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Le goût de la pluie de Shi ZHECUN

Publié le par Hélène

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♥ ♥ 

 

L’auteur :

 

Shi Zhecun (1905-2003) appartient à cette génération d'écrivains chinois des années 1930 malmenés par les bouleversements politiques qu'a connus la Chine. Après un long silence de plusieurs décennies, durant lequel il enseigna à l'université de Shanghai, il reprit son activité d'écrivain au début des années 1980.

 

Les histoires :

 

La plupart des quatorze nouvelles présentées ici remontent à l'effervescence des années 1920-1930 à Shanghai où, grand lecteur de Freud et de Havelock Ellis, traducteur de Boccace, de Sienkiewicz et surtout de Schnitzler, Shi Zhecun s'attache à explorer les pensées et les tensions intérieures de personnages – ordinaires ou légendaires – confinant souvent au délire et aux hallucinations. Les deux essais, nommés ici « prose de circonstance », illustrent un genre littéraire très prisé en Chine et traitent aussi bien de questions historiques et stylistiques que de sujets anodins tirés de l'observation de la vie quotidienne. Plus qu'un fil conducteur ou un décor, la pluie, qui revient si souvent dans ces pages, est un personnage à part entière. Souvent teintée d'érotisme, elle imprègne subtilement et avec élégance les écrits de Shi Zhecun de ses sons, de ses couleurs, de ses parfums. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Les nouvelles côtoient des univers très variés : si la première nouvelle « L’éventail » semble orienter le recueil vers des souvenirs d’enfance teintés de mélancolie, d’autres évoquent simplement la vie quotidienne, « Chronique d’un automne à Minhang » nous plonge dans une atmosphère pseudo-policière, « Au théâtre Le Paris » décrit le frôlement de l’adultère,  une apparition surnaturelle dans « Le yaksha » mène un homme aux portes de la folie, folie également évoquée avec une crise de paranoïa à « L’auberge », « L’amour de Shi Xiu » quant à elle semble être une parodie d’un roman traditionnel chinois, « Crépuscule à la saison des pluies » parle juste du partage d’un parapluie, et le recueil se clôt superbement avec un  essai sur la pluie « Le goût de la pluie ».

 

« La pluie de la saison des prunes est un moment de majesté : le vert des feuilles s’est assombri, lespluie.jpg fleurs se sont retirées, coucous et loriots subsistants chantent à l’unisson l’élégie du printemps. Cinq à dix jours durant vous êtes entouré du frémissement paisible de la pluie. Au sortir d’une longue promenade, après avoir franchi les parterres de fleurs, regardez, écoutez : appréciez-vous cette saveur ? Vous n’aurez plus, je crois, la moindre aversion et vous ne pourrez réprimer en vous un sentiment de plénitude. » (p. 304)

 

L’ensemble crée malgré tout une unité sertie par le talent de conteur de Shi Zhecun qui nous promène allègrement dans ces différents mondes avec aisance et intelligence.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Quelques nouvelles ont moins remporté mon adhésion que d’autres, ce qui est somme toute assez logique dans un recueil de nouvelles. J’ai souvent été déçue par la fin, qui ne sonnait pas assez comme un chute de nouvelle mais clôturait la nouvelle de façon plutôt ouverte.

 

Premières phrases :

 

« Le temps redevenait chaud, hommes et femmes agitaient leurs éventails en marchant dans la rue. Après avoir donné ma vieille veste doublée, je me dis que le moment était venu d’en prendre un à mon tour pour aller au-dehors. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Stéphane FIERE La promesse de Shanghaï

 

D’autres avis :

 

http://www.les-lettres-francaises.fr/wp-content/uploads/2010/09/LF-88-Dec2011.pdf

 

Le goût de la pluie, Nouvelles et prose de circonstance, Shi Zhecun, Gallimard, Bleu de Chine, 2011, 337 p., 24.50 euros

 

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Publié dans Littérature Asie

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Instinct de survie de Jeffery DEAVER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

L’auteur :

Jeffery Deaver est l’auteur de dix-neuf romans, récompensés par les prix les plus prestigieux de la littérature policière.

Le Rectificateur a obtenu le prix Steel Dagger. Le Désosseur a été adapté au cinéma (The Bone Collector, Universal) avec Denzel Washington dans le rôle principal.

Jeffery Deaver est également connu pour sa série policière centrée sur les personnages de Lincoln Rhyme et Amelia Sachs. La critique salue son talent pour la terreur qu’il distille et pour ses intrigues à rebondissements.

Jeffery Deaver partage son temps ente la Virginie et la Californie.

L’histoire :

Un coup de téléphone brusquement interrompu, provenant d’une maison de campagne du Wisconsin, alerte la police. L’inspecteur McKenzie est chargée de l’enquête. Laissant son fils et son ami, elle découvre une scène d’horreur : deux personnes abattues d’une balle dans la tête. Les meurtriers sont toujours sur les lieux et ils attaquent McKenzie qui se retrouve privée de son arme, de son téléphone et de sa voiture. McKenzie fuit dans la forêt, emmenant avec elle une survivante du carnage qu’elle ne peut abandonner.
Traquées comme des bêtes, épuisées, les deux femmes vivent une épreuve terrifiante. En danger de mort, l’inspecteur McKenzie sait qu’elle ne peut se fier qu’à une chose : son instinct de survie. (Présentation de l’éditeur)

Mon avis :

Dés les premières lignes le lecteur est indéniablement ferré, grâce au talent indéniable de l’auteur que l’on pressent maître dans l’art de faire naître la tension. C’est donc en se rongeant les ongles et les sangs que l’on suit la progression palpitante de l’intrigue dans ces bois sombres aux habitants sauvages et violents. Brynn McKenzie est une traqueuse hors pair, professionnelle jusqu’au bout des ongles, mais elle a face à elle un tout aussi redoutable prédateur qui ne sera pas toujours dupe des ruses qu’elle met en place pour fuir loin de sa fin. Parallèlement, nous découvrons son histoire, sa vie conjugale, ses démêlés avec son fils (résolus un peu facilement à la fin soit dit en passant…) censés sans doute apporter de la profondeur au personnage.

La course poursuite finit par lasser néanmoins, si bien que l’auteur décide fort judicieusement d’y mettre fin pour revenir dans un univers plus éclairé. Malheureusement, l’auteur ne parvient plus à créer cette tension si palpable au début du roman, il use et abuse de rebondissements divers et variés pour tenter de maintenant l’attention du lecteur en éveil. Et comme de surcroît les personnages avaient passé un peu trop de temps dans la forêt, l’action doit s’accélérer pour espérer se conclure en moins de 500 pages !

Si bien qu’au final nous avons un roman inégal, avec de bonnes trouvailles mais mal fouillées et exploitées. 


Premières phrases :

« Le silence.
Les bois autour du lac Mondac étaient totalement calmes, à mille lieues de la ville grouillante et chaotique où le couple vivait durant la semaine.
Ce silence était brisé uniquement par le a-hoo-ah d’un oiseau lointain, le chant caverneux d’une grenouille.
Et soudain : un autre bruit.
Un bruissement de feuilles, deux craquements impatients comme des branches qui se brisent.
Des pas ? »

D’autres avis :

Chez Babélio

Instinct de survie, une enquête de l’inspecteur McKenzie,  Jeffery Deaver, traduit de l’anglais (EU) par Jean Esch, Editions des Deux terres, novembre 2011, 427 p., 22.50 euros


Merci à Babélio et aux Editions des Deux Terres pour m’avoir permis de découvrir le lauréat du prix du meilleur thriller de l’année décernée par l’association internationale des auteurs de thriller en 2009.

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Le voyageur sans bagages de Jean ANOUILH

Publié le par Hélène

 

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♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 

Fils d'une famille franco-basque installée à Paris, Jean Anouilh commence des études de droit puis débute une carrière de publicitaire. Mais sa rencontre avec les pièces de Jean Giraudoux sont une révélation : il vivra par et pour le théâtre. Après avoir été secrétaire de Louis Jouvet jusqu'en 1932, il sort une première pièce, 'L' Hermine'. Le succès et la célébrité viennent avec sa deuxième pièce, 'Le Voyageur sans bagage', en 1937. Dès lors, il ne cesse de travailler et de rencontrer le succès auprès du public, malgré des critiques parfois sévères. Il a de plus participé à vingt-deux films, traduit sept pièces de dramaturges étrangers, et mis lui-même en scène onze pièces. Une trentaine de ses pièces ont été montées, notamment par George Pitoëff au théâtre des Mathurins, et interprétées par les plus grands comédiens, français ou étrangers. Ses pièces qu'il a catégorisées (pièces noires, roses, grinçantes, brillantes.. .) donnent une image constante et pessimiste de la nature humaine, rongée par la nostalgie d'une pureté perdue.

 

L’histoire :

 

À la fin de la Première Guerre mondiale, Gaston est retrouvé amnésique. Il est recueilli par le directeur d'un hôpital qui l'emploie comme jardinier. Il est cependant réclamé par plusieurs familles, dont la famille Renaud, à laquelle il est confronté. D'un caractère gentil, Gaston découvre avec horreur l'identité qu'on lui attribue : personnage violent et sans scrupule. Il ne se reconnaît pas dans ce portrait de l'enfant et l'adolescent qu'il aurait été. (Source : Evene)

 

Ce que j’ai aimé :

 

 Cette pièce est une belle reflexion sur l'identité, sur ce qui fonde l'être humain et sa personnalité : est-ce que le passé nous détermine ou peut-on s'en abstraire et devenir un autre, une personne neuve, différente, meilleure sans doute. Peut-on choisir d'être qui l'on veut ? Gaston a la chance de pouvoir choisir entre différentes vies, entre différentes familles, amours... Mais ce choix ne peut se faire que parce que la mémoire lui fait défaut. est-ce à dire que la mémoire est ce qui nous fonde ?

   

« Des obligations, des haines, des blessures… Qu’est-ce que je croyais donc que c’était, des souvenirs ? » (p. 66)

 

« Ecoute, Jacques, il faut pourtant que tu renonces à la merveilleuse simplicité de ta vie d’amnésique. Ecoute, Jacques, il faut pourtant que tu t’acceptes. Toute notre vie avec notre belle morale et notre chère liberté, cela consiste en fin de compte à nous accepter tels que nous sommes… Ces dix-sept ans d’asile pendant lesquels tu t’es conservé si pur, c’est la durée exacte d’une adolescence, ta seconde adolescence qui prend fin aujourd’hui. Tu vas redevenir un homme, avec tout ce que cela comporte de taches, de ratures et aussi de joies. Accepte-toi et accepte-moi, Jacques. » (p. 78)

  

Le voyageur sans bagages appartient au cycle des "pièces noires" d'Anouilh car le choix que Gaston doit faire reste tragique, synonyme de rédemption pour lui, mais d'abandon pour les autres...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien.

 

Premières répliques :

 

« Le salon d’une maison de province très cossue, avec une large vue sur un jardin à la française. Au lever du rideau la scène est vide, puis le maître introduit la duchesse Dupont-Dufort, M Huspar et Gaston.

LE MAITRE D’HOTEL

Qui dois-je annoncer, madame ?

LA DUCHESSE

La duchesse Dupont-Dufort, M Huspar, avoué et Monsieur…

Elle hésite.

Monsieur Gaston.

A Huspar.

Nous sommes bien obligés de lui donner ce nom jusqu’à nouvel ordre. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Antigone de Jean ANOUILH

 

Le voyageur sans bagages, Jean Anouilh, Editions Gallimard (5 juillet 2007), 217 pages, 6.20 euros

Publié dans Théâtre

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Dernier tramway pour les Champs-Elysées de James Lee BURKE

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

 Prix mystère de la critique 2009

 

L’auteur :

 

James Lee Burke est né à Houston (Texas) le 5 décembre 1936. Il vit entre New Iberia (Louisiane) et Missoula (Montana). Diplômé de littérature américaine, il enseigne à l'université du Missouri.

James Lee Burke commence à écrire à 19 ans et voit ses trois premiers romans publiés à 34 ans. Il crée alors son héros Dave Robicheaux que l'on retrouve dans toute son oeuvre.

 

L’histoire :

 

Par une soirée pluvieuse en cette fin d’été, Dave Robicheaux se sent d’humeur morose. Même s’il ne boit plus, il cherche à retrouver la chaleur et l’ambiance des bars qui le renvoient à la Louisiane de son enfance. Assis au comptoir chez Goldie Bierbaum, il voit entrer un jeune homme au crâne rasé. Un petit dealer qui joue aussi dans des pornos, un type pas regardant sur les besognes qu’on le charge d’exécuter. Qui lui a ordonné d’'aller tabasser sauvagement le père Jimmie Dolan, prêtre à la réputation sulfureuse et ami de Robicheaux ?

L’agression perpétrée contre le père Dolan va emmener Dave Robicheaux sur des chemins imprévus, à la rencontre du fantôme de Junior Crudup, un bluesman incarcéré à Angola dans les années trente. Un mystère plane toujours sur le destin de ce musicien génial, jamais ressorti de la prison où il purgeait sa peine. Qu’est-il devenu ? Énigme d’autant plus troublante que la petite-fille du chanteur est aujourd’hui sur le point d’être dépossédée de sa ferme par une société qui gère les résidus toxiques de l’industrie pétrolière. Robicheaux se sait en terrain mouvant lorsqu’il s’aperçoit que le propriétaire de cette société n’est autre que Merchie Flannigan. Un nom qu’il connaît. Flannigan a en effet épousé Theodosha LeJeune, issue d’une riche famille, et... ancien amour de Dave Robicheaux. (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Les romans de James Lee Burke plongent immédiatement le lecteur dans une atmosphère particulière, un savant mélange de violence et de beauté intrinsèque au monde qu’il décrit. :

 

«  Elle remisa sa guitare de côté et le chat qu’elle avait baptisé Snuggs nicha son museau contre son genou. Le vent fit frissonner les branches de pacanier et de chêne au-dessus de nos têtes, et un groupe de gamins rigolards en route vers al bibliothèque passa en vélo devant  la maison, sous les lampadaires qui brillaient dans le soir humide comme des lampes à pétrole dans une toile de Van Gogh. Aucun bruit de moteur ne résonnait dans la rue et l’on n’entendait que le souffle régulier du vent et le raclement des feuilles mortes sur le trottoir. J’aurais voulu que cet instant ne finît jamais. » (p. 155)

 

-          Les dialogues sont vifs et intelligents, au service de thèmes forts comme  ici  l’esclavage, l’alcoolisme, la violence et la rédemption…

 

-          Dernier tramway pour les Champs Elysées est un roman envoûtant au lyrisme brûlant.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          L’intrigue n’avance que de façon lancinante, difficilement, laborieusement, si bien que j’ai eu tendance à me lasser en cours de lecture.


Premières phrases :

 

« La semaine qui suivit Labor Day, après un été de sécheresse dont les vents chauds avaient réduits la terre des champs de canne en poussière aride tissée de craquelures comme des toiles d’araignée, les averses se remirent de la partie sur les marais, la température baissa de dix degrés et le ciel immaculé d’un bleu dur de céramique se mit à ressembler à l’intérieur d’une énorme coupe renversée. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La rose de Cimarron

 Autre : De chair et de sang de John HARVEY

 

Dernier tramway pour les Champs Elysées, James Lee Burke, Traduit de l’anglais (EU) par Freddy Michalski, Payot  et Rivages, 2008, 352 p., 20 euros

POCHE : Dernier tramway pour les Champs Elysées, James Lee Burke, Traduit de l’anglais (EU) par Freddy Michalski, Rivages poche, 2011, 446 p., 9.50 euros

 

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Sur les jantes de Thomas MCGUANE

Publié le par Hélène

                                              sur les jantes

          

    ♥ ♥

 « Chacun doit savoir réexaminer sa vie et se demander quelles grosses erreurs il a commises. » (p. 397)

      

L’auteur :

 

Thomas McGuane est né de parents irlandais catholiques qui avaient déménagé du Massachusetts vers le Midwest. Son éducation primaire comprend des études à la Cranbrook Kingswood School, dont il obtient le diplôme en 1958, mais aussi le travail dans un ranch du Wyoming, la pêche et la chasse un peu partout.

 

Il commence à se consacrer sérieusement à l’écriture vers l’âge de 16 ans. Il étudie à la Michigan State University, où il rencontre son ami de longue date, Jim Harrison. À l’université Yale, il étudie l’écriture théâtrale et dramatique, et une bourse de la Wallace Stegner Fellowship pour l’université Stanford (1966-67) lui fournit le temps et les ressources pour finir son premier roman publié, The Sporting Club.

 

Il vit maintenant dans le Montana avec sa femme Laurie, dans un ranch situé au pied des montagnes Absaroka. Il y élève du bétail, ainsi que des chevaux de ranch, de course et de rodéo. Il a, par ailleurs, été trois années consécutives champion de rodéo du Montana.

Après de nombreuses expériences d'écriture pour Hollywood (The Missouri Breaks, Rancho Deluxe, Tom Horn...), McGuane a abandonné toute collaboration avec le cinéma pour se consacrer à la littérature. Ses principaux textes parus en France sont L'homme qui avait perdu son nom, Rien que du ciel bleu et La source chaude. (Source Babélio)

 

L’histoire :

 

Médecin à Livingston, une petite ville du Montana, Berl Pickett aurait pu mener une vie sans histoire. C'était compter sans les rencontres mémorables et les nombreux écueils qui ont marqué son existence. Poursuivi par la calomnie et abandonné de presque tous ses proches, il se voit contraint de renouer avec son activité antérieure de peintre en bâtiment. Son temps, désormais plus libre, lui laisse tout loisir de se remémorer les événements qui ont rythmé son passage à l'âge adulte.

 

Ce que j’ai aimé :

 

Berl est un être errant, éternel adolescent romantique et idéaliste, qui n’a pas encore tout à fait coupé les liens du cordon ombilical et qui se laisse porter par le rythme lancinant de l’univers. Il ne cherche pas à aller à l’encontre des évènements, ni à leur rencontre, et souvent, quand il pense mener enfin les brides de sa vie dans la bonne direction, il se fourvoie dans des chemins de traverse. Il est un être humain qui essaie au mieux de mener sa barque dans l’immensité mouvante des évènements.

 

« Je me dis que si je pouvais revivre toutes les forces qui avaient agi sur ma vie – mes parents, ma tante nymphomane, le Dr. Olsson, mes professeurs, mes avocats, collègues, voisins, Jocelyne, même mes patients, mes rêves les plus fous, mon amour de la terre, mes érections les plus fortuites, mes tentatives d’aller à l’église, et mon travail -, par déduction, je finirais par savoir qui j’étais. J’avais volontairement laissé Jinx hors de cette liste, parce que, pour l’y inclure, il m’aurait fallu sortir de l’ombre de toutes ces choses qui me disaient ce que j’étais pour tenter d’en émerger comme un véritable être humain. » (p. 482)

 

Les seuls moments de pause et de rédemption sont ceux passés au cœur d’une nature sauvage qui ne réclame rien. Ces pages sont l’occasion de descriptions des paysages lyriques magnifiques, qui contrastent avec le monde étriqué de cette petite ville de province dans laquelle tout le monde juge, espionne, se trompe.

 

Un beau roman sur la recherche de soi et le passage à la maturité.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         Les errances psychologiques du narrateur, appelant à lui de multiples souvenirs, digressions, créent une œuvre longue, lente, à laquelle il faut s’accrocher pour espérer toucher à sa fin.

 

Premières phrases :

 

« Je suis Berl Pickett, le Dr. Berl Pickett. Mais je signe chèques et documents « I.B. Pickett », et il faut sans doute que je m’explique. Ma mère, une femme énergique qu’il en fut, ardente patriote et chrétienne évangélique, choisit mes prénoms en l’honneur du compositeur de God Bless America. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La source chaude

Autre : Mr.Peanut d’Adam ROSS 

  

D’autres avis :

 

Presse : le Monde , Les Echos 

  

Sur les jantes, Thomas MCGUANE, Traduit de l’anglais (EU) par Marc Amfreville, Christian Bourgois Editeur, 2012, 494 p., 23 euros

 

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La fille du cannibale de Rosa MONTERO

Publié le par Hélène

                                                fille du cannibale 

♥ ♥ ♥ ♥

"L'identité n'est pas autre chose que le récit que nous faisons de nous-mêmes." (p. 19) 

 

L’auteur :

 

Rosa Montero est une journaliste et auteure espagnole.

 

L’histoire :

 

Lucia Romero, auteur à succès de romans pour enfants, est sur le point de partir avec son mari Ramon pour Vienne. Mais celui-ci, parti aux toilettes, tarde à revenir. Lucia doit se faire à l´évidence : il a disparu. Quand elle reçoit une demande de rançon, elle comprend qu´il s´agit d´un enlèvement. Aidée de deux de ses voisins – l´octogénaire anarchiste Félix, et Adrian, vingt ans – elle mène l´enquête. Entre les confidences de Félix sur son passé de torero et la passion amoureuse qui la lie à Adrian, Lucia se pose des questions sur l´amour soumis au temps qui passe, la trahison… mais toujours avec une bonne dose d´autodérision et d´optimisme !

 

Ce que j’ai aimé :

 

- La fille du cannibale commence comme un roman farfelu habité par des personnages atypiques réunis par des circonstances pour le moins étonnantes : le mari de Lucia semble s'être bel et bien volatilisé dans les toilettes de l'aéroport, lieu romanesque au possible... Le vieux Félix, anarchiste et torero à ses heures va alors se joindre à Lucia pour mener l'enquête. Et si ladite enquête piétine, Félix va en profiter pour raconter sa vie et éclairer de sa sagesse d'octogénaire la vie de ses nouveaux compagnons. A l'inverse, le jeune Adrian incarne l'insouciance de la jeunesse qui file là où le vent le porte, et, pourquoi pas, dans les bras de Lucia.

 

Mais derrière cette insouciance apparente, se cachent des blessures inhérentes à la vie, des interrogations qui ne peuvent trouver de réponses car elles appartiennent aux mystères de la vie et de l'identité des êtres. Lucia est une femme lucide qui essaie de se construire en racontant, en se créant par le récit un être particulier :

 

"Mais moi, je suis persuadée que l'art primordial est celui du récit, parce que pour pouvoir exister, nous les humains, nous devons d'abord raconter." (p. 19)

 

Alors oui, quelquefois, elle ment, elle cache la vérité pour agrémenter sa vie d'un brin de folie, ou, paradoxalement d'un souffle de souffrance. Elle nous raconte le couple et son usure :

 

"Si je sortais avec Adrian, si je partageais ma vie avec lui, il arriverait probablement un moment o^j ele haïrais parce qu'il parle la bouche pleine, comme il était en train de le faire à ce moment-là, projetant des miettes de pain et des postillons partout. Mais, ce jour-là, même de telles cochonneries m'attendrissaient. Il n'est au monde pire arbitraire, injustice plus atroce que ceux du sentiment." (p. 177)

 

Le monde qu'elle cotoie lui apprend le mensonge, la trahison, la faiblesse de l'être humain sans arrêt tenté par le Mal, 

 

"Ce que vous disiez tout à l'heure, a ajouté Félix. A quoi pouvait servir de se comporter dignement. Eh bien, à nous donner la mesure de ce que nous sommes. Nous, les humains, voyez-vous, sommes incapables d'imaginer ce qui n'existe pas ; si nous pouvons parler de choses telles que la consolation, la solidarité, l'amour et la beauté, c'est parce qu'en fait, ces choses existent et font partie des êtres, de même que la férocité et l'égoïsme." (p. 380)  

 

Lucia va apprendre la sagesse, elle va comprendre que même la souffrance est nécessaire à la vie, car elle nous aide à rester vivant, l'absence de douleur nous tuerait en effet plus sûrement et rapidement que les symptômes salvateurs.

 

"Laisse-moi te parler des pingouins, ces oiseaux patauds qui habitent par millions la déserte Antarctique. Quand les petits des pingouins sortent de leurs oeufs, leurs paretns doivent les laisser seuls pour aller chercher de la nourriture en mer. Ce qui pose un grave problème, parce que les petits pingouins sont recouverts d'un duvet si léger qu'il ne suffirait pas à les maintenir en vie dans les températures extrêmement froides du pôle Sud. Alors les petits pingouins restent regroupés sur leurs îlots de glace, des milliers de pingouins qui viennent de naître serrés les uns contre les autres pour se tenir chaud. Mais pour que ceux qui se trouvent à l'extérieur du groupe ne gèlent pas, les petis pingouins tournent sans arrêt si bien qu'aucun n'est exposé aux intempéries plus de quelques secondes. (...) C'est une générosité dictée par la mémoire génétique, par la sagesse brute des cellules. Ce que je veux te dire à travers cet exemple, Lucia, c'est que ce que nous appelons le Bien est déjà présent au coeur même des choses, chez les animaux irrationnels, dans la matière aveugle.  le monde n'est pas simplement fureur, violence et chaos, mais il est aussi ces pingouins ordonnés et fraternels." (p. 422)

 

pingouins.jpg

 

"La vie est beaucoup plus grande que nos peurs. Et nous sommes même capables de supporter beaucoup plus que nous le souhaiterions. Alors, reste calme." (p.423)

 

Un très beau roman à savourer...

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

  - Rien.

 

Premières phrases :

 

"La plus grande révélation que j'ai eue dans ma vie a commencé par l'observation de la porte battante de toilettes publiques. j'ai remarqué que la réalité a tendance à se manifester ainsi, absurde, inconcevable et paradoxale, si bien que de la grossièreté naît souvent le sublime ; de l'hooreur, la beauté, et de la transcendance, l'idiotie la plus totale."

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Instructions pour sauver le monde

Autre :  Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON

  

D’autres avis :

 

Lecture commune avec Mango

Clarabel , Keisha

 

La fille du cannibale, Rosa Montero, Traduit de l'espagnol par André Gabastou, Editions Métailié, Collection Bibliothèque hispanique, 2006, 408 pages, 20 euros

POCHE : La fille du cannibale, Rosa Montero, Traduit de l'espagnol par André Gabastou, Points, mars 2008, 8 euros

 

12 d'Ys

 Catégorie auteurs espagnols contemporains

 

Publié dans Littérature Europe

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Paul à la campagne de Michel RABAGLIATI

Publié le par Hélène

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♥ ♥

  

 L’auteur :

 

Michel Rabagliati est né en 1961 à Montréal où il a grandi dans le quartier Rosemont. Après s'être intéressé un moment à la typographie, il étudie en graphisme et il travaille à son compte dans ce domaine à partir de 1981. Puis, il se lance sérieusement dans l'illustration publicitaire en 1988.  Depuis 1998, ses bandes dessinées révolutionnent le 9e art québécois. Avec ses six livres, Michel Rabagliati est devenu une figure incontournable de la bande dessinée d’ici.  En 2007, l’auteur s’est vu décerner une Mention spéciale pour l’ensemble de son œuvre par le Prix des libraires du Québec.

 

L’histoire :

 

Il s'agit de deux histoires du jeune Paul : « Paul à la campagne » et « Paul apprenti typographe ».

Dans le premier cas, le narrateur retourne en vacances sur les lieux de son enfance et se souvient de sa jeunesse. Les flash-back sont nombreux, et aussi liés au présent, par la présence d’Alice, la fille de Paul.
La partie "typographique" relate la visite de Paul jeune à l'imprimerie où travaille son père, avec des découvertes et des moments d'extase. (Présentation Babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Il s’agit là d’un album à l’atmosphère nostalgique, douce et ouatée assez confortable. Les souvenirs d'enfance se superposent sur le présent de Paul qui nous décrit alors un monde tendre au creux de son enfance et de son adolescence.

 paul à la campagne 2

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Trop court.

-          Peu marquant.

-          J’ai franchement moins aimé « Paul apprenti typographe » qui m’a ennuyée…

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Toute la série 

 

Paul à la campagne, Michel Rabagliati, La Pastèque, 1999, 48 p., 11 euros

 

BD du mercredi de Mango 1

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Le domaine des murmures de Carole MARTINEZ

Publié le par Hélène

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Prix Goncourt des lycéens 2011

« Certes ton époque n’enferme plus si facilement les jeunes filles, mais ne te crois pas pour autant à l’abri de la folie des hommes. J’ai vu passer les siècles, l’histoire n’a jamais cessé de chambouler nos vies et les évidences sont infiniment fragiles. » (p. 188)

 

L’auteur :

 

Carole Martinez, née en 1966, a été comédienne avant de devenir enseignante. Son premier roman, Le Cœur cousu (2007), a connu un grand succès de librairie et a reçu de nombreux prix littéraires, dont le prix Renaudot des lycéens et le prix Ouest-France Étonnants-Voyageurs.

 

L’histoire :

 

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe...

  Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          J’ai retrouvé avec plaisir le style de Carole Martinez ainsi que sa capacité à créer de véritables personnages ancrés dans des époques révolus. Elle est douée d'un talent de conteuse indéniable :

 

« Je suis l'ombre qui cause.
  Je suis celle qui s'est volontairement clôturée pour tenter d'exister.
  Je suis la vierge des Murmures.
  À toi qui peux entendre, je veux parler la première, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l'espoir des emmurées. […]
  J'ai tenté d'acquérir la force spirituelle, j'ai rêvé de ne plus être qu'une prière et d'observer mon temps à travers un judas, ouverture grillée par où l'on m'a passé ma pitance durant des années. Cette bouche de pierre est devenue la mienne, mon unique orifice. C'est grâce à elle que j'ai pu parler enfin, murmurer à l'oreille des hommes et les pousser à faire ce que jamais mes lèvres n'auraient pu obtenir, même dans le plus doux des baisers. […]
  Entre dans l'eau sombre, coule-toi dans mes contes, laisse mon verbe t'entraîner par des sentes et des goulets qu'aucun vivant n'a encore empruntés. Je veux dire à m'en couper le souffle.
  Écoute ! »

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Alors j’ai écouté, j’ai essayé d’être charmée, mais le charme a ceci de particulier qu’il ne se construit pas, il s’impose. Et pour cette lecture l’ennui s’est davantage imposé qu’un quelconque charme. Est-ce dû au sort de l’héroïne murée dans son château et qui ne voyage que par l’esprit ? Ou à cette époque pour laquelle j’ai peu d’accointances ? Je n'ai pas retrouvé l'entrain et la magie ressentie à la lecture de Coeur cousu.

  

Premières phrases :

 

« On gagne le château des Murmures par le nord.

Il faut connaître le pays pour s’engager dans le chemin qui perce la forêt épaisse depuis le pré de la Dame Verte. Cette plaie entre les arbres, des générations d’hommes l’ont entretenue comme feu, coupant les branches à mesure qu’elles repoussaient, luttant sans cesse pour empêcher que la masse des bois ne se refermât. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Le cœur cousu de Carole MARTINEZ

Autre : Les piliers de la terre de Ken FOLLETT

 

D’autres avis :

 

ClaraThéoma, Isa, Leiloona

 Presse : Le Magazine Littéraire , Télérama 

 

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La petite fille de ses rêves de Donna LEON

Publié le par Hélène

                                              petite-fille-de-ses-reves.jpg

♥ ♥

Une plongée en apnée dans la Cité des Doges

 

L’auteur :


Donna Leon, née en 1942 dans le New Jersey, a exercé plusieurs métiers comme guide de voyage à Rome, rédactrice publicitaire à Londres et enseignante de littérature, notamment en Suisse, en Iran et en Arabie saoudite et de 1981 à 1999 dans une base de l'armée américaine située près de la Cité des Doges. C'est ici qu'elle a commencé à écrire des romans policiers.

Son premier roman, Mort à la Fenice a été couronné par le prestigieux prix japonais Suntory, qui récompense les meilleurs suspenses.
Elle vit à Venise depuis plus de vingt ans, ville où se situent ses intrigues policières. Les enquêtes du commissaire Brunetti ont conquis des millions de lecteurs à travers le monde et ont toutes été publiées aux éditions Calmann-Lévy en France. (source Wikipédia)

L’histoire :


Alors que le commissaire Brunetti vient d'enterrer sa mère, une étrange requête lui est présentée par un missionnaire tout juste revenu d'Afrique : le policier pourrait-il s'intéresser aux agissements d'une secte qui sévit depuis quelque temps à Venise ? Brunetti hésite. Peut-être le padre Antonin Scallon redoute-t-il seulement la concurrence. D'un autre côté, si le gourou cherche à plumer ses adeptes, il faudra y regarder de plus près.

 

Eglise-Venise.jpg


Mais très vite, une affaire plus grave va monopoliser les pensées de Brunetti. Par une matinée froide et pluvieuse, le corps d'une fillette est retrouvé dans un canal. Fait étrange, nul n'a signalé sa disparition, ni celle des bijoux récupérés dans ses vêtements. Qui est cette enfant ? Qui a causé sa mort ? pour protéger quels secrets l'a-t-on assassinée ?
Tant que Brunetti n'aura pas découvert la vérité à son sujet, cette petite fille hantera ses nuits ... (Présentation de Babélio)

Mon avis :


Le rythme est très lent, le propos s’axant davantage sur le personnage emblématique du commissaire Brunetti que sur une intrigue particulière. La découverte du corps de la petite fille n’a lieu qu’à la page 125, ce qui est peut-être une façon de planter le décor, mais j’avoue franchement que j’ai failli abandonner en cours de route les tribulations quotidiennes du cher commissaire.

 

roms-2.jpgA partir du démarrage de l’enquête concernant les Roms, tout mon intérêt est revenu en fanfare, d’autant plus que des questions sociales éclairées émaillent le récit. Donna Leon a l’art de montrer les deux versants d’un problème : elle le fait au début du roman en abordant le thème de la religion et confronte l’avis de Brunetti, athée et de sa belle-mère, catholique pratiquante. Elle utilise le même procédé pour les Roms en choisissant des travailleurs sociaux habitués à côtoyer ces communautés et bien décidés à défendre leurs différences, et en plaçan en face d’autres êtres qui s’interrogent sur l'intégration peu réussie de ces communautés en marge. 

Ces pistes de réflexion donnent de l’épaisseur au roman, et le bercement llié au rythme lancinant de la cité des Doges plongée en plein brouillard finit par charmer.


Premières phrases :

« Brunetti avait découvert que compter silencieusement jusqu’à quatre et recommencer aussitôt lui évitait de penser à autre chose. »

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Mort à la Fenice
Autre : Rouge abattoir de Gilda PIERSANTI et Grâce et dénuement de Alice FERNEY

D’autres avis :


Le figaro
Babélio

POCHE : La petite fille de ses rêves, Une enquête du commissaire Brunetti, Donna Leon, traduit de l’anglais (EU) par William Olivier Desmond, Points,  janvier 2012, 7,20 euros

 

Merci à Jérôme Lambert des Editions Points qui a joué au Père Noël cette année...

Publié dans Roman policier Europe

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Top 5 - 2011

Publié le par Hélène

En 2011 sur ce blog j'ai édité 160 billets consacrés aux livres : 

 

90 pour un roman

26 pour un roman policier

10 pour un recueil de nouvelles

4 pour un recueil de poésie

2 pour une pièce de théâtre

1 pour un essai

1 pour la jeunesse

 

Je n'ai pas inclu la catégorie "Déceptions et abandons" dans ce compte.

 

Parmi ces lectures, voici celles qui m'ont marquée, indépendamment des coeurs que je leur aloue sur le coup, juste après lecture. Ici, j'ai privilégié les livres dont je garde un souvenir prégnant, marquant :

 

Tops 5 des romans sortis en 2011 :


 

Les solidarités mystérieuses de Pascal QUIGNARD

 

D'acier de Silvia AVALLONE

 

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux de Thomas VINAU

 

Le Turquetto de Metin ARDITI

 

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON

 

 

 

Tops 5 des livres lus en 2011 :


 

Romans :

 

Lonesome Dove de Larry McMURTRY

 

Rosa candida de Audur Ava OLAFSDOTTIR

 

Le tigre blanc de Aravind ADIGA

 

Chocolat amer de Laura ESQUIVEL

 

Le cœur cousu de Carole MARTINEZ

 

 

Poésie :

 

Un monde ouvert de Kenneth WHITE

 

 

BD :

 

NonNonBâ de Shigeru Mizuki

 

La bicyclette rouge tome 1 Yahuwari de Kim DONG HWA

 

Rébétiko de David PRUDHOMME

 

Chroniques de la nécropole de GOLO et DIBOU

 

Là où vont nos pères de Shaun TAN

 

 

Nouvelles :

 

Petit traité de philosophie naturelle de Kathleen DEAN MOORE

 

Le koala tueur de Kenneth COOK

 

Soulfood équatoriale de Léonora MIANO

 

Quand nous serons heureux de Carole FIVES

 

Une vie à coucher dehors de Sylvain TESSON

 

 

Théâtre :

 

Les recluses de Koffi KWAHULE

 

Antigone de Jean ANOUILH

 

 

Policiers :

 

Gone, Baby, Gone de Dennis LEHANE

 

Rouge abattoir de Gilda PIERSANTI

 

La maison d'à côté de Lisa GARDNER

 

La rivière noire de Arnaldur INDRIDASON

 

L'écriture sur le mur de Gunnar STAALESEN

 

 

Jeunesse :

 

Les oiseaux de Germano ZULLO et ALBERTINE

 

 

 

 

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