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Le tigre blanc de Aravind ADIGA

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 Attention : chef d’œuvre !

 

L’auteur :

 

Aravind Adiga est un journaliste et écrivain indien. Le tigre blanc est son premier roman, il a obtenu le Man Booker Prize en 2008.

 

L’histoire :

 

Sous la forme d’une lettre à Wen Jiabao, Premier Ministre de la Chine en visite officielle en Inde à Bangalore, un homme recherché par la police déroule son histoire à la première personne du singulier.
Le tigre blanc c’est lui, Balram Halwai, l’enfant le plus intelligent du village mais d’une extraction si misérable qu’il n’a pu terminer ses études secondaires. Employé dans une de ces innombrables petites échoppes de thé qui essaiment le long des routes du pays, il doit son salut à l’un de ces nouveaux riches qui lui propose de devenir son chauffeur à Delhi.
Et tandis qu’il conduit son maître d’un centre commercial clinquant à un autre, d’un « call center » à un autre, Balram se rend compte des nouvelles immenses richesses et multiples opportunités qui l’entourent et lui rappellent qu’il ne pourra jamais faire partie de cette Inde prospère et rutilante du 21ème siècle, à moins de ... commettre un crime innommable.(Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         J’ai découvert ce roman par l’intermédiaire d’un article de Courrier International qui pointait les romans capables de nous révéler plus sûrement qu’un documentaire la réalité d’un pays.(http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/11/ces-romans-qui-en-disent-long-sur-la-marche-du-monde) (Article relayé par Zarline, merci à elle) Coïncidence, ce même jour, une collègue s’est précipitée à mon bureau pour me dire qu’elle venait de lire un livre sensationnel, livre qui n’était autre que celui-ci et qu’en plus, elle pouvait me prêter… Je pense donc tout à fait rationnellement qu’il me fallait lire ce roman. Je ne me suis pas trompée, car j’ai découvert un véritable chef d’œuvre

 

-         Une scène donne le ton de ce roman qui nous éclaire sur l’Inde  de façon si lucide et cruelle : un pauvre est refoulé aux portes du centre commercial car il porte des sandales et non pas des chaussures. Il s’indigne alors : «  Quoi ! Je ne suis pas un être humain, moi aussi ? » Les autres chauffeurs, pauvres eux aussi l’observent de loin : « Ce type a des couilles, commenta un des  chauffeurs. Si nous étions tous comme ça, c’est nous qui dirigerions le pays et eux qui nous cireraient les bottes. » (p.152)

 

-         Le tigre blanc décrit le quotidien de ces indiens asservis dans « la cage à poules », soumis aux riches et condamnés à rester assujettis à leur pauvreté. Ils ne peuvent pas fuir car dans ce cas les représailles envers les membres de leur famille seraient tellement atroces que « pour cela, il ne faut pas être une personne normale, mais un monstre, un dénaturé. » (p. 179) Leur avenir est tout aussi vain :

 

 « J’étais comme un âne. Tout ce que je pourrais faire, si j’avais des enfants, serait de leur apprendre à devenir des ânes comme moi, et à trimballer les gravats des riches. » (p. 194)

 

Et pourtant, celui qui se fait appeler « le tigre blanc » va tenter l’impossible…

 

-         Le récit est rétrospectif, sous forme épistolaire, sa construction est impeccable, pas à pas, le narrateur nous achemine vers sa conclusion, plus efficace que le meilleur des avocats, il nous explique ce qui l’a amené à commettre l’innommable.

 

« Une révolution indienne ?

Non, monsieur. Cela n’arrivera pas. Les habitants de ce pays attendent toujours que la guerre de libération vienne d’ailleurs : de la jungle, des montagnes, de Chine, du Pakistan. Cela n’arrivera pas. Chaque homme doit accomplir son propre pèlerinage de libération.

Le livre de ta révolution est dans tes tripes, jeune Indien. Chie-le, et lis. » (p.300)

 

- Un véritable chef d'oeuvre qui nous fait découvrir effectivement l'Inde sous une autre facette, nous entraînant bien loin des clichés de Bollywood... A lire ABSOLUMENT...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         Rien, absolument rien…

 

Premières phrases :

 

« Monsieur le Premier Ministre,

Ni vous ni moi ne parlons anglais, cependant certaines choses ne peuvent se dire que dans cette langue.

L’ex-femme de mon ex-employeur le défunt M. ASHOK, Pinky Madam, m’a appris l’une d’elles. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Les Fabuleuses Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire
de Vikas Swarup

 

D’autres avis : AmandaPapillonKathel, Griotte

 

Merci à Martine pour le prêt.

  

Le tigre blanc, Aravind ADIGA, traduit de l’anglais par Annick LE GOYAT, Buchet-Chastel, 22 euros

Le tigre blanc, Aravind ADIGA, traduit de l’anglais par Annick LE GOYAT, 10/18, avril 2010, 318 p., 8.20 euros

 

Publié dans Littérature Asie

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Les lieux infidèles de Tana FRENCH

Publié le par Hélène

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Une déception...

   

L’auteur :

 

Tana French est une romancière irlandaise. Son premier roman La mort dans les bois a connu un très grand succès.

 

L’histoire :

 

L'existence de Frank Mackey bascula par une nuit de décembre 1983. Il avait dix-neuf ans et attendait Rosie Daly au bout de sa rue, à deux pas du halo brumeux et jaune du réverbère. L'air était froid comme du verre, chargé d'un délicieux parfum de houblon brûlé venu de la brasserie Guinness. Ils avaient prévu de fuir ensemble leur quartier natal dublinois, pour vivre d'amour et de musique à Londres. Mais cette nuit-là, Frank patienta en vain. Rosie ne le rejoignit pas.

Vingt-deux ans plus tard, devenu flic spécialisé dans les missions d'infiltration, Frank vit toujours à Dublin. Il a coupé les ponts avec sa famille et n'a jamais eu de nouvelles de son premier amour. Puis un jour, sa sœur l'appelle, affolée : on a retrouvé la valise de Rosie dans un immeuble désaffecté de Faithful Place. Forcé de revenir chez les siens, Frank revisite son passé, ses blessures de jeunesse, et toutes ses certitudes : Rosie est-elle jamais partie ? (Source : Librairie Dialogues)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         La description de ce quartier populaire de Dublin : ses habitants n’ont pas d’échappatoire et tous savent qu’ils finiront comme leurs parents à travailler à l’usine pour un salaire de misère, définitivement catalogués en raison de leur appartenance à ce quartier, tenté par l’oubli dans l’alcool…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         Le coupable est très prévisible, ce qui est tout de même un comble pour un roman policier…Le suspense n’est que très léger.

-         Le personnage principal n’est pas crédible, sa personnalité est abordée de façon trop grossière, sans finesse. Les autres personnages sont à l’avenant, dotés d’une psychologie assez caricaturale…

 

Premières phrases :

 

« Au cours d’une vie, seuls quelques instants sont décisifs. La plupart d’entre nous les oublient aussitôt, jusqu’à ce qu’ils resurgissent sans crier gare bien des années plus tard et , avec le recul, prennent tout leur sens : celui où l’on a décidé ou non d’aborder cette fille, de ralentir dans ce virage sans visibilité, de s’arrêter pour acheter un préservatif. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Comme deux gouttes d’eau

 Autre : Sept jours à River Falls de Alexis AUBENQUE

 

D’autres avis : Pimprenelle,Isa, CathuluThéoma

 

Les lieux infidèles, Tana FRENCH, Traduit de l’anglais (Irlande) par François Thibaux, Calmann-Lévy, janvier 2011, 432 p., 20.90 euros

  

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challenge voisins voisines

Publié dans Roman policier Europe

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Totally killer de Greg OLEAR

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

 Un roman jubilatoire.

  

L’auteur :

 

Greg Olear est un écrivain américain, Totally Killer est son premier roman. Son second roman Fathermucker paraîtra en 2012 chez Harper.

 

L’histoire :

 

New York, 1991. La belle et ambitieuse Taylor Schmidt, fraîchement diplômée d’une Université du Missouri, débarque dans la Grosse Pomme à la recherche d’un job et du grand amour. Crise économique oblige, elle erre de bureau de placement en bureau de placement, jusqu’à ce qu’une mystérieuse agence lui propose "le job pour lequel on tuerait". Deux jours plus tard, Taylor se retrouve jeune éditrice d’une maison d’édition new-yorkaise et découvre avec effroi le prix à payer : elle va effectivement devoir assassiner quelqu’un. Le marché qui lui est imposé est simple : puisque les baby-boomers occupent tous les emplois dans notre société, il suffit de les éliminer. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Si l’idée de départ (consistant à éliminer les concurrents qui postulent sur les mêmes postes que les héros convoitent) rejoint le roman de Donald Westlake Le couperet, le style et le ton sont totalement différents. Bien ancré dans les années 90, Totally killer exploite pleinement les références de la culture pop, n’hésitant pas démanteler certains mythes comme Les Beatles, nous offrant en préliminaires une liste de titres de chansons écoutées par Taylor, l’héroïne, personnage entièrement immergé dans cette culture, et faisant de nombreuses et fréquentes références aux problématiques de l’époque.

 

-          Le ton est enlevé, jubilatoire, dynamique, et nous emmène allègrement au fil des pages sur les traces des protagonistes déjantés.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-  Bizarrement je ne trouve pas de points négatifs flagrants, et pourtant je ne suis pas totalement enthousiaste. Peut-être simplement parce que ce type de récit ne correspond pas à mon style de lecture, pas à ma culture (j’avais 13 ans en 1991). J’ai trouvé ce récit plaisant mais je n’ai pas décollé…

 

Premières phrases :

 

« Je n’ai jamais aimé Taylor Schmidt. Malgré tout ce que vous avez pu entendre dire.

L’amour est quelque chose de plus pur que cet alliage brut de désir, de fascination et de pitié dont étaient faits mes sentiments à son égard. On ne peut transformer les métaux vils en or, tout brillants qu’ils puissent être. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Le couperet de Donald WESTLAKE

 

D’autres avis : Amanda, Jean-MarcChoco 

 

Totally killer, Greg Oléar, traduit de l’américain par François Happe, Gallmeister, collection Americana, mars 2011, 314 p., 22.90 euros

 

Un grand merci à Marie-Anne Lacoma des Editions Gallmeister

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Proust contre la déchéance de Joseph CZAPSKI

Publié le par Hélène

                                               proust-contre-la-dechance.jpg

  ♥ ♥ 

  "Sur ce fond lugubre, ces heures passées avec des souvenirs sur Proust, Delacroix, me semblent les heures les plus heureuses."

  

L’auteur :

 

Joseph Czapski, artiste peintre né à Saint-Pétersbourg (1896-1993), devient membre du groupe des « Kapistes » dans les années trente. Interné dans un camp soviétique de 1939 à 1941, il est ensuite chargé, selon l’accord passé entre la Pologne et l’URSS, de retrouver ses compatriotes soldats dans les prisons et les camps soviétiques pour les enrôler dans l’armée Anders. Il publie en 1947 Terre inhumaine, première description du goulag sibérien, et, au lendemain de la guerre, s’installe en France où il contribue à fonder Kultura, la revue de l’émigration polonaise.

 

Le propos :

 

Après la déportation par les Russes de quatre mille officiers polonais dans le camp de Starobielsk, d’octobre 1939 jusqu’au printemps 1940, quatre cents d’entre eux furent déplacés à Griaziowietz : ils furent les seuls à échapper au massacre de Katyn.


Afin de surmonter leur abattement et leur angoisse, ils imaginèrent de se donner mutuellement des cours ou des conférences. Tandis que d’autres parlaient d’histoire, de science ou d’alpinisme, Joseph Czapski fit une série d’exposés sur la littérature française. Comme une mise en abyme, la remémoration de La Recherche du temps perdu par un prisonnier de guerre gravement atteint dans sa santé, sans livres ni documents à sa disposition, est elle-même une véritable création, et d’autant plus que Czapski n’est ni philosophe (il s’en excuse) ni critique professionnel (il en surclasse plus d’un...), mais lecteur et artiste, qui met en valeur la nouveauté de la phrase et de la forme proustienne, tout en ramenant son théâtre prodigieux à la filiation de Saint-Simon et de Balzac.


Un lecteur qui n’a jamais lu Proust découvrira, dans ce livre miraculeusement arraché à la déchéance, un chemin tracé vers un auteur qu’on a dit, à tort, réservé aux élites ou entaché de snobisme mondain. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le projet lui-même est admirable : rendre leur dignité à des hommes privés de tout :

 

«  Nous y avons essayé de reprendre un certain travail intellectuel qui devait nous aider à surmonter notre abattement, notre angoisse, et défendre nos cerveaux de la rouille de l’inactivité. » (p. 7)

 

« La joie de pouvoir participer à un effort intellectuel qui nous donnait une preuve que nous sommes encore capables de penser et de réagir à des choses de l’esprit n’ayant rien de commun avec notre réalité d’alors, nous colorait en rose ces heures passées dans la grande salle à manger de l’ex-couvent, cette étrange école buissonnière où nous revivions un monde qui nous semblait alors perdu pour nous pour toujours. »  (p. 9)

 

-          L’auteur est un amoureux de Proust et il nous communique son enthousiasme avec délectation, nous immergeant dans l’œuvre dans sa globalité et nous l’éclairant intelligemment.

 

« Nous y rencontrons un manque tellement absolu de parti pris, une volonté de savoir et de comprendre les états d’âme les plus opposés les uns des autres, une capacité de découvrir dans l’homme le plus bas les gestes nobles à la limite du sublime, et des réflexes bas chez les âtres les plus purs, que son œuvre agit sur nous comme la vie filtrée et illuminée par une conscience dont la justesse est infiniment plus grande que la nôtre. » (p. 56)

 

Il relie les évènements intrinsèques à la vie privée de Proust et l'oeuvre elle-même, créant ainsi des passerelles entre l'auteur et l'oeuvre.

 

-          Les illustrations reproduisant les notes de Joseph Czapski permettent d’aérer le texte tout en l’enrichissant.

  

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-          Un essai qui nous donne bien évidemment envie de nous plonger –ou replonger dans La Recherche.. .

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Trop court…

 

Premières phrases :

 

« Cet essai sur Proust fut dicté l’hiver 1940-1941 dans un froid réfectoire d’un couvent désaffecté qui nous servait de salle à manger de notre camp de prisonniers à Griazowietz, en URSS. »

 

Vous aimerez aussi :

 

A la recherche du temps perdu de Marcel PROUST

 

D’autres avis : Keisha, Aifelle, Alex

  

Proust contre la déchéance, conférences au camp de Griazowietz, Les Editions Noir sur Blanc, janvier 2011, 93 p., 16 euros

 

Merci à Denis LEFEBVRE.

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Récapitulatif Challenge Rire et Humour

Publié le par Hélène

 

rire copie 

Caroline (Delivres et d'eau fraiche) : Tokyo Sanpo de Florent CHAVOUET (BD) 


  Sophie (Sophielit) :

 

Schlabaya (Scriptural)  :

 

Alex (Mots à mots) : L'oeil du singe de Hugo BUAN

                                                              Le voyage des pères : Simon de David RATTE

 

Cathulu :  Journal d'un garçon de Colas GUTMAN                                                                                                                                                            

                                     Le koala tueur de Kenneth COOK


 

  Kathel (Lettres exprès) :  L'oiseau canadèche de Jim DODGE

                                                                                      Trois hommes deux chiens et une langouste de Iain LEVISON

 

 

Yves (Lyvres) :  Le pari des guetteurs de plumes africaines de Nicholas DRAYSON

                                       Le mécano du vendredi de FELLAG et Jacques FERRANDEZ  

                                                  Du pur amour et du saut à l'élastique de Frédéric PAGES

 

Mango (Liratouva) : L'oiseau canadèche de Jim DODGE  

 

 Keisha : Double bonheur de Stéphane FIERE

                              L'autre fin du monde de Ibn Al Rabin

                      La rivière de sang de Jim TENUTO   (Policier)

                               Le aye aye et moi de Gérald DURRELL

                               Les nouveaux nouveaux mystères de Paris de Cécile VARGAFTIG


Hélène (Lecturissime) : Ma famille et autres animaux de Gérald DURRELL

                                            La vierge froide et autres racontars de Jorn RIEL

                                            La maison de mes pères de Jorn RIEL

                                                           Manabéshima de Florent CHAVOUET (BD)

                                                          Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 de BLAIN et LANZAC (BD) 

 

Catherine (La culture se partage) : Allumer le chat de Barbara CONSTANTINE

                                                                                   Alerte sur Fangataufa de GELUCK et DEVIG  (BD)

                                                                                  J'aime les sushis de AYUMI KOMURA (BD) 

 

   

 

Quelques suggestions :  

 

  Un tout petit monde de David LODGE  

 

Thérapie  de David LODGE  

 

Nouvelles de Roald DAHL dont "L'inspecteur se met à table"

 

 L'oiseau canadèche de Jim DODGE

 

Gagner la guerre de Jean-Philippe JAWORSKI

 

Le faiseur d'histoire de Stephen FRY

 

La forêt ivre de Gérald DURRELL

 

Parti tôt pris mon chien de Kate ATKINSON

 

Fantasia chez les ploucs de Charles WILLIAMS

 

L'étourdissement de Joël EGLOFF

 

 

 

N'hésitez pas à nous rejoindre pour participer à ce challenge ou pour seulement nous suggérer des titres... 

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La maison de mes pères de Jorn RIEL

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥ ♥

  « Le bonheur, c’était la pipe ronflante de Pete et son bras lourd sur mon épaule. » (p. 217)

  

L’auteur :

 

Jorn Riel est un écrivain danois ayant vécu seize ans au Groenland. Il en rapportera une œuvre majeure, traduite en une douzaine de langues. Il vit aujourd’hui en Malaisie, histoire de décongeler, se plaît-il à dire.

 

L’histoire :

 

Agojaraq est un jeune métis eskimo vivant au sein d’un foyer haut en couleurs : il est entouré de ses cinq pères potentiels et de sa vieille nourrice Aviaja. Il nous conte avec truculence les aventures originales de ces drôles d’eskimos…

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         Ce roman est comme un souffle d’air frais –voire polaire- qui nous emmène en voyage à la découverte d’un monde inconnu, aux mœurs tellement différentes des nôtres.

 

-         Jorn Riel met en avant la cocasserie des situations et la poésie des personnages qui peuplent le roman : l’arrivée d’un prêtre venu convertir les masses –et accessoirement s’enrichir en peaux- et édifiant bien laborieusement son temple gonflable à la seule force de ses poumons, les attaques inopinées de bêtes sauvages telles que les loups ou les ours, la libéralité des couples qui cherchent seulement à se réchauffer, les hallucinations de Small Johnson quand il est fortement imbibé…

 

-         Les habitants de ce bout du monde chantent avant tout un amour immodéré pour leur paradis sur terre :

 

« On peut en arriver à penser à la vallée de pavots de la baie de Hume, et au soleil du soir sur le fjord, et aux chiens et aux voyages en traîneaux et à la chasse. On peut penser aux cris des oies quand elles migrent vers l’est et aux cognements du plongeon glacial, et surtout aux premiers bruants des neiges, au printemps. » (p. 315)

 

Ils sont conscients de la fragilité de leur bonheur, menacé par la civilisation :

 

« Ca va être de plus en plus dur de garder nos principes. » remarque l’un des personnages. (p. 353)

 

 Le jeune Ago, parti se cultiver à l’étranger, en fera la douloureuse expérience…

 

-         C’est un roman tendre et enchanteur que nous offre Jorn Riel, un auteur qui aime profondément ses personnages, et je ne peux que vous le recommander chaudement…

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         Rien, je suis fan !

 

Premières phrases :

 

« J’ai deux pères. En vérité, j’aurais sans doute dû en avoir cinq, mais les camarades s’étaient mis d’accord pour désigner Pete et Jeobald comme mes vrais pères, Samuel, Gilbert et Small Johnson plutôt comme un genre d’oncles. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La vierge froide et autres racontars de Jorn RIEL

 Autre : Ciel bleu : une enfance dans le Haut Altaï de Galsan TSCHINAG

  

La maison de mes pères, Jorn RIEL, Traduit du danois par Inès Jorgensen, Gaïa, novembre 2010, 512 p., 23 euros

POCHE : 3 tomes en 10/18

 

Je remercie Béatrice Hentgen des Editions Gaïa pour cette immersion dans le Grand Nord Canadien...

 

rire copie

Publié dans Littérature Europe

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Ultimes rituels de Yrsa SIGURDARDOTTIR

Publié le par Hélène

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♥ ♥ 

  

L’auteur :

 

Auteur à succès de renommée internationale et ingénieur civil, Yrsa Sigurdardottir a 46 ans. Elle travaille actuellement comme responsable technique sur l’un des plus gros projets de construction hydro-électrique d’Europe, situé au beau milieu de l’Islande, où les tempêtes hivernales et le blizzard empêchent souvent tout déplacement… Pas étonnant, dès lors, qu’elle ait su peindre à merveille l’atmosphère d’un site isolé.

Trois autres aventures de Thora et Matthew paraîtront en France dans les deux années à venir.

 

L’histoire :

 

Novembre 2005, Reykjavik. Un étudiant allemand est retrouvé mort, atrocement mutilé. Le jeune homme étudiait l’histoire islandaise et portait un intérêt tout particulier à ses heures les plus sombres. Sa famille ne se satisfait pas des conclusions de la police et décide de louer les services de l’avocate islandaise Thora Gudmundsdottir et de l’ancien inspecteur Matthew Reich, un Allemand, afin qu’ils poussent l’enquête plus avant. Elle est sociable et insouciante ; lui est rigide et sévère.

Leur enquête parallèle révèle que l’étudiant assassiné avait recueilli des informations conséquentes au sujet de documents très anciens, et qu’il était membre d’un mystérieux groupuscule, composé d’Islandais fascinés par les événements historiques liés aux méthodes de torture et d’exécution. En outre, le jeune homme avait retiré une importante somme d’argent sur un compte à son nom et était sur le point d’acheter un équipement de sorcellerie. Qui a pu vouloir sa mort ? Quel lien existe-t-il entre cette tragédie et les événements atroces qui se sont déroulés par le passé ? (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          J’ai été immédiatement embarquée dans cette enquête bien menée. Le suspens est savamment distillé, selon le principe du « page turner » : les phrases des derniers chapitres vous obligent à tourner encore une page, à lire encore un autre chapitre pour lever les mystères et questions diaboliquement mis en place… Les pistes sont nombreuses, étoffant ainsi encore davantage l’intrigue.

 

-          L’étudiant assassiné s’intéressait à la chasse aux sorcières aussi le sujet est-il subtilement utilisé apportant une touche d’érudition bienvenue.

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Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Les mièvreries liées à la relation entre Matthew et Thora. Comme par exemple ces considérations capillaires :

 

« C’était un temps de tempête et le vent vivifiant du nord s’engouffrait dans la chevelure de Thora. Ce matin, elle avait décidé de porter ses cheveux lâchés, décision qu’elle regretta instantanément en constatant que le vent les faisait voler dans tous les sens. Le temps d’arriver à l’intérieur, j’aurai vraiment l’air malin, pensa-t-elle. Elle s’immobilisa quelques instants, se tourna dos au vent et tenta de protéger ses cheveux en s’enroulant un foulard autour de la tête. Côté mode, c’était un échec total, mais au moins ses cheveux y gagnaient-ils un peu de répit. » (p. 68)

 

-          Les aventures extraordinaires du fils de Thora et la façon désinvolte dont elle va gérer la crise sont assez déconcertantes

 

Premières phrases :

 

« Tryggvi, le concierge, rêvassait près de la cafetière électrique. Le bouillonnement de l’eau s’écoulant dans la machine était la seule perturbation sonore dans le bâtiment vide, qui abritait le département d’histoire de l’université. »

 

Vous aimerez aussi :

 

La rivière noire de Arnaldur INDRIDASON

 

D’autres avis : La ruelle bleue

 

 Merci à Julia Gallet des Editions Anne Carrière 

 

 

Ultimes rituels, Yrsa SIGURDARDOTTIR, Traduit de l’anglais (UK) par Marie de Prémonville, Editions Anne Carrière, février 2011, 408 p., 22 euros

 

challenge voisins voisines

 

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Rosa candida de Audur Ava OLAFSDOTTIR

Publié le par Hélène

                                                Rosa-candida

 ♥ ♥ ♥ ♥

Un récit lumineux.

 

L’auteur :

 

Audur Ava Olafsdottir est une écrivain islandaise. Rosa candida, largement salué par la presse et la critique lors de sa parution en 2007 et deux fois primé, est traduit pour la première fois en français.

 

L’histoire :

 

En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Je dois avouer que j’avais une petite appréhension à la lecture de ce roman, raison pour laquelle j’ai mis six mois à l’ouvrir malgré tous les éloges lus sur le web à son sujet. Je redoutais en effet cette mort accidentelle de la mère du narrateur dont il est fait mention sur la quatrième de couverture. Ce fut un tort car si effectivement cette amoureuse de la vie expire un beau jour au bord de la route, le récit ne verse pas un seul instant dans le pathos, il reste tout en retenue, en poéticité. Et l’essentiel du propos n’est pas là.

 

-          Cette mère si aimante a légué à son fils son amour pour le jardinage, mais aussi son amour pour la vie et ses beautés inattendues. Le narrateur mène sa vie telle qu’il l’entend, une force le pousse invariablement vers ce qu’il aime, comme auréolé par l’esprit de sa mère. Il s’accroche à ce qu’il sait et croit vrai et laisse le reste libre de l’approcher ou pas. Une belle philosophie qui lui évite de trop lourdes réflexions qui le mèneraient vraisemblablement dans une impasse…

 

 rosa-candida-rose2.jpg

 

-          Ce beau roman nous offre une vision touchante du couple, de la paternité et des aléas de la vie auxquels on s’adapte, tant bien que mal :

 

« Comment savoir si une femme vous aime ?

-          Il est difficile d’être sûr de quoi que ce soit en amour, dit l’abbé en poussant la poupée vers l’enfant.

-          Et si une femme dit qu’elle a peur que l’homme ne revienne pas quand il va faire une course ?

-          Alors il se peut que ce soit elle qui ait envie de partir seule.

-          (…)

-          Et quand une femme a l’esprit ailleurs, est-ce que cela veut dire qu’elle n’est pas amoureuse ?

-          Cela peut vouloir dire ça, mais aussi qu’elle est amoureuse.

-          (…)

-          Il n’y a pas d’amour raisonnable. Si l’on vivait une vie de seule raison, on raterait l’amour, comme il est dit, ici, quelque part. » (p. 316)

 

-          J’ai particulièrement aimé le personnage du moine qui puise tout son savoir dans les films d’art et d’essai qu’il regarde chaque soir…

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien.

 

Premières phrases :

 

« Comme je vais quitter le pays et qu’il est difficile de dire quand je reviendrai, mon vieux père de soixante-dix-sept ans veut rendre notre dernier repas mémorable. Il va préparer quelque chose à partir des recettes manuscrites de maman – quelque chose qu’elle aurait pu cuisiner en pareille occasion. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina MAZETTI

 

D’autres avis : Cuné, Théoma, Midola, Cathe, Aifelle, Kathel, Cathulu, Griotte...

 

Rosa candida, Audur Ava Olafsdottir, Traduit de l’islandais par Catherine EYJOLFSSON, Zulma, septembre 2010, 333 p., 20 euros

 

challenge voisins voisines

Publié dans Littérature Europe

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Outremer, trois océans en poésie

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 « De quoi offrir, pour longtemps, l’asile poétique à nos désirs en archipel. » (Bruno DOUCEY)

 

Présentation de l’éditeur :

 

Un tour du monde en 80 poètes à travers les contrées d’Outre-mer, voilà le livre événement de 2011, l’Année des outre-mer français, publié à l’occasion du 13ème Printemps des Poètes : D’infinis paysages, du 7 au 21 mars 2011. Une anthologie unique puisque, aussi curieux que cela puisse paraître, personne n’avait encore rassemblé la poésie des territoires de l’Outre-mer français. C’est désormais chose faite.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Ce recueil permet au lecteur de partir à la découverte de nouveaux territoires si proche de nous et pourtant si loin… Leur culture transparaît dans les mots brodés au fil de soi, leur histoire exhale ses odeurs, et c’est tout à coup un nouveau monde qui s’offre à nous…

 

« Ma langue

Flirte avec l’oubli

Valse avec l’Univers

 

S’évadant des hypothèses

 

Pour embrasser à pleine bouche

Les lèvres hypocrites de la Lumière » (Ma langue, Paul WAMO)

 

-          Les thèmes abordés sont très variés : certains chantent leur île ou leur langue, quand d’autres s’insurgent contre les clichés qu’on leur adjoint, mais tous s’entremêlent pour créer un nouveau langage, une nouvelles poésie, et être enfin, eux-mêmes, juste cela…

 

« Nous gardons et emporterons dans nos bagages quelque essence qui est :

 

Sur nos chemins de partage,

 

L’apport par chacun de son brin de conscience,

De réflexion, d’humanité,

Pour commencer à dire ensemble,

Avec nos mots, nos sonorités, nos musiques intérieures,

 

La chose à transmettre,

L’esprit de juste mémoire :

Tailler, ajouter, renouer, rénover,

Aplanir, étendre et retresser la natte humaine. » (Adresse, Flora Aurima DEVATINE)

 

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« Alors il se souvint , presque par aventure, des îles entrevues, toutes odorantes et dorées parmi sa jeunesse et ses premiers essors : là-bas, dans la plus grande solitude marine, en plein milieu du Pacifique, qui boirait à lui seul les quatre autres grands océans, là-bas des milliers de petites terres rondes et hautes, ceinturées de corail et diadémées de monts, riaient et scintillaient en éclaboussant leurs feux. » (Le-Maître-du-Jouir de Victor SEGALEN)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          J’ai été peu sensible à cette poésie, peut-être parce que l’œuvre poétique de chaque poète ne se laisse pas embrasser d’un seul tenant et que, de fait, seulement effleurée, elle demeure mystérieuse…

 

Premier poème :

 

« J’ai l’impression d’être ridicule

Dans leurs souliers

Dans leur smoking

Dans leur plastron

Dans leur faux col

Dans leur monocle

Dans leur melon. ( …)»

 ( Solde de Léon-Gontran DAMAS)

 

Vous aimerez aussi :

 

La carte interactive sur le site des Editions Doucey pour découvrir les poèmes 

  

Outremer, Editions Bruno DOUCEY, 288 p., 18 euros

 

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Publié dans Poésie étrangère

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Celles qui attendent de Fatou DIOME

Publié le par Hélène

               

♥ ♥

 « Parce qu’elles savent tout de l’attente, elles connaissent le prix de l’amour ; mais seuls leurs soupirs avouent ceux qui nous font languir nous assassinent ! »

 

L’auteur :

Fatou Diome est une écrivain sénégalaise. Son premier roman Le ventre de l’Atlantique lui a valu une grande notoriété.

 

L’histoire :

 Arame et Bougna, mères de Lamine et Issa souhaitent le meilleur pour leur enfant. Elles ne voient aucun avenir pour eux s’ils demeurent dans leur pays, aussi décident-elles de les envoyer en Europe, clandestinement. Les deux fils acceptent bien volontiers cette envolée vers l’espoir. 

 

Ce que j’ai aimé :

-          Dans les départs, souvent le projecteur éclaire ceux qui partent, rarement ceux qui restent. Fatou Diome a eu la prescience de s’intéresser à « celles qui restent »

en chien de faïence dans leur pays, osant à peine imaginer ce qui peut arriver à leurs fils partis si loin… Elle nous décrit avec beaucoup de tendresse leur vie quotidienne, leurs angoisses, mais aussi leur espoir inconsidéré de voir un jour revenir leur aimé les bras emplis de richesse, nous offrant ainsi de magnifiques portraits de femmes.

   - Fatou Diome n'hésite pas à poser les bonnes questions en peignant le quotidien misérable de ces hommes et de ces femmes qui n'ont pas d'autres choix que de subir cette situation que d'autres plus puissants se plaisent à faire perdurer.

 « Seigneur ! Qu’on nous cache les yeux ! Voir ce que la pauvreté fait des humains est une torture infligée à l’âme. » (p. 152)

  

« Devraient entrer en résistance tous ceux qui sont d’accord pour dire qu’il n’est pas éthique de vider l’Afrique de sa force humaine. Que l’Europe, avec ses cyniques accords de partenariat, fasse de l’Afrique sa bétaillère de réserve n’est pas acceptable ! » (p. 241)

    

Ce que j’ai moins aimé :

-          Fatou Diome écrit avec tellement de facilité et de fluidité qu’elle finit par en jouer et j’ai trouvé dans ce roman qu’elle avait « sur-écrit », de la même façon que les acteurs « sur-jouent »… Au lieu d’aller à l’essentiel et de dire les choses simplement, elle les répète différemment plusieurs fois, leur adjoint des comparaisons, des métaphores qui allongent considérablement le propos.

 « Ce que les gens appellent l’éternité, qu’ils s’imaginent telle une ligne de mire lointaine, n’existe pas. La véritable éternité, c’est un bref instant, volé à la vacuité du quotidien, où, soudain, une intense beauté se concentre et s’ancre si profondément en nous que le temps à venir ne peut en éroder le souvenir. L’éternité, c’est cette pleine présence à soi et aux autres lors de ces moments inoubliables. Si le corps se laisse ruiner par le temps, il existe en nous des endroits où la beauté ménage un espace hors d’atteinte. (…) » (p. 285)

 J’ai souvent perdu le fil de la narration au détour de ces considérations, au point, souvent, de passer des lignes pour plus vite retrouver nos chères héroïnes…

 

Premières phrases :

« Aram, Bougna, Coumba, Daba, mères et épouses de clandestins, portaient jusqu’au fond des pupilles des rêves gelés, des fleurs d’espoir flétries et l’angoisse permanente d’un deuil hypothétique ; mais quand le rossignol chante, nul ne se doute du poids de son cœur. Longtemps, leur dignité rendit leur fardeau invisible. Tous les suppliciés ne hurlent pas. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Eldorado de Laurent GAUDE

 

D’autres avis : Yves, (Merci) Clara, Catherine

 

Je remercie Gilles Paris qui m’a permis de découvrir le destin de ces femmes attachantes… 

 

Celles qui attendent, Fatou Diome, Flammarion, août 2010, 336 p., 20 euros

 

defi Afrika Choupynette

Publié dans Littérature Afrique

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