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Les neuf dragons de Michael CONNELLY

Publié le par Hélène

                                              neuf-dragons-Michael-Connelly

 ♥ ♥

 Un roman efficace.

 

L’auteur :

 

Michael CONNELLY est un auteur américain mondialement connu pour son héros récurrent Harry Bosch. Ses romans les plus connus sont « Le poète », « Les égoûts de Los Angeles »,  « Créance de sang ».

 

L’histoire :

 

Suite à l’appel téléphonique signalant un meurtre dans le quartier chinois, Harry Bosch va plonger dans le monde trouble des triades chinoises. L’enquête commence mal : le principal suspect s’obstine à nier toute relation avec le meurtre et l’inspecteur Chu, co-équipier de Bosch détaché de l’Unité des Crimes Asiatiques, ne semble pas digne de confiance.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Les neuf dragons est un roman policier efficace. Michael Connelly connaît les ficelles de l’écriture et sait les manier avec brio.

 

-          Si tout démarre avec une enquête classique autour d’un meurtre, bien vite l’intrigue va prendre de l’épaisseur en incluant la fille de Bosch, vivant à Hong Kong avec sa mère, aux données de l’enquête. La tension monte d’un cran et entraîne notre héros sur le sol chinois, lancé alors dans une course contre la montre aux côtés du nouveau compagnon de son ex-femme…

 

-          Le suspens est savamment dosé, même si il aurait pu être encore mieux géré.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          La facilité avec laquelle Michael Connelly mène ses romans a tendance à les dépouiller d’humanité. L’action prévaut, au détriment de l’atmosphère, de la psychologie des personnages, bref il manque à ses derniers romans à mes yeux un petit supplément d’âme qui serait bienvenu…

 

Premières phrases :

 

« De l’autre côté de l’allée, Harry Bosch jeta un coup d’œil dans le box de son coéquipier et le regarda remettre droit ses piles de feuilles, ôter ses dossiers du milieu de son bureau et, pour finir, ranger dans un tiroir la tasse à café qu’il venait de rincer – son rituel quotidien. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Comme deux gouttes d’eau de Tana FRENCH

 

D’autres avis : chez Babélio.

  

Les neuf dragons, Michael Connelly, Traduit de l’anglais (EU) par Robert Pépin, Seuil Policiers, mai 2011, 404 p., 21.50 euros

 

 

jury babélio

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Le temps qui va, le temps qui vient de Hiromi KAWAKAMI

Publié le par Hélène

                                               temps-qui-va.jpg

 ♥ ♥ ♥

 « La vie, c’est toujours quelque chose de décousu. » (p.96)

 

 L’auteur :

 

Hiromi Kawakami est une écrivain japonaise. Kawakami Hiromi a su s’imposer dans le monde littéraire japonais par la tonalité très particulière de son style, à la fois simple et subtil, dont les thèmes privilégiés sont le charme de la métamorphose, l amour et la sexualité.

 

L’histoire :

 

Le vrai héros du dernier roman de Kawakami, c’est ce petit quartier commerçant de Tôkyô où elle a planté son décor : non qu’on nous le décrive en détail, mais c’est à travers la chaleureuse communauté de gens qui l’habitent qu’insensiblement il se déploie et prend corps. Ces voisins sont de tous âges et de toutes conditions : poissonnier, diseur de bonne aventure, enseignante, auxiliaire de vie, chômeuse, un cuisinier et sa patronne, un couple d’imprimeurs, employés de bureau et lycéens... Et chacun à son tour prend la parole dans un livre à la composition surprenante, à la fois très structurée et d’apparence aussi aléatoire que le hasard qui enchevêtre ces vies les unes aux autres. De chapitre en chapitre, chacun passe alternativement du statut de personnage principal à secondaire, et les fils de ces existences séparées peu à peu tissent des liens, entrent en résonance et finissent par se rejoindre et dessiner un motif qui ne deviendra lisible qu’à la fin du roman. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

La construction en chapitres mettant en scène différents personnages permet de rendre l’aspect décousu de la vie des personnages tout en chantant l’immuabilité du monde. Les hommes passent, mais le monde reste. Tous les personnages semblent indécis face à leur vie, aux choix qu’il faut nécessairement faire et peu réussissent finalement à se décider.

 

Le récit de Maki qui clôt le roman est lui teinté d’une lucidité lumineuse :

 

« J’avais vécu, je vivais, et cela suffisait à déterminer les choses à chaque instant. Loin d’être manifeste, le choix avait lieu d’invisible façon, mais le seul fait de connaître quelqu’un, de se croiser, le seul fait d’être là, de respirer, avait des répercussions. Il était impossible de ne pas être impliqué.

Je décidais, quelqu’un décidait, les femmes décidaient, les hommes décidaient, la ronde des causes et des effets qui entraînait la terre dans son mouvement décidait, voilà pourquoi j’étais là où j’étais. » (p. 250)

 

« Jusqu’à ce qu’un jour les hommes disparaissent de l’univers, moi, Heizô, Genji, nous vivons. Perpétués par ceux qui vivent aujourd’hui ici, dans cette ville, dans ce quartier, au fin fond de la mémoire. Et ainsi de suite, de mémoire en mémoire. (…) Vivre était une chose passionnante. Après la mort, comme plus rien de nouveau ni d’intéressant ne se produit, c’est un peu fade. Mais je n’ai pas vécu pour rien. » (p. 277)

 

Nul besoin de chercher un sens, la vie est là, comme le souligne l’auteur dans ce magnifique texte écrit pour le magazine Télérama après le tsunami :

 

« Je ne suis qu'une chose insignifiante. Triste constatation peut-être. Mais c'est justement ce qui rend ma vie précieuse. Minus habens, certes, mais un rassemblement de cent vingt millions de fétus forme le Japon. Jetés à terre par les typhons, écrasés par les séismes, voilà mille ans, deux mille ans que nous vivons. Tant que la vie est là, on peut connaître des instants lumineux sans nombre. La beauté du crépuscule. La magie des pétales des cerisiers que le vent emporte. La valeur inestimable des proches que l'on éprouve soudain, pour un rien. Le plaisir du soleil couchant en compagnie d'amis. L'évocation des plaisirs de la journée qui s'achève dans le moment qui précède le sommeil. »

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Je n’ai pas toujours réussi à comprendre qui était qui car les personnages sont nombreux, pris sur le vif à différents moments de leur vie et le lien qui les relie est souvent subtil…

 

Premières phrases :

 

« Dans la boutique de Uoharu, sur un pan de mur non loin de l’entrée, il y a une photo accrochée avec des punaises.

On y voit deux hommes, deux Occidentaux. En complet sombre, debout, les coudes appuyés sur une table ronde qui leur arrive à hauteur de poitrine. L’un est étiré en longueur comme un fil, l’autre, petit et râblé. Ils ne se dévisagent pas, ils ne fixent pas non plus l’objectif de l’appareil, ils regardent vaguement au loin. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Les années douces de Hiromi KAWAKAMI

 Autre :

 

Le temps qui va, le temps qui vient, Hiromi Kawakami, Roman traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu, Picquier, mars 2011, 277 p., 19 euros

 

Je vous invite à découvrir l'intégralité du texte de Télérama : Japon : les heures d'après, par Hiromi Kawakami, romancière

 

« La vie est l'instabilité même. Cette philosophie de l'impermanence sous-tend le comportement de ceux qui s'entraident en silence. Oui, la vie est synonyme d'impermanence, oui, l'homme est éphémère, oui, chacun est seul quand il naît, seul quand il meurt, c'est justement pour cela qu'il faut s'entraider pour être sauvé. » (Interview Télérama)

   

challenge-In-the-mood-for-Japan

 

 Je remercie Isabelle LACROZE des Editions Picquier pour cette belle découverte.

Publié dans Littérature Asie

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Le bleu est une couleur chaude de Julie MAROH

Publié le par Hélène

bleu-est-une-couleur-chaude.jpg

 

♥ ♥

 Sélection officielle Festival d’Angoulême 2011

 

« Par-delà notre mort, l’amour que nous avons éveillé continue d’accomplir son chemin. » (p. 155)

 

L’auteur :

Julie Maroh est une dessinatrice et scénariste de bandes dessinées. Elle a créé un blog dans lequel elle nous fait partager son travail : Les cœurs exacerbés.

L’histoire :

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et lui permettra d’affronter le regard des autres. (Quatrième de couverture)

Ce que j’ai aimé :

-          Le thème de l’homosexualité féminine est ici abordé avec beaucoup de finesse, les sentiments de Clémentine évoluant subtilement au fil du récit, du rejet à l’acceptation.


-           La primeure est donnée au sentiment, sentiment qui s’étend au-delà du sexe de l’être aimé :

 « - Veuillez excuser mon mari, vous savez qu’il a du mal à comprendre votre place dans la vie de notre fille. (…)

_ Vous n’avez qu’à lui dire que si j’avais été un garçon, Clèm serait tombée amoureuse de moi quand même. » (p. 14)

-          Julie Maroh nous montre intelligemment le chemin pour être de bons parents et des êtres complets :

 « Ma mère a commencé à comprendre. C’est elle qui est venue vers moi pour m’en parler. Jamais je n’aurais osé faire le premier pas. Elle ne m’a pas poussée dans une direction ou une autre. Elle voulait simplement que je sois heureuse et que je m’accepte en tant que personne. Et c’est peu à peu que j’ai compris que nos façons d’aimer étaient multiples. On ne choisit pas de qui on va tomber amoureux, et notre conception du bonheur s’impose à nous-même selon notre vécu. » (p. 77)

-          - Le travail sur la couleur : les souvenirs de Clémentine sont dessinés dans un camaïeu de gris et l'une des seules touches de couleur est la chevelure bleue d’Emma, seul éclat de couleur pour Clémentine dans un monde gris opacifié par ses questionnements sur son identité sexuelle.

  bleu est une couleur chaude emma-copie-2

Ce que j’ai moins aimé :

  

-         La fin tragique par laquelle le récit débute d’ailleurs, ôtant au lecteur d’emblée tout espoir.


-          La seule période a priori heureuse est occultée par une ellipse temporelle de 13 ans.

  

Le bleu est une couleur chaude, Julie Maroh, Glénat, 2010, 156 p.

D’autres avis chez Antigone, Théoma, Tamara, Choco

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Point Challenge Rire et Humour-avril 2011

Publié le par Hélène

rire copie 

Caroline (Delivres et d'eau fraiche) : Tokyo Sanpo de Florent CHAVOUET (BD) 

                                                                                                                      Les pieds dans l'eau de Benoît DUTEURTRE

  Sophie (Sophielit) :

 

Schlabaya (Scriptural)  :

 

Alex (Mots à mots) : L'oeil du singe de Hugo BUAN

                                                                Le voyage des pères : Simon de David RATTE

                                                               L'élégance du maigrichon - Pascal FIORETTO

 

Cathulu :  Journal d'un garçon de Colas GUTMAN                                                                                                                                                            

                                       Le koala tueur de Kenneth COOK


 

  Kathel (Lettres exprès) :  L'oiseau canadèche de Jim DODGE

                                                                                        Trois hommes deux chiens et une langouste de Iain LEVISON

                                                                                           L'atelier d'écriture de David LODGE 

 

Yves (Lyvres) :  Le pari des guetteurs de plumes africaines de Nicholas DRAYSON

                                         Le mécano du vendredi de FELLAG et Jacques FERRANDEZ  

                                                      Du pur amour et du saut à l'élastique de Frédéric PAGES

 

Mango (Liratouva) : L'oiseau canadèche de Jim DODGE  

 

  Eclat de rire :

 

 

Keisha : Double bonheur de Stéphane FIERE

                               L'autre fin du monde de Ibn Al Rabin

                      La rivière de sang de Jim TENUTO   (Policier)

                               Le aye aye et moi de Gérald DURRELL

                               Les nouveaux nouveaux mystères de Paris de Cécile VARGAFTIG



Mort de rire :

 

Hélène (Lecturissime) : Ma famille et autres animaux de Gérald DURRELL

                                            La vierge froide et autres racontars de Jorn RIEL

                                            La maison de mes pères de Jorn RIEL

                                                           Manabéshima de Florent CHAVOUET (BD)

                                                          Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 de BLAIN et LANZAC (BD) 

                                                          Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON

                                                          Le koala tueur de Kenneth COOK

 

Catherine (La culture se partage) : Allumer le chat de Barbara CONSTANTINE

                                                                                   Alerte sur Fangataufa de GELUCK et DEVIG  (BD)

                                                                                      J'aime les sushis de AYUMI KOMURA (BD)                                                                                                                                     La cote 400, de Sophie Divry (roman français)

                                                                                   Burquette (tome 2) de Francis Deharnais (BD québécoise)

                                                                                   Les tableaux de Marcel, d'Anthony Browne (album illustré)

                                                                                   Le fils d'Hitler, de Pieter de Poortere (BD belge)

                                                                                   Il était une fois... peut-être pas, d'Akli Tadjer (roman français)

 

 
   

Quelques suggestions :  

 

  Un tout petit monde de David LODGE  

Thérapie  de David LODGE  

Nouvelles de Roald DAHL dont "L'inspecteur se met à table"

 

 L'oiseau canadèche de Jim DODGE

 

Gagner la guerre de Jean-Philippe JAWORSKI

 

Le faiseur d'histoire de Stephen FRY

 

La forêt ivre de Gérald DURRELL

 

Parti tôt pris mon chien de Kate ATKINSON

 

 

De belles découvertes grâce aux participants

que je remercie vivement.


Rejoignez-nous...

Publié dans Tags - challenges...

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Le koala tueur de Kenneth COOK

Publié le par Hélène

                          

♥ ♥ ♥ ♥

Un court recueil à ne surtout pas manquer…

 

L’auteur :

 

Kenneth Cook (1927-1987) est un journaliste, réalisateur, scénariste et écrivain australien. Né à Lakemba, en Nouvelle-Galles du Sud, il étudia à Fort Street High School. Il a fondé un nouveau parti politique ainsi que la première ferme de papillon en Australie. Il est mort d'une crise cardiaque.

 

L’histoire :

 

Quinze histoires, quinze rencontres improbables et pourtant basées sur des faits réels, avec la faune « humaine et animale » du cœur sauvage de l’Australie. Autodérision, loufoquerie, humour : l’autre face de ce grand conteur qu’est Kenneth Cook. Ces quinze courts récits publiés à l’origine dans des journaux et magazines furent réunis pour former un recueil qui devait être, en Australie, l’un des plus gros succès de librairie de l’auteur de Cinq matins de trop, mais dans une veine bien différente de la noirceur et des vertiges existentiels de son premier roman. Si l’on croise dans le Koala tueur plusieurs figures remarquables d’aventuriers du bush australien (mineurs d’opales, montreurs de serpents, trafiquants de pépites d’or…), souvent excentriques, roublards, téméraires, le ton qui domine ici est léger et franchement drôle. La plupart de ces histoires mettent aux prises le narrateur, un écrivain-journaliste « naïf » et trouillard, peu belliqueux et plutôt porté sur la bonne chère, avec la vie sauvage et ses frissons inattendus. Leur ressort est souvent analogue, mais il produit chaque fois son effet comique : entraîné bien malgré lui dans l’aventure, le narrateur échappe de peu à une mort tragi-comique sous les crocs ou les griffes de diverses bébêtes plus ou moins avenantes : requins, alligators, serpents, sangliers, ou même chats sauvages et koalas… (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-       -   La faune présente dans  ce livre pépite est dense : on y rencontre beaucoup de serpents, un koala tenace, une éléphante ballonnée,  des chameaux arnaqueurs, des crocodiles violeurs… Mais les hommes peuvent être tout aussi surprenants comme cet Ivan capable de boire cent cannettes de bière en moins de quatre heures, ou tous ceux qui ont entraîné notre « héros » dans des situations rocambolesques sans toutefois en ressentir un quelconque remords… Pour eux la folie semble faire partie du quotidien…

 

-         -  Les  scènes sont hilarantes :

 

« Sept hommes se débattant et hurlant d’effroi, un chien débile avec un serpent mortel dans la gueule, un barman surexcité avec une réserve illimitée de munitions. La situation était loin d’être brillante.

Puis la vieille dame entra. »  Et cette vieille dame va débloquer la situation en deux trois secondes devant les sept hommes hystériques…

 

-          - Et surtout le narrateur est un homme touchant : un homme avec beaucoup d’embonpoint, aimant boire, le cœur sur la main, ne sachant pas dire non à une immersion dans le bush, un brin peureux (à juste titre me direz-vous au vu des aventures contées ici), bref un homme terriblement humain qui nous ressemble fortement…

 

« J’ai une importante règle de vie qui m’a sauvé la peau un grand nombre de fois : je n’accepte jamais de défi. Il arrive hélas que ce principe louable se dissolve dans le rhum, surtout à dix heures du matin. » (p. 187) Conclusion de cette aventure : « J’ai appris ma leçon, en tout cas, et je compte bien transmettre à mes petits-enfants la seule sagesse que j’aie retenue : il ne faut jamais, sous aucun prétexte, boire du rhum, le matin, dans un pub d’Airlie avec un mec qui s’appelle Bill. » (p. 200)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien, je suis définitivement devenue accroc…

 

Premières phrases :

 

« - Y a deux choses qui font pas bon ménage, proféra Blackie d’un ton pédant : l’alcool et les serpents.

L’idée de mélanger les deux ne m’avaient jamais traversé l’esprit, mais j’acquiesçai gravement. Acquiescer gravement est l’une des rares réactions possibles quand on parle avec des montreurs de serpents, car tout dialogue est exclu : ils vous racontent des histoires de serpents, un point c’est tout. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La vengeance du wombat

Autre : Ma famille et autres animaux de Gérald DURRELL

 

D’autres avis :

 

Blogs : CLarabel, Kathel, Keisha, Cathulu, Dominique, Yv, Choco, Cathe

Presse : Télérama

 

Le koala tueur et autres histoires du bush, Kenneth Cook, Traduit de l’anglais (Australie) par Mireille Vignol, Autrement, 2009, 155 p., 15 euros

POCHE : Le koala tueur et autres histoires du bush, Kenneth Cook, Traduit de l’anglais (Australie) et postfacé par Mireille Vignol, Le livre de poche, janvier 2011, 6 euros

 

rire copie  

Publié dans Littérature Océanie

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La mort indienne de Karin FOSSUM

Publié le par Hélène

mort-indienne.jpg

♥ ♥

 Un bon roman policier sans grandes surprises.

   

L’auteur :

 

karin-fossum.jpgKarin Fossum est née une écrivaine norvégienne. Elle a fait ses débuts littéraires dans la poésie. En 1995, elle se lance dans le roman policier et devient une référence dans le genre. Dans son pays, on la surnomme « La Reine du Crime » ; ses romans remportent toujours un vif succès et lui valent de nombreuses récompenses.

 

L’histoire :

 

Gunder Jomann, célibataire endurci, est fasciné par la photographie d’une femme indienne qu’il se plaît à contempler en secret. Il décide donc de partir en Inde pour y chercher une épouse. Sa volonté a gain de cause et il se marie sur place, puis revient en Norvège seul, sa jeune épouse devant le rejoindre quelques temps plus tard.

Seulement, le jour même de l’arrivée de la jeune femme, un imprévu empêche Gunder de se rendre à l’aéroport et celle-ci disparaît.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          La mort indienne est un roman policier classique, bien mené. Le suspens tient en haleine le lecteur, les informations sont savamment distillées, les rebondissements tombent au bon moment, bref, l’ensemble fonctionne plutôt bien.

 

-          Les personnages sont suffisamment profonds pour que le lecteur les apprécie et s’y intéresse. Le héros Gunder est un homme droit et cohérent.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Ce fut une lecture agréable mais pas renversante. Une lecture fluide mais pas marquante… Un peu trop lisse à mon goût...

 

Premières phrases :

 

« Le calme est déchiré par des aboiements. La mère lève les yeux de l’évier et observe ce qui se passe à  l’extérieur. Le chien pousse des jappements qui montent des profondeurs de sa gorge. Tout son corps noir et musculeux vibre d’enthousiasme. »

  

Vous aimerez aussi :

 

La rivière noire de Arnaldur INDRIDASON

 

D’autres avis : Yves, Lystig, Canel

  

La mort indienne, Karin Fossum, Traduit du norvégien par Alex Fouillet, JC Lattès, avril 2007, 300 p., 20.50 euros

POCHE : La mort indienne, Karin Fossum, traduit du norvégien par Alex Fouillet, J'ai Lu, juin 2009, 347 p., 6.70 euros

 

challenge voisins voisines

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Petit traité de philosophie naturelle de Kathleen DEAN MOORE

Publié le par Hélène

                        

♥ ♥ ♥ ♥

"Parfois le monde naturel vous fait un don si précieux, si merveilleux, qu'il ne vous reste plus qu'à demeurer là, en larmes." (p. 169)

 

L’auteur :

 

Kathleen Dean Moore est écrivain, philosophe et naturaliste. Elle a passé son enfance dans l’Ohio et enseigne aujourd’hui la philosophie à l’Université de l’Oregon. Elle est notamment l’auteur de deux autres livres non traduits en français : Riverwalking (1996) et The Pine Island Paradox (2004), unanimement salués par la critique et le public américain.

 

L’histoire :

 

Parcourant l’Ouest américain, des côtes sauvages de l’Oregon aux rivages de l’Alaska, les textes de ce recueil s’appuient sur l’observation de phénomènes naturels pour interroger les notions de distance et de séparation, la capacité de chacun à trouver sa place au sein de la nature et parmi ses proches.     Chacun de ces brefs et percutants récits est l’occasion d’aborder avec simplicité des sujets graves. Pourquoi et comment accepter la mort ou la souffrance, l’éloignement de ceux qu’on aime, le temps qui passe et nous fait oublier ? À quoi, en somme, se rattacher et quelle est l’essence même de notre existence ? Autant de questions auxquelles ce livre apporte des réponses. (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          J’ai tout aimé dans le récit de cette femme qui chante une hymne à la nature, cherchant l’accord parfait, hurlant avec les loups en pleine forêt, pêchant des huîtres avec son fils… Je ne saurais mettre des mots face à une telle densité de talent, aussi, pour une fois, vais-je laisser parler l’auteur :

 

« Nous comprenons, trop tard, que nous n’avons jamais appris à nos étudiants ce que les canards savent sans savoir. Que, comme le disait Dostoïevski, « il nous faut aimer la vie plutôt que le sens de la vie. » Il nous faut aimer la vie par-dessus tout, et de cet amour naîtra peut-être un sens. (…)

Que nous disent-ils, ces instants semblables à un prisme braqué sur l’existence, sue disent ce marais, cette humidité, ce vacarme écumant, cet assaut de volonté parmi les saules, cette scène criarde, ces couleurs, ces plumages, ces efforts, ce bruit, cette complexité, tout ce qui ne laisse ni note ni explication ?

Rien, me semble-t-il, si ce n’est qu’il faut continuer.

C’est la  leçon du marais. La vie concentre toutes ses puissances sur un seul but : continuer à exister. Un marais au crépuscule, c’est la vie qui exprime son amour de la vie. Rien de plus. Mais rien de moins, et nous serions stupides de nous dire que c’est là une leçon sans importance.» (p. 20)

 

« Donnez des racines à vos enfants, laissez-les avoir des ailes » : « Un enracinement qui tienne au fait de percevoir, de se soucier, de se remémorer, d’étreindre, de prendre plaisir à l’immensité de l’horizon, de trouver un réconfort dans l’odeur familière de la pluie. » (p. 29)

 

« Je veux qu’ils [mes enfants] évoluent dans un monde rationnel, dont l’ordonnancement est pour eux source de plaisir. Mais pour autant dans un monde improbable, aux sons barbares et aux couleurs flamboyantes, où ils auront toujours une chance de tomber sur quelque chose de rare et de splendide, quelque chose qui n’est pas dans les livres. » (p. 48)

 

« Le vie éternelle, si elle existe, ne consiste pas à prolonger indéfiniment la durée de notre existence, mais sa profondeur. (…) Je veux aller le plus loin possible dans l’instant, le plonger dans une somme confuse de détails, le brandir dans l’air humide parcouru de cris. » (p.69)

 

« Ce qu’ils veulent pour leurs enfants, c’est le saumon et le cèdre jaune, la Rivière, la Crique, et une petite ville dont les maisons de bois se dressent sur pilotis au-dessus des grands bancs de poissons. Un foyer, c’est un lieu qu’on connaît par cœur parce que, comme me l’a expliqué un adolescent, quand on ouvre la porte, « il y a une rangée de bottes et d’imperméables, une pile de bois pour la cheminée, et le petit frère qui vous guette pour vous sauter dessus. » Un lieu où les ours retournent les rochers sur la plage pour manger crabes et cottidés. Où les jardins poussent dans des caisses de lait calées au-dessus de la marée – des jonquilles, des fleurs d’ail, de la rhubarbe pour les tourtes. Où les voix des femmes hèlent les enfants de l’autre côté du dock, où le vent salé porte le rire des hommes. Où les gens gagnent leur vie sans ramasser le gros lot. Un lieu où l’on est richissime quand on a de quoi vivre. » (p. 159)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- RIEN, sauf que je suis tellement fan que je me demande pourquoi les deux autres livres de l’auteure n’ont pas encore été traduits en France… Il faut absolument qu’Oliver se réveille !!!

 

Premières phrases :

 

« Dans l’océan vert aux reflets chatoyants qui borde la côte de l’Oregon, de grandes algues se tendent vers la rive à chaque marée montante et retournent vers la haute mer en tourbillonnant dès que l’eau redescend. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Une année à la campagne de Sue HUBBELL

 

Petit traité de philosophie naturelle, Holdfast, Kathleen Dean Moore, Traduit de l’américain par Camille Fort-Cantoni, Gallmeister, Nature writing, 2006, 185 p., 18 euros

 

challenge nature writing

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Les éclaireurs de Antoine BELLO

Publié le par Hélène

                                                   Eclaireurs_Bello.jpg

♥ ♥

Prix France Culture Télérama 2009

 

L’auteur :

 

Antoine Bello est un écrivain et entrepreneur français. Arrière-petit neveu de Marcel Aymé, Antoine Bello publie son premier livre, un recueil de nouvelles intitulé Les Funambules, en 1996.

 

L’histoire :

 

C'est l'histoire de Sliv, agent spécial du CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui veut comprendre pour quoi et pour qui il travaille. C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, qui tente d'influer sur l'histoire des hommes, et dont l'existence est brutalement remise en cause un certain 11 septembre 2001. C'est l'histoire de Youssef, tiraillé entre sa foi et son amitié ; de Maga, jeune femme moderne que son mariage précipite dans une famille d'intégristes ; de Lena, dont la rivalité professionnelle avec Sliv cache peut-être des sentiments d'une autre nature. C'est l'histoire d'une grande nation, l'Amérique, qui trahit ses valeurs quand le monde a le plus besoin d'elle. C'est, d'une certaine façon, l'histoire du siècle qui vient. (source : éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-       -    Le concept même des falsificateurs apporte des problématiques d’actualité sur la manipulation des informations, le pouvoir de la fiction, des problématiques traitées ici avec intelligence et subtilité.

 

-          - L’écriture alerte d’Antoine Bello nous emporte allègrement dans son roman.

 

-          - Le personnage de Silv est suffisamment bien brossé pour que chaque lecteur puisse se reconnaître dans cet homme qui cherche à donner un sens à sa vie.

 

-          - Un résumé détaillé des Falsificateurs en début de roman nous permet de nous situer dans le roman.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          L’aspect historique du roman ne m’a pas passionné : il revient sur le 11 septembre, sur la guerre en Irak, bref des évènements mille fois ressassés jusqu’à la lassitude…

 

-          Je pense qu’il serait plus pertinent de commencer par la lecture des falsificateurs pour bien saisir la personnalité de chaque personnage et le fonctionnement précis du CFR.

 

Premières phrases :

 

« Comme chaque fois que je poussais la lourde porte vitrée du cabinet Baldur, Furuset et Thorberg, je méditais brièvement sur le tour qu’avait failli prendre ma vie dix ans plus tôt, ce jour où j’avais répondu à une annonce pour un poste de chef de projet en études environnementales. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Les falsificateurs

 

D'autres avis : Keisha, Dasola,  Magazine littéraire , Télérama 

 

Les éclaireurs, Antoine Bello, Gallimard,février 2009, 477 p., 21 euros

POCHE : Les éclaireurs, Antoine Bello, Folio, septembre 2010, 488 p.,6.80 euros

 

Je remercie Lise Chasteloux pour cette immersion dans un monde falsifié...

 

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Point 2

Publié le par Hélène

Le nouveau livre de poche arrive aujourd'hui :

 

Pitch :

La révolution du livre. from Marcel on Vimeo.

 

Les avantages :

 

- Avant j'avais un sac à main énorme pas très glamour.

 

Maintenant, grâce au mini-format de Point Deux (8cm sur 12cm) je vais pouvoir m'acheter celui-ci :

 

sac-cheville-copie-1.jpg

 

- Avant mes bagages ressemblaient à ça :

 

valises.jpg

 

Et à cause du poids des livres contenus dans lesdits bagages, mon avion devait prévoir ceci :

 

avion-avec-trop-valises.jpg

 

Maintenant, je vais pouvoir tout mettre dans les valises de ma fille et je n'aurai plus rien à porter...

 

fille-valise.jpg

 

- Ma maison avant ressemblait à ça :

 

bibliotheque.jpg

 

Maintenant comme Points Deux est "le plus petit livre qui soit pour vos étagères" je vais pouvoir installer un lit dans ma chambre...

 

Les inconvénients :

 

- Je pense que tant que je ressemble à ça, tout va bien :

 

jolie-ffille.jpg

 

(QUOI???)

...mais quand je serai plus proche de la charmante dame qui suit, la police (8 d'après Amanda qui a fait une étude poussée de l'objet)  et les interlignes serrés risquent de me gêner...

vieille-dame.jpg

- Avant mes finances me permettaient d'avoir une PAL comme celle de Richard :

Pile-de-livres-de-richard.jpg

Maintenant, comme chaque poche Point 2 coûte 13 euros ma PAL va se rapprocher de ça :

pile-de-livres-80x43.jpg

- Avant j'avais un choix infini de titres à disposition.

Maintenant voici le choix qui s'offre à moi :

A paraître le 14 avril : 

Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer
Tout est sous contrôle de Hugh Laurie
Ce cher Dexter de Jeff Lindsay
La Route de Cormac McCarthy
Chronique de la haine ordinaire de Pierre Desproges
Le Poète de Michael Connelly
Des Vents Contraires d'Olivier Adam
La Cinquième Femme de Henning Mankell
Le Sens du Bonheur de Krishnamurti

 

Conclusion :

 

Je pense que c'est un objet que je ne  vais pratiquer qu'occasionnellement...

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Ténèbres à midi de Théo ANANISSOH

Publié le par Hélène

                                            tenebres a midi m

♥ ♥ ♥

"Le probléme, c'est qu'ils ont peur de mourir." (p.61)

 

L’auteur :

 

théo ananissoh

 

Théo Ananissoh est un écrivain togolais. Ténèbres à midi est son troisième roman.

 

L’histoire :

 

Pour Théo, le narrateur, il s'agit d'un retour utile : mettre dans un livre les lieux et les paysages de son enfance. Une amie l'accueille, le guide, le présente aux uns et aux autres ; en particulier à Eric Bamezon, conseiller à la présidence de la République. Celui-ci le convie un soir à dîner. On s'attend à une rencontre avec un homme satisfait de sa vie et heureux de sa réussite ; on découvre, à mesure qu'avance la nuit, un être pris dans un piège aux motifs obscurs...

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Ténèbres du midi nous offre une vision directe du pays, avec une lucidité rare. Le narrateur n’épargne à aucun moment sa nation, pointant ses aberrations au travers le portrait émouvant d’Eric, conseiller à la présidence errant dans sa ville comme dans sa vie, condamné malgré lui.

 

« Il n'y a pas de politique, encore moins de pouvoir politique dans le lieu dont il est question dans Ténèbres à Midi. Pour qu'il y ait politique, il faut qu'il y ait des lois entre les hommes. Les gens, là, ne se sont pas encore hissés à un tel niveau éthique et esthétique. Le propos du roman est donc l'état d'avilissement, de sordidité, induits par une telle situation. Ne nous fâchons pas ; je parle de moi et des miens. Que ceux qui sont heureux d'avoir le pays qu'ils ont, passent leur chemin. » (Africultures, entretien de Boniface Mongo-Mboussa avec Théo Ananissoh)

 

-          L’écriture est juste et plante page après page un décor mouvant, une atmosphère particulière de celle que l’on ressent lors de voyages éclairs qui permettent une acuité d’observation que ne permettent pas de plus longs séjours, happés rapidement par le pays.

 

- Ténèbres à midi cherche à tirer un signal d'alarme :

 

"Mon pays, depuis une bonne quarantaine d’années, est un lieu sans intelligence et sans aucune vertu. Je voudrais en faire le portrait pour ceux qui viendront après nous. En ce sens, oui, c’est un hommage à ce qu’il deviendra un jour quand l’esprit y prévaudra."

 

"La dignité ne réside pas dans l’aveuglement sur son propre état, mais dans la conscience qu’on a de soi." (Afrik.com, interview par Birgit Pape-Thoma)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien.

Premières phrases :

 

« Nadine est française ; elle a trente-sept ans. Ses longs cheveux et ses sourcils noirs lui donnent l’air d’une Orientale. Elle est née et a grandi ici. Sa famille possède des commerces et des exploitations agricoles. Sa mère a perdu la vie dans un accident d’avion il y a un an, et son père a décidé de se retirer des affaires au profit du frère aîné de Nadine. »

 

Vous aimerez aussi :

 

L’iguifou, Nouvelles rwandaises de Scholastique MUKASONGA

 

D’autres avis : Hervé 

 

Ténèbres à midi, Théo ANANISSOH, Gallimard, Continents noirs, 2010, 138 p., 13.90 euros

 

Je remercie Frédérique Romain des Editions Gallimard

 

defi Afrika Choupynette

Publié dans Littérature Afrique

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