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1199 résultats pour “vie parfaite

Broadway de FABCARO

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Rien ne va dans la vie d'Axel : il reçoit une enveloppe pour un dépistage du cancer du colon censé se faire à 50 ans alors qu'il n'en a que 46, il est convoqué parce que son fils a fait un dessin érotique de ses professeurs, sa fille vit sa première rupture amoureuse et en fait profiter toute la famille, sa femme s'évertue à organiser des vacances entre amis à Biarritz pour faire du paddle, et son voisin le talonne attendant une invitation pour l'apéro. Pris entre des obligations qui le dépassent, des codes de la société qui ne lui conviennent pas forcément, Axel oscille entre faiblesse et révolte.

"Rien ne ressemble jamais à ce qu'on avait espéré, rien ne se passe jamais comme on l'avait prévu, le résultat est toujours à des années-lumière de ce qu'on avait projeté, nous sommes tous dans une comédie musicale de spectacle de fin d'année, dans un Broadway un peu raté, un peu bancal, on se rêvait brillants, scintillants, emportés, et on se roule les uns sur les autres, et nos coudes dans nos bouches et nos cuisses entremêlées et nos diadèmes qui tombent sur nos yeux, et on s'extrait de son corps, on se regarde, impuissants et résignés, et on se dit C'est donc ça la réalité. Tout est foireux par essence mais on continue de se persuader qu'atteindre son but est la règle et non l'exception."

Ce que j'ai moins aimé :

Si le ton est drôle et enlevé on tourne rapidement en rond. Ce roman ressemble à un one man show avec des blagues assez drôles, et d'autres qui tombent bêtement à plat... Je préfère les BD de l'auteur  à ses romans, je trouve que l'humour y est plus efficace.

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur : Zaï Zaï Zaï Zaï ♥ ♥ ♥ (BD) ; Et si l'amour c'était aimer ♥ ♥ (BD) ; Moins qu'hier (plus que demain) ♥ ♥ (BD)

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

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Surtensions de Olivier NOREK

Publié le par Hélène

♥ ♥

Le destin de plusieurs personnages se croisent pour le meilleur et pour le pire : une jeune femme prête à tout pour sortir son frère de prison, un fonctionnaire pris en étau entre son travail et sa famille, un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, une équipe de kidnappeurs aux méthodes particulières... Au milieu de cette galerie hétéroclite de personnages, Victor Coste et son équipe enquêtent, tentant de relier les destins disparates entre eux.

Ce que j'ai aimé :

La peinture sociale est acérée, pointue, très travaillée qu'il s'agisse de la description de la vie carcérale ou des milieux interlopes.

Olivier Norek évite tout manichéisme : il ne place pas d'un côté les bons, de l'autre les méchants, chacun a ses failles, ses élans, ses motivations, (excepté peut-être pour un ou deux personnages qu'on ne peut excuser, dont le pédophile, définitivement monstrueux) (à ce sujet, attention à certaines scènes décrites, âmes sensibles, s'abstenir !)

Ce que j'ai moins aimé :

Il s'agit de la troisième enquête de Victor Coste, et afin de mieux comprendre les liens qui l'unissent à ses coéquipiers, je pense qu'il aurait été préférable de lire la série dans l'ordre, c'est à dire de commencer par Code 93 et Territoires

Olivier Norek est lieutenant à la police judiciaire de Seint Saint Denis, il connait bien ses sujets et propose ainsi une description très réaliste de son milieu. De fait, ce roman est très noir, violent et infiniment triste, vous voilà prévenus...

Bilan :

Un roman très intense !

 

Présentation de l'éditeur : Michel Lafon ; Pocket

Du même auteur : Surface ; Entre deux mondes

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

Prix Le Point du polar européen - 2016 ;

Grand Prix des lectrices ELLE, catégorie policier - 2017

 

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Elle a menti pour des ailes de Francesca SERRA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Garance Sollogoub est en seconde, fille d'une professeure de danse, elle s'efforce de mener une vie droite auprès de son amie de toujours, Souad. Elle est attirée par un garçon plus âgé et rêve de rejoindre son groupe d'amis. Cette opportunité se présente lors de la soirée d'Halloween. Mais cette jeune femme très belle attire les jalousies, d'autant plus qu'un concours Elite s'annonce prochainement. Quelques mois plus tard la jeune fille disparait mystérieusement et l'enquête révèle qu'elle était victime de harcèlement sur les réseaux sociaux.

Garance et ses amis vivent à l'heure des réseaux sociaux, ils vivent par ce biais, pour exister ils ont besoin de cette image que leur renvoie l'écran et les likes.

"Bah oui, ce sont les premiers-nés de l'ère Internet. Google leur a donné l'univers en images, Facebook leur a appris à se considérer eux-mêmes comme des images. et c'est des petits capitalistes, ils savent qu'ils ont un prix, ces images. Que ce qui fait leur valeur, c'est leur visibilité. les algorithmes remontent ce qui est le plus liké : plus on est haut sur la page, plus on est visible. Même les animaux en voie de disparition, il leur faut des likes, pour que leur cause soit soutenue. Même les arbres de la forêt amazonienne, si personne les like, on va tous mourir. Non mais, ces gosses, on les oblige à dealer, en profondeur, avec la peur de disparaitre, puis on ouvre grand la bouche pour dire que c'est une génération superficielle... On s'attendait à quoi ? A ce qu'il découvrent les confins de l'univers, les vaccins contre tout, les secrets de la cryonie ? d'ailleurs, c'est bien connu, on fait des enfants pour être immortels. Mais eux, ils s'en foutent, hein. de toute façon quand le monde explosera, ils partageront des vidéos de chats."

Cet espace est aussi un espace de ralliement, inattaquable, dans lequel les mécanismes du groupe fonctionnent de façon exponentielle.

L'auteure décrypte admirablement l'attitude de ces jeunes face à ces nouvelles technologies, son analyse se révèle très fine et travaillée, portée de surcroit par une intrigue prenante qui tient en haleine son lecteur.

Ce que j'ai mois aimé :

La dernière partie du livre, trop longue, avec des scènes délirantes comme Garance conversant avec une araignée dans un retour à la nature qui aurait peut-être pu être plus subtil et moins développé.

Bilan :

J'ai dévoré la première partie du roman, et lu en diagonale de nombreux passages de la deuxième partie...
 

Présentation de l'éditeur : Anne Carrière Editions

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

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Térébenthine de Carole FIVES

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Si j'avais su, j'aurais raté ma vie plus tôt."

Au début des années 2000, la narratrice s'inscrit aux Beaux-Arts pour trois années d'étude. Elle est alors surprise de constater que non seulement la peinture est considérée comme morte, remplacée par des "performances artistiques" souvent délirantes, mais que, de plus, les femmes ont peu de place en tant qu'artistes, la prépondérance étant donnée aux artistes masculins. La narratrice se joint alors à Luc et Lucie, deux peintres comme elle, et en marge des autres élèves, ils créent dans les sous-sols de l'école.

Ce roman propose une immersion dans les coulisses des Beaux Arts, des cours théoriques aux examens qui font la part belle aux créations provocatrices, comme celles à base d'excréments qui remportent l'adhésion du jury, puis il nous plonge dans la suite, l'après Beaux Arts, la réalité du monde du travail, si loin des illusions des élèves...

"Tu te mets à haïr ce pays où le mot "peintre" fait rire tout le monde, où l'on te demande avec un petit sourire : " Peintre ? en bâtiment ?" Où le mot "artiste" provoque immédiatement l'ironie, la suspicion, pour qui se prend-elle celle-là ? Il faudrait réussir tout de suite, il faudrait une carrière fulgurante, mais la lente maturation d'un travail artistique n'est pas au goût du jour. Ce sont les années 2000, celles des start-up, du marché de l'art. Ce ne sont pas les artistes qui réussissent mais les chefs d'entreprise, les petits malins, les cyniques."

Ce que j'ai moins aimé :

- L'emploi de la deuxième personne du singulier a eu tendance à me gêner.

- J'ai regretté un aspect presque documentaire, didactique, peut-être dû au fait que les personnages ne soient pas suffisamment incarnés.

Bilan :

Un roman instructif.

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur : Une femme au téléphone ♥ ♥ ♥ ♥ ; Quand nous serons heureux ♥ ♥ ♥; C'est dimanche et je n'y suis pour rien ♥ ♥ ♥ ♥ ; Ca nous apprendra à naître dans le nord ♥ ♥ ♥ ; Tenir jusqu'à l'aube ♥ ♥ ♥

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

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Là où chantent les écrevisses de Délia OWENS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Alors que tous les membres de sa famille l'abandonnent un à un, Kya grandit au cœur du marais, tirant sa puissance de son environnement, échappant aux services sociaux, elle se forge une place dans cet univers naturel. Son père fait quelques rares apparitions, mais elle ne peut compter que sur elle-même pour survivre. Elle échange peu à peu le fruit de sa pêche contre des vêtements et du carburant pour sa barque et la lampe à pétrole auprès du vieux Jumping et de sa femme Mabel, ne côtoyant pas les autres pour qui elle est une sauvageonne qu'ils surnomment "la fille des marais". Seul Tate, jeune homme passionné par la zoologie, semble prendre plaisir à sa compagnie. Plus tard, Chase réussira aussi à apprivoiser la jeune femme.

"Un marais n’est pas un marécage. Le marais, c’est un espace de lumière, où l’herbe pousse dans l’eau, et l’eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu’à la mer, et des échassiers s’en envolent avec une grâce inattendue – comme s’ils n’étaient pas faits pour rejoindre les airs – dans le vacarme d’un millier d’oies des neiges."

La jeune Kya s'adapte peu à peu à cette vie atypique, malgré les difficultés. Car bien sûr, les blessures sont là, l'abandon, la confiance que l'on offre avant d'être trahi, la violence des espèces, de l'espèce humaine, la cruauté des hommes... Mais face à ces défaites, se dresse la beauté du monde, la nature, la poésie, l'espoir, malgré tout, toujours.

"Regardons les choses en face, le plus souvent l'amour ne marche pas. Et pourtant, même quand tout rate, il vous relie aux autres et, au bout du compte, c'est tout ce qui reste, ces liens. Regarde-nous : toi et moi, nous nous avons l'un l'autre aujourd'hui, et pense un peu, si j'ai des enfants et que tu en as aussi, eh bien ce sera la début d'un nouveau réseau de liens. Et ainsi de suite."

Roman sur la différence, parcourus par des lueurs éblouissantes, ce roman est une petite pépite brute, pure, de celles qui palpitent longtemps au fond de nos cœurs !

 

Présentation de l'éditeur : Seuil

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

D'autres avis : découvert chez Eva

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Bruges-la-Morte de Georges RODENBACH

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Alors qu'il vient de perdre sa femme tendrement aimée, le narrateur se retire à Bruges, et y mène une vie pieuse, calme et retirée. Il garde les souvenirs de son épouse, dont une tresse blonde enfermée dans un coffret de cristal qu'il se plait à contempler. La ville semble s'associer à son chagrin inconsolable, mais elle lui offre aussi une rencontre inattendue : le narrateur croise une jeune inconnue ressemblant trait pour trait à son épouse défunte. Il fait alors la connaissance de Jane Scott et devient son amant, espérant retrouver le souvenir des jours heureux passés auprès de sa femme aimée.

Portée par un symbolisme prégnant et une écriture magnifique, cette œuvre atypique place la ville de Bruges au cœur de son intrigue. Ville état d'âme, reflet de la tristesse lancinante du narrateur, consolatrice quelque fois, elle s'épanouit dans une noirceur évanescente.

"Toute cité est un état d'âme, et d'y séjourner à peine, cet état d'âme se communique, se propage à nous en un fluide qui s'inocule et qu'on incorpore avec la nuance de l'air.

Et maintenant encore, malgré les angoisses du présent, sa peine quand même se délayait un peu, le soir, dans les longs canaux d'eau quiète, et il tâchait de redevenir à l'image et à la ressemblance de la ville."

L'édition originale de 1892 comprenait des similigravures issues de prises de vue de la ville de Bruges, il est dommage que cette édition ne les mentionne pas. Mais elle a toutefois le mérite de rendre cette œuvre trop méconnue accessible à tous avec son prix dérisoire (2 euros).

Perdez-vous dans les ruelles brumeuses de la ville aux mille canaux et laissez-vous envoûter par ses ombres issues du passé... 

 

Présentation de l'éditeur : Folio

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Publié dans Littérature Europe

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Les chars meurent aussi de Marie-Renée LAVOIE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Laurie trouve du réconfort auprès des siens : de son père, mécanicien, de sa mère, gérant le stationnement dans un hôpital depuis sa guérite et passionnée par la lecture, de son amie Sonia, mais aussi auprès de Cindy, une gamine qu'elle a prise sous son aile et pour qui elle invente des voyages imaginaires. Etudiante, elle accepte un poste d'assistante gérante dans un restaurant italien et décide d'acheter "un char" - comprenez une voiture.

Au-delà de des dialogues truculents, le ton sincère et simple de ce roman est profondément touchant. Laurie déborde d'humanité pour son prochain et ses hésitations, ses coups de cœur et coups de gueule sonnent profondément juste.

Morceaux choisis :

"Mets la droite en dessous, tu prends l'hostie avec.
- C'est ma plus sale, j'arrive pas à la décrasser.
- Là, le curé va dire quéque chose, me rappelle pus quoi...
- Le corps du Christ.
- C'est ça. Pis toé, tu réponds "Amen". That's it that's all.
- Ça veut dire quoi, "Amen" ?
- On s'en crisse.
- Ça veut dire "OK".
- Mais non, ça veut dire "merci".
- Merci pour quoi ?
- Pour t’avoir donner une hostie, calvaire.
- Qu'est-ce que ça fait si je prends la main gauche ?
- L'enfer direct, mon chum. "

"Ma mère s'est fait un chum, tu devrais voir ça.
Y est comment?
Y est con comme une palourde. Lette comme un cul. "

"-Mais y disent "avec expérience".

- Y précisent pas dans quoi.

- Mais c'est évident que c'est dans le service !

- C'est pas écrit. Peut-être qu'expérience de vie, ça peut faire.

- Mais y disent d'apporter un CV. aujourd’hui entre 13h et 15h.

- Oui.

- J'ai pas de CV.

- Pas grave. Tu feras une version orale aujourd'hui."

 

Présentation de l'éditeur : Editions XYZ

Du même auteur : La petite et le vieux  ♥ ♥ ♥ ♥ ; Autopsie d'une femme plate  ♥ 

Catégorie Roman où il y a de l'amour

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L'invitation à la valse et Intempéries de Rosamond LEHMANN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Little Compton, 1920. Olivia Curtis anglaise de 17 ans se réveille ravie au matin de son anniversaire, non seulement à la perspective de cette journée particulière, mais aussi parce qu'elle va assister prochainement à son premier bal chez Lady Spencer. Elle sait qu'elle sera supplantée par sa sœur ainée Kate, très courtisée, mais se réjouit néanmoins de cette première incursion dans le monde. Elle appréhende aussi les mois à venir puisque Kate prévoit de s'installer loin d'eux, à Paris.

Rosamund Lehmann n'épargne guère cette bourgeoisie anglaise errant entre oisiveté et superficialité. Le bal, tellement détaillé presque minute par minute, constitue une immersion totale dans cet univers oscillant entre solitude et paraitre. Les relations et discussions vides s'enchainent, mais quelquefois, au détour d'une conversation, une sincérité pure et troublante se fait sentir.

Le style rend admirablement les sensations et sentiments ressentis par les personnages, prouvant combien l'auteure est douée d'une faculté à comprendre et retranscrire les affres de l'adolescence bourgeoise, entre fébrilité et angoisse vague.

 

♥ ♥ ♥

Dix ans après L'Invitation à la valse Olivia a mûri, elle s'est mariée puis a divorcé et elle retrouve ici Rollo. Le riche fils de Lord Spencer a épousé la belle Nicole, mais la jeune femme s'avère asse décevante. Rollo et Olivia retrouve la complicité qui avait été la leur lors du bal.

Il est intéressant de lire les deux romans à la suite pour bien comprendre et observer les changements intervenus chez Olivia, et pour mieux appréhender la société de l'époque dans sa globalité. A l'adolescence pleine d'illusion, de cet espoir vague mais néanmoins troublant, succède les déconvenues mais aussi les choix plus assumés. La vie de la jeune femme sort des chemins battus, puisque non seulement elle n'a pas d'enfants, mais qu'elle est  surtout célibataire après un divorce, vivant avec sa cousine. Olivia travaille aux côtés d'une photographe, elle fait figure d'exception dans cet univers oisif. Elle s'échappe des carcans bourgeois pour créer sa propre voie, féministe avant l'heure avec les risques et les souffrances que cela implique, assumant ses désirs.

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

Bilan des deux tomes :

Je recommande cette peinture caustique de l'entre-deux-guerres !

Publié dans Littérature Europe

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Dans le murmure des feuilles qui dansent de Agnès LEDIG

Publié le par Hélène

Au préalable, j'aimerais vous prévenir qu'il ne s'agit pas là du genre de lecture que je choisis et apprécie habituellement. Mais je me suis laissée convaincre, et j'ai voulu tenter à nouveau malgré tout. A tort.

Le pitch : "Anaëlle, jeune femme en recherche d'informations pour l'écriture de son roman, engage un échange épistolaire avec Hervé, procureur de province. Celui-ci, vivotant dans une routine qui l'ennuie, s'y plonge avec délectation, au grand dam de sa greffière, rapidement agacée par cette insupportable correspondance.

Parallèlement, Thomas, menuisier passionné de nature, s'appuie sur la force des arbres et sa connaissance des sous-bois pour soutenir son petit frère, en proie à une longue hospitalisation.

C'est une petite maison qui sera à la croisée de leurs destins. "

J'ai été exaspérée par les images naïves "Vous êtes réellement une petite fleur de printemps au milieu d'une étendue morne et stérile."

"Celui qui mange sans sel depuis toujours n'a pas conscience de ce qu'une pincée peut apporter dans la révélation des saveurs. Voilà, vous êtes ma pincée de sel. Et je n'ai plus envie de manger fade."

Exaspérée par des phrases toutes faites dégoulinantes de clichés et de bonnes intentions :

"Il y aura toujours des drames injustes, et toujours des imbéciles qui ne comprennent rien à la vie, ni à pourquoi elle vaut la peine d'être vécue, simplement, sans se rajouter des problèmes parce qu'on n'en a pas assez, ou alors des pas assez graves."

"Oui, on peut me corrompre en m'offrant de bons chocolats ! je suis une faible femme."

Alors même si la fin densifie un peu le propos en offrant une bluette amoureuse inattendue, même si les destins son émouvants, même si l'histoire personnelle de l'auteure m'a attendrie, je ne suis toujours pas convaincue par ce type de littérature ! C'est décidé, je ne tente plus le "Feel Good" car l'effet souhaité n'est pas atteint avec moi, ça m'énerve et m'ennuie !!

 

Présentation de l'éditeur : Albin Michel

D'autres avis : je vois beaucoup d'avis positifs, donc j'imagine que, POUR QUI AIME CE TYPE DE ROMANS "Feel Good", il est recommandable.

 

Merci à l'éditeur.

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Mafioso de Ray CELESTIN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Il s'agit ici du troisième volet de la quadrilogie de Ray Célestin consacrée à  retracer l'histoire du jazz et de la mafia pendant cinquante ans au XXème siècle. "Selon un procédé inspiré de l'Oulipo, chacune des quatre parties présente une ville, une décennie, un morceau, une saison, un thème et des conditions météorologiques différentes." explique l'auteur. Il nous entraine cette fois-ci à New-York, en 1947. La mafia règne sur la ville, les familles s'affrontent, et au sein de la famille Luciano, une lutte souterraine s'engage entre Franck Costello et Vito Genovese. La chasse aux communistes s'organise, touchant cette fois-ci Hollywood.  

Tous les occupants d'un hôtel de Harlem sont massacrés et le fils de Michael Talbot est accusé du meurtre. Il fait appel à Ida Davis, ancienne détective de l'agence Pinkerton pour l'aider à sortir son fils Tom de prison. Parallèlement Gabriel Leveson, patron d'un club en vogue de Manhattan se retrouve lui aussi mêlé à cette affaire.

Ce que j'ai aimé :

L'auteur a su savamment entremêler faits historiques, personnages connus et personnages fictifs, les frontières sont troubles et accusent son talent. Les personnages sont toujours aussi bien campés, Ida, à un tournant de sa vie, Michael, vieillissant et désarmé face aux accusations qui touchent son fils. Gabriel, englué dans ses relations avec la mafia, et prêt à tout pour préserver sa nièce est, lui aussi, criant de vérité. L'auteur nous plonge dans un monde réaliste, enneigé et brumeux, dans lequel les frontières entre clans, entre vertus et vices, peuvent s'estomper facilement.

Ce que j'ai moins aimé :

- Des longueurs

- La présence de Louis Armstrong et du jazz est discrète par rapport aux autres tomes.

Bilan :

Un bon roman, assez sombre, mais j'ai préféré les tomes précédents Carnaval et Mascarade

 

Présentation de l'éditeur : Le cherche midi

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