédie de quartier à la fable historique en quelques pages sans jamais perdre ce mélange audacieux d'humour décalé, de tendresse et de réflexions engagées, offrant un regard à la fois lucide et poétique sur la condition humaine.

Ce que j'ai moins aimé :

Comme dans n'importe quel recueil de nouvelles, certaines m'ont moins touchée comme "M. P. et le vent" une nouvelle étonnante qui se déroule dans un zoo à l'abandon où les animaux et les humains entrent dans un dialogue philosophique et absurde sur la liberté.

Bilan : 

Ces nouvelles rappellent que la vie reste imprévisible mais rayonne malgré tout, fragile et lumineuse, même dans des contextes difficiles.

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : La couleur de l'eau

Challenge Gallmeister

Mois de Février : Histoires courtes, émotions longues

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L'hôtel du cygne de Zhang YUERAN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Yu Ling est nounou depuis dix ans au service d’une famille riche de Pékin. Chaque jour, elle s’occupe du petit Dada, enfant choyé de l’élite chinoise. Chaque jour, elle frôle un monde auquel elle n’appartiendra jamais. Avec son compagnon, ils décident alors de kidnapper l’enfant pour obtenir une rançon. Un geste désespéré pour changer de vie. Mais le destin en décide autrement : le grand-père de Dada est inculpé pour corruption. Le rêve d’argent facile s’effondre avant même d’avoir commencé.

Ce que j'ai aimé 

Dans L’Hôtel du Cygne, les rêves brillent comme des vitrines éclairées dans la nuit pékinoise. Ils promettent l’ascension, la réussite, l’argent facile, ces mirages de la réussite sociale qui scintillent au loin et brûlent de près. Yu Ling les contemple depuis le seuil : elle habille les enfants des riches, range leurs jouets, essuie leurs larmes. Elle vit au cœur du confort sans jamais y prendre place. Entre elle et ses employeurs, il n’y a pas seulement une différence de revenus, mais un gouffre silencieux, un de ces conflits de classe qui ne se déclarent pas, mais s’insinuent dans les gestes quotidiens.

Pourtant, au milieu de ces tensions feutrées, quelque chose résiste : la tendresse. Yu Ling aime l’enfant dont elle s’occupe. D’un amour discret, patient, presque clandestin. Elle connaît ses peurs nocturnes, ses colères soudaines, la manière dont il s’accroche à une main quand il croit que personne ne regarde. Cet enfant unique, comblé de biens, déborde d’objets mais manque d’âmes. Il est le centre d’un monde qui gravite autour de lui, et pourtant il est seul, abandonné par sa famille, contraint d'adopter une oie comme animal de compagnie. 

Sous la narration concise et maîtrisée, presque légère, Zhang Yueran observe les cicatrices d’une époque, qu'il s'agisse des conséquences indéniables de la politique de l’enfant unique créant des petits empereurs choyés mais isolés, ou encore des effets pervers d’une corruption banalisée, d’un enrichissement érigé en horizon moral. Elle dessine un pays qui se voudrait droit et exemplaire, silhouette impeccable dressée vers l’avenir, mais dont les murs fraîchement peints dissimulent des fissures anciennes, fractures sociales, béances intimes, silences accumulés. 

Sous l’éclat des réussites proclamées, la vie réelle circule autrement : en souterrain, en biais. Les êtres s’adaptent, contournent les obstacles, négocient avec le réel. Les existences se bricolent dans l’ombre des tours étincelantes. Chacun poursuit sa route comme il le peut, funambule discret entre prudence et désir, entre stratégies de survie et battements sincères du cœur.

Présentation de l'éditeur : Zulma

Publié dans Littérature Asie

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La femme du serial killer de Alice HUNTER

Publié le par Hélène

♥ ♥

Beth et Tom forme un couple apparemment idéal vivant dans un village anglais avec leur petite fille Poppy. Un soir, deux policiers viennent frapper à leur porte : Tom est lié à une enquête pour meurtre… et très vite on murmure que Beth n’ignorait rien des actes de son mari.

Ce que j'ai aimé : 

Avec La femme du serial killer, Alice Hunter s’inscrit clairement dans la lignée des thrillers domestiques très populaires, faciles à lire et pensés pour accrocher rapidement le lecteur. Le point de départ est efficace : un mari arrêté, une épouse soupçonnée de complicité, et toute une vie qui s’effondre sous le regard accusateur des autres.

La lecture est fluide, les chapitres sont courts, le rythme plutôt soutenu une fois l’intrigue lancée. On tourne les pages sans difficulté, porté par l’envie de comprendre ce que Beth savait - ou croyait savoir - de son mari. De ce point de vue, le roman fait le travail : il divertit.

Ce que j'ai moins aimé :

Mais, comme La femme de ménage, le livre laisse une impression mitigée, notamment à cause d’un manque de nuances. Les personnages, en particulier Beth, restent assez lisses. 

L’intrigue, repose sur des ressorts classiques dans le genre. Les twists sont présents, mais prévisibles pour qui lit régulièrement ce type de thrillers. On sent une mécanique bien huilée, mais sans réelle prise de risque, ce qui donne un récit efficace mais peu marquant sur le long terme.

Bilan : 

En résumé, La femme du serial killer est un roman qui se lit vite et sans effort, idéal pour une pause lecture ou un moment de pur divertissement. En revanche, si l’on cherche un thriller psychologique plus fin, plus ambigu, avec des personnages réellement complexes, on peut rester un peu sur sa faim — exactement comme avec La femme de ménage.

 

Publié dans Roman policier Europe

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Lettres à sa fille de Calamity JANE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Calamity Jane, figure mythique et ambiguë de l’Ouest américain, s’adresse dans ces lettres à sa fille, qu’elle a confiée très jeune à une famille respectable afin de lui offrir un avenir plus stable que le sien. Entre 1877 et 1902, elle livre le récit fragmenté de son errance à travers l’Ouest sauvage : camps de mineurs battus par la poussière, villages de pionniers encore en gestation, horizons rudes où se joue chaque jour la survie. À travers ces pages affleurent la solitude d’une femme évoluant dans un monde d’hommes, les luttes quotidiennes pour subsister, mais surtout un profond désir de rédemption et de reconnaissance. Calamity Jane y façonne l’image d’une mère aimante, meurtrie par la séparation, cherchant à prouver à sa fille qu’au-delà de sa réputation de marginale et de femme libre, bat un cœur sincère et profondément attaché à elle.

Ce que j'ai aimé :

J'ai apprécié les descriptions de la vie dans l'Amérique des pionniers, qui restituent avec simplicité la rudesse et la précarité de cette époque.

En outre, le portrait que Calamity Jane dresse d’elle-même est celui d’une mère tendre, presque suppliante, désireuse de transmettre à son enfant une image apaisée et digne, loin des clichés qui l’entourent.

Ce que j'ai moins aimé :

Il semblerait que la véracité des lettres ne soit pas avérée : la plupart des historiens estiment aujourd’hui que ces lettres sont apocryphes, inventées, probablement par un auteur français anonyme ou par un éditeur du début du XXème siècle cherchant à romancer sa vie.  Aucune trace de ces lettres n’existe dans les archives américaines.

Par ailleurs, le style, très simple et peu marquant, peine à laisser une empreinte durable : les épisodes s’enchaînent sans réelle cohérence, et, une fois le livre refermé, il ne m’en reste qu’un souvenir diffus, presque effacé.

Présentation de l'éditeur : Rivages poche

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Naïf. Super. de Erlend LOE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Le jour de ses vingt-cinq ans, le narrateur prend brutalement conscience que sa vie n’a pas de sens. Il prend les choses en main et dresse la liste de ce qu’il possède. Mais il lui manque l’essentiel : des projets, une bonne dose d’enthousiasme et, surtout, une petite amie. Il rédige alors une nouvelle liste et trouve l’objet avec lequel la vie va enfin pouvoir reprendre son cours: un ballon rouge… 

Ce que j'ai aimé :

Le narrateur gère sa crise existentielle en la prenant à bras le corps : il se met à lister des objets, à acheter des balles pour les lancer contre un mur, à envoyer des fax à des inconnus, à réfléchir très sérieusement au temps et à l’univers. Il conserve un calme enfantin, presque déconcertant, lui permettant de désamorcer l’angoisse, en rendant le vertige de l’existence soudainement manipulable. Comme si, face à l’immensité du monde, la seule réponse possible était une logique volontairement bancale mais rassurante.
Il commence par une célébration radicale de la simplicité : ici pas de pathos inutile, les gestes sont simples, les pensées aussi, et c’est précisément là que le roman devient lumineux. Faire rebondir une balle, boire du lait, écrire des listes, envoyer une lettre : ces actes minuscules deviennent des points d’ancrage. Le roman affirme, sans grands discours, que le sens n’est pas forcément dans les grandes idées mais dans les petites routines que l’on choisit consciemment.

Ainsi, peu à peu, l'enthousiasme reprend le pas, le narrateur décide de croire. Croire que recommencer est possible. Que changer ses habitudes peut changer sa manière d’être au monde. Que l’on peut reconstruire une énergie vitale à partir de presque rien. Cette énergie-là n’est jamais spectaculaire : elle est douce, maladroite, parfois ridicule, mais profondément sincère. 

Derrière cette naïveté assumée, se cache une envie irrémédiable de croire en la vie. Naïf. Super. n’est pas un roman de fuite, c’est un roman de réconciliation. Avec le temps qui passe. Avec l’idée qu’on ne comprendra jamais tout. Avec le fait que l’espoir peut être une décision quotidienne plutôt qu’un état permanent. Loe nous dit, sans emphase : on peut choisir la joie modeste, la routine apaisante, l’élan de tout recommencer et ceci  même quand on se sent vide ou perdu.

C’est un livre qui fait du bien précisément parce qu’il n’essaie pas d’être profond : il l’est malgré lui. Et c’est peut-être ça, sa plus grande réussite.

 

 

Publié dans Littérature Europe

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La bicyclette rouge tome 4 de Kim DONG HWA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans le village de Yahwari, le printemps revient, discrètement, comme un vieil ami.
La bicyclette rouge du facteur glisse sur les chemins, sans hâte. Elle ne court pas après le temps : elle l’accompagne. À chaque arrêt, une maison. À chaque maison, une histoire. Parfois une parole, parfois un silence. Toujours une présence. Le facteur prend plaisir à s'arrêter devant chaque porte pour distribuer le courrier, pour discuter, aider les plus faibles, partager ou s'émerveiller. 

Ce que j'ai aimé : 

Un regard échangé, une lettre attendue, une saison qui change. Kim Dong-Hwa nous rappelle que la beauté se cache dans les gestes minuscules, dans la patience, dans l’écoute. 

Le dessin est tendre, presque fragile. Il laisse de la place au blanc, au calme, à la contemplation. Le temps ralentit. Le monde devient plus doux.

Ce dernier tome ne cherche pas à conclure avec fracas. Il se ferme comme une porte qu’on ne claque pas, mais qu’on referme lentement, en se promettant de revenir.
Et, de nouveau, le printemps n’est pas seulement une saison : c’est une promesse. Celle que, même dans la simplicité, la vie continue de fleurir.

Les autres tomes : tome 1 ; tome 2 et je me rends compte que je ne vous ai pas parlé du tome 3... 

Présentation de l'éditeur : Paquet 

Publié dans Manga - Manhwa

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