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Chroniques birmanes de Guy DELISLE

Publié le par Hélène

                                         chroniques birmanes

♥ ♥

 

L’auteur :

 

Guy Delisle est un auteur de bande dessinée québécois. Après des études d'animation au Sheridan College de Oakville (Ontario), il travaille dans différents studios à travers le monde, Canada, Allemagne, France, Chine, Corée du Nord, Réunion, Jérusalem. Ses expériences de superviseur d'animation en Asie fourniront ainsi matière à deux albums autobiographiques, Shenzhen en 2001 et Pyongyang en 2003. Paru en 2007, Chroniques birmanes relate un séjour d'une année qu'il effectue à Rangoon où il suit son épouse, expatriée de Médecins sans frontières. Quatre ans plus tard paraît Chroniques de Jérusalem qui relate l'année 2008-2009 passée par la famille en Israël Il a en particulier vécu en direct l'opération Opération plomb durci à Gazaen décembre 2008.

 

L’histoire :

 

Guy Delisle a suivi sa compagne durant 14 mois en Birmanie alors qu’elle y collaborait avec Médecins sans Frontières. Il raconte son expérience du pays, comment il a fini par apprivoiser son environnement, et petit à petit, comment il a découvert la réalité politique, sanitaire et sociale de ce pays dominé par une junte militaire, soutenue elle-même par de puissants groupes industriels.

 

Mon avis :

ChroniquesBirmanes saison des pluies

Guy Delisle nous permet de nous plonger  en immersion dans un monde lointain, la Birmanie, pays placé sous une dictature militaire sévère. L’auteur choisit de nous parler de son quotidien, de sa recherche de maison, de la chaleur, de son fils, de son métier d’animateur-dessinateur, et s’il évoque l’oppression, ce n’est que de façon lointaine, comme désincarnée. Il reste malgré tout un expatrié : il fréquente les autres expatriées, il fait des pieds et des mains pour accéder au club australien et c’est de cette expérience d’étranger en terre birmane  qu’il nous parle avant tout. Il semble un peu déconnecté de la politique qui l’environne.

Soit certaines anecdotes sont assez drôles, mais j’ai globalement regretté qu’il n’y ai pas plus d’humour, ou plus de gravité, ou plus d’invention, bref j’aurais aimé que Guy Delisle romance davantage son expérience et intègre de façon plus fluide l’histoire du pays.

Il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’un album de qualité à découvrir.

 

D’autres avis :

 

Noukette  Mo', Midola, Théoma, Canel Tamara, Cathe, Saxaoul Géraldine 

 

Vous aimerez aussi :

 

Le site de l’auteur : http://www.guydelisle.com/index.html

Du même auteur : Pyongyang

 

Chroniques birmanes, Guy Delisle, Editions Delcourt, octobre 2007, 16.50 euros

 BD du mercredi de Mango 1

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Soulfood équatoriale de Léonora MIANO

Publié le par Hélène

                                              

♥ ♥ ♥

« Au départ, ça n’a l’air de rien. »

 

L’auteur :

 

Léonora Miano est une auteure camerounaise. Elle a reçu un accueil enthousiaste et de très nombreux prix pour L'Intérieur de la nuit (2005). Après Contours du jour qui vient (2006), lauréat du prix Goncourt des lycéens, son troisième roman, Tels des astres éteints (2008), a confirmé la qualité et l'ampleur de son inspiration.

 

L’histoire :

 

La soul food est la nourriture de l'âme des Afro-Américains.
Soulfood, nom d'une gargotte qui fut l'âme de Douala, donne son titre à cet " Exquis " d'une grande densité, où Léonora Miano se livre à une réjouissante chasse aux trésors du langage gourmand sur les rivages du Cameroun : le jazz, sauce tomate glissée dans les sandwichs saxophones, le solo, plat de morue présidant à un destin amoureux... Entre légendes intemporelles et saynètes prises sur le vif, entre secrets culinaires et conseils pleins d'humour pour détourner les traditions, nous sommes ici conviés à un envoûtant voyage en Afrique équatoriale. (4ème de couverture)

 

Présentation de la collection :

 

Petite bibliothèque gourmande contemporaine, cette collection de livres courts propose à des auteurs contemporains d’horizons très différents de donner libre cours à leur imagination gourmande, en s’inspirant d’un jeu à la fois simple et dynamique de mots clefs. Exquis d’écrivains souhaite rendre hommage à la richesse de la langue française pour dire les plaisirs de la nourriture et constituer la mémoire littéraire de la gastronomie. Fictions, rêves et souvenirs, chaque auteur y livre ses voyages personnels au pays de la nourriture, sous différentes formes narratives (récits, nouvelles, dialogues, contes, poèmes…), qui donnent envie de passer à table ou de se mettre aux fourneaux.  Exquis d’écrivains, première collection demandant à des auteurs contemporains de livrer
leurs plaisirs de table et de bouche, s’adresse à tous les lecteurs gourmands et gourmets auxquelles elle propose des textes intimistes et variés, émouvants ou drôles, résolument appétissants et agréables à lire…

 

Ce que j’ai aimé :

 

- « Au départ, ça n’a l’air de rien. » : un petit recueil léger comme un soufflé qui nous parle de recettes et de souvenirs culinaires. Mais Léonora Miano a su épaissir ses anecdotes en leur ajoutant le piment nécessaire à une recette réussie. Si bien que bien loin de n’évoquer que des plats et  des habitudes culinaires, elle nous convie à un voyage chamaré au cœur de son univers.

 

« Ce que sont les peuples, cela ne s’écrit pas dans les livres, et c’est d’ailleurs sans rapport avec leur production en la matière. La civilisation est avant tout dans l’assiette. » (p. 15)

 

«  La sève des plantains tache les vêtements, difficiles à ravoir après. Pendant la préparation, la pluie continue de tomber. On a ouvert la fenêtre de la cuisine.

Une odeur de terre mouillée se mêle à celle des beignets ou à celle des plantains coupés en fine rondelles avant d’être plongés dans l’huile chaude.

Au moment de la dégustation, accoudé sur le rebord  de la fenêtre, on se dit que c’est beau, un orage, quand on n’est pas dessous. » (p. 25)

 

« Dans les BH [beignets-haricots], il y a l’endurance joyeuse de nos peuples. La capacité à fabriquer de la vie avec ces petits riens. Le désir de savoir ce que demain apportera. La foi dans la vie. » (p. 36)

 

- Les récits et les personnages sont variés : un jeune voleur qui fantasme sur un avocat ou un plat de gari aux crevettes, une jeune femme sommée de choisir entre deux prétendants et qui les départagera en les faisant cuisiner un plat  typique, explications sur  l’origine de certains plats, conseils matrimoniaux cocasses « Nul ne doit goûter de votre ndole sans avoir fait ses preuves au préalable. Dans tous les domaines. » (p. 69)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          J’attends maintenant l’invitation dans mon restaurant africain préféré car toutes ces nouvelles m’ont mis l’eau à la bouche… 

 

Premières phrases :

 

« Il est des jours comme celui-ci, où une fringale de rivage me prend. En un rien de temps, je l’aperçois. Le voici. Là, sous mes mains qui cherchent, dans le placard de la cuisine, le gros palet plat et sa petite pierre ronde. Une pierre dense et solide. Elle sert à écraser, une fois posés sur le galet, les ingrédients de la sauce qui me ramènera chez moi. Je la laisse épouser parfaitement le creux de ma main.

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Blues pour Elise de Léonora MIANO

Autres : Tous les autres livres de cette collection.

 

D’autres avis :

 

Cathulu

 

Soulfood équatoriale, Léonora Miano, Nil Editions, Exquis d’écrivains,  2009, 100 p.,  12 euros

 

 defi Afrika Choupynette

 

 

Publié dans Littérature Afrique

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Un été sans les hommes de Siri HUSTVEDT

Publié le par Hélène

ete_sans_les_hommes.jpg

♥ ♥

  

L’auteur :

 

Siri Hustvedt est née de parents immigrés norvégiens. Poétesse, essayiste et romancière reconnue, elle est diplômée (PhD) en Littérature Anglaise de l'Université de Columbia.

Le 23 février 1981, Siri Hustvedt se rend à une séance de lecture de poésie, à laquelle assiste aussi Paul Auster. Le coup de foudre est réciproque, elle épousera l'écrivain l'année suivante. Ils vivent à Brooklyn, New-York, et ont une fille, Sophie Auster.

 

Ses œuvres sont traduites dans seize langues à ce jour. En France les écrits de Siri Hustvedt sont traduits par Christine Le Bœuf et publiés chez Actes Sud.

 

L’histoire :


Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari, Boris, neuroscientifique de renom, entretient avec une femme plus jeune qu'elle, Mia, poétesse de son état, décide de quitter New York pour se réfugier auprès de sa mère qui a, depuis la mort de son mari, pris ses quartiers dans une maison de retraite du Minnesota. En même temps que la jubilatoire résilience dont fait preuve le petit groupe de pétillantes veuves octogénaires qui entoure sa mère, Mia va découvrir la confusion des sentiments et les rivalités à l'oeuvre chez les sept adolescentes qu'elle a accepté d'initier à la poésie le temps d'un été, tout en nouant une amitié sincère avec Lola, jeune mère délaissée par un mari colérique et instable... Parcours en forme de "lecture de soi" d'une femme à un tournant de son existence et confrontée aux âges successifs de la vie à travers quelques personnages féminins inoubliables, ce roman aussi solaire que plaisamment subversif dresse le portrait attachant d'une humanité fragile mais se réinventant sans cesse. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le personnage de Mia est attachant, elle a ce côté enfant des personnes déprimées, ne demandant qu’à être écoutée, câlinée, aimée. L’abandonner serait faire preuve de trop de cruauté, si bien qu’on l’écoute chanter sa renaissance au sein de ces groupes atypiques de femmes.

 

« Mais avant d’en arriver là, je veux vous dire, Gentil Lecteur, que si vous êtes ici avec moi maintenant, sur cette page, je veux dire : si vous avez atteint ce paragraphe, si vous n’avez pas renoncé, ne m’avez pas envoyée, moi, Mia, valdinguer à l’autre bout de la pièce ou même si vous l’avez fait, mais vous êtes demandé s’il ne se pourrait pas que quelque chose se passe bientôt et m’avez reprise et êtes encore en train de lire, je voudrais tendre les bras vers vous et prendre votre visage à deux mains et vous couvrir de baisers, des baisers sur vos joues et sur votre menton et partout sur votre front et un sur l’arête de votre nez (de forme variable), parce que je suis à vous, tout à vous.

Je voulais juste que vous le sachiez. » (p. 112)

 

Et elle nous entraîne dans un monde profond, intellectuel et lumineux, un monde introspectif à la puissance dévastatrice qui illumine aussi bien le couple que notre société patriarcale, que les relations entre un livre et son lecteur.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Je n’ai pas fusionné avec ce roman comme d’autres blogueuses, j’ai passé certains passages trop psychologiques à mon goût. Il faut dire que je n’ai pas un goût prononcé pour l’introspection poussée à outrance dans les romans...

 

Vous aimerez aussi :

 

Les femmes du braconnier de Claude PUJADE-RENAUD

 

D’autres avis :

 

Blogs : Cathulu , Cuné  Stéphie , Clara l, Keisha 

Presse : Télérama , interview dans Madame Figaro  Le Magazine Littéraire , Le point 

 

Un été sans les hommes, Siri HUSTVEDT, traduit de l’américain par Christine LE BŒUF, Actes sud, mai 2011, 215 p., 18 euros

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Miséricorde de Jussi ADLER OLSEN

Publié le par Hélène

Misericorde

♥ ♥

 

 L’auteur :

 

Jussi Adler-Olsen, de son vrai nom Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen (né le 2 août 1950 à Copenhague) est un écrivain danois.

Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s'est spécialisé dans un recueil de romans policiers dont son dernier roman Journal 64 fut la meilleure vente de livre en 2010 au Danemark, ainsi il a eu une distinction du meilleur prix littéraire danois au début de cette année qui est le prix du club des libraires danois du nom en danois de boghandlernes gyldne laurbær ou plus exactement en français des « lauriers d'or des libraires ».

 

L’histoire :

 

Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux d’acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l’avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d’encre. Mais, faute d’indices, la police avait classé l’affaire. Jusqu’à l’intervention des improbables Carl Morck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d’origine syrienne. Pour eux, pas de cold case …

 

Ce que j’ai aimé :

 

Miséricorde est un bon roman policier qui tient son lecteur en haleine : parallèlement à l’enquête des deux policiers, il assiste impuissant à la lente agonie de celle qu’ils recherchent et qui est enfermée dans une chambre close, soumise à la folie de ses ravisseurs. La tension est ainsi permanente et le compte à rebours se met rapidement en place.

Les deux policiers sont le point fort de ce roman : Carl est un homme fermé, traumatisé par un règlement de comptes qui a coûté la vie à un de ses collègues et a transformé l’autre en légume cloué sur un lit d’hôpital. L’acolyte qu’on lui adjoint est un homme étrange au premier abord, mais qui s’avèrera bien plus efficace que prévu… Leur improbable duo fonctionne bien

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

   J’ai rapidement deviné qui était les coupables, ce qui est plutôt mauvais signe pour un roman policier…

Une fois la dernière page refermée, je ne peux pas dire qu’il me reste grand-chose de cette lecture !

 

Premières phrases :

 

« Avec le bout de ses doigts, elle gratta jusqu’au sang les murs lisses, elle frappa de ses poings fermés le verre épais des vitres jusqu’à ce qu’elle ne sente plus ses mains. Dix fois au moins, elle avait retrouvé à tâtons la porte d’acier, inséré ses ongles dans la fente pour l’arracher, mais la porte avait un bord tranchant et restait inébranlable. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Le sang des pierres de Johan THEORIN

 

Merci à Florence Godfernaux des Editions Albin Michel.

 

Miséricorde, Jussi Adler Olsen, Traduit du danois par Monique Christiansen, Albin Michel, octobre 2011, 489 p., 22.50 euros

 

challenge voisins voisines

 

 

 

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Les recluses de Koffi KWAHULE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

 

L’auteur :

      Koffi Kwahulé est un auteur ivoirien, comédien, metteur en scène, dramaturge et romancier.

 

L’histoire :

Kaniosha une jeune fille en fleur, vient de quitter le groupe des "recluses". Ce sont des femmes qui ont été victimes de violences sexuelles et qui se soignent par le théâtre. Ce groupe est animé par un personnage étrange qu'on ne voit jamais sur scène, et que les recluses ont surnommé : " celui qui est parti, qui n'est jamais arrivé et qui est revenu." 

Kaniosha a quitté ce groupe il y a peu car elle va sse marier et elle a peur que son futur mari n'apprenne qu'elle fait partie des recluses, ce qui risque de remettre en question son mariage.

parallèlement, un de ses voisins qui est juge, est au courant de son secret et lui fait du chantage contre de srelations intimes.

Kaniosha parviendra-t-elle à surmonter sa peur pour faire éclater la vérité au grand jour ?

 

Ce que j’ai aimé :

Les Recluses sont des femmes admirables qui tentent de conjurer le sort par la parole, par la solidarité, pour l’instant toutes tendues vers le même objectif : le mariage de Kaniosha, elle aussi recluse, victime de chantage par son voisin de juge.  Elles ont été victimes de guerre :

« ils m’ont dit, c’est la guerre, et la guerre c’est fait pour tuer. Mais ce qu’on va te faire, c’est plus que te tuer. Ils ont pris les bijoux et ils m’ont plus que tuée. La guerre vous réduit à n’être que de la viande. La seconde fois… (Un temps, puis elle éclate de rire.) Parce que les soldats, ce n’est pas que je comprenais, mais c’était la guerre et ils m’ont fait ce qu’on fait à un ennemi : le tuer. »  

Elles sont désormais condamnées à se cacher, car avouer serait prendre le risque d’être répudiées, ou pire prostituées par leurs hommes, parce que « souillée pour souillée… »

Ce projet de création théâtrale a été construit au Burundi à partir de témoignages de femmes burundaises, victimes d'agressions sexuelles. Il est accompagné d'actions de sensibilisation de la population à cette problématique, en partenariat avec les acteurs de la société civile.

Un texte marquant !

Ce que j’ai moins aimé :

         Rien

 

Premières répliques :

           CACHE-CACHE

« En ombre chinoise, Kaniosha et Nzéyimana se livrent à un jeu de séductio.n

Kaniosha, mon soleil…

Nzéyimana, ma joie…

Les corps du  jeune homme et de la jeune femme se rapprochant, s’éloignent, s’attirent, s’effleurent, à un souffle… c’est un véritable ballet que dessinent sur la toile les deux corps. Deux corps tendus l’un vers l’autre,mais sans jamais se toucher ; à chaque fois, au moment crucial, Kaniosha se dérobe au baiser de Nzéyimana.

Pourquoi Kaniosha ?

Pas maintenant.

Après le mariage. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Monsieur Ki. Rhapsodie parisienne à sourire pour caresser le temps de Koffi KWAHULE

 

D’autres avis :

Le matricule des anges Jean-François

 

Les recluses, Koffi Kwahulé, Editions théâtrales, 2010, 47 p., 11.50 euros

defi Afrika Choupynette

Publié dans Théâtre

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L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet de Reif LARSEN

Publié le par Hélène

extravagant voyage

♥ ♥ ♥ ♥

  

L’auteur :

 Reif Larsen a étudie à Brown University et enseigne actuellement à Columbia University, où il termine sa maîtrise en Fiction.

Il est également cinéaste et a réalisé de documentaires aux États-Unis, Royaume-Uni et en Afrique subsaharienne sur les étudiants qui travaillent dans le domaine des arts.
Il vit à Brooklyn.

 

L’histoire :

 T.S. Spivet est un enfant prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, il reçoit un appel inattendu du musée Smithsonian lui annonçant qu'il a reçu le très prestigieux prix Baird et qu'il est invité à venir faire un discours. A l'insu de tous, il décide alors de traverser les Etats-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant. Muni d'un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T.S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde... Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

       extravagant-voyage-1.jpg

        La première particularité de ce roman tient dans sa présentation : en parallèle du texte du jeune TS qui narre ses aventures rocambolesques, de multiples illustrations, réflexions, notes dignes des meilleurs carnets de scientifique…

 

 -          Cette famille est totalement atypique : en son centre TS qui passe son temps à tracer des cartes, des schémas, pour ordonner l’univers et brider sans doute des sentiments qu’il ne souhaite pas mettre à nu.

 

 « Qu’est ce qui faisait un adulte ? On est un vrai adulte si :

  1. On est toujours fatigué.
  2. On n’a pas hâte que ce soit Noël.
  3. On a très peur de perdre la mémoire.
  4. On travaille dur toute la semaine.
  5. On porte des lunettes de vue autour du cou et on oublie toujours qu’on porte des lunettes de vue autour du cou.
  6. On prononce les mots : « Je me rappelle quand tu étais grand comme ça » et on secoue la tête en faisant une UA-1, UA-24, UA-41, qu’on peut traduire grossièrement par « je suis très triste parce que je suis déjà vieux et que je ne suis toujours pas heureux. »
  7. On paie des impôts et on aime bien s’énerver avec d’autres adultes en se demandant « ce qu’ils peuvent bien faire avec tout le fric qu’on leur file. »
  8. On aime boire de l’alcool tous les soirs seul devant la télévision.
  9. On se méfie des enfants et de ce qu’ils peuvent avoir derrière la tête.
  10. On ne se réjouit de rien. » (p. 325)
  11.  

 Sa jeune sœur Gracie « une femme formidable » est liée très tendrement à TS, la mère est  « une entomologiste saugrenue qui cherchait depuis vingt ans une espèce fantôme de coléoptère –la cicindèle vampire, Cicindela nosferatie – dont elle-même doutait qu’elle existât vraiment » (p. 21), une mère aux conseils d’ailleurs souvent très judicieux…

 

 « « La prochaine fois qu’Angela Ashworth te dit quelque chose comme ça, réponds-lui que ce n’est pas parce que sa condition de petite fille dans une société qui fait peser sur ses semblables une pression démesurée afin qu’elles se conforment à certains critères physiques, émotionnels et idéologiques – pour la plupart injustifiés, malsains et tenaces – lui ôte toute confiance en elle qu’elle doit reporter sa haine injustifiée d’elle-même sur un gentil garçon comme toi. Tu fais peut-être intrinséquement partie du problème, mais ça ne veut pas dire que tu n’es pas un gentil garçon avec de bonnes manières, et ça ne veut absolument pas dire que tu as le sida.

-          Je suis pas sûr de pouvoir tout me rappeler, avait répondu Layton.

-          Alors, dis à Angela que sa mère est une grosse plouc alcoolique de Butte.

-          OK. » Avait dit Layton. » (p. 49)

 

Le père quant à lui est un  « dresseur silencieux et maussade de jeunes mustangs fougueux, c’était le genre d’homme à entrer dans une pièce et à marmonner quelque chose comme : « On peut pas couillonner une sauterelle » puis à partir sans autre explication, un cow-boy dans l’âme, visiblement né cent ans trop tard. » (p. 21)

 

 Et au-dessus de ce joyeux petit monde plane Layton, le frère disparu dont la perte marque profondément le jeune TS.  Ils sont tous farfelus, drôles et émouvants, marqués par cet univers scientifique sans doute hérité d’Emma, l’arrière-arrière-grand-mère de TS, l’une des premières femmes géologue de tout le pays.

 

Le jeune TS découvre son histoire dans un des carnets de sa mère et ce récit enchâssé rythme son voyage vers la capitale. 

 

 Ce roman fourmille de surcroît de réflexions éclairées sur divers sujets rythmées par les rencontres du jeune TS :

 

 « « Mais ce que je voudrais savoir, c’est comment on peut mettre toute sa foi dans un seul texte qui n’a jamais été révisé ni amélioré. Un texte est évolutif par nature. (…) Mais à mes yeux, on ne peut faire plus grand honneur à un texte qu’en le reprenant, en réexaminant son contenu et en se demandant : « Ceci est-il toujours vrai ? » Lire un livre puis l’oublier n’a aucun intérêt. Mais lire un livre et le relire, ce qu’on ne fait qu’avec les grands livres, c’est montrer qu’on a foi dans le processus d’évolution. » (p. 213)

 

 L’arrivée à Washington nous plonge dans un tout autre monde, bien loin du Montana et du ranch protecteur, le jeune TS est aux prises avec des adultes attirés par l’argent et le pouvoir bien plus que par l’avancée de la science.

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien

 

Premières phrases :

 

« Le téléphone a sonné un après-midi du mois d’août, alors que ma sœur Gracie et moi étions sur lavéranda en train d’éplucher le maïs doux dans les grands seaux en fer-blanc. Les seaux étaient criblés de petites marques de crocs qui dataient du printemps dernier, quand Merveilleux, notre chien de ranch, avait fait une dépression et s’était mis à manger du métal. »

 

blogoclub

 

Lu dans le cadre du Blogoclub que je remercie vivement pour m'avoir permis de découvrir ce livre que je n'aurais jamais ouvert sans elles...

 

Blog : karine , Cuné , Cathulu ,Keisha

 

Presse : Le point , Les Inrocks  

 

Il semblerait qu’une adaptation se prépare  

 

L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, Reif Larsen, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hannah Pascal, Nils Edition - avril 2010 -374 pages, 21 euros

POCHE :  L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, Reif Larsen, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hannah Pascal, Le livre de poche, juin 2011, 7.50 euros

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Africa Dreams tome 1 L’ombre du roi de Frédéric BIHEL, Jean-Charles CHARLES et Maryse CHARLES

Publié le par Hélène

                                                       africa dreams 

   

  

Les auteurs :

 

Jean-François Charles est un scénariste et dessinateur belge de bande dessinée. Il étudie à l’Académie des Beaux-arts de Bruxelles et débute sa carrière en 1971 dans le dessin de presse ; il est publié dans La Libre Belgique et La Nouvelle Gazette. Sa première grande série, Les Pionniers du Nouveau Monde, paraît chez Deligne à partir de 1982. Après le rachat du catalogue de cet éditeur par Glénat, il poursuit Les Pionniers et développe de nouvelles séries chez Glénat, et plus tard chez Casterman. En 2004, Jean-François Charles a illustré des romans sur Alix, certains adaptant des histoires parues en bande dessinée, d’autres étant inédits (Le Sortilège de Khorsabad, L’Ombre de César). Il a épousé la scénariste belge Maryse Nouwens, avec laquelle il co-écrit India Dreams et War and Dreams.

Maryse Charles, après avoir collaboré aux scénarios des Pionniers Du Nouveau Monde et de Sagamore Pilgrimage, scénarise deux séries chez Glénat pour le dessinateur Ersel : Claymore (1999), et Les derniers jours de la Géhenne (2001). Les séries India Dreams, War and Dreams et Africa Dreams prolongent et subliment son étroite collaboration avec J.-F. Charles. 

Frédéric Bihel est un dessinateur et illustrateur normand, également coloriste et scénariste. Après avoir été remarqué par Didier Convard chez Glénat, il réalise de nouveaux albums avec les époux Charles chez Casterman et avec Makyo chez Futuropolis.

 

L’histoire :

 

Fin du 19e siècle, Congo, province du Kivu.
Un jeune séminariste, Paul Delisle, rejoint l’une des missions des « pères blancs », dans la région des Grands Lacs, pour y participer à l’effort d’évangélisation des populations. Mais son arrivée a un autre motif, plus secret : tenter de retrouver son père Augustin, un ancien chirurgien devenu planteur, colon prospère mais farouche misanthrope, volontairement reclus dans un isolement presque total. 
Paul rejoint bientôt l’immense domaine d’Augustin Delisle. 
Son arrivée coïncide avec un drame : le planteur est gravement blessé, une flèche plantée dans le dos.

  

Ce que j’ai aimé :

 

L'ancrage historique apporte de l'originalité à cet album : cette partie de l'histoire de la Belgique et de la colonisation est peu communément traitée et le lecteur découvre effaré les dessous d'une pression coloniale nuisible. Les premières pages se déroulent en 1960 : un jeune élève visitant un musée est fasciné par la statue du roi Leopold II. Le professeur qui accompagne la classe résume la situation en quelques lignes biographiques "officielles" :

africa-dreams-1.jpg

"C'est notre grand roi Leopold II, dit le roi bâtisseur, qui a donné la Congo à la Belgique... Il l'avait d'abord acheté, de ses propres deniers, pour apporter la civilisation à ceux qui étaient alors des sauvages... et aussi pour entreprendre chez nous des travaux colossaux qui allaient embellir notre petite patrie. En nous offrant ce pays 80 fois plus grand que le nôtre, Léopold II a légué à la Belgique un nouvel essor économique et une véritable prospérité."

 

La véritable histoire commence alors en mettant en scène le jeune séminariste Paul, à la recherche de son père en plein Congo placé sous la domination de Léopold II. La petite histoire de cet homme permet d'aborder la grande Histoire et ses acteurs tapis dans l'ombre du palais royal belge.Quelques retours en arrière introduisent Stanley, dirigé de main de maître par le roi et ses ambitions dévastatrices. Car ce que découvre Paul, c'est une toute autre version que celle délivrée par ce professeur d'histoire des années plus tard : un pays terrorisé par ce roi tout-puissant qui n'hésite pas à anéantir les villages et villageois qui ne sont pas assez productifs à ses yeux. Choqué par tant de violence gratuite, Paul va alors oeuvrer aux côtés de ceux qui refusent cette domination cruelle.

 

Ce premier volume est de surcroît enrichi d'un dossier documentaire rédigé par Colette Braekman, journaliste spécialisée dans l'Afrique centrale, dossier qui éclaire l'intrigue et apporte encore davantage de crédit à cette bande dessinée.

   

Les aquarelles sont magnifiques, les couleurs pastels se fondent parfaitement dans ce récit historique en terre africaine.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Je retrouve les mêmes défauts que dans India Dreams : une incompréhension qui s’installe peu à peu en raison de multiples retours en arrière introduisant de nouveaux personnages, si bien que toutes les pistes se brouillent, et que l’on ne sait plus bien qui est qui et qui est responsable de quoi… Il m'a fallu une deuxième lecture pour comprendre tous les tenants et aboutissants.

 

Vous aimerez aussi :

 

Des mêmes auteurs : India Dreams

 

Africa Dreams, Tome 1, Frédéric BIHEL, Jean-François CHARLES, Maryse CHARLES, Casterman, mars 2010, 56 p., 12.95 euros

 

 BD du mercredi de Mango 1 

 

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La dernière séance de Larry McMURTRY

Publié le par Hélène

                                                                  dernière séance

♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 

LARRY McMURTRY est né en 1936, au Texas. Il publie son premier roman à l’âge de 25 ans. Suivront plusieurs best-sellers dont six ont été adaptés à l’écran – notamment La dernière séance réalisé par Peter Bogdanovich et Tendres passions de James L. Brooks. Auteur de nombreux scénarios, il a reçu un Oscar pour Brokeback Mountain. Son roman Lonesome Dove a obtenu le prix Pulitzer en 1986 avant d’être adapté pour la télévision. Larry McMurtry vit à Archer City, au Texas, où il a ouvert une des plus grandes librairies indépendantes des États-Unis.

 

L’histoire :

 

En 1951, la petite ville texane de Thalia, aux confins du désert, hésite entre un puritanisme de bon ton et la quête d'un plaisir encore tabou. Du cinéma à la salle de billard, les jeunes gens du coin jouent aux amoureux éperdus et feraient tout pour être le sujet des derniers ragots. Livrés à eux-mêmes, Duane et Sonny gagnent après le lycée de quoi animer leurs samedis soir grâce à de petits jobs sur la plate-forme pétrolière. Ils s'ennuient sec et rêvent de filles belles comme le jour qu’ils enlèveraient à leurs riches parents pour les épouser dans une épopée romanesque. Reste pour cette petite bande à découvrir que la vie n'a finalement rien d'un scénario hollywoodien.

 

Ce que j’ai aimé :

 

De la même façon que j’avais développé une addiction aux cow-boys avec Lonesome Dove, j’ai été conquise par ces jeunes gens désoeuvrés errant dans la ville comme dans leur vie sans réellement savoir que faire de leur grand corps de jeune adulte. Les personnages sont tellement attachants, leur univers tellement prenant qu’ils installent littéralement le lecteur au cœur de la ville. Larry McMurtry nous offre une peinture très juste de ces êtres qui doucement basculent dans l’âge adulte et se lassent des activités habituelles des jeunes de leurs villes. Ils sont prêts à vivre de nouvelles expériences, et même si leur audace ne les mènent pas plus loin que le Mexique, ils reviendront grandis de leur périple, comme ils mûrissent durant cette année-frontière entre l’adolescence et l’âge adulte. Grâce à leurs aînés, comme Sam Le Lion ou Geneviève,  ils apprennent les vraies valeurs et deviennent, pas après pas, des gars biens…

 

« Une fois qu’on est riche, il faut passer tout son temps à le rester, et c’est un boulot dur et ingrat. » (p. 81)

 

La suite intitulée Texasville devrait paraître en janvier 2012, c’est avec plaisir et impatience que je l’attends…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien.

  

Premières phrases :

 

« Sonny avait l’impression d’être parfois la seule créature vivante de la ville. C’était une sensation désagréable qu’il ressentait le matin de bonne heure, quand les rues sont complètement vides, comme c’était le cas par un certain samedi vers le afin du mois de novembre. La veille au soir, Sonny avait participé au dernier match de football en date du lycée de Thalia, mais ce n’était pas pour cela qu’il se sentait si bizarre et si seul. Ca venait seulement de l’atmosphère de la ville. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Lonesome Dove de Larry McMURTRY

 

D’autres avis :

 

Blog : Keisha , Jostein

Presse : Télérama  

 

Merci à Marie-Anne LACOMA des Editions Gallmeister.

 

 La dernière séance, Larry McMURTRY, Traduit de l’américain par Simone HILLING, Gallmeister, Totem, 2011, 321 p., 9.50 euros

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Brèves de comptoir Tome I de Jean-Marie GOURIO

Publié le par Hélène

brèves de comptoir 1

 

 ♥ ♥ ♥ ♥

 

Mon avis :

 

Qu’on se le dise le pilier de bistrots est un homme plein de surprises, drôle à son insu, dont l’esprit imbibé devient soudain inspiré :

 

« Bientôt t’auras plus de paysans.

-Tant mieux, c’est chiant à doubler les tracteurs. » (p. 68)

 

Il sait être poétique :

 

« Quand tu mets l’oreille contre l’escargot, t’entends le cœur qui bat.

Surtout si l’escargot il a couru ! » (p. 96)

 

Il s’intéresse à la politique :

 

« Si le communisme existe plus, va falloir inventer une autre connerie, mais laquelle ? » (p96)

 

Il a des rêves mais sait être pragmatique :

 

« Moi j’aimerais bien être chanteur à l’opéra, mais le malheur c’est le bordel pour se garer. » (p.105)

 

Il est écolo :

 

« A force de détruire les forêts, eh ben on mangera plus de champignons, voilà ce qu’on va gagner ! » (p.111)

 

Et même quelquefois devient philosophe :

 

«L’immortalité ça fait combien de dimanches ? » (p.111)

 « Tout peut arriver dans la vie, mais en général c’est les trains. » (p. 119)

 

Bref c’est un homme plein de bon sens qu’on aimerait rencontrer, et pour cela on se surprendrait presque à hanter le bistro du coin… :

 

« « Chaise » est dans le dictionnaire, comme si on savait pas ce que c’est ! » (p.149)

« Moi si un jour je prends l’avion, je monte dans la boîte noire ! » (p.196)

 

Il existe de nombreuses éditions de ces brèves, et ceci à tous les prix…

 

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Inconnu à cette adresse de Katherine KRESSMANN TAYLOR

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

Née en 1903 à Portland (Oregon), Katherine Kressmann Taylor est issue d’une famille d’origine allemande. Elle suit des études de lettres et de journalisme, puis travaille dans le domaine de la publicité. C’est en 1938 qu’elle publie, sous le pseudonyme de Kressmann Taylor, son premier roman, Inconnu à cette adresse. Celui-ci connaît un grand retentissement. Ce succès lui permet de vivre de sa plume. Première femme nommée professeur titulaire à l’université de Gettysburg (Pennsylvanie), elle a également enseigné l’écriture romanesque, le journalisme et la littérature anglaise. Katherine Kressmann Taylor est décédée en 1997. (Source : Le livre de poche)


L’histoire :

Max et Martin vivent tous les deux en Californie et sont amis de cœur ainsi qu'associés autour du commerce de tableaux. Martin décide de revenir dans son pays d'origine, l'Allemagne, tandis que Max, juif américain, demeure en Amérique. Ils vont alors s'écrire régulièrement pour garder contact. Cette correspondance commence le 12 novembre 1932 et s'achèvera le 3 mars 1934.

 

Ce que j’ai aimé :

Inconnu à cette adresse est un petit livre court et puissant, un roman essentiel dans la littérature de cette période. Totalement accessible à tous âges, à partir de l'adolescence, il traite intelligemment de la montée du nazisme en Europe.

Le genre épistolaire apporte beaucoup à l'intérêt et à l'originalité du roman. Les lettres sont courtes, concises et plantent rapidement le décor et les interrogations des protagonistes dans ces années trente qui voient peu à peu le nazisme s'installer dans une atmosphère lourde de suspicions et de non-dits.

Un roman vivant qui économise ses mots et met admirablement en scène la stupidité inhérente au nazisme...

  

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien.

 

Premières phrases :

« Mon cher Martin,

Te voilà de retour en Allemagne. Comme je t’envie… je n’ai pas revu ce pays depuis mes années d’étudiant, mais le charme d’Unter den Linden agit encore sur moi, tout comme la largeur de vues, la liberté intellectuelle, les discussions, la musique, la camaraderie enjouée que j’ai connues là-bas. »

 

Vous aimerez aussi :

Maus d’Art SPIEGELMAN  

 

D’autres avis :

Babélio

 

 Inconnu à cette adresse, Kressmann TAYLOR, traduit de l’anglais (américain) par Michèle LEVY-BRAM, Editions Autrement,

POCHE : Inconnu à cette adresse, Kressmann TAYLOR, traduit de l’anglais (américain) par Michèle LEVY-BRAM, Livre de poche.  

 

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