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De la Terre à la Lune de Jules VERNE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Après la fin de la guerre de Sécession, les membres du Gun Club de Baltimore, passionnés d'artillerie, décident de construire un gigantesque canon capable de tirer un projectile… vers la Lune ! Leur ambition est de montrer la puissance de l'artillerie et, surtout, de repousser les limites de ce qui semble possible. Le projet est dirigé par le capitaine Nicholl, et l'ingénieur Michel Ardan, un rêveur enthousiaste, et le président du Gun Club, Impey Barbicane, sont les forces vives du projet. Ce dernier, après avoir reçu une lettre enthousiaste d'Ardan, s'engage avec une détermination inébranlable pour réaliser l'impossible.

À travers des descriptions minutieuses, Verne dépeint le montage du canon géant, la construction du vaisseau spatial, ainsi que les nombreuses épreuves techniques et logistiques que les protagonistes devront surmonter. 

Ce que j'ai aimé ; 

De la Terre à la Lune n'est pas seulement un exploit de pure imagination : c'est un roman dans lequel Verne anticipe des concepts futuristes, des technologies qui, au moment de la publication, paraissaient farfelues, mais qui résonneront profondément avec l'avènement de l'ère spatiale au 20e siècle. Le roman explore également les thèmes de l'optimisme scientifique et de l'ingéniosité humaine.

Ce que j'ai moins aimé :

Certaines précisions scientifiques peuvent rebuter au début du roman.

La fin est frustrante car il existe une suite : Autour de la Lune 

Bilan : 

Ce roman de Jules Verne publié en 1865, combine science, fiction et aventure dans un récit visionnaire.

Présentation de l'éditeur :

Du même auteur : 20000 lieux sous les mers ♥ ♥ ♥ ; Voyage au centre de la terre ♥ ♥ 

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DJ Bambi de Audur Ava OLAFSDOTTIR

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans Dj Bambi, l’autrice islandaise Auður H. Ingólfsdóttir nous livre un récit poignant, une exploration intime de la transidentité à travers le parcours de sa protagoniste, une femme de soixante ans née dans un corps d'homme. À la fois lumineux et mélancolique, ce roman explore la lenteur du temps, l’effacement des rancœurs et le courage nécessaire pour enfin devenir soi-même. La narratrice est une femme qui n’a jamais eu le droit d’être elle-même, une femme contrainte de se cacher derrière une identité qu’elle n’a jamais choisie. Le temps qui passe, tout en effaçant parfois les blessures et les douleurs, ne lui a pas pour autant permis de vivre pleinement. 

À la fois vulnérable et forte, Bambi incarne cette fragilité qui réside dans le processus de transformation, tout en étant empreinte de délicatesse. Elle n’est jamais seule dans sa quête de soi. Un frère fidèle, un amour inattendu, une amitié improbable et une main tendue suffisent parfois à provoquer la bascule, celle qui la fait sortir des ténèbres pour se tourner vers la lumière. L’espoir est là, discret, mais omniprésent : l’espoir de pouvoir enfin se faire opérer, de pouvoir rencontrer sa petite-fille, de pouvoir partir ailleurs, loin du poids des années passées dans l’incompréhension.

Dj Bambi est un roman délicat et pudique. Loin des clichés ou du pathos facile, Olafsdottir explore des thèmes de transformation et d’émancipation avec une grande tendresse, créant un espace où l’on prend le temps de vivre et de se réinventer. Dans un monde parfois hostile, l’auteure nous rappelle qu’il ne faut pas grand-chose pour que des êtres, comme des funambules, retrouvent leur équilibre et la possibilité de toucher enfin la lumière.

Présentation de l'éditeur : Zulma

Du même auteurRosa candida ♥ ♥ ♥ ♥ ;  L’embellie  ♥ ♥ ♥ ; L'exception ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le rouge vif de la rhubarbe ♥ ♥ ♥ ♥ ;  Ör ♥ ♥ ♥ ; Miss Islande ♥ ♥ ♥ ♥ ; La vérité sur la lumière ♥ ♥ ♥ ♥  ; Eden ♥ ♥ ♥ 

Publié dans Roman policier Europe

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La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude GRUMBERG

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Voilà la seule chose qui mérite d’exister dans les histoires comme dans la vie vraie. L’amour, l’amour offert aux enfants, aux siens comme à ceux des autres. L’amour qui fait que, malgré tout ce qui existe, et tout ce qui n’existe pas, l’amour qui fait que la vie continue."

Le récit commence par les éléments traditionnels d'un conte, présentant un couple de bûcherons polonais âgés et pauvres, vivant dans la misère en pleine Seconde Guerre mondiale, dans une forêt traversée par une voie ferrée. Chaque jour, des trains de marchandises passent, mais le couple, dans sa simplicité, ignore ce qu'ils transportent réellement. Un jour, un homme déporté jette un paquet du train, qui se révèle être un nouveau-né. La bûcheronne, n'ayant jamais pu avoir d'enfant, décide d'élever cet enfant avec son mari, dans la pauvreté, mais avec un amour incommensurable. Pour elle, cet enfant représente "la plus précieuse des marchandises". Parallèlement, on suit l'histoire du père de l'enfant, déporté à Auschwitz. Le récit explore sa souffrance, sa tentative désespérée de sauver son enfant, ainsi que sa lutte pour survivre.

Ce que j'ai aimé : 

Le conte de Grumberg est une allégorie poignante qui utilise la simplicité du genre pour aborder l'indicible : la Shoah. Grumberg déconstruit la forme traditionnelle du conte (Le Petit Poucet est explicitement rejeté) pour y inscrire la barbarie historique. Dans ce contexte de déshumanisation absolue, l'enfant représente la Vie, l'Amour et l'Espoir - la seule "marchandise" qui vaille vraiment d'être sauvée. 

Le conte oppose la cruauté du système nazi à la solidarité et à la bonté du couple de bûcherons. Le geste du père déporté et l'accueil inconditionnel de la bûcheronne sont des actes d'amour puissants qui rappellent qu'une étincelle d'humanité peut toujours jaillir au milieu de la pire des tragédies.

L'auteur, dont le père et le grand-père sont morts en déportation, ajoute un court appendice à la fin du conte, donnant des éléments factuels et historiques (notamment des listes de déportés), pour ancrer le récit dans la réalité et insister sur le devoir de mémoire.

Bilan : 

C'est un texte qui est salué pour son écriture à la fois simple, poétique et bouleversante, un hommage à la vie et un message universel sur le pouvoir de l'amour face à la mort.

Présentation de l'éditeur : Seuil

Ce conte a notamment été adapté en film d'animation par Michel Hazanavicius, renforçant sa résonance auprès du grand public. 

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Le corps et l'âme de John HARVEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Ancien inspecteur de police à la retraite, Elder a cherché à se retirer du monde de la criminalité dans un petit village des Cornouailles, espérant trouver un peu de paix. C'est un homme taciturne, marqué par les années passées à résoudre des crimes violents, mais aussi par sa vie personnelle tumultueuse, notamment sa relation avec sa fille, Catherine. Mais dans ce dernier volet de sa saga, le passé le rattrape de manière douloureuse et personnelle.

Ce que j'ai aimé :

Dans Le Corps et l'Âme, Frank Elder n'est pas seulement un détective en quête de vérité, mais un homme en quête de réconciliation avec lui-même. Ses regrets, sa culpabilité et sa relation brisée avec sa fille Catherine se mêlent à l'enquête, dans une quête de rédemption et de paix intérieure. Cette dernière affaire devient pour lui l'occasion d'affronter ses démons et ses erreurs passées. À travers une tension psychologique palpable, Harvey dépeint un Frank vieillissant, solitaire, qui tente de retrouver son équilibre dans un monde qu'il perçoit comme corrompu et fragile. 

Ce que j'ai moins aimé

La fin est un peu rapide, les pistes sont rapidement balayées, et l'intrigue résolue comme par miracle !

Bilan

L'ultime enquête de Frank Elder ! 

Présentation de l'éditeur : Rivages

Du même auteurDe chair et de sang ♥ ♥ ♥ ; Traquer les ombres  ♥ ♥ ♥  ; Le deuil et l'oubli   ♥ ; Cold in hand ♥ ♥ ♥ Lignes de fuite  ♥ ; Preuve vivante ♥ ♥ ♥ 

Série Frank Elder dans l'ordre 
  • De chair et de sang ♥ ♥ ♥ 
  • De cendre et d'os 
  • D'ombre et de lumière
  • Le corps et l'âme 

Publié dans Roman policier Europe

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Quatre jours sans ma mère de Ramsès KEFI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Tout commence par un geste minuscule, presque banal : Amani, 67 ans, quitte son appartement de banlieue, un soir, sans crier gare. Ce départ soudain laisse désarmés Hédi, son mari et Salmane, leur fils de 36 ans. Amani, était de ces mère-piliers, la femme qui tenait tout, discrètement, sans qu’on le remarque vraiment. En disparaissant, elle oblige les siens à exister autrement, à se confronter à ce qu’ils ne voulaient plus voir : la fatigue, la solitude, les non-dits. Pendant quatre jours, le roman suit cette absence comme une onde de choc. Puis peu à peu, derrière le mystère de la disparition se dessine une autre histoire : celle d’une femme qui a traversé la vie sans se plaindre, d’un couple d’immigrés venu bâtir une existence solide en France, et d’un fils qui ne savait pas d’où il venait.

Ce que j'ai aimé :

Ramsès Kefi décrit avec tendresse cette cité HLM "la Caverne", cette périphérie peuplée de vies modestes, de rires retenus et de rêves cabossés. 

L’absence d’Amani agit comme un miroir. Salmane découvre la vérité sur ses parents, sur leur amour silencieux, sur leurs sacrifices, sur cette transmission de la pudeur et du courage qui se passe de mots. Il découvre aussi sa propre inertie — cette adolescence prolongée, cette peur de grandir. Et, peu à peu, la quête de la mère devient une quête de soi. 

L'auteur rend hommage à toutes ces femmes discrètes qui portent les autres sans jamais s’arrêter, jusqu’au jour où elles disparaissent pour respirer un peu. Il interroge, en creux, la masculinité, la filiation, la difficulté d’être fils d’immigrés dans un monde où les repères se dissolvent. Il suit le chemin d'un homme qui apprend à regarder sa mère autrement, à la voir enfin comme une personne, pas seulement comme une présence.

Bilan :

Un roman simple et bouleversant.

Présentation de l'éditeur : Philippe Rey

Sélection du mois d'octobre 

Catégorie Fiction

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L'affranchie de Montmartre de Jean-Paul DELFINO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"La force, ma fille. Il faut de la force. Résister et se battre. Ne pas céder un seul pouce de ta liberté. Jamais. C'est le seul chemin possible..."

En 1938 à Montmartre, Suzanne Valadon se meurt. Elle regarde en arrière et décide de se confier. Elle se dévoile par fragments, avec cette gouaille montmartroise qui sonne vrai, et cette manière de réinventer sa propre légende comme si elle modelait encore une toile.
Le résultat est un monologue qui déborde d’énergie, de mauvaise foi parfois, de sincérité toujours. Une voix qui frappe par sa vitalité.

Ce que j'ai aimé : 

L'auteur nous offre une plongée dans l'existence débridée, rugueuse et lumineuse de Suzanne Valadon, trop longtemps remisée dans l’ombre des grands maîtres dont elle fut la muse.

L’un des grands charmes du roman est la manière dont le quartier de Montmartre se déploie : ses pavés humides, ses ateliers enfumés, ses cafés tapageurs, ses nuits bleues de peinture. Suzanne circule dans cette Butte qui grouille de misère et de génie, où Renoir croise Satie, où Lautrec rit trop fort, où les artistes vivent et meurent vite. Delfino fait de Montmartre une ruche, un théâtre, un endroit où tout se crée et se défait.

Ce que j'ai moins aimé :

Les allers retours entre le présent et le passé, sans réelles démarcations, ont tendance à casser le rythme de la narration. 

Bilan :

Une belle découverte !

Du même auteur :  Les pêcheurs d'étoiles ♥ ♥ ♥ ♥

Présentation de l'éditeur : Pocket

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Dire Babylone de Safiya SINCLAIR

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Safiya grandit en Jamaïque dans une famille qui vit selon les principes rastafaris les plus austères. Le père, tyrannique, parfois violent, est en effet obsédé par la nécessité de protéger sa famille de "Babylone". Dans la doctrine rasta, "Babylone" désigne l'Occident, le système colonial, le racisme, le capitalisme, la corruption, l'Église, et tout ce qui est perçu comme décadent et oppresseur pour l'homme noir. Pour le père, cela inclut souvent l'éducation et l'ouverture au monde que cherche Safiya. La jeune femme trouve alors refuge et sa voie vers la liberté grâce à la poésie. 

Ce que j'ai aimé :

Ce beau roman autobiographique raconte l'histoire de l'émancipation de Safiya Sinclair face à l'autorité et au rigorisme de son père. Mais Dire Babylone est bien plus qu'un simple témoignage : c'est un hymne à la résilience féminine et à la force intérieure, une exploration de l'identité jamaïcaine et des luttes contre un patriarcat étouffant. Il nous invite à réfléchir sur les mécanismes de domination et sur le pouvoir salvateur de la littérature, qui, ici, devient un moyen de rendre sa voix à celle qui croyait l’avoir perdue.

À travers une écriture vibrante, elle parvient à transformer la douleur en une puissance créative, et à offrir au lecteur une réflexion profonde sur la quête d'identité, l'émancipation, et la lutte pour l'égalité. Un cri d’espoir, un témoignage bouleversant ! 

Présentation de l'éditeur : 10-18

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Viens avec moi de Castle FREEMAN Jr

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans les recoins reculés du Vermont, Lilian, une jeune femme déterminée, devient la cible de Blackway, un truand de la région. Son petit ami, trop peureux, a pris la fuite, mais elle a choisi de rester et d’affronter son harceleur. Alors que le shérif, bien qu'aux commandes, ne parvient pas à l'aider, Lilian se tourne vers un groupe d'hommes singuliers. Ensemble, ils partent à la recherche de Blackway dans les forêts sombres qui encerclent la ville, prêts à confronter le gangster. 

Ce que j'ai aimé

Cette galerie de personnages est absolument rocambolesque. Quels hommes ! On y croise un patriarche en fauteuil roulant, Whizzer ancien bûcheron vif d’esprit  ; Lester, vieillard farceur dont les répliques filent plus vite que les balles ; Nate, colosse attendrissant dont l’intelligence approximative n’a d’égal que la loyauté ; sans oublier Lilian, héroïne tenace dont la détermination met tout ce petit monde en mouvement. Chacun de ces protagonistes semble taillé dans le bois rugueux du Vermont !

Mais le véritable moteur du roman, ce sont les dialogues : secs, percutants, parfois hilarants, parfois inquiétants, toujours ciselés avec un sens du rythme diablement efficace. 

L’intrigue, pourtant simple — une jeune femme décide d’affronter l’homme qui la terrorise — devient un véritable road-trip rural, une quête quasi burlesque au cœur d’une Amérique sauvage, à mi-chemin entre western contemporain et comédie noire. On avance, comme les personnages, entre rires nerveux et tension palpable.

Ce que j'ai moins aimé :

Le roman est très centré sur les dialogues et très court, c'est assez frustrant. 

Bilan :

Peut être est il plus pertinent de voir le film : 

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Une vie entière de Robert SEETHALER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Andreas Egger vit dans un petit village des Alpes autrichiennes, au XXᵉ siècle. Sa vie s'écoule doucement au coeur de sa vallée alpine, entre tragédies et petits bonheurs. Le récit suit sa trajectoire, celui d'une vie ordinaire, l'enfance difficile, le travail comme ouvrier agricole, éreintant, voué à la construction des lignes de téléphérique — symbole de la modernisation et de la fin d’un monde rural ancien. Puis l'amour comme un éclat, bref et intense. La guerre et le retour des années plus tard dans un monde transformé. Pour finir, la vieillesse, Andreas terminant sa vie dans la même vallée, témoin du passage du temps et de la disparition d’un mode de vie simple et rude.

Ce que j'ai aimé : 

Andreas Egger n’est ni un héros ni un homme d’exception. Sa vie « banale » prend pourtant une profondeur universelle, il endure tout avec une forme de sérénité muette, une acceptation stoïque de la vie.

"Comme tous les êtres humains, il avait, lui aussi, nourri en son for intérieur, pendant sa vie, des idées et des rêves. Il en avait assouvi certains, d’autres lui avaient été offerts. Beaucoup de choses étaient restées inaccessibles ou lui avaient été arrachées à peine obtenues. Mais il était toujours là. Et dans les jours qui suivaient la première fonte des neiges, quand il traversait le matin le pré humide de rosée devant sa cabane et s’étendait sur une des dalles rocheuses qui le parsemaient, avec dans son dos la fraîcheur de la pierre et sur le visage les premiers chauds rayons de soleil, il avait l’impression qu’il ne s’en était tout de même pas mal tiré ».p133

Le ton est calme, presque contemplatif, ce qui rend le roman d’autant plus émouvant. 

Bilan : 

Le livre a rencontré un grand succès critique et public, traduit dans de nombreuses langues. En France, il a été finaliste du Man Booker international Prize en 2016 et a conquis les lecteurs par sa sobriété et sa profondeur humaniste.

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Le tabac Tresniek ♥ ♥ ♥ ♥

Publié dans Littérature Europe

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Où les étoiles tombent de Cédric SAPIN DUFOUR

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Vivre, c'est s'entêter."

L’auteur raconte ici l’accident de parapente de sa femme. Il se concentre sur l’épreuve physique et psychologique ainsi que sur la reconstruction après un drame. 

Ce que j'ai aimé :

Sapin-Dufour ne se contente pas de relater un fait divers ; il nous plonge dans un véritable processus de transformation personnelle, tant pour lui que pour sa femme, après l’épreuve qu’ils ont traversée. Il insiste sur la puissance des mots et leur capacité à modifier le cours de la vie :

"Ça commence au premier cri. Nous ne faisons que voguer de parcelle en parcelle de l'existence, la fortune, bonne ou mauvaise, ordonne nos azimuts. Mais une fois échoués, il reste un espace ténu où nos actes convaincus peuvent contrer l'inexorable et infléchir la suite. Sur cet îlot, un des pouvoirs, c’est la pensée et les mots précis qu'on lui associe. Ils peuvent jusqu'à modifier la vie, on ne mesure pas leur puissance."

Il évoque aussi la force de l'amour et du soutien mutuel dans les moments les plus difficiles tout en soulignant la bienveillance du personnel médical rencontré. 

Ce que j'ai moins aimé

Je suis toujours un peu gênée par ces récits de vie très intimes. Cédric Sapin-Dufour se livre entièrement, partageant ses émotions, ses doutes et ses questionnements. Il explore l'impact de l'accident sur leur vie quotidienne, sur leur relation, et la manière dont l’événement bouleverse tout. Certes, il en tire une réflexion profonde sur la fragilité de la vie et sur la manière dont une fraction de seconde peut tout changer, mais j'ai parfois eu du mal à entrer pleinement dans cette sphère privée, me sentant presque voyeuriste face à tant d'intimité.

Bilan : 

Je n'ai pas été convaincue...

Présentation de l'éditeur : Editions Stock

Sélection du mois d'octobre

Catégorie Non fiction 

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