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Toxic blues de Ken BRUEN

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Une enquête de Jack Taylor, le plus déjanté des irlandais...

 

 L’auteur :

 Ken Bruen est né en 1951 à Galway. Après une carrière qui le mène en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud, il crée les inspecteurs Roberts & Brant, puis le privé Jack Taylor dont Toxic Blues est la deuxième enquête. Son style incisif et la férocité désarmante de ses personnages l'ont d'emblée placé parmi les meilleurs d'une génération en passe de renouveler le roman noir anglo-saxon.

 

L’histoire :

 

 Jack Taylor, l'ancien flic de Galway reconverti en privé dans un pays qui ne supporte pas cette profession, revient dans sa ville natale. A peine a-t-il le temps de retrouver ses marques, les dealers divers et les pubs gorgés de soiffards qu'il croise un chef tinker. Ces gens du voyage, sans être tsiganes, passent leur vie sur les routes d'Irlande. Tout le monde s'en méfie. Peu de gens les aident. Des jeunes hommes du clan, depuis quelques semaines, sont pourtant mutilés et tués sans que la police ne bouge. Quatre au total. Taylor, marginal à sa façon, le nez dans la poudre et la Guinness, accepte le marché. Nourri et logé en échange de son travail, il va, très loin des bars branchés du centre-ville, partir bille en tête affronter le chaos.

 

Ce que j’ai aimé :

 

 Il s’agit ici du deuxième opus des aventures de Jack Taylor, après « Delirium tremens ». mais qui est Jack Taylor me demanderez-vous ? Un privé alcoolique, drogué, célibataire et ne refusant pas quelques femmes de passage dans son lit et dans sa vie, sentimental à ses heures, amoureux des bons livres (Pelecanos, Harry Crews, les références sont nombreuses au fil des pages) , de la bonne musique, fréquentant plus que de coutume les pubs enfumés aux côtés de ses amis, bref un irlandais atypique, sympathique malgré ses nombreux défauts. Un être imparfait, pas franchement malheureux, mais pas pleinement heureux non plus, trop conscient du monde dans lequel il évolue.

 Il revient ici dans la ville de son enfance, Galway, après un séjour londonien. Il se voit alors confier deux missions : trouver qui élimine les tinkers de la région, gens du voyage, et qui tue les cygnes du lac avoisinant. Deux missions qu’il va mener avec autant d’assiduité l’une que l’autre. Il va fréquenter alors des mondes interlopes pour faire la lumière sur cet univers bouleversé.

 Ce personnage atypique tient les rênes du roman, concentrant tout son intérêt, l’enquête demeurant en arrière-plan. Ses dialogues sont vifs et intelligents et les citations nombreuses qui émaillent le récit lui apporte profondeur et émulation intellectuelle...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Il est à noter que l’intrigue policière passe franchement au second plan, le premier plan étant largement consacré à Jack et à ses boires et déboires…


Premières phrases :

 « Dans le car qui me ramenait à Galway, The Boys Are Back In Town me trottait dans la tête, comme un scie. Un tube de Thin Lizzy, avec Gary Moore dans un de se solos d’enfer. J’avais assisté au dernier concert qu’ils avaient donné à Dublin. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Delirium tremens

Autre :  Triste flic de Hugo HAMILTON

 

D’autres avis :

 Yves http://lyvres.over-blog.com/article-35411794.html

Kathel http://lettres-expres.over-blog.com/article-20735093.html

 

Toxic blues, Une enquête de Jack Taylor, Ken Bruen, traduit de l’anglais (Irlande) par Catherine Cheval et Marie Ploux, Folio policier, 

 

Publié dans Roman policier Europe

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Super triste histoire d’amour de Gary SHTEYNGART

Publié le par Hélène

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  ♥  

 

L’auteur :

 

   Né en 1972, Gary Shteyngart a été désigné comme l'un des vingt meilleurs auteurs de sa génération par le New Yorker. Ses deux premiers romans, Absurdistan et Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes Russes, sont disponibles en Points. 

 

L’histoire :

 

Lenny Abramov vit dans un New York futuriste, image exagérée de notre époque mais qui lui ressemble étrangement : le monde entier est arrimé à son téléphone ultra-perfectionné, la publicité triomphe et la littérature est un art préhistorique que quelques inadaptés tentent de sauvegarder sans succès. Lenny fait partie de ceux-là. Il lit des "livres papier", croit encore aux relations humaines et commet la folie de tomber amoureux d’Eunice Park, jeune américaine d’origine coréenne. Cette Super Triste Histoire d’amour est une comédie romantique qui finit mal (Lenny et Eunice ne vieilliront pas ensemble) et qui dresse un portrait accablant de la "modernité". L'Amérique, au bord de l'effondrement économique, est menacée par ses créanciers chinois et une ambiance très Big Brother s’installe au quotidien. Cette satire mélancolique est surtout un roman à l’humour dévastateur.

Sans délaisser la fable politique, Shteyngart livre ici un texte plus personnel, un autoportrait à peine déguisé d’un homme en décalage avec son temps. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Gary Shteyngart nous entraîne dans un univers décalé, loufoque, au sein d'une sorte de roman d'anticipation se situant aux Etats-Unis, pays devenu un état policier glaçant. Ce changement d'époque lui permet de figurer une satire de la modernité avec au centre de l'intrigue un Lenny décalé et has been, face à un monde dans lequel il ne trouve plus sa place.

Les points de vue varient entre ceux de Lenny par le biais de son journal et les conversations d'Eunice avec ses amies sur le forum Globados. Cette formation en miroir des situations racontées sous deux formes différentes permet de mettre en valeur la solitude des êtres appelés bien souvent à se tromper sur leurs congénères, aveuglés par leurs égos. 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

 Le style est assez vulgaire notamment dans les conversations entre Eunice et sa soeur :

"Quoi de neuf, pétasse ? Ta nigaude te manque ? Tu veux me lâcher la purée dessus ? MDR. J'suis grave dégoûtée de baiser avec des meufs. A prop', j'ai vu les photos du comité des anciens d'Elderbird où tu mets ta langue dans, hum !, l'oreille de Bryana." (p. 41)

De plus les personnage principaux sont peu sympathiques voire franchement antipathiques : Lenny est un vieux bedonnant amoureux d’une jeunette, et Eunice, une jeune femme perdue et vulgaire. Des êtres obsédés par le sexe et en perpétuel décalage entre ce qu'ils montrent d'eux-mêmes et ce qu'ils sont, des êtres égoïstes, se répétant sans cesse, pour le plus grand désarroi du lecteur. 

Une déception...


Premières phrases :

 

"Très cher journal,

Aujourd'hui, j'ai pris une grande décision : je ne mourrai jamais.

D'autres mourront autour de moi. Annihilés. Rien de leur personnalité ne substitera. Extinction des feux. Leur vie, leur entièreté, seront résumées sur le marbre poli de leur pierre tombale par des formules mensongères ("Son étoile brillait au firmament", "Nous ne t'oublierons jamais", "Il aimait le jazz"), lesquelles seront à leur tout balayées par un raz-de-marée ou mises en pièces par on ne sait quelle dinde de l'avenir génétiquement modifiée." 

 

D’autres avis :

L'express  ; Les inrocks ; France Info 

  Babélio 

 

Super triste histoire d’amour, Gary Shteyngart, traduit de l'anglais (EU) par Stéphane Roques, Points, 8 euros

 

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L’amoureux de Rébecca DAUTREMER

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 PRIX SORCIÈRES 2004

 

L’auteur :

Rébecca Dautremer est née à Gap. Elle a suivi les cours de l'ENSAD de Paris, avant de devenir graphiste et illustratrice. En plus de l'édition, elle travaille pour la presse jeunesse. (Source : Ricochet jeunes)

 http://www.rebeccadautremer.com/index/accueil

 

L’histoire :

 

 Ernest n'arrête pas d'embêter Salomé. 

Il lui tire les cheveux, 
fait tomber ses lunettes exprès... 
La maman de Salomé dit que, peut-être, 
Ernest est amoureux d'elle. 

Mais ça veut dire quoi, amoureux ? 

Sur ce sujet, tous les copains 
de Salomé sont bien renseignés 
et chacun a son mot à dire :
amoureux, c'est..

(Source : Babélio)

 Ce que j’ai aimé :

 

Ce petit album palpitant est un trésor de poésie et d’humour, indispensable dans la bibliothèque des plus jeunes pour aborder le thème mystérieux –à tous âges- de l’amour.

 Salomé ne comprend pas pourquoi Ernest l’embête, et quand sa maman lui suggère qu’Ernest veut peut-être simplement devenir son amoureux, Salomé comprend encore moins. Qu’est-ce que c’est « être amoureux » ? La petite fille va mener son enquête :

 

« La petite Noé avait entendu parler du coude-foudre…

« Amoureux, c’est du feu !

Ça brûle ?

Comme un éclair !

C’est l’orage.

Il pleut alors ? »

Et Salomé s’est dit qu’il valait mieux avoir un parapluie pour être amoureux. »

 

Grâce à des jeux de mots, de l’humour, l’univers feutré et intrigué des enfants irradie les pages de cet album romantique

 

 amoureux-2.jpg

 

Les dessins sont magnifiques, les personnages créés ressemblent à des pantins articulés qui prennent vie sous nos yeux et sous les mots enchanteurs de l’auteur. L’univers est féérique, tendre et cotonneux. 

 

amoureux-1.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Rien

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Histoires de princesses

Autre :  Jeunesse

 

L’amoureux, Rébecca Dautremer, Gautier Languereau, 12.59 euros

 

Publié dans Jeunesse Album

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Désolé nous avons raté la piste - Désolé votre hôtel a brûlé ! de Stephan ORTH et Antje BLINDA

Publié le par Hélène

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désolé2

 

Les auteurs :


Stephan Orth est rédacteur voyage pour Spiegel Online depuis 2008. 

Il a étudié l'économie et la psychologie à l'Université de Wuppertal et est titulaire d'un master en journalisme de l'Université de technologie du Queensland à Brisbane, en Australie.

 

L’histoire :

 

Désolé nous avons raté la piste : Ce petit ouvrage est le résultat désopilant d'un appel lancé par un grand magazine à ses lecteurs pour qu'ils racontent leurs expériences en vol les plus cocasses et les plus délirantes. Voici près de deux cents morceaux choisis, qui pourraient bien vous donner envie d'apporter votre propre témoignage, ou vous faire passer l'envie de prendre l'avion... Notre petit avion n'a que deux hôtesses de l'air à son bord: l'une est très aimable, la seconde, d'une humeur chagrine. Il semble y avoir de l'orage dans l'air, quand le pilote nous fait cette annonce: "Le commandant et la moitié de l'équipage vous souhaitent un agréable vol !" Après l'atterrissage, un des membres du personnel navigant commente: "Mesdames, messieurs, nous venons de percuter Nantes. " Sur ce, le pilote prend la parole: " Oh, ça n'a pas été violent à ce point-là."


Désolé, votre hôtel a brûlé! : Combien de pauvres voyageurs tout juste arrivés en Inde se sont-ils fait accueillir en ces termes par des chauffeurs de taxi désireux de les aiguiller vers l'hôtel de leur choix ? Tout comme Désolé, nous avons raté la piste, ce petit ouvrage est le résultat d'une compilation d'expériences, celle des voyages les plus désastreux. Erreurs de destinations, hôtels introuvables, rencontre avec de faux policiers, quand les  vacances virent au cauchemar... Entre rire et larmes, ces témoignages nous disent qu'un vacancier averti en vaut deux ! "

 

Mon avis :

 

Désolé nous avons raté la piste est une compilation d'anecdotes cocasses qui se sont déroulées à bord d'un avion : consignes de sécurité hors norme ("Saississez-vous d'une hôtesse et plaquez-la bien fort sur le nez"), décollages agités, turbulences, problèmes techniques traités à la légère par l'équipage, hôtesse taquine qui s'écrie en plein vol "Mon Dieu, l'aile !", pilote fier d'annoncer qu'il s'agit là de son premier vol, etc... On apprendra ainsi que les pilotes sont rarement des pros de la comunication...

 

La rédaction du Spiegel Online a en effet appelé ses lecteurs à relater leurs pires et leurs plus amusants souvenirs à bord d'un avion.  Certaines anecdotes sont assez drôles mais l’ensemble est tout de même relativement lassant et assez inégal.

 

Dans Désolé, votre hôtel a brûlé, les mêmes lecteurs témoignent de leur expérience en terme de voyage à l'étranger.

 

" Ce que les croisiéristes veulent savoir

Le navire produit-il son électricité ? Non. Vous ne voyez pas la rallonge, derrrière ? (...)

Cette île est-elle totalement entourée d'eau ? Non, un côté est entouré de sable, mais tout est bien balisé." ( p.356)

"On pourrait passer beaucoup de temps à essayer de comprendre la signification des nombreux avertissements affichés dans l'hôtel. Les deux plus utiles que nous ayons trouvés disaient : ""Ne marchez pas sur un crocodile si vous êtes pieds nus"" et ""Piscine interdite aux enfants hideux""...

 

Les histoires de cockpit sont plus drôles que celles des hôtels, ces dernières tombant bien souvent à plat.

 

Des récits divertissants, mais loin d'être indispensables... Un peu comme les compilations de musique, cousues de chansons agréables indépendamment les unes des autres, mais qui mises bout à bout mènent les nerfs à vif... 

  

Premières phrases :

 

« Le temps des vacances n'est pas la plus belle période de l'année seulement pour les touristes : il en va de même pour les voleurs et les escrocs. Les touristes veulent laisser vagabonder leur âme, oublier les problèmes du quotidien et se montrent souvent incroyablement insouciants et crédules à l'excès. Le réveil, toujours désagréable, arrive quand le gentil monsieur qui s'est offert pour prendre une photo de famille prend au contraire la fuite avec votre appareil numérique flambant neuf. Ou quand les billets que vous venez de changer dans la rue se révèlent de la fausse monnaie. Mais bien des escrocs sont encore plus imaginatifs lorsqu'il s'agit de dérober à des touristes imprudents leur pécule de vacances.

Si l'on observe bien leur comportement, on identifie à temps les signes avant-coureurs et l'on peut souvent éviter le pire. Les correspondants de Spiegel Onlinenous font revivre les filouteries les plus désagréables – à travers le monde entier. »

 

 

D’autres avis :


http://www.lexpress.fr/culture/livre/desole-votre-hotel-a-brule_1147151.html

  

  Désolé, nous avons raté la piste ! et Désolé votre hôtel a brûlé, Stephan Orth et Antje Blinda, traduits de l'allemand par Agnès Boucher et par Denis-Arnand Canal, Editions France Loisirs, 2011, 20 euros




 

 

 

 

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Château Chat de Loïc JOUANNIGOT

Publié le par Hélène

                                        chateau-chat.jpg

♥ ♥ ♥

 

L'auteur :

http://www.dargaud.com/auteurs-bd/jouannigot-loic,377.html

 

L'histoire :

Sans dialogue, cette histoire met en scène des enfants bien décidés à faire une partie de foot. 

 

Ce que j'ai aimé :

Voici un album frais, dynamique et inventif !

Les personnages sont attachants : des enfants qui s'amusent et cherchent à braver les obstacles (la mâratre, les gardes du château) pour profiter et jouer entre eux, représentés sous forme ludique d'animaux tels que lapins, souris...

Emportés par la course du ballon, ils courent de cases en cases, sautent, grimpent dans les arbres, entrent dans des grottes obscures pour en ressortir aussitôt poursuivis par un ours, plongent dans les cascades...

Les illustrations sont l'oeuvre de l'illustrateur de la famille Passiflore, fourmillant de détails avec néanmoins la douceur des aquarelles pour apporter poésie et rêverie à cet univers enfantin.

 

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Une vraie bulle de plaisir à savourer sans modération...

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

  - Rien

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La famille Passiflore

Autre :  Petit poilu tome 1 la sirène gourmande de Pierre BAILLY et Céline FRAIPONT

 

D'autres avis :

Mo ; Manu 

 

Château chat, Loïc Jouannigot, Dargaud, 2009, 12.00 euros

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BD Mango bleu

Publié dans Jeunesse BD

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Et après de Guillaume MUSSO

Publié le par Hélène

et apres guillaume musso 

L’auteur :

 http://www.guillaumemusso.com/guillaume_musso.php

 L’histoire :

 http://www.guillaumemusso.com/roman-1-et-apres.html

A huit ans, Nathan Del Amico a failli mourir en sauvant son amie Mallory de la noyade. Vingt ans plus tard, il est devenu un avocat renommé. Mais Mallory (avec qui il s'est marié et a eu deux enfants), l'a quitté, entre autres parce qu'il était un bourreau de travail. Alors qu'il tente de se reconstruire après cette séparation, il reçoit la visite du docteur Goodrich. Celui-ci explique à Nathan qu'il est un messager, c'est-à-dire qu'il peut voir la mort de certaines personnes à l'avance, et il les aide à vivre au mieux possible ces derniers moment/. Par exemple, il les rapproche des personnes avec qui ils étaient brouillés. Au début, Nathan ne le croit pas. Le docteur lui indique une personne dont il sait qu'elle va mourir, et sa prédiction se réalise. A partir de ce moment, Nathan le croit, et est sûr qu'il est proche de la fin. Il essaie donc de se rapprocher de Mallory, de faire de bonnes actions pour sa famille...

 

Mon avis :

 Je n’avais jamais lu un seul livre de Guillaume Musso et je trouvais que cela manquait à ma –hum- culture. Adulé par les foules, vilipendé par les aficionados de la vraie littérature, je voulais comprendre les tenants et les aboutissants de cette bataille digne de celle entre les anciens et les modernes.

J’ai donc commencé cette lecture en tentant de rester vierge de tout a priori, en me disant qu’après tout s’il était autant encensé par les lectrices moyennes, c’est qu’il devait avoir un intérêt quelconque. Après lecture je peux répondre à cette question : que nenni, aucun intérêt.

 Reprenons au début : soit un jeune héros brillant, beau et intelligent, Nathan :

 « Brillant, riche et fier de lui.

Tel était Nathan Del Amico.

Vu de l’extérieur. »

 Voici le premier message de Musso aux foules : méfiez-vous des apparences, les gens ne sont pas ce qu’ils montrent, ce brave Nathan souffre en réalité d’un gros complexe d’infériorité dû à ses origines modestes… Pauvre chou !

 Mais le pauvre chéri a un autre souci :

 « Mais sa vie privée avait suivi la trajectoire inverse de celle de sa réussite professionnelle. Ces dernières années son couple s’était défait. (…) Certes, il n’était pas le seul dans cas –au cabinet, plus de la moitié de ses collègues étaient également séparés de leurs épouses – mais cela n’était pas une consolation. (…) Non, pensa-t-il en s’asseyant sur le canapé, un homme qui dort sans personne à ses côtés et qui n’a pas vu sa petite fille depuis trois mois n’a pas réussi sa vie, fût-il par ailleurs millionnaire. »

Deuxième message, pioché dans les pages « proverbes » du Larousse : « l’argent ne fait pas le bonheur » mes amis (ce que je répète souvent à mon banquier )…

 Heureusement pour lui, un ange – pardon, « un messager » - est descendu du ciel pour l’éclairer (comprenez : lui assener les proverbes et autres sentences populaires de bon aloi)

Ainsi, il assiste à une opération chirurgicale compliquée visant à retirer des métastases cancéreuses du foie d’un pauvre homme, et soudain le sens de la vie lui apparaît clairement :

« Il se sentait humble. A ce moment précis, ses dossiers, ses réunions de travail et ce million de dollars sur son compte en banque lui parurent futiles. »

(Ai-je dit que Nathan était un brin niais ?)

 Pour faire court, le messager a évidemment un message à lui délivrer –cqfd- message que Nathan comprend mal –il est niais- mais il va tout de même se rappeler qu’il est mortel – sans blague ?-

« Nathan se sentait très abattu. Non, il n’était pas puissant. Personne ne l’était vraiment. Tout ne tenait qu’à un fil : sa vie comme celle de Sean. »

 Nathan va faire d’autres grandes découvertes :

« Voilà ce qui ne tournait pas rond dans sa vie : il ne prêtait pas assez d’attention aux autres. Une phrase que lui répétait souvent Mallory lui revint alors en mémoire : «  S’occuper des autres, c’est s’occuper de soi. » »

 Le sujet central tient à l’accompagnement en fin de vie des patients, et plus largement des hommes, avec des phrases brillantes sur le sujet :

« Tu ne dois pas avoir peur d’avouer tes sentiments à ceux que tu aimes. »

« Pour faire face à la mort de quelqu’un de précieux, tu dois te rapprocher de ceux qui t’aiment. »

«  Parfois tu te sentiras très seule et tu auras envie de pleurer et alors il faudra le faire parce que ça fait du bien. »

Et la conclusion, génialissime :

« La vie est quelque chose de formidable. Quelque chose de si précieux. »

Alléluia !

Je précise que ces phrases sont adressées à une enfant ce qui explique sans doute leur caractère niaiseux…. Ou pas…

Nathan va donc devenir humain – je vous passe les péripéties multiples et invraisemblables, et découvrir qu'il n'est pas seul au monde et que l'amûuuuur c'est c'qui y'a d'plus beau...

 

Pour conclure voici la recette du succès populaire :

piocher dans le dico quelques sentences populaires, copier-coller, 

s’intéresser à des thèmes universels comme l’amour, la vie la mort –et ne pas hésiter à abuser du mot « amour »

créer des héros stéréotypés niais si possible,

écrire de façon très simple, sujet- verbe- complément, comme si vous vous adressiez à une enfant de trois ans

en rajouter dans le pathos : mort d’enfant, alcoolisme des parents, enfance malheureuse, injustice sociale, tout est bon à prendre pour faire pleurer dans les chaumières – axer tout de même les malheurs sur les jeunes enfants, cela émouvra davantage -

tremper le tout dans une ambiance irrationnelle voire surnaturelle avec quelques pseudo-données scientifiques – tirées des manuels de vulgarisation tout de même - visant à accréditer des élucubrations

ajouter quelques citations d’auteurs intellos en début de chapitres, mais dans le corps du texte ne citer que des références populaires –« Nuits blanches à seattle », …

- Bref prenez vos lecteurs pour des c....

 

A bon entendeur ...

 

 Premières phrases :

 « Le lac s’étendait à l’est de l’île, derrière les marias qui baignaient les plantations de canneberges. Il faisait bon.

Après quelques jours de froid, la douceur était maintenant de retour et la surface de l’eau envoyait les couleurs flamboyantes de l’été indien. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : 7 ans après

Autre : euh… au hasard, les romans de Marc LEVY ?

 

Et après, Guillaume Musso, Pocket, 7.20 euros

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Petits bavardages sans importance de Elizabeth BOWEN

Publié le par Hélène

                                 

                                         petits-bavardages-sans-importance-elizabeth-bowen

 ♥ ♥ 

L’auteur :

 

 Elizabeth Bowen était une romancière irlandaise.

Elle perdit sa mère à douze ans et fit à partir de quatorze ans son éducation dans un pensionnat anglais. Son père s'étant remarié quand elle avait dix-neuf ans, elle mena à partir de ce moment une existence indépendante, vivant l'hiver à Londres, l'été en Italie. 
C'est pour tenter d'améliorer ses revenus qu'elle se décide à écrire, après avoir abandonné sa vocation première de peintre. 
Rencontres (1923), son premier livre, publié alors qu'elle n'a que vingt-quatre ans, est un recueil de nouvelles, genre dans lequel elle passera maître par la suite. 
Quatre ans plus tard, en 1927, elle compose son premier roman L'Hôtel, écrit à Bordighera, et les caractéristiques de son talent s'affirment : une pénétrante intuition, une redoutable perspicacité, un curieux mélange de sympathie et d'ironie envers les petitesses humaines, un esprit caustique, un style incisif.
Elle continuera à publier, à intervalles espacés, mais régulièrement, romans et recueils de nouvelles constituant peu à peu une œuvre abondante et originale, que l'on a parfois comparée à celles de Jane Austen ou de Virginia Woolf. 
On peut citer Septembre dernier (1929), roman dont l'action se déroule en Irlande ; Vers le nord (1932) ; Le chat saute (1934), un recueil de nouvelles ; et surtout La Maison à Paris (1935) et La Mort du cœur (1938). (Source : babélio)

 

L’histoire :

 

 Dans ces nouvelles douces-amères, Elizabeth Bowen – qui fut comparée à Jane Austen ou à Virginia Woolf –, glisse derrière le paravent des bonnes manières l’indifférence ou la cruauté d’une amie, d’une sœur, d’une jeune nièce. Sous les conversations anodines couvent des passions inavouées, où parfois s’invite l’ombre d’un fantôme…(Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 

 Elizabeth Bowen fait montre d’une maîtrise stylistique qui sert admirablement les portraits psychologiques de ses personnages. Ces derniers sont des êtres aux multiples mystères, complexes, cachés derrière les apparences des convenances. 

La jeune Contessina laisse M. Barlow la courtiser par lassitude et ennui. Mais sa jeunesse ne se cache pas loin derrière les minauderies...

Ann Lee, une jeune modiste accueille en parfaite professionnelle deux clientes, mais un invité inopportun va compliquer la situation, révélant aux deux femmes une vie personnelle complexe.

Dans "J'ai quelque chose  à vous dire", le jeune Terry semble profiter d'un moment d'intimité agréable allongé aux côtés de la belle Joséphine. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, et la belle jeune femme étendue ne semble pas en grande forme... 

La subtilité de la psychologie des personnages met en valeur les recoins obscurs de l’âme humaine dans un éclair lucide aveuglant. Sous une conversation banale, se cachent des réflexions cruelles autour du badinage amoureux, de la découverte de la sensualité et de la séduction, de la complexité des sentiments amoureux, de la vie de famille, des rapports entre les êtres, et finalement des sombres profondeurs de l’humain.

Une poésie affleure entre les lignes :

 « Leur table se trouvait à côté d’une fenêtre ouverte ; une nuit d’un velours bleu sombre y pendait comme un rideau ; on pouvait sentir la présence endormie du lac, et sur l’eau quelqu’un se mit à chanter en s’accompagnant à la guitare. C’était une nuit de pouls enfiévrés, de battements de cœur oppressés, une nuit d’amour. Une nuit à poser les lèvres sur une peau satinée, chaude comme les grosses grappes de raisins mûrissant au soleil. Personne autour de lui, M. Barlow le savait, n’était capable ne fût-ce que d’entrevoir les possibilités d’une telle nuit. Tous ces couples mariés, ces gens nantis d’une famille – et jusqu’aux nouveaux époux – semblaient anémiques ; du reste, dès qu’une femme devenait l’épouse d’un homme, celui-ci cessai pour ainsi dire de se comporter en gentleman et se transformait en Joueur. » (p. 58)

 La comparaison avec Jane Austen n’est pas usurpée, Elizabeth Bowen est une grande romancière …

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

 Je ne sais s’il m’en restera grand-chose tant les nouvelles sont courtes et les conversations des protagonistes « sans importance », mais ce bref recueil m’a donné envie de découvrir plus avant l’œuvre de cette auteure.


Premières phrases :

 

 « « Votre imagination vous joue des tours. » s’écria Maurice.

Le reproche était amer. Il fourrageait dans ses cheveux, la dominant de toute sa taille, et ses mèches drues se dressaient, tremblantes, sur son cuir chevelu. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 Du même auteur : Emmeline

Autre : Orgueil et préjugés de Jane AUSTEN

  

Petits bavardages sans importance, Elizabeth Bowen, traduit de l’anglais par Françoise Brodsky, Le livre de poche, Biblio romans, mai 2013, 168 p., 5.10 euros

 

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Shutter island de Dennis LEHANE

Publié le par Hélène

                                   

♥ ♥ ♥

"Au fond, tout est dans l’œil de celui qui regarde."

 

 L'auteur :

 

 Dennis Lehane est né en 1966 à Dorchester dans le Massachusetts.  Après des études à Boston, il part à l'université internationale de Floride. Tout en écrivant son premier livre (Un dernier verre avant la guerre), il vit de métiers divers (livreur, libraire, chauffeur). C'est également un ancien éducateur qui travaillait dans le secteur de l'enfance maltraitée. Ce thème reste très présent dans la majorité de ses œuvres.

Il vit aujourd'hui à Boston. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues.

 

L'histoire :

 

Le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule ont été appelés sur Shutter Island, île abritant un hôpital psychatrique, car l'une des patientes de l'hôpital, Rachel Solando, a disparu.

Leur enquête commence alors, peu évidente : comment la patiente a -t-elle pu s'enfuir de sa cellule, fermée de l'extérieur ?

 Ce que j'ai aimé :

 

Il s'agit d'un roman policier à forte teneur psychologique. Non seulement parce que l'enquête se déroule dans le milieu psychatrique, mais aussi parce que chaque personnage est doué d'une profondeur psychologique saisissante...

 Les êtres sont bien plus complexes qu'ils ne le semblent au premier abord, et si cette thèse est l'une de celle qui fait l'intérêt des romans de Dennis Lehane, ici, elle est menée à son paroxysme...

 Ce roman policier est absolument original, je n'en connais pas d'équivalent.

 Non seulement l'intrigue est trépidante, mais les personnages sont passionnants, des romans à eux seuls. Le marshall est un être marqué par la guerre en Europe, par les camps, par la perte de sa femme, il est un homme qui voue sa vie aux autres pour oublier quelques instants la sienne. Et pourtant, il est impossible de renier totalement celui que l'on est ...

 "Au fond, c'est pareil qu'une voiture. Un engrenage se grippe, un boulon casse et tout le système se détraque. Vous croyez qu'on peut vivre avec ça ? (Il se tapota la tempe.) Tout est enfermé là-dedans et y a pas moyen d'y accéder. Vous, vous contrôlez pas grand-chose, mais votre esprit, lui, il vous contrôle, pas vrai ? Et s'il décide un jour de pas aller au boulot, hein ? 

(...) Ben, vous êtes baisé."

 Un grand roman...

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

- Il faut savoir que ce n'est pas un roman policier classique et qu'il pourrait en déranger certains. Si vous êtes "Borderline", passez votre chemin...

 

 Premières phrases :

 

     " Le père de Teddy Daniels était pêcheur. Il dut céder son bateau à la banque en 1931 - Teddy avait onze ans à l'époque -, et il passa le reste de sa vie à trimer sur le bateau des autres quand ils avaient du travail à lui proposer, à décharger des marchandises sur les docks quand ils n'en avaient pas ou, lorsqu'il était rentré à la maison vers dix heures du matin, à demeurer de longs moments affalés dans un fauteuil, en contemplation devant ses mains, les yeux écarquillés et le regard sombre, marmonnant tout seul de temps à autres."

 

 Vous aimerez aussi :

 

 Du même auteur :  Ténèbres, prenez-moi par la main de Dennis LEHANE Gone, Baby, Gone de Dennis LEHANE 

Moonlight Mile de Dennis LEHANE

Autre :  Roman policier américain

 

Shutter island, Dennis LEHANE, traduit de l'américain par Isabelle Maillet, Rivages thriller, septembre 2009, 8.14 euros

 

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Librairies

Publié le par Hélène

 

Des enseignes de libraires ont créé un site Internet permettant de trouver un livre près de chez soi. 


Un bon moyen de contrer les géants du Net.


http://www.placedeslibraires.fr/

 

et pour les parisiens : 


http://www.parislibrairies.fr/

 

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Publié dans Divers

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Le vin de longue vie de Nicolas Dumitru COCEA

Publié le par Hélène

                                          vin-de-longue-vie.gif

                                                                        ♥ ♥


 L’auteur :

 Ecrivain roumain, auteur de nombreux romans, de nouvelles et de pièces de théâtre, Nicolae Dumitru Cocea (1880-1949) fut aussi traducteur français, introduisant en Roumanie les oeuvres de certains contemporains comme Anatole france ou Marguerie Audoux.

il est également connu dans son pays pour son engagement antifasciste : il fut le créateur ou le directeur de plusieurs revues, et défendit ses opinions courageuses progressistes à travers ses éecrits politiques jusqu'à la fin de sa vie.
 

L’histoire :

Roman épicurien d'amour et de vigne, le Vin de longue vie se déroule dans la campagne roumaine, sous le soleil, à l'ombre des souvenirs. Au jeune juge qui vient d'être nommé, tous les notables du village parlent de maître Manole, le boyard, propriétaire de l'immense vigne. Celui-ci attirerait des femmes dans sa demeure, dont elles ne ressortiraient jamais ; il userait également de sortilèges, et son extraordinaire longévité en serait la conséquence.

La rencontre entre le jeune homme et le vieux maître, puis l'amitié qui les unira, enfin le secret de cette jouvence que le boyard transmettra, tel est le coeur de ce roman. Un roman empli de poésie mais aussi de philosophie, sur la nature humaine et sur le sens que chacun peut donner à sa vie. (Source : Babélio)

Mon avis :

  L’action est très longue à se mettre en place, comme si le narrateur tournait volontairement autour de cet être mystérieux, Manole, sujet de toutes les conversations, envies et jalousies des alentours. Quand il finit par le rencontrer, sous l’égide de Charles Baudelaire, leurs conversations prennent un tour philosophique qui densifie tout à coup le propos et de fait le roman.

 « Vivre en harmonie ou en disharmonie avec l'univers, face à face avec l'infini, l'éternité ou le néant, qu'importe ! Mais en tous cas, loin des sots. » p. 57

 Peu à peu une amitié naît entre les deux hommes, Manole devenant le maître à penser du jeune homme, lui livrant des préceptes de vie, d’harmonie et finalement de bonheur. Fasciné, le jeune magistrat aimerait découvrir le secret d’éternelle jeunesse que semble détenir le boyart.

 Le vin de longue vie  est un récit plaisant, mais un peu long à se mettre en place.


Premières phrases :

 

 « La vigne de maître Manole Arcasch, plantée sur plus haute crête de la province de Cotnar, descendait dans la vallée jusqu’à la Fontaine aux Serfs : longue, rectangulaire, striée, ponctuée et bariolée de toutes les nuances du vert, comme un couvre-pied de Bessarabie. »

  

Le vin de longue vie, N. D. Cocea, traduit du roumain par Jean de Palacio, Editions Cambourakis, 2012, 124 p., 9 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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