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Aziyadé de Franck BOURGERON d’après le roman de Pierre LOTI

Publié le par Hélène

                                            Aziyade

 ♥ ♥ ♥

Un bel hommage au roman de Pierre Loti

 

L’auteur :

Pierre Loti est un écrivain français, né à Rochefort en 1850. Officier de marine, ses voyages ont inspiré beaucoup de ses romans. On lui doit notamment  Ramuntcho et Pêcheur d’Islande.

En 1879, il écrit Aziyadé et en 1892, Fantôme d’orient, ultime hommage à la femme qui ne cessa jamais de hanter son cœur. Il est mort en 1923 à Hendaye et est enterré dans l’île d’Oléron. 

 

L’histoire :

e passage en Grèce, à Salonique (alors sous domination turque), Loti, jeune et sémillant lieutenant de la marine anglaise aperçoit, derrière les barreaux d'une fenêtre de harem, le visage d'Aziyadé, belle et jeune odalisque aux yeux verts. Dès lors, il ne vit plus que pour elle. « Aziyadé est âgée de dix-huit ou dix-neuf ans, elle est capable de prendre des résolutions extrêmes et de les suivre coûte que coûte, jusqu’à la mort… »

 Leur liaison amoureuse, née au milieu des parfums et des mystères de l'Orient, culminera à Stamboul (quartier de Constantinople) dans le déchirement et le sacrifice.

 

Ce que j’ai aimé :

Le jeune Loti est un homme seul, « sans foi ni espérance », qui a dû quitter sa sœur et sa mère pour débarquer dans un pays inconnu, prêt à se laisser envoûter par les plaisirs que cet orient peut lui offrir.

aziyadé

Il va donc se laisser charmer par la belle Aziyadé, au risque de sa vie et de celles de quelques autres, puisque la jeune femme appartient au harem d’un dignitaire turc. Mais pour lui ces heures de plaisir sont une façon d’exister, de se sentir vivant dans un monde déroutant :

« Mais j’en suis venu à penser que tout ce qui me plaît est bon à faire… il faut toujours épicer de son mieux… le repas si fade…de la vie. » (p. 19)

L’excitation de l’interdit, de ces rencontres volées, de ces éloignements prolongés, de ces retrouvailles fougueuses vont tresser en son cœur des sentiments durables, qui ne pourront malheureusement jamais s’épanouir pleinement. Lui qui n’aimait personne et ne « croyais à l’affection de personne » sera pris aux rets de la belle Aziyadé…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 La typographie, notamment dans les lettres de Pierre Loti à sa famille, n'est pas toujours très fluide.

  

Aziyadé, D'après le roman de Pierre Loti. Récit et dessin de Franck Bourgeron. Couleurs de Claire Champion, Futuropolis, février /2007 , 128 p., 19.3 euros

  Top-bd-2012 

BD du mercredi de Mango 1

 

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Sauver sa peau de Lisa GARDNER

Publié le par Hélène

sauver-sa-peau.jpg

 

L’auteur :

Écrivain américain, Lisa Gardner a grandi à Hillsboro, dans l’Oregon. Auteur de plusieurs thrillers, elle a également écrit des romans sous le pseudonyme d’Alicia Scott. Elle vit actuellement dans le New Hampshire.

 

L’histoire :

Sally, Cindy, Lucile... Depuis l’enfance, Annabelle Granger s’est habituée à devoir changer brusquement de prénom, de nom, de maison, de ville, d’histoire… Sans qu’on lui donne la moindre explication. La découverte dans une chambre souterraine de l’ancien l’hôpital psychiatrique de Boston, des cadavres de six fillettes, mortes des années auparavant, fait la une des journaux. Un nom sur un médaillon identifie l’une des petites victimes : Annabelle Granger. L’heure n’est plus à la fuite et Annabelle décide de sortir enfin de l’ombre. Mais le tueur est toujours aux aguets. Il l’attend. Depuis vingt cinq ans…

Mon avis :
Sauver sa peau est un roman policier efficace, de ces pages-turners qui retiennent l’attention le temps de quelques pages. Seulement, une fois le roman refermé, il n’en reste pas grand-chose, les personnages ne sont pas assez denses pour être inoubliables, et l’intrigue reste somme toute assez classique pour être oubliée rapidement une fois résolue. Demeurent quelques réflexions sur la volonté de protéger les siens envers et contre tout, mais là encore cette piste n’est pas suffisamment exploitée à mon goût.
Efficace mais loin d’être un chef d’œuvre…


Premières phrases :

« Mon père m’a expliqué ça pour la première fois quand j’avais sept ans : le monde est un système. L’école est un système. Les quartiers sont des systèmes. Les villes, les gouvernements, n’importe quel grand groupe de gens. Le corps humain aussi d’ailleurs, un système qui fonctionne grâce à de petits sous-systèmes biologiques. »

Vous aimerez aussi :
Du même auteur : La maison d'à côté de Lisa GARDNER

Autre : Instinct de survie de Jeffery DEAVER

D’autres avis :

Jostein

Sauver sa peau, Lisa Gardner, traduit de l'américain par Cécile Deniard, Albin Michel, 2009, 19.90 euros
POCHE : Sauver sa peau, Lisa Gardner, traduit de l'américain par Cécile Deniard, Le livre de poche, septembre 2011, 7.50 euros

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Texasville de Larry McMURTRY

Publié le par Hélène

                                             texasville

 ♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 

LARRY McMURTRY est né en 1936, au Texas. Il publie son premier roman à l’âge de 25 ans. Suivront plusieurs best-sellers dont six ont été adaptés à l’écran – notamment La dernière séance réalisé par Peter Bogdanovich et Tendres passions de James L. Brooks. Auteur de nombreux scénarios, il a reçu un Oscar pour Brokeback Mountain. Son roman Lonesome Dove a obtenu le prix Pulitzer en 1986 avant d’être adapté pour la télévision. Larry McMurtry vit à Archer City, au Texas, où il a ouvert une des plus grandes librairies indépendantes des États-Unis.

 

L’histoire :

 

Entre crise du pétrole et crise de nerfs, il ne reste plus une seule personne saine d'esprit dans la petite ville de Thalia où Duane aborde difficilement son passage à la cinquantaine. Il jongle entre une femme insolente, quelques maîtresses blasées, des enfants timbrés, un chien stupide, douze millions de dollars de dette et un jacuzzi. Mais entre deux frasques, les habitants sont pris d'une nouvelle lubie: fêter le centenaire de la ville. Tout ce petit monde verse alors un peu plus dans la folie...

Après La dernière séance, Larry McMurtry renoue avec ses personnages aussi loufoques qu'attachants. Cette comédie humaine hilarante est un portrait sans détour de l'Amérique contemporaine ! (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Duane est un être perdu, qui aime flirter, avec des femmes, mais aussi avec une forme de déprime confortable qui émane de sa vie qui lui échappe. Doté d’une famille atypique, d’une femme qu’il ne saisit pas toujours très bien, d’une maîtresse qui finit par le lasser, d’un fils beau comme un Dieu qui lui vole ses potentielles conquêtes, de deux jumeaux tonitruants, et d’une fille qui se marie aussi vite que son ombre, il essaie de vivre le plus harmonieusement possible alors que son entreprise fait faillite.  Il aime à tel point sa famille qu’il aimerait construire deux maisons, « une pour nous, et une autre, à plusieurs kilomètres de distance, pour les enfants et les petits-enfants. » (p. 87)

 

Quand la belle Jacy, son amour de jeunesse, revient dans la région, il se retrouve totalement désemparé.  Mais c’est de sa femme Karla dont s’est entichée Jacy. Et Duane reste seul avec ses dettes, des collègues dépassés qui s’amusent à tirer sur des grenouilles plutôt que de travailler à creuser sa faillite et une fête du centenaire de la ville à organiser...

 

L'humour percutant fait toujours mouche dans ce roman qui installe confortablement son lecteur dans la petite bourgade, l'assimilant rapidement à l'un de ses habitants. Si bien que quand les dernières pages se profilent, il est comme orphelin, attristé à l'idée de devoir quitter tout ce petit monde si attachant.

 

 

texasville.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Un peu long.

 

Premières phrases :

 

« Assis dans son jacuzzi, Duane tirait au .44 magnum sur la niche qu’il venait d’offrir : un édifice en rondins à deux étages censé reproduire un fortin du temps de la conquête de l’Ouest. Il l’avait achetée avec Karla dans une foire à Fort Worth, un jour où ils s’ennuyaient tous les deux. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La dernière séance , Lonesome Dove

 

D’autres avis :

 

Presse : Le point   

Blog : Keisha

 

Texasville, Larry McMurtry, Traduit de l’américain par Josette Chicheportiche, Gallmeister, Totem, janvier 2012, 554 p., 11 euros

 

Merci à Marie-Anne des Editions Gallmeister...

 

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Je n’ai pas fini de regarder le monde de David THOMAS

Publié le par Hélène

                                             je n'ai pas fini de regarder le monde

 ♥ ♥

 « Je ne sais pas pourquoi je raconte tout ça, sans doute parce que j’aimerais moi aussi savoir qui je suis. »

 

 L’auteur :

 

Après avoir été journaliste pendant une quinzaine d’années, David Thomas se consacre aujourd’hui à l’écriture. Il a publié plusieurs pièces de théâtre, un recueil de nouvelles, La patience des buffles sous la pluie (prix de la Découverte 2009 de la Fondation Prince Pierre de Monaco), et un roman, Un silence de clairière (prix Orange du Livre 2011).

 

L’histoire :

 

 Un homme qui ne peut se passer des hurlements de sa femme, un autre qui se fait arrêter par la police juste pour fumer une cigarette au chaud, un petit monsieur sous une maîtresse de 192 kilos, une femme qui rêve de mettre KO son conjoint sur un ring… Avec ces 75 nouvelles, David Thomas s’invite une nouvelle fois dans les interstices de nos vies. Rien n’est épargné, notre ridicule, nos cruautés, nos faiblesses ou nos inavouables arrangements avec nous-mêmes. Mais qu’ils nous fassent rire ou nous serrent le ventre, tous ces personnages portent aussi en eux ce qui peut faire de l’humain un être attachant à côté de qui on a envie de s’asseoir. (Présentation de l’éditeur)

 

Mon avis :

  

 Comme dans La patience des buffles sous la pluie, David Thomas fait preuve d’une acuité sentimentale et restitue avec délicatesse et justesse les travers de la vie de couple, les questionnements qui restent sans réponses, les hésitations, la solitude intrinsèque à toute relation…

 

 « Quand je pense à tout ce qu’il me reste à parcourir avec toi, à te supporter et à me rendre supportable, à ces trois enfants que nous voulons et qu’il faudra élever et soutenir, quand je pense à tous ces guets qui m’attendent, à ces plaines d’ennui et de quotidien qu’il faudra traverser, à ces difficultés qu’il faudra gravir, ces pièges qu’il faudra déjouer, quand je pense à tout cela, j’aimerais être débarrassé de toute pensée et devenir comme ces bêtes qui, par milliers, lors des transhumances, parcourent des pays entier en s’en remettant à leur instinct et à la force du groupe. Alors que moi je me sens si seul avec ma vie. » (p. 41)

 

« Si tu savais comme je me sens seul quand tu ne cesses de m’interroger, quand tu exiges que l’on parle pour dénouer de faux problèmes, que l’on se dise ce qui ne va pas pour analyser nos sentiments et nos émotions. Que nous décortiquions et décomposions tout ce que nous éprouvons pour mieux clarifier les choses, dis-tu, mieux les rendre opaques et les emmêler, pensais-je. Comme je me sens seul quand tu déverses sur moi un torrent de mots pour calmer tes angoisses et que ces angoisses ne sont pour moi que le reflet de ton refus d’accepter, enfin, ce que je suis. Si tu savais comme je me sens seul quand je lis dans tes yeux ce souhait plus fort que les pierres que je sois un autre homme. » (p. 73)

 

Mais à la différence des textes de La patience, tous les textes ici ne tombent pas justes, l’ensemble est inégal et plutôt pessimiste, comme si le spectre de la dépression attendait l’auteur, tapi dans l’ombre. Les chutes ne sont pas toutes vertigineuses et tombent quelquefois à plat, comme certains textes, trop collés à la banalité d’une réalité quotidienne pour être percutants.

 

Premières phrases :

 

« J’adore entendre les voisins faire l’amour. Etre le témoin du plaisir ou du bonheur des autres me rassure sur l’état du monde. Je suis capable de tout arrêter pour écouter attentivement les pleins et déliés du sexe derrière une cloison. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La patience des buffles sous la pluie de David THOMAS

 Autre : Carole Fives

 

Je n’ai pas fini de regarder le monde, David Thomas, Albin Michel, février 2012, 173 p., 15 euros

 

 

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Les yeux d’Elsa de Louis ARAGON

Publié le par Hélène

yeux-d-elsa.jpg

♥ ♥ ♥ ♥

 « Mon amour n’a qu’un nom c’est la jeune espérance » (Elsa-Valse)

L’auteur :

Après une brillante scolarité, Louis Aragon entame des études de médecine. Incorporé en 1917, il part pour le front où il rencontre André Breton. La guerre finie, il se consacre avec une énergie décuplée à l'écriture et publie 'Feu de joie', 'Mouvement perpétuel', ou encore 'Anicet ou le panorama'. Il participe à la création du mouvement artistique Dada, puis à la naissance du surréalisme qu'il théorise dans 'Une vague de rêve'. Sa notoriété ne cesse de s'accroître notamment avec 'Le Paysan de Paris'. En 1928, il rencontre Elsa Triolet : c'est le début d'un mythe largement mis en scène par ses protagonistes. Inscrit au Parti communiste dès 1927, Aragon s'engage dans la lutte politique et rompt définitivement avec Breton et les surréalistes. Journaliste à L' Humanité, il entame une nouvelle carrière de romancier avec le cycle romanesque 'Le Monde réel' (' Les Voyageurs de l'Impériale', 'Aurélien' ou encore 'Les Communistes'). Pendant la Seconde Guerre mondiale, Aragon devient l'un des poètes de la Résistance, célébrant l'amour absolu et l'action politique. Après la guerre, il fonde le Comité national des écrivains avec Jean Paulhan. Combats politiques et publications (' Le Fou d'Elsa') rythment la fin de sa vie. Se clamant 'réaliste socialiste', il prône l'avènement du communisme. Les dénonciations des atrocités commises sous le régime stalinien et la mort de sa compagne le désarçonnent mais n'altèrent en rien son credo : assimiler l'écriture à une quête de soi.


Présentation de l'éditeur :

A la gloire de la femme aimée, Aragon, le dernier poète courtois, a composé ses plus merveilleux poèmes " Ma place de l'étoile, à moi, est dans mon cœur, et si vous voulez connaître le nom de l'étoile, mes poèmes suffisamment le livrent. " Pétrarque a chanté Laure, Ronsard Hélène, Lamartine, Elvire, c'est à Elsa qu'Aragon donne ses poèmes qui sont au nombre des plus beaux chants d'amour qu'un poète ait écrits. La présente édition intègre la préface que Louis Aragon rédigea en février 1942, ainsi que trois textes en prose particulièrement éclairants " La leçon de Ribérac ", " La rime en 1940 " et " Sur une définition de la poésie ". Les Yeux d’Elsa est l'une des œuvres majeures de la poésie française.

Ce que j’ai aimé :

Aragon nous offre une poésie de l’engagement, pour lui il n'existe pas de dichotomie entre aimer et se battre : aimer Elsa c’est s’engager, libérer le pays des occupants ennemis.

Les yeux d'Elsa est à la fois un chant d’amour et un chant national « Mon amour n’a qu’un nom / C’est la jeune espérance » (Elsa-Valse)

Ni occupants ni collaborateurs ne pourront dissoudre l’identité nationale contenue dans les chansons populaires, aussi Aragon s'en inspire-t-il pour chanter son amour du pays et faire acte de résistance, il souhaite sauver le passé pour construire l’aveni. 

Chacun de ses poèmes est un long rappel douloureux de la défaite, de l'exode, puis de l'armistice, et de la coupure de la France. Mais si le Mal occupant peut freiner le tourbillon de la vie, la valse continuera malgré tout, Elsa continuera de tourner.

Par ce recueil, Aragon a conçu un pari un peu fou : tenter de susciter l’espoir  au moment où l’on touche le fond du désespoir :

« Ils ont la force et nous sommes le nombre

Vous qui souffrez nous nous reconnaissons

On aura beau rendre la nuit plus sombre

Un prisonnier peut faire une chanson. » (Richard Cœur De Lion)

louis-aragon-et-elsa-triolet-copie-1.jpg

«  La nuit plus que le jour aurait-elle des charmes
Honte à ceux qu'un ciel pur ne fait pas soupirer
Honte à ceux qu'un enfant tout à coup ne désarme
Honte à ceux qui n'ont pas de larmes
Pour un chant dans la rue une fleur dans les prés
(…)

Que ton poème soit l'espoir qui dit A suivre
Au bas du feuilleton sinistre de nos pas
Que triomphe a voix humaine sur les cuivres
Et donne une raison de vivre
A ceux que tout semblait inviter au trépas
Que ton poème soit dans les lieux sans amour
Où l'on trime où l'on saigne où l'on crève de froid
Comme un air murmuré qui rend les pieds moins lourds
Un café noir au point du jour
Un ami rencontré sur le chemin de croix
Pour qui chanter vraiment en vaudrait-il la peine
Si ce n'est pas pour ceux dont tu rêves souvent
Et dont le souvenir est comme un bruit de chaînes
La nuit s'éveillant dans tes veines
Et qui parle à ton cœur comme au voilier le vent
Tu me dis Si tu veux que je t'aime et je t'aime
Il faut que ce portrait que de moi tu peindras
Ait comme un ver vivant au fond du chrysanthème
Un thème caché dans son thème
Et marie à l'amour le soleil qui viendra »

 (Ce que dit Elsa)

Un magnifique chant d'amour pour Elsa, pour la France, pour la Résistance, contre l'oppression...

Ce que j’ai moins aimé :

 Quelquefois un peu hermétique.

Premiers vers :

« Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire

J’ai vu tous les soleils y venir se mirer

S’y jeter à mourir tous les désespérés

Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire »

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :Le roman inachevé

Autre : les poésies de Paul ELUARD

 

Les yeux d’Elsa, Louis ARAGON, Seghers, avril 2004, 15 euros

Publié dans Poésie française

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Traversée de Nikki GEMMELL

Publié le par Hélène

                                                               

♥ ♥ ♥

Une traversée pure et glaciale

 

L’auteur :

 

Née dans une famille de mineurs au sud de Sydney, Nikki Gemmell voulait devenir écrivain depuis qu'elle a dix ans, mais après ses études à l'université de technologie de Sydney, elle devient journaliste et travaille pour la radio. Sept ans plus tard, en 1995, Triple J Radio l'envoie en Antarctique pour couvrir une expédition scientifique, expérience qui change sa vie. Après le décès de l'homme dont elle était tombée amoureuse, le chagrin lui fait comprendre l'importance de suivre son coeur et de faire ce dont elle a envie. Elle publie son premier roman, 'Shivers', en 1997 (' Traversée', 1999) qui s'inscrit dans ce désert de glace, et situe son deuxième roman, 'Cleave' (2000, 'Noces Sauvages') dans le désert australien de Alice Springs, où elle a vécu plusieurs années, en tant que journaliste parmi les Aborigènes. 'Lovesong', (2001, 'Lovesong', 2001), qui se passe dans une communauté religieuse stricte et ensuite à Londres, est le troisième volet de sa trilogie sur des femmes dans des environnements ardus. Elle change de registre avec son quatrième roman, 'The Bride Stripped Bare' (2004, 'La Mariée mise à nu', 2007), une confession féminine sur le sexe, initialement publié à titre anonyme. Nikki Gemmell a contribué à des articles pour divers magazines et journaux, et ses écrits figurent dans plusieurs anthologies. Elle a également été productrice pour le BBC World Service.

 

L’histoire :

 

Fin, une jeune journaliste de Sydney, fatiguée de sa vie citadine et des faits divers sordides, saisit l'occasion qui lui est offerte de couvrir une expédition scientifique en Antarctique. Ce désert blanc, le plus inhospitalier de tous, continent de légendes et de souffrances, n'est-il pas l'une des dernières frontières de notre monde ? Durant la traversée, elle apprend à vivre dans la promiscuité du bateau, dans cette micro-société cosmopolite et essentiellement masculine où le regard de l'autre prend une importance considérable. Le monde clos du bateau et des campements a ses règles et ses tabous que Fin met à mal lorsqu'elle tombe amoureuse. La vie sur le continent sauvage se révèle à la fois dure et enthousiasmante, âpre et enrichissante. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         Le style de la jeune narratrice est à la fois journalistique, simple et direct, tout en sachant s'envoler quand nécessaire vers de beaux horizons lyriques. Elle nous emmène dans son univers avec facilité, à la rencontre de ces hommes et de ces femmes coupés du monde, scientifiques pour la plupart, qui, par passion, vont à la rencontre d'un monde blanc et pur. 

 

« Je n’ai pas dit à Max que ce que je souhaite trouver dans ce voyage, c’est une atmosphère pas compliquée. C’est difficile à expliquer. Je voudrais me poser dans ma peau, avoir un corps détendu, oublier mon existence citadine surchargée. » (p. 56)

 

                                                   banquise-antarctique_3823_w250.jpg

 

      Les paysages sont enchanteurs, appartenant à ces terres vierges qui permettent oubli et renaissance. La pureté du monde qui entoure les personnages leur ôte de l'esprit toute fioriture inutile pour les mener à l'essentiel, au coeur d'eux-mêmes.

 

« Ces moments exquis où on se tient sous une falaise de glace. La glace fait penser à du cristal de Waterford, elle est lisse et dure comme un diamant. Et puis, entendre le vent tout autour, entendre la glace craquer, exploser et, ensuite, se taire. Oh ! ma chérie ! Ecouter simplement le néant, ponctué par la glace qui éclate. La glace palpite de bruits, mais il faut se taire pour l’entendre. » (p. 162)

 

- Un récit original dans un monde glacial qui encourage des relations humaines fortes...

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Certains passages liés à la relation amoureuse m'ont semblé un peu plats, flirtant avec les clichés. 


Premières phrases :

 

« Ils m’ont installée dans une petite chambre blanche, calme, et c’était la chose à ne pas faire. Un jour, Rick est venu et m’a emmenée dehors, où l’air vibrait d’odeurs, de couleurs et de bruits. »

 

Vous aimerez aussi :

 

La vierge froide et autres racontars de Jorn RIEL

 

Traversée, Nikki Gemmell, traduit de l’anglais pas Michèle Valencia, 10-18,

 

12 d'Ys

2) Australasie

Publié dans Littérature Océanie

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Sélection de romans pour la Saint Valentin

Publié le par Hélène

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Challenge Rire et Humour

Publié le par Hélène

Le challenge Rire et Humour s'achève ce mois-ci, voici donc le récapitulatif des lectures "enjouées" des participants que je remercie vivement pour ces joyeux  conseils de lecture

 

rire copie

 

Caroline (Delivres et d'eau fraiche) :

Tokyo Sanpo de Florent CHAVOUET (BD) 

Les pieds dans l'eau de Benoît DUTEURTRE 

   La douce empoisonneuse de Arto PAASILINNA

 

  Sophie (Sophielit) :

 

Schlabaya (Scriptural)  :

 

Alex (Mots à mots) :

L'oeil du singe de Hugo BUAN

   Le voyage des pères : Simon de David RATTE

 L'élégance du maigrichon - Pascal FIORETTO

 

Kathel (Lettres exprès) : 

L'oiseau canadèche de Jim DODGE

  Trois hommes deux chiens et une langouste de Iain LEVISON

  L'atelier d'écriture de David LODGE 

  Le aye aye et moi de Gérald DURRELL 

 

Mango (Liratouva) :

L'oiseau canadèche de Jim DODGE  

 

  Eclat de rire :

 

Keisha : Double bonheur de Stéphane FIERE

  L'autre fin du monde de Ibn Al Rabin

  La rivière de sang de Jim TENUTO   (Policier)

 Le aye aye et moi de Gérald DURRELL

  Les nouveaux nouveaux mystères de Paris de Cécile VARGAFTIG

  Trois hommes, deux chiens et une langouste de Iain LEVISON

 

Cathulu : 

Journal d'un garçon de Colas GUTMAN                                                                                Le koala tueur de Kenneth COOK  

 Mes valises diplomatiques de Brigid KEENAN 

  Le pingouin de Andreï KOURKOV

  Hontes. Confession impudiques mises en scène par les auteurs, réunis par Robin Robertson 

  

Mort de rire :

 

Hélène (Lecturissime) :

Ma famille et autres animaux de Gérald DURRELL

 La vierge froide et autres racontars de Jorn RIEL

 La maison de mes pères de Jorn RIEL

  Manabéshima de Florent CHAVOUET (BD)

 Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 de BLAIN et LANZAC (BD) 

  Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON

 Le koala tueur de Kenneth COOK

 Le sens de la vis tome 2 Tracer le cercle de Jean-Yves FERRI et Manu LARCENET (BD)

Brèves de comptoir Tome I de Jean-Marie GOURIO

 

Catherine (La culture se partage) :

Allumer le chat de Barbara CONSTANTINE

 Alerte sur Fangataufa de GELUCK et DEVIG  (BD)

  J'aime les sushis de AYUMI KOMURA (BD)                                                                                La cote 400, de Sophie Divry (roman français)

  Burquette (tome 2) de Francis Deharnais (BD québécoise)

 Les tableaux de Marcel, d'Anthony Browne (album illustré)

Le fils d'Hitler, de Pieter de Poortere (BD belge)

 Il était une fois... peut-être pas, d'Akli Tadjer (roman français)

 

 

Yves (Lyvres) : 

Le pari des guetteurs de plumes africaines de Nicholas DRAYSON

  Le mécano du vendredi de FELLAG et Jacques FERRANDEZ  

  Du pur amour et du saut à l'élastique de Frédéric PAGES

  La petite culotte communiste de Nicolas BLAISE

  Joséphine de Pénélope BAGIEU

  On n'arrête pas la connerie de Jean YANNE

   Gags de MIX ET REMIX

  Iphigénie Vanderbilt de Eric DESCHODT

 

   

Quelques suggestions :  

 

  Un tout petit monde de David LODGE  

Thérapie  de David LODGE  

Nouvelles de Roald DAHL dont "L'inspecteur se met à table"

 L'oiseau canadèche de Jim DODGE

Gagner la guerre de Jean-Philippe JAWORSKI

Le faiseur d'histoire de Stephen FRY

La forêt ivre de Gérald DURRELL

Parti tôt pris mon chien de Kate ATKINSON

  Le livre de Joe de Jonathan TROPPER

Mon chien stupide de John FANTE

 

Merci à tous et peut-être à bientôt pour de nouvelles aventures challengesques....

Publié dans Tags - challenges...

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Tag de l'Abécédaire

Publié le par Hélène

Taguée par Mango , je dois établir un abécédaire où il faut indiquer ce qui nous a marqués en 2011 : 

 

  A comme Apprendre

B comme Bloguer

C comme Créer

D comme Donner

E comme Elever

F comme Fêter

G comme Grogner

H comme Hasarder

I comme Ignorer

J comme Jouer

K comme Kilométrer

L comme Lire

M comme Minimiser

N comme Nier

O comme Oser

P comme Pleurer

Q comme Questionner

R comme Rebondir

S comme Sourire

T comme Tenter

U comme Unir

V comme VIVRE

W comme Westerner (quoi ça n'existe pas ? cow-boyer alors...)

X comme X (bah oui quoi X)

Y comme Yeaaahhh (trouvez moi un verbe commençant par un Y, vous !)

Z comme Zigzaguer...

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Elmer de Gerry ALANGUILAN

Publié le par Hélène

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  Prix Asie de la Critique 2011, décerné par l’ACBD

Prix Quai des Bulles - Ouest France Saint Malo 2011

  

L’auteur :

 

Né en 1968 à San Pablo City (Philippines), Gerry Alanguilan a un diplôme d’architecte, mais il a passé les dix-sept dernières années à faire de la bande dessinée. Il est connu aux Philippines pour ses créations Wasted, Humanis Rex ou encore Elmer. Il travaille fréquemment pour des éditeurs américains, et notamment Marvel, DC Comics ou encore Image, en tant qu’encreur de nombreuses séries, comme X-Men, Fantastic Four, Wolverine, Superman ou Batman. Gerry vit à San Pablo, dans la province de Laguna, aux Philippines.

 

L’histoire :

 

Octobre 2003. La vie de Jake Gallo est un enfer : il n'arrive pas à trouver de travail, son père vient de faire une crise cardiaque, son frère Freddie est devenu une star du cinéma; mais le plus difficile à avaler, ce sont les frasques sentimentales de sa soeur May, qui s'est mise en tête d'épouser... un humain. Car les Gallo, comme les autres poules et coqs du monde entier, sont subitement devenus conscients en 1979, au grand désarroi de l'espèce humaine. Suite au décès de son père, Jake va découvrir l'histoire de sa famille et de ce dernier, Elmer, qui appartient à la première génération de poulets à avoir dû apprendre à cohabiter avec les hommes. (Présentation Babélio)

 

Mon avis :

 

La couverture de cette Bd atypique m’a attirée dans un premier temps. Puis j’ai été déçue en l’ouvrant en découvrant les illustrations en noir et blanc, aux traits fins et pluriels. Mais en le refermant aujourd’hui, je dois avouer que je comprends l’absence de couleurs qui n’aurait fait qu’apporter davantage de violence à une Bd déjà marquée par un thème dur.

 

Le rapport entre les hommes et les poulets est empreint de combats et de sang versé. L’intolérance, le  racisme, l’exclusion sont les thèmes phares de cet album pessimiste.

 

« C’est notre histoire. A tous. Et c’est important de ne pas l’oublier. » (p. 157)

 

Néanmoins, je n’ai pas adhéré à cette lecture, dérangée par les dessins, par cette lutte sans fin, par ces gouttes de sang omniprésentes à chaque page, par cette agressivité latente étouffante. Il m’a manqué une bulle d’air, de poésie, une touche de couleur, d’espoir dans laquelle m’évader…

 

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 D’autres avis :

 

Mo’ ; Télérama 

   

"Gerry Alanguilan signe ici une parabole aussi déroutante qu’absolument bouleversante : le rejet, puis la reconnaissance des « poulets parlants » renvoie aux épisodes de ségrégation raciale qui ont émaillé l’histoire de l’humanité... Ce récit intelligent révèle un auteur accompli." 20 Minutes

 

« Coulé dans une chronique familiale parfois sentimentale, le conte violent de Gerry Alanguilan, dessiné dans un noir et blanc précis et réaliste, gagne son pari : prendre un sujet sérieux par l’absurde, pour mieux en atteindre l’universalité. » Fluctuat.net

 

« Si vous êtes avides de romans graphiques sortant de l’ordinaire, précipitez-vous sur Elmer. C’est une des plus belles surprises de cette fin d’année. » Bodoï

 

Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là, novembre 2010, 144 p. en noir et blanc, 14 euros

 

 

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 BD du mercredi de Mango 1

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                  09/20

 

 

 

 

 

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