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La végétarienne de Han KANG

Publié le par Hélène

La Végétarienne – Yŏnghye, jadis épouse insignifiante, se réveille et vide tout aliment carnés du réfrigérateur : « J’ai fait un rêve. » Ce geste banal déclenche un effondrement : perte de poids extrême, mutisme, refus de partager l’intimité conjugale, jusqu’à une tentative de suicide lorsque son père tente de la forcer à manger de la viande. Dans Le beau-frère artiste – Obnubilé par la « tache mongolique » végétale sur le corps de Yŏnghye, il la peint, la filme, et cherche à transcender le corps humain en une matière végétale, à la lisière de l’érotisme et du fantasme grotesque. Enfin La sœur, Inhye endosse la fin du récit dans un hôpital psychiatrique. Yŏnghye, silencieuse et immobile, s’assimile à une plante, prend racine, se détache de l’humanité. C’est depuis la normalité qu’Inhye relate cette métamorphose tragique et troublante."

Ce que j'ai aimé :

Loin de se limiter à un simple choix alimentaire, le végétarisme se transforme ici en un acte de rébellion contre les rôles traditionnels que la société coréenne impose aux femmes. Mais cette rupture prend des dimensions plus sombres, plongeant la protagoniste dans une folie croissante, un effacement de soi total, une métamorphose radicale. C'est un geste politique silencieux, brutal et vertigineux.

Ce que j'ai moins aimé :
J'ai abandonné le récit à la fin du chapitre sur La Végétarienne, qui laisse un vide difficile à combler. Je n'ai pas apprécié cet univers oppressant et trop glauque : l'étrangeté du monde décrit devient parfois trop pesante, presque insoutenable. Les visions de chairs saignantes, la crudité des scènes et l'étrangeté dérangeante de la jeune femme créent une atmosphère lourde et malsaine, engendrant un malaise progressif qui devient difficile à supporter.
Bilan : 

La Végétarienne (2007), porté à l’international et couronné du Man Booker International Prize en 2016, est revenu sur le devant de la scène avec l’attribution du Prix Nobel de Littérature 2024 à Han Kang, reconnue pour sa « prose poétique intense qui affronte les traumatismes historiques et expose la fragilité de la vie humaine » A vous de juger !

Publié dans Littérature Asie

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Black river de Nilanjana S. ROY

Publié le par Hélène

♥ ♥

Dans un petit village en Inde, Munia, une petite fille de huit ans, est retrouvée pendue à un arbre. L’inspecteur Ombir Singh est chargé de l’enquête et dispose d'une semaine pour résoudre ce crime odieux. Les soupçons se portent rapidement sur Mansoor Khan, un sans-abri musulman, fragile mentalement. Dans un climat social où la communauté hindoue domine et exerce une pression féroce sur les minorités musulmanes, Ombir Singh doit agir avec tact, sous peine de voir un innocent accusé à tort. Le poids des préjugés et des divisions communautaires devient un obstacle de taille dans sa quête de vérité.

Ce que j'ai aimé : 

L’intrigue navigue entre Faridabad et Dehli, en passant par différentes couches de la société indienne, des paysans aux industriels, en abordant de manière subtile et poignante les fractures sociales, religieuses et politiques de l'Inde contemporaine.

Dans un système où les préjugés communautaires, religieux et sociaux influencent souvent les décisions, parfois de manière tragique, la notion de justice reste malmenée. Ombir Singh incarne cette lutte contre l'injustice, tout en étant lui-même pris dans les tensions entre devoir et morale personnelle. Mansoor Khan, le suspect principal, incarne quant à lui la marginalisation des musulmans en Inde, un thème central du livre. Par son biais, est mis en lumière l'isolement social et psychologique des individus considérés comme «différents » dans une société de plus en plus divisée.

Ce que j'ai moins aimé : 

Mon avis reste en demi teinte, j'ai eu tendance à me perdre avec le nom des personnages, très nombreux.

 

Présentation de l'éditeur : Editions de l'Aube

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Petit déjeuner chez Tiffany de Truman CAPOTE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

A New York dans les années 1940, le narrateur, un jeune écrivain sans grand succès (probablement une projection de Capote lui-même), s’installe dans un immeuble où il rencontre Holly Golightly, sa voisine. Holly est une jeune femme élégante, fantasque, indépendante, qui vit de ses relations avec des hommes riches qu’elle fréquente sans jamais s’engager. Elle rêve de stabilité et d’un luxe sécurisant, symbolisé par la bijouterie Tiffany & Co., où elle se sent à l’abri de toutes ses angoisses. Au fil du récit, le narrateur observe et raconte la vie de Holly, son charme, son insouciance, mais aussi sa fragilité et sa quête d’identité.

Ce que j'ai aimé :

Petit Déjeuner chez Tiffany est un roman bref mais d’une intensité saisissante, une œuvre éclatante qui capte à la perfection l’éclat et l’amertume de la solitude urbaine.  À travers l’image de Holly Golightly, Truman Capote esquisse le portrait d’une jeune femme à la fois fragile et irrésistible, fusion parfaite de charme et de cynisme, de rêves d'opulence et de réalités brisées.

Le récit se transforme en un miroir où se reflètent les illusions, les désirs inassouvis et les paradoxes humains. Loin de se réduire à une simple comédie mondaine, il s’élargit en une réflexion intime, une quête du soi et une tentative de trouver du sens dans un monde où tout semble consumé par la superficialité des apparences. La nouvelle devient ainsi un instant suspendu, où la brillance de Tiffany’s ne fait que contraster avec l’obscurité intérieure de ses personnages en quête infinie de lumière dans un monde fait d’ombres. 

Bilan : 

C’est une œuvre brève mais devenue culte, notamment grâce à son adaptation cinématographique de 1961 par Blake Edwards, avec Audrey Hepburn dans le rôle principal.

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur La traversée de l'été  ♥ ♥ ♥

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Mon cher mari de Rumena BUZAROVSKA

Publié le par Hélène

Ces onze nouvelles racontées à la première personne présentent chacune une femme décrivant son époux dans une scène de la vie quotidienne. Elles explorent les complexités de la vie conjugale à travers le prisme des voix de différentes femmes.

Ce que j'ai aimé :

Rumena Bužarovska pointe les limites des rôles attribués par la société et interroge les relations, les attentes sociétales, et les frustrations silencieuses souvent vécues dans le cadre du mariage.

Ce que j'ai moins aimé :

Le roman est écrit par une macédonienne mais il aurait tout aussi bien pu se passer ailleurs...

De plus, ces femmes sont fort peu sympathiques, voire exécrables, jalouses, violentes et les hommes narcissiques, infidèles. Les deux sont violents envers leurs enfants et finalement le portrait du genre humain est très pessimiste en ces pages ! 

Bilan

Très glauque !!

Présentation de l'éditeur : Folio

Publié dans Littérature Europe

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La mansarde de Mrs K de Mary WESLEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Laura Thornby est une femme d’une quarantaine d’années, indépendante, séduisante, mais qui cache une solitude tenace. Elle rencontre Claud Bannister, jeune écrivain fragile et hanté par ses obsessions créatives. Pour Laura, il n’est d’abord qu’un « caprice », une distraction de plus dans sa vie de séductrice. Mais l’aventure prend une tournure inattendue.

Ce que j'ai aimé : 

Le roman prouve comment l'imaginaire et la littérature peuvent avoir un pouvoir destructeur ou libérateur, brouillant les frontières entre la vie et la fiction. Laura Thornby, indépendante et cynique, pense s’amuser avec le jeune Claud Bannister, mais se retrouve piégée par ses propres sentiments – et par la force de l’imaginaire.

Ce que j'ai moins aimé : 

L’intrigue manque de souffle : Claud reste une silhouette, trop enfermé dans ses obsessions littéraires, et la rivalité avec l’héroïne inventée aurait mérité un traitement plus audacieux. On sourit à certains passages, on s’agace à d’autres, et l’ensemble laisse une impression en demi-teinte.

Bilan : 

En définitive, un texte qui illustre bien le style piquant de Wesley mais sans atteindre la densité émotionnelle de ses meilleurs romans. À lire si l’on connaît déjà l’autrice, mais pas comme porte d’entrée idéale dans son univers.

Présentation de l'éditeur : Flammarion

Du même auteurSucré, salé, poivré ♥ ♥ ♥ ; La pelouse de camomille ♥ ♥ ♥

Publié dans Littérature Europe

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Contrebandiers de Michèle PEDINIELLI et Valério VARESI

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Le corps sans vie d’un passeur est retrouvé dans la neige, au cœur des Alpes Valaisannes, entre la Savoie et le Piémont. Un indice permet à la police italienne de rapidement identifier la victime : Leonardo Morandì. De l'autre côté de la frontière, en France, un jeune burkinabè, apparemment en route vers l’Italie, est retrouvé presque gelé par Suzanne Valadon, une accompagnatrice en montagne. Le garçon aurait-il un lien avec ce meurtre ? Des deux côtés de la frontière, policiers et contrebandiers s’affrontent, car un meurtre, dans ce milieu, n’est jamais bon pour les affaires...

Ce que j'ai aimé :

Dès les premières pages, le roman installe son décor : un univers de traditions ancestrales, de codes implicites et d’un mode de vie nourri par l’ombre et l’isolement. La montagne, à la fois majestueuse et menaçante, s’impose comme un lieu paradoxal : terrain de jeu mais aussi piège, elle confronte les hommes aux éléments autant qu’à eux-mêmes.

Cet ancrage dans l’espace montagnard donne au récit une dimension singulière. C’est un territoire où s’entrelacent histoires et coutumes, sur fond de survie et de clandestinité. Il devient refuge autant qu’étau, théâtre où s’affrontent l’autorité de l’État, les dilemmes moraux et les règles tacites d’une communauté façonnée par son environnement.

Ce que j'ai moins aimé :

Le roman m'a semblé trop court, presque expéditif, si bien que les personnages sont difficilement incarnés. Cette concision peut déstabiliser, surtout lorsqu’il s’agit de personnages qui, bien qu’intéressants, ne sont pas toujours suffisamment développés pour qu’on puisse pleinement s'y attacher, comme si certains moments essentiels n’étaient pas assez approfondis. De fait, il peut être difficile de vraiment comprendre les motivations profondes des personnages, ou de sentir une connexion émotionnelle avec eux.

Bilan :

Une déception ...

Des mêmes auteurs : 

Michèle PEDINIELLI : Après les chiens ♥ ♥ ♥ (Policier) ; La patience de l'immortelle  ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Boccanera ♥ ♥ (Policier) ; Sans collier ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Un seul oeil ♥ ♥ ♥ (Policier)

Valério VARESI : Le fleuve des brumes ♥ ♥ (Policier) ; La main de Dieu ♥ ♥ ♥ (Policier)

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Danbé de Aya CISSOKO et Marie DESPLECHIN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

"Au destin qui s'acharne on ne peut opposer que la ténacité, et le recommencement." 

Aya grandit à Paris, dans le quartier populaire du 20ᵉ arrondissement, fille de parents maliens. Son enfance est douce malgré la pauvreté, au sein d’une famille soudée dans un petit appartement de Ménilmontant. Mais en 1986, un incendie criminel ravage leur logement les plongeant dans la tragédie. Sa mère, malade et en dialyse, refuse de retourner au Mali malgré la pression familiale, et élève seule Aya et ses frères.  

Malgré les difficultés, Aya devient excellente élève, mais sombre parfois dans la rébellion au lycée. La boxe devient pour elle un refuge.

Ce que j'ai aimé : 

Le titre fait référence au danbé : la dignité, bien plus qu'une simple valeur, mais "la vertu cardinale, le pivot autour duquel ma mère entend articuler notre existence." . Préserver et transmettre le danbé, c’est opposer la résistance de l’âme aux épreuves, c’est maintenir la droiture même quand tout vacille, c’est rester digne malgré l’adversité.

Le sport, souvent perçu comme planche de salut, ne sauve pas à lui seul. Ce qui transforme réellement, c’est la rencontre, la présence bienveillante qui offre une écoute, un lieu de parole. "Se savoir écouté, pouvoir se confier, le Bien est là. C'est ne pas exister qui est dur." Ce qui ronge n’est pas la difficulté, mais l’invisibilité, la douleur de n’être pour personne. 

C’est une écriture de la réinvention : après le traumatisme, l'autrice narre la lente et obstinée reconstruction de soi.

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai trouvé le roman très triste même si le destin de la jeune femme est lumineux...

Bilan : 

Un témoignage fort !

Le livre a été adapté en téléfilm, réalisé par Bourlem Guerdjou (prix du meilleur téléfilm à La Rochelle en 2014 et au festival ColCoa de Los Angeles en 2015)

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Le cercle occulte des Gentlemen de Sarah PENNER

Publié le par Hélène

♥ ♥

En 1873, la médium célèbre Vaudeline d’Allaire est appelée en Angleterre pour résoudre le meurtre de son mentor, fondateur de la Société des Sciences Occultes. Elle est accompagnée de son assistante sceptique, Lenna Wickes, venue pour élucider la mort mystérieuse de sa sœur. Les deux femmes s’infiltrent dans un cercle privé d’hommes puissants — le Cercle occulte des Gentlemen — où l’enquête mène à des révélations et des dangers inattendus.

Ce que j'ai aimé :

Séances de spiritisme, sociétés secrètes, rituels étranges et récit gothique se mêlent pour créer une ambiance envoûtante. Les descriptions du Paris et du Londres victoriens contribuent à cette atmosphère empreinte de mystère. 

Le roman confronte le rationalisme à l’occulte, à travers deux personnages forts qui permettent aussi de mettre en lumière la marginalisation des femmes dans le domaine du spiritisme, tout en valorisant la solidarité, l’émancipation et la puissance de ces protagonistes féminines. Il questionne la place des femmes, de la sexualité et aborde même une romance lesbienne entre Lenna et Vaudeline, dans une société misogyne et répressive.

Ce que j'ai moins aimé :

Les messages se multiplient et finissent par manquer de profondeur. De plus pourquoi se lancer dans les clichés qui allient féminisme et lesbianisme ? 

Bilan :

Une déception alors que j'avais tant aimé La petite boutique aux poisons !

Présentation de l'éditeur : Pocket

Du même auteur : La petite boutique aux poisons

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Western Tchoukoutou de Florent COUAO-ZOTTI

Publié le par Hélène

 ♥ ♥ ♥ ♥ 

A Natingou City, une ville montagneuse fictive dans le nord du Bénin, trois figures masculines dominent la ville, chacune symbolisant un archétype du western : le bouvier ou cow-boy local Alassane Gounou, le shérif, inspecteur de police Boni Touré et l'homme d'affaires corrompu tenancier de saloon Ernest Vitou.

Le calme factice de la ville est bouleversé par l’arrivée de Kalamity Djane, une femme mystérieuse revenue d’entre les morts, qui monte sur sa moto : « Je suis Kalamity Djane. Et je suis venue pour tuer. » Elle incarne une figure vengeresse aux frontières du fantastique : fantôme ou sosie vengeur, personne ne le sait jusqu'à la fin du roman.

Ce que j'ai aimé : 

Le roman joue sur un ton à la fois burlesque et sombre, mélangeant parodie, violence et satire sociale. Il détourne les clichés du western tout en les transposant dans un univers béninois haut en couleurs, utilisant l’humour, le folklore local, et des personnages caricaturaux pour porter un regard critique — notamment sur la corruption et les violences faites aux femmes.

La langue est riche, rythmée, cinématographique : néologismes, audaces grammaticales, jeux de mots… Couao-Zotti y manie un style insolent et percutant.

Bilan :

Une réussite !

Du même auteur Poulet-bicyclette et cie ♥ (Nouvelles) 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Publié dans Littérature Afrique

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La bête humaine de Emile ZOLA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Jacques Lantier, conducteur de train rencontre Séverine, une femme mystérieuse qui cache un lourd secret, et leur relation se complique dans un climat de violence et de tensions sociales. À travers le quotidien des cheminots, Zola étudie les instincts humains et les conséquences de la fatalité.

Ce que j'ai aimé :

Zola explore les effets de la révolution industrielle et de la modernité sur les individus, en particulier sur leur psychologie et leur comportement. Les personnages sont souvent influencés, voire détruits, par leur environnement et par les forces sociales qui les écrasent. Le roman soulève des questions profondes sur la nature humaine, le déterminisme et la violence inhérente à l'homme, notamment au sein de la classe ouvrière et dans un contexte de société industrialisée. Dans ce contexte, le réseau ferroviaire est comme une métaphore de l’hérédité, et la machine allégorie du corps, substitut matériel de la bête tapie en chacun de nous. 

Jacques Lantier, est hanté par la violence génétique qui coule dans ses veines, un héritage de son père, Roubaud, qui lui-même est marqué par des tendances criminelles. Cette fatalité héréditaire montre comment l’individu est impuissant face à sa propre nature et aux actions de ses ancêtres. Lantier est victime de pulsions meurtrières qu'il ne parvient pas à contrôler, et cela devient un aspect central du roman.

« La famille n’était guère d’aplomb, beaucoup avaient une fêlure. Lui, à certaines heures la sentait bien, cette fêlure héréditaire ; non pas qu’il fût d’une santé mauvaise, car l’appréhension et la honte de ces crises l’avaient seules maigri autrefois ; mais c’étaient, dans son être, de subites pertes d’équilibre, comme des cassures, des trous par  lesquels son moi lui échappait, au milieu d’une sorte de grande fumée qui déformait tout. Il ne s’appartenait plus, il obéissait à ses muscles, à la bête enragée. Pourtant, il ne buvait pas, il se refusait même un petit verre d’eau-de-vie, ayant remarqué que la moindre goutte d’alcool le rendait fou. Et il en venait à penser qu’il payait pour les autres, les pères, les grands-pères, qui avaient bu, les générations d’ivrognes dont il était le sang gâté, un lent empoisonnement, une sauvagerie qui le ramenait avec les loups mangeurs de femmes, au fond des bois.»

Dans le titre du roman, "la bête humaine" désigne avant tout cette pulsion animale, cette violence irrationnelle et incontrôlable qui sommeille en chacun des personnages. C’est une métaphore de l’instinct brutal et primitif qui peut surgir à tout moment, même chez ceux qui s’efforcent de paraître civilisés. La mécanique sociale et les relations humaines, notamment l’amour, le sexe et le désir, sont représentées comme des moteurs de cette violence latente.

« On ne tue que sous l’impulsion du sang et des nerfs, un reste des anciennes luttes, la nécessité de vivre et la joie d’être fort. »

Bilan :

Un classique qui nous emporte immédiatement dans son univers !

Du même auteur : Thérèse Raquin ♥ ♥ ♥ , Au bonheur des dames ♥ ♥ ♥ ♥ ; L'oeuvre ♥ ♥ ♥ ♥ ; Germinal ♥ ♥ ♥ ; L'assommoir

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