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Petits contes de printemps de Natsume SOSEKI

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

 L’auteur :

 Né avec cette Restauration de Meiji qui oUvre le Japon sur le monde, Sôseki (1867-1916) – c’est ainsi qu’on le désigne, traditionnellement, par son prénom de plume – est considéré comme un des plus prestigieux écrivains de son temps. Je suis un chat, qui l’a rendu célèbre, et ses autres romans, qui ont contribué à l’élaboration d’une littérature moderne au Japon, sont maintenant devenus des classiques dans son pays et en Occident. (Présentation éditeur)

 

L’histoire :

Sôseki écrivit pour un journal le feuilleton de ses Petits contes de printemps au printemps 1909. Ces fragments de journal intime ont chacun une tonalité très différente, tantôt intime et familière, tantôt d'une drôlerie délicate, étrange, ou encore empreinte de nostalgie. Ils donnent à voir le temps qui passe, la douceur d'un soir de neige ou la beauté des flammes. Une façon de lire l'impermanence des choses. (Présentation éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

Ces petits contes très courts apportent fraîcheur et douceur comme une bouffée de printemps. Ils nous parlent de la vie qui passe, des journées aux mille détails insignifiants, qui, mis bout à bout sont ce qui s’approche le plus du bonheur.

  « Le cortège a défilé sans bruit devant moi. Au moment où je sentais la tristesse de la lumière éphémère du soleil que la porte entrouverte envoyait dans mon bureau, d’une largeur de plus d’un mètre sur la véranda, le grincement d’un violon a retenti du côté opposé. En même temps, des éclats de rire ont jailli à l’unisson des gorges enfantines. » (P 105)

« La suite restait enfouie au fond de mon cœur, comme si l’ensemble était légèrement brouillé. S’il était possible, à l’aide d’un pouvoir mystérieux, de rassembler au même endroit tout ce qui recouvre le fond du cœur, et d’en distinguer nettement les contours, cette forme… eh bien , je crois que ce serait quelque chose de la même couleur que l’oiseau que je tenais à présent, là, dans le creux de ma main, oui, la même chose. Je mis immédiatement  l’oiseau dans une cage et me perdis dans sa contemplation, jusqu’à ce que l’ombre du soleil printanier fût devenue oblique. » (p.120)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Je ne pense pas que ces textes me marqueront d’une façon durable, ils sont très volatiles

 

Premières phrases :

« Après avoir avalé un bol de zôni, je me suis retiré dans mon bureau. Peu après, trois ou quatre visiteurs sont arrivés. Tous sont jeunes. L’un d’eux porte une redingote. Ce n’est probablement pas son vêtement de tous les jours, car ses gestes sont empruntés, on sent qu’il cherche à ménager le tissu de son molleton. »

 

Vous aimerez aussi :

Sélection littérature japonaise

 

  POCHE : Petits contes de printemps, Natsume SOSEKI, traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu, Picquier, 5.50 euros

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challengeQuatreSaisons

 

Publié dans Littérature Asie

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10 jours japonais

Publié le par Hélène

10-jours-japonais

 

Le salon du Livre consacré au Japon ferme ses portes ce soir mais Choco nous propose de prolonger les japonaiseries quelques jours encore.

 

Rendez-vous demain pour les premiers billets...

Publié dans Littérature Asie

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Haïku du XXème siècle, Le poème court japonais d’aujourd’hui, Collectif

Publié le par Hélène

                                                 haiku-du-XXeme-siecle.jpg

♥ ♥ ♥

 

Présentation de l’éditeur :

La présente anthologie propose d'explorer sous toutes ses facettes le renouveau du haiku dans le Japon d'aujourd'hui.

Depuis la fracture d'Hiroshima, le haiku se nourrit du désordre des paysages urbains, exploite des gisements inattendus, ausculte l'accélération de l'histoire tout en gardant vivaces la saisissante simplicité et l'exigence d'expression absolue qui le fondent. Renaissant littéralement de ses cendres après le cataclysme, il trouve un nouveau souffle, cherchant un juste contrepoint au kaléidoscope du siècle.
En effet, et ce n'est pas là le moindre de ses paradoxes, la forme poétique la plus courte du monde, née sous l'égide de Bashô il y a quelque trois cents ans, semble résonner au mieux avec la sensibilité contemporaine, laquelle privilégie, on le sait, une esthétique de l'instantané.
Les 456 poèmes rassemblés dans cette anthologie témoignent d'un exceptionnel foisonnement. Invitation à tous les voyages, irruption de voix singulières qui tentent une fusion passionnante entre l'extrême modernité et le plus ancien passé. Dispositif d'émerveillement, tremplin de méditation, expérience de vérité, le haiku est plus proche que jamais de la fameuse injonction rimbaldienne : « fixer des vertiges ».

 

Ce que j’ai aimé :

Les haïkus sont comme des tremplins de méditation qui par leur brieveté et leur justesse mènent le lecteur vers d'autres rives. Le haïku "nous offre ce surcroît de présence, où les frontières vacillent amoureusement; Tous pulse, tout palpite. L'esprit et l'espace se fondent et se confondent." (Corinne Atlan et Zéno Bianu,p. 9).

Les haïkus présentés ici se situent dans le Japon de 1945 à nos jours : ils évoquent ainsi aussi bien la guerre, Pearl Harbour, Hiroshima, que l'enfance, la famille, la nature, la fulgurance du moment présent étant tamisé à l'aide de ces données essentielles de l'histoire d'un peuple et d'un pays.

Les haijin, compositeurs d'haïku sont avant tout des chasseurs de sensations et cherchent le mot juste qui permettra d'enfanter un monde en une petite touche, en trois vers.

 

"Le premier papillon du printemps

s'envole -

d'entre les rayures du zèbre" (Imai Sei)

 

"Dans les ravins

les névés ont l'air solitaire -

même la nuit brille !" (Mizuhara Shûôshi)

 

"Respirer ?

c'est aspirer toutes les voix

des cigales du soir" (Kaneko Tôta)

 

"Est-ce le son du brouillard -

presque imperceptible

entre les bouleaux ?" (Mizuhara Shûôshi)

 

"Nuit de givre -

en la prenant dans mes bras

je l'entends vibrer" (Ozawa Minoru)

 

 

  Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien

 

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Haïku du XXème siècle, Le poème court japonais d’aujourd’hui, Collectif, Présentation, choix et traduction de Corinne Atlan et Zéno Bianu, Poésie/Gallimard, 2007, 6,70 euros

 

Publié dans Poésie étrangère

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L’aiguillon de la mort de SHIMAO Toshio

Publié le par Hélène

                                                 aiguillon-de-la-mort.jpg

♥ ♥

« L’eau qui a été renversée une fois ne retourne plus jamais au récipient. » (p. 17)

 

L’auteur :

 

Shimao Toshio (1917-1986) sera confronté à la mort en 1944 en qu'officier de commando kamikaze, une expérience qui sera à la source de nombreux romans qu'il écrira après la guerre. Mais la folie qui s'empare de sa femme lorsqu'elle découvre son infidélité le conduira à écrire L'Aiguillon de la mort, long roman autobiographique rédigé durant dix-sept années et qui connaît toujours une grande célébrité au Japon. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

 

L’entremêlement inextricable de la littérature et de la vie peut donner parfois des oeuvres magistrales. Ainsi en est-il de L’Aiguillon de la mort, un roman autobiographique d’une sincérité stupéfiante où le narrateur tente de révéler ce qu’est l’amour dans une écriture vécue comme une expérience des limites.

Un couple s’est lié autrefois d’amour passionné dans une petite île du Japon pendant la guerre. Elle apprend un jour que son mari a une maîtresse. Pour elle, qui croyait à sa vie d’amour et de confiance absolus, tout à coup, l’univers s’effondre et l’emporte progressivement vers la folie. Commence alors l’histoire extraordinaire d’un couple vivant l’extrémité du possible, au rythme d’une vie quotidienne faite de suppliques, d’aveux et de dévouement que nous fait partager le narrateur dans le même souffle où lui les a éprouvés au quotidien. Et le lecteur en vient à entrer avec fascination au coeur de cette histoire et à vivre de l’intérieur cette vertigineuse descente dans les abîmes du désespoir, qui est aussi une recherche obsessionnelle, éperdue, de la vérité. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Shimao Toshio emprunte le titre de son œuvre à la Première Epitre de saint Paul aux Corinthiens (chap. 15, 55-56) :

« Où est-elle, ô mort, ta victoire ? Où est-il, ô mort, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la puissance du péché, c’est la Loi. » (p. 41)

Cet aiguillon est donc le péché, ici l’infidélité du narrateur, qui, pendant dix ans a cédé à la tentation et  a connu différentes maîtresses. Le jour où sa femme l’apprend, commence alors une lente descente aux enfers.  Les différents stades sont décrits méthodiquement, minutieusement, de l’intérieur : l’ impression de vivre en cage, la peur des crises imminentes, les interrogations sans fin nourries par des fatigues liées aux nuits d’insomnie, les mensonges inévitables,  la jalousie insidieuse, l’autre femme, toujours présente, quoi qu’il arrive, ombre de malheur planant sur le couple… Le narrateur espère que le temps atténuera les douleurs, mais sa femme ne fait que s’emmurer dans sa folie, loin de relâcher son étreinte fatale, elle emprisonne son mari jour après jour.

« Je dois me dire que tout ce qui m’entoure, sans exception, est passé au crible de la sensibilité anormale, obsessionnelle de ma femme. » (p.86)

 « La gaieté qui était revenue sur le visage de ma femme grâce qu plaisir de la journée s’ajoutait à cette impression, nous étions joyeusement  animés, mais il m’était impossible de perdre ma méfiance, car c’était comme si j’avais tenu dans mes mains une chose aussi fragile qu’un jouet en verre. » (p. 205)

Les enfants, âgés de quatre et six ans, pauvres témoins innocents de ces batailles sans fin, sont les dernières victimes de ce duel, êtres en souffrance qui ne se relèveront probablement pas d’une telle tension quotidienne.

« Chaque jour après l’autre était une image de l’enfer, mais ce n’était ni la souffrance d’un être humain en proie à la torture, ni la douleur de celui qui attend dans la solitude d’être jugé. Le tribunal n’était pas un endroit où tous les liens étaient coupés, c’était le lieu de vie d’un couple et de deux enfants. (.. .) Ce monde restait creux, obscur, et j’ignorais quand il m’attaquerait à coups de tentations et de châtiments qui venaient se superposer à mes péchés. » (p.123)

Un roman puissant sur l’infidélité, mais surtout sur la jalousie maladive qui peut ronger les êtres plus sûrement que la plus tenace des maladies mentales.

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Ce que j’ai moins aimé :

 

Un peu trop long à mon goût.

 

Premières phrases :

 

« Ce soir-là, nous avons cessé de suspendre la moustiquaire. Les insectes avaient disparu, sans qu’on sache pourquoi. Il y avait trois jours que nous ne dormions pas, ma femme et moi. J’ignore si c’est une chose réellement possible. Peut-être nous étions-nous assoupis sans nous en rendre compte, en tous cas ma mémoire n’en a pas gardé trace. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Sélection littérature japonaise

 

D’autres avis :

 

Télérama

 

L’aiguillon de la mort, Shimao Toshio, roman traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu, Picquier, 2012, 640 p., 23 euros

 

Merci aux Editions Picquier.

Publié dans Littérature Asie

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Mon salon du Livre 2012 - soirée d'inauguration

Publié le par Hélène

 

Arrivée à 17h30, j'appelle Copiiine Isabelle  qui me dit être à "maison de la radio"... "ok je t'attends". je n'avais pas de plan de métro -ni Internet sur mon téléphone- pour moi la maison de la radio c'était dans Paris, j'étais moi-même dans Paris, donc j'allais attendre quoi... 10 minutes. Paris est grand mes amis, sachez-le, j'ai attendu 1 heure. Je suis restée plantée à l'entrée, et cinq fois des gentils gens sont venus me demander des renseignements, me prenant pour une hôtesse. Deux personnes ont même cherché à profiter de mon invit pour rentrer avec moi...Et il y en a une qui a même tenté de me piquer mon invit. J'ai alors pris mon plus beau sourire d'hôtesse et je lui ai dit "chère Madame, cette soirée est strictement réservée aux invités munis d'un carton d'invitation, aussi vous invitai-je (ouais, je parle comme ça...) à revenir les jours suivants dévolus aux visiteurs grand public. Bonne journée, au revoir Madame." Cinq ans de sourire et de langage normalisé pour éviter le "casse toi pétasse, fais pas ch... ou j'appelle la sécurité"...

 

Bref 18h30 Isablle arrive, après s'être quand même perdue dans le hall 5 ...

 

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Elle est contente d'être arrivée, Isabelle !

 

Arrêt chez Zulma qui nous explique pendant une demi-heure que chaque couverture de livre est unique, choisie par l'auteur en relation avec l'histoire ou le pays d'origine de l'auteur.

 

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Visite à Vincent des Editions Le passage (qui fête ses 10 ans cette année), un Vincent très people entre champagne et discussions enfièvrées. Après s'être moqué de mon look de touriste avec mon appareil autour du cou, (c'est l'accessoire tendance, il n'y connait rien...) il a quand même accepté de se faire prendre en photo avec Charlotte.

 

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Nous sommes repartis à l'assaut des allées noires de monde. Notre mission : trouver le stand des écrivains du bassin du Congo qui nous avait promis 'un cocktail africain" et un concert.

 

 

Nous avons trouvé un stand "librairie du Sud" avec quelques écrivains africains, un stand noir de monde... La raison ? Des livres ??? Des écrivains ??? Non, point du tout, de délicieux accras...

 

Coup de fil à Sophie du blog SophieLit "tu es où ?" "bah je sais pas chez Gallimard" "en U ou en S ?" "je sais pas je te rappelles". 10 minutes plus tard lecture du sms arrivé 10 minutes plus tôt (un salon, c'est bruyant, on n'entend pas bien les téléphones...) (surtout les vieux téléphones tout pourris comme le mien) "en s21" ni une ni deux, nous courons. sauf  que, trop tard, Sophie n'était plus là.

 

Nous sommes revenues à notre mission première et avons décidé d'aller au point information pour trouver nos congolais. L'hôtesse avec son foulard rose autour du cou nous dirige vers l'allée Z. Sauf que l'hôtesse est la pro du blush rose assorti à son foulard, mais ne connait pas du tout sa géographie et ne savait donc pas que la Turquie n'est pas dans la bassin du Congo. Allée Z, pas l'ombre d'un congolais...

 

Naruto nous indique le chemin, et j'aurais tendance à lui faire plus confiance qu'à l'hôtesse au foulard, allez savoir pouquoi !

 

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Sms de Sophie : "suis en I20"

 

 

Escale au stand des Editions Attila avec un accueil en or d'Hélène Morice qui, bien que débordée, a pris le temps de discuter avec nous, et ça c'est une vraie copiiine...(une copine qui vous accueille en plus en disant "t'es toute belle dis moi" est de toute façon une bonne copine (oui, j'avais retiré l'appareil photo de mon cou, car quand même Vincent est un poil plus fashion que moi, et sur ce coup-là, je lui ai fait confiance...))

 

Sms de Sophie  : P28. On cherche, on cherche...

 

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Fin de soirée enfin nous avons trouvé le stand (H29), grâce à un téléguidage à distance de mon cher et tendre qui lui, a Internet sur son téléphone. Nous avons trouvé Huchon aussi et ô victoire nous sommes en plus arrivées à point pour le concert ! Sauf que cela faisait 2h30 que nous piétiniions (oui, avec deux ii) dans les allées et que nos dos, nos pieds et nos jambes réclamaient du repos.

 

Moralité : j'm'en fous, free ou pas free, je resignechez SFR et je prends un forfait avec Internet compris.

Moralité 2 : toujours avoir un homme à distance qui peut vous guider -et garder les enfants, et faire à manger, et faire la vaisselle, et vous accueillir avec le sourire  "et ta soirée alors?"... bref toujours avoir un homme...

Moralité 3 : les salons c'est pas pratique pour voir les copines

Moralité 4 : et les livres dans tout ça ? Ah oui, les livres bah, y'en avait plein...

Publié dans Divers

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Sélection littérature japonaise

Publié le par Hélène

 salon livre paris 2012

 

 

Je vous propose une petite sélection d'auteurs japonais à l'occasion du salon du livre qui ouvre ces portes aujourd'hui à Paris :

 

L'auteur incontournable du moment Haruki MURAKAMI :

 

1q841

 

 

1Q84 de Haruki MURAKAMI

 

1Q84 livre 2 Juillet-septembre de Haruki MURAKAMI

 

Autoportrait de l’auteur en coureur de fond de Haruki MURAKAMI

 

 Le mangaka le plus connu, Jirô TANIGUCHI :

 

homme qui marche couleur

 

Les années douces de TANIGUCHI ET KAWAKAMI

 

Un zoo en hiver de Jirô TANIGUCHI

 

L’homme qui marche de Jirô TANIGUCHI

 

  nonnonba

 

 Mes coups de coeur :

 

Mangas :

 

Hokusaï de Shôtarô ISHInoMORI

 

NonNonBâ de Shigeru Mizuki

 

Romans

 

Park life de Shuichi YOSHIDA

 

 

D'autres titres en ces pages :

 

Ikebukuro West Gate Park de Ira ISHIDA

 

Le temps qui va, le temps qui vient de Hiromi KAWAKAMI

 

Parade De YOSHIDA Shuichi

 

La danseuse d’Izu de Yasunari KAWABATA

 

Kyoko de Ryû MURAKAMI

 

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Ghost world de Daniel CLOWES

Publié le par Hélène

                                                ghostworld

♥ ♥ ♥

 

L’auteur :


Daniel Clowes est un auteur de bandes dessinées américain.

Il étudie le dessin de manière plutôt académique au Pratt Institute de Brooklyn mais se considère comme un autodidacte. Ne trouvant pas de travail à New York, il rentre à Chicago et fait ses véritables débuts d'auteur de bandes dessinées dans Love and Rockets n° 13 en 1985. En 1986, il publie son premier comic book chez Fantagraphics Books, Lloyd Llewellyn (6 numéros), qui sera suivi de Eightball (1989), qui paraît toujours et dans lequel seront prépubliées toutes les histoires à présent reprises en albums. Son dessin précis, ses ambiances fifties, ses allers-retours constants entre thèmes intimistes, fantastique, science-fiction, auto-fiction, etc., sont sa marque de fabrique. Dan Clowes est proche d’Adrian Tomine dont il est l'influence majeure.

Avec Ghost World ( adapté au cinéma) il détient le record des ventes de son éditeur, Fantagraphics Books (100 000 exemplaires). Il a remporté plusieurs prix pour son travail, notamment des Harvey Awards en 1997 et 2005 pour le scénario de Eightball. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

Dans une petite ville des États-Unis, deux copines coincées entre la fin de l'adolescence et les premiers temps de l'âge adulte cherchent un sens à leur existence. Au long de leurs journées où il ne se passe pas grand-chose, elles oscillent entre l'envie de partir pour changer de vie et l'attachement à un quotidien banal auquel elles ont du mal à s'arracher. Histoire complète en 1 volume.

 

Ce que j’ai aimé :

Ghost world est un monde étrange, comme suspendu, dans lequel évoluent deux adolescentes, Enid et Rebecca. ghost-world.3.jpgElles croisent des êtres faméliques, des fantômes auxquels elles attribuent des vies hors normes.  corps qui se meuvent dans un monde fantôme trErrant de cafèts minables en cafèts minables, elles s’ennuient à deux dans cet interstice difficile placé entre l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Le portrait de ces adolescentes sonne étonnamment  juste, loin des  stéréotypes :

« Par exemple, je n’ai jamais vu un film avec de vraies filles. Au cinéma, les femmes jouent le plus souvent des rôles stéréotypés… La bosseuse à lunettes qui n’a pas de chance avec les hommes ou la garce vulgaire… Ce sont des stéréotypes à qui on n’attribue jamais une personnalité complexe ou bien constituée de multiples facettes. » ( extrait d’une interview  parue dans « Dangerous Drawings » )

Pour elles, les apparences sont primordiales, elles cherchent leurs styles, elles traquent leur identité, dans le dégoût d’elles-mêmes. 

« Avant mon projet d’aller à la fac, j’avais la secrète intention de ne rien dire à personne, de monter dans un bus et d’aller m’installer dans une ville au hasard, pour y devenir cette personne complètement différente…

-          Et puis ?

-          Et puis ne pas revenir tant que je ne serais pas totalement devenue cette personne. J’y pensais tout le temps.

-          Je ne comprends pas…

-          C’est parce que tu ne te détestes pas tout à fait. »

 Elles éprouvent des  sentiments indistincts, éprouvant de la difficulté à définir lesdits sentiments.  Seule leur amitié perdure. Puis la vie passe et chacun suit sa route, et la complicité d'hier s'effrite sans que l'on sache vraiment pourquoi. La vie file... 

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien.

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Ghost world, Daniel Clowes, traduction Sidonie Van Den Dries, Vertige graphic, 2010, 14 euros

 

BD Mango bleu

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Printemps des poètes 4

Publié le par Hélène

 

printemps des poètes

 

 

poète
     

Jean-Pierre Verheggen

 

poème
     

1. Défier Hercule au badminton ! (en deux sets gagnants !)
2. Chevaucher Jolly Jumper dans la forêt de Sherwood !

3. Sauver Tintin de la noyade (et Milou, des poissons-torpilles qui lui empoisonnent la queue)
4. Voter Bicot aux prochaines présidentielles !
5. S’inviter à la table du Chat Botté pour dévorer avec lui le marquis de Carabas transformé, le temps d’un repas, en souris d’agneau !
6. Cafter Brutus, l’ennemi juré de Popeye le marin et faire au sergent Garcia un croc-en-jambe de derrière les fagots (en profiter pour exiger de Zorro qu’il mette la main au portefeuille pour ce service rendu)
7. Confisquer aux sept nains leurs médicaments à base d’hormones de croissance (qu’ils restent petits, c’est mieux, surtout pour jouer à cache-cache dans le jardin !)
8. Prêter son GPS au Petit Poucet (ou du moins lui envoyer un texto pour le prévenir qu’il doit se méfier de ces salauds d’oiseaux qui bouffent le pain des pauvres !)

Bref ! On imagine mal tout ce qu’un Poète est capable d’accomplir pour ne jamais quitter sa vieille et tendre enfance !



Jean-Pierre Verheggen

édition
printemps des poetes
      2012

Publié dans Poésie française

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Tours et détours de la vilaine fille de Mario VARGAS LLOSA

Publié le par Hélène

                                                  tours et détours

 ♥ ♥

  L’auteur :

 Né en 1936 au Pérou, Mario Vargas passe une partie de son enfance en Bolivie. Dès l’âge de quatorze ans, il est placé à l’Académie militaire Leoncio Prado de Lima qui lui laisse un sinistre souvenir. Parallèlement à ses études universitaires, il collabore à plusieurs revues littéraires et, lors d’un bref passage au Parti communiste, découvre l’autre visage du Pérou. En 1959, il publie un recueil de nouvelles très remarqué, Les caïds, et s’installe à Paris. Il publie de nombreux romans, couronnés par des prix littéraires prestigieux. Devenu libéral après la révolution cubaine, il fonde un mouvement de droite démocratique et se présente aux élections présidentielles de 1990, mais il est battu au second tour. Romancier, critique, essayiste lucide et polémique (L’utopie archaïque) Mario Vargas Llosa est considéré comme l’un des chefs de file de la littérature latino-américaine. Source : Gallimard

 L’histoire :

Que de tours et de malices chez cette " vilaine fille ", toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le " bon garçon ".

Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores " la petite Chilienne " allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Cassa, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London.
D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Mario Vargas Llosa nous offre un cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou. (Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

Les aventures de cette vilaine fille prête à tout pour trouver un mari riche qui puisse lui fournir protection et argent sont divertissantes. Amoureuse du pouvoir avant tout, elle recherche les portefeuilles fournis avant le bonheur :

 « L’argent te donne de la sécurité, te défend, te permet de jouir à fond de la vie sans te soucier du lendemain. Le seul bonheur qu’on puisse toucher. » (p. 87)

Elle se lasse vite de ses maris, et repart alors en chasse d’un nouveau pigeon prêt à succomber à ses charmes. Elle s’enfuit alors, laissant sur le carreau des hommes furieux et meurtris, poursuivie par la police, ce qui l’oblige à mettre à chaque fois le pied dans un nouveau pays ou continent. Ricardo la retrouve régulièrement sur son chemin, et se laissant prendre dans ses rets, il vit à chaque fois une passion tumultueuse avec elle, jusqu’à sa prochaine fuite… Leurs périples permettent de découvrir l’atmosphère de ce début de siècle dans différents pays, en France, à Londres, à Madrid, Tokyo… Ricardo connaît ainsi des amitiés très fortes avec des personnages marquants dont l’histoire étoffe la lecture.

 Ce roman peint avec facilité la « géographie moderne d’un amour fou ».

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                     Lima, Miraflorès

 Ce que j’ai moins aimé :

Au milieu du roman, j’ai trouvé les épisodes quelque peu répétitifs, mais un rebondissement a par la suite –miraculeusement- relancé l’action.

 Les « cucuteries » du narrateur ont eu tendance à m’agacer, ce n’est pas un personnage que j’ai trouvé sympathique, sa faiblesse et son amour inconditionnel pour une femme qui s’obstine à le faire souffrir ont fini par m’exaspérer. Peut-on être à ce point être hanté par une personne, perdre sa dignité, tout lui sacrifier, sans avoir un sursaut de dignité pour s’abstraire de ce sentiment néfaste ?

 « Je ne suis ni ne serai jamais ton ami. Tu ne t'en es pas encore aperçue? Je suis ton amant, ton amoureux, quelqu'un qui depuis tout gosse est fou de sa petite Chilienne (...). Ton pitchounet qui ne vit que pour te désirer et penser à toi. À Tokyo je ne veux pas vivre de nos souvenirs. Je veux te tenir dans mes bras, t'embrasser, respirer ton odeur, te mordre, te faire l'amour ». (p. 182)

 Premières phrases :

« Ce fut un fabuleux été. Pérez Prado vint à Lima avec son orchestre de douze musiciens pour animer les bals de carnaval au Club Terrazas de Miraflores et au Lawn tenis, et un championnat national de mambo fut organisé aux arènes d’Acho, avec grand succès malgré le cardinal Juan Gualberto Guevara, archevêque de la ville, qui menaça d’excommunier tous les couples de danseurs ; et puis mes copains du quartier Alegre à Miraflores, des rues Diego Ferré, Juan Fanning et Colon, disputèrent les olympiades de football, cyclisme, athlétisme et natation contre la bande de la rue San Martin : on remporta toutes les médailles, bien sûr. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : La tante Julia et le scribouillard

 

D’autres avis :

Gangoueus  

 

Tours et détours de la vilaine fille, Mario Vargas Llosa, Gallimard, 404 p., 21 euros

POCHE : Tours et détours de la vilaine fille, Mario Vargas Llosa, Folio, 2008, 4.79 euros

  12 d'Ys

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Printemps des poètes 3

Publié le par Hélène

 

 

printemps des poètes

 

  Jean-Pierre Siméon
      Oui je sais que
la réalité a des dents
pour mordre
que s'il gèle il fait froid
et que un et un font deux

je sais je sais
qu'une main levée
n'arrête pas le vent
et qu'on ne désarme pas
d'un sourire
l'homme de guerre

mais je continuerai à croire
à tout ce que j'ai aimé
à chérir l'impossible
buvant à la coupe du poème
une lumière sans preuves

car il faut être très jeune
avoir choisi un songe
et s'y tenir
comme à sa fleur tient la tige

contre toute raison



Poème extrait de Ici, Cheyne, 2009
édition
printemps des poetes
      2009
genre
      Poèmes sur "Enfances"

Publié dans Poésie française

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