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Le singe de Hartlepool de Wilfrid LUPANO et Jérémie MOREAU

Publié le par Hélène

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"La nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres et par la haine commune de ses voisins." (Dean William R. Inge)


 

Les auteurs :

 

Wilfrid Lupano est né le 26 septembre 1971 à Nantes mais a passé une grande partie de sa vie à Pau, et réside maintenant à Toulouse. Après un Bac littéraire et une année de philosophie à la Sorbonne, il passe finalement une licence d'Anglais. La BD a toujours fait partie de sa vie, et ce depuis son enfance où ses parents en consommaient beaucoup. Cela lui a permis de s'immerger très jeune dans les techniques narratives et la construction de scénario inhérentes à la BD. Mais c'est surtout par une pratique assidue du jeu de rôle en tant que maître de jeu qu'il s'est forgé de réelles compétences en matière d'imaginaire et de narration. Dans un des bars où il travaillait pour payer ses études, il a rencontré ses deux associés actuels : Roland Pignault et Fred Campoy. C'est ce dernier, devenu son ami, qui lui a proposé de se lancer dans l'écriture de nouvelles et de scénarios, en développant avec lui un personnage dans l'Amérique de XIX° siècle : ainsi est né Little Big Joe. Il puise son inspiration dans les bars (puisqu'il tient maintenant Le Filochard à Toulouse) et autres lieux de vie nocturne. Ce sont pour lui de formidables laboratoires de la nature humaine, où la réalité dépasse bien souvent la fiction. Ses influences sont nombreuses et vont du cinéma, avec les frères Cohen, Mc Quarrey, Audiard, Blier, à la littérature classique et la science-fiction. Même s'il a une énorme culture BD, il avoue préférer puiser dans un autre univers la matière nécessaire à son travail. Aujourd'hui, excepté la poursuite des aventures de Little Big Joe, il a de nombreux projets en tête et désire changer de registre pour travailler l'aventure, le polar ainsi que d'autres genres moins conventionnels.

 Jérémie Moreau est dessinateur et coloriste de BD.

Son blog http://mor-row.blogspot.fr/

  

L'histoire :

 

 En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant : un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Français, l'animal correspond assez bien à l'idée qu'on se fait de l'ennemi. Aussitôt, le singe est traîné en justice, accusé d'espionnage...

 

Ce que j'ai aimé :

 

Les deux comparses nous content une histoire vraie pourtant invraisemblable traitée sur un ton vivave rapide et efficace !

Cette histoire cocasse illustre avec intelligence les méfaits de la haine ordinaire liés à une appréhension de la différence : ces hommes sont ridicules à tenter de prouver envers et contre tout que le singe est bien un français. Sous prétexte qu'il est vêtu de l'uniforme des troupes napoléoniennes, qu'il mange des  grenouilles et des escargots, ils persévèreront dans leur erreur, trop fiers et idiots pour se rétracter !  

  "Des hommes petits, imbibés de nationalisme, ont pendu un singe ! Ah, elle est encore loin la modernité, c'est moi qui te le dis. On est en pleine préhistoire !" (p. 91)

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Les dessins s'accordent parfaitement à cet épisode de l'histoire, les personnages sont croqués avec talent, telles des caricatures de racistes ordinaires.

 Un très bel album pour commencer l'année...

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien

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D'autres avis :

 Presse : Lire

 Blogs : Mango  Noukette Yvan ; Mango 

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Le singe de Hartlepool, Lupano et Moreau, Delcourt, septembre 2012, 14.95 euros

 

BD Mango bleu

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Déception et abandons de 2012

Publié le par Hélène

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La ville des serpents d’eau de Brigitte AUBERT

Brigitte Aubert reprend un thème très couru en littérature policière : la pédophilie, et s’inspire pour ce faire d’un fait divers : séquestration d’une enfant devenue mère. Soit. Encore faudrait-il que les personnages soient crédibles : la séquestrée n’est pas  au quarantième dessous, la jeune Amy semble à peine décontenancée d’être lancée à l’air libre loin de sa mère et de son géniteur, le flic alcoolique –là encore quelle originalité !- enquêtant est grossier et très peu attachant, donc déjà, pour moi cela commençait mal.

Il a suffi de quelques passages pathétiques appuyant sur la corde sensible gratuitement pour que ce polar me tombe des mains. Il m’en reste une impression très désagréable, gluante, collante, lourde, qu’un style basique a définitivement embourbé dans les limbes de mon ennui. Et pourtant je me souviens d’avoir beaucoup aimé « La mort des bois ». C’est dommage.

 D'autres avis : Clara 

grand prix lectrices de elle

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 Plan de table deMaggie SHIPSTEAD

Présentation :

Un mariage, le plus beau moment d'une vie...? Plan de table, ou quand une riche famille américaine se retrouve en huis clos sur une île de Nouvelle-Angleterre. Amour, fidélité, réussite et démon de midi, dans la lignée des Sortilèges du cap Cod de Richard Russo ou encore d'American beauty de Sam Mendes, un roman social grinçant et jubilatoire, une analyse au scalpel des vies étriquées et superficielles de l'upper class américaine.

Brillante, impertinente et jubilatoire, une comédie de moeurs grinçante sur une île très select de Nouvelle-Angleterre, le tableau aussi émouvant que désopilant d'une upper class américaine engoncée dans ses codes et ses certitudes.

C'est l'événement de la saison sur l'île de Waskeke : Daphnée, l'aînée des Van Meter, se marie ! Mais alors que famille et amis sont en effervescence, son père, lui, arbore une mine maussade.
Pour Winn, banquier désabusé de cinquante-neuf ans, passe encore de voir sa fille très enceinte s'afficher en robe virginale, de supporter les commentaires gras des cousins de province et les discours éméchés de sa belle-soeur. Passe encore qu'une fuite de homard sème la panique et qu'une baleine choisisse précisément ce week-end pour venir s'échouer sur la plage. Passe enfin que son éducation toute protestante l'empêche de goûter aux appas de la jeune Agatha, demoiselle d'honneur particulièrement accorte.
Non. Le vrai scandale pour Win, cette obsession qui hante ses nuits, se résume à une seule question : pourquoi les portes du Pequod, le club le plus huppé de l'île, ce sanctuaire des âmes bien nées, lui restent-elles désespérément closes ?
Plus que deux jours à tenir et ce mariage sera de l'histoire ancienne...



Mon avis :

 Les problématiques des personnages m'ont semblé creuses et sans intérêt le vieux rombier qui lorgne la jeune damoiselle amie de sa fille, la jeune fille éconduite malheureuse comme la pierre, la mère de famille affairée, la future jeune mariée enceinte et fatiguée... Et le seul souci à l'horizon est la fait que ce brave ... ne puisse pas intégrer le club qu'il convoite ! Pauvres personnages si riches...

 

D'autres avis :

 Le Figaro http://www.lefigaro.fr/livres/2012/09/26/03005-20120926ARTFIG00689--plan-de-table-un-mariage-a-risques.php

Cathulu http://www.cathulu.com/archive/2012/10/29/plan-de-table.html

 

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La réparation de Colombe SCHNECK

 

Quatrième de couverture :

« Je me suis d'abord trompée.

Je me disais c'est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d'amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu'une fille comme toi peut écrire sur la Shoah ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La petite Salomé, dont ma fille a hérité du beau prénom, mon arrière grand-mère, mes oncles et tantes, mes cousins, vivaient en Lituanie avant la guerre. Ils appartenaient à une communauté dont il ne reste rien. »

 Que s'est-il vraiment passé dans le ghetto de Kovno en 1943 ? Et pourquoi cette culpabilité en héritage ?

Dans ce roman-vrai, Colombe Schneck remonte le temps et fouille les mémoires. Jusqu'à la découverte d'une vérité bouleversante.

  

Mon avis  :

En premier lieu, il y a l'écriture, basique, froide, banale, sans aucun intérêt, peut-être due au fait que l'auteure est journaliste.

Puis le sujet, l'intérêt de ce témoignage qui n'apporte pas grand chose au sujet, si ce n'est de soulager la conscience de l'auteure. Ecrire sur la Shoah pourquoi pas, que l'on aime ou non les bains dans la Méditerrranée, là n'est pas la question. Mais encore faut-il avoir quelque chose à dire, à raconter, et savoir le faire. 

Bref,  pour finir, la construction labyrinthique, faite d'allers-retours, a eu raison de mon intérêt pour ce roman-témoignage.

 

D'autres avis :

Jostein Mimi qui souligne le fait étrange que ce livre soit considéré comme un roman et non comme un témoignage.

Clara

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Les oreilles de Buster de maria ERNESTAM  

Quatrième de couverture :

Eva cultive ses rosiers. À cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu’elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants, et une vieille dame acariâtre dont elle s’occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu’on l’évoque dans l’atmosphère feutrée d’une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l’a jamais aimée.

Très tôt, Eva s’était promis de se venger. Et elle l’a fait, avoue-t-elle d’emblée à son journal intime.

Un délicieux mélange de candeur et de perversion.

 

Mon avis :

Trop lent, je pensais rire, mais ce ne fut pas le cas.

Il faudra que l'on m'explique pourquoi l'auteur pense qu'une femme est vieille à 56 ans ? C'est étrange.

Il m'a été difficile de m'identifier aux personnages.  Une impression d'ennui a prévalu sur mon envie de lire ce roman ! 

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 Quatrième de couverture :

 Il y a, dans Libellules, un enfant qui grandit et sans cesse s’interroge, un père qui aimerait pouvoir lui répondre, il y a cette femme qui, du matin au soir, secoue son linge à sa fenêtre, il y a Kate, là-bas, en Antarctique, et la tragique histoire d’un chapeau à la mer… Avec tendresse et bienveillance, un homme, écrivain, porte un regard sensible et drôle sur le monde qui l’entoure. (Présentation de l’éditeur)

 Mon avis :

 J'ai aimé les chapitres consacrés à l’enfant qui pose des questions philosophiques auxquelles il est difficile de répondre sont frais et intelligents. J'ai trouvé les autres chapitres insignifiants, le narrateur observe le monde qui l’entoure et nous le rend tel quel, sans réel travail de création ou de poésie. A chaque fin de chapitres, je me disais « Oui ? Bon… »

   D’autres avis :

 Clara ; Nina ; Yves  

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Quatrième de couverture :

Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle.


Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique.


Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.
 

Albert Einstein aimait à dire : « Je ne vais à mon bureau que pour avoir le privilège de rentrer à pied avec Kurt Gödel. » Cet homme, peu connu des profanes, a eu une vie de légende : à la fois dieu vivant de l’Olympe que représentait Princeton après la guerre et mortel affligé par les pires désordres de la folie. Yannick Grannec a réussi, dans ce premier roman, le tour de force de tisser une grande fresque sur le XXe siècle, une ode au génie humain et un roman profond sur la fonction de l’amour et la finalité de l’existence.

 

Mon avis :

Trop de longueurs, une situation statique pendant plusieurs pages, des considérations scientifiques qui ne m'intéressaient pas du tout, des personnages peu attachants, voire franchement antipathiques, des situations répétitives (les chapitres consacrés aux visites de Adèle à la vieille Anna), bref, j'ai abandonné.

 

D'autres avis :

 

Chez Babélio  

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Remington de Mamadou Mahmoud N'Dongo

 

Quatrième de couverture : « Mon dimanche a commencé comme le début d’un film de Jim Jarmusch par un long plan séquence où le héros devant son verre de pur malt est assis au comptoir, près de lui, une Rita Hayworth éméchée mime une danse lascive devant un juke-box à la prise débranchée, tandis que le barman lit 2666 de Roberto Bolaño, il est minuit passé de cinq minutes, rue Myrha, je regarde mon reflet dans le miroir au-dessus du comptoir, je venais d’avoir quarante et un ans ». Miguel Juan Manuel vit à Paris, il est critique rock pour le magazine Remington, où il tient une chronique dans laquelle il fait entendre sa musique.
Un brin narcissique, un rien insouciant, Miguel Juan Manuel carbure au sexe, à l’alcool et au rock’n’roll… mais, le soir de son anniversaire, il fait son examen de conscience lors de la fête que lui organisent ses amis et ses fantômes. Dans de courts chapitres, comme autant de récits de vie, de récits de soi, Mamadou Mahmoud N’Dongo relate les ambivalences, les incertitudes, les doutes d’une génération.

 

Mon avis : Il faut préciser que Miguel est un être très narcissique et pas seulement "un brin", un être, qui, à mes yeux, brasse du vent, comme, sans doute il est vrai, de nombreux êtres de sa génération. Mais nous parlons là d'une génération de nantis qui peuvent s'offrir drogue, alcool, filles faciles et fêtes débridées, soit une certaine élite.

Le récit est une suite de pensées nées d'un esprit anesthésié qui a fini par endormir mon intérêt pour les frasques de ce cher Miguel. Je le laisse fêter seul son anniversaire... 

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 Un fabuleux menteur de Susann PASZTOR

 

Quatrième de couverture : Lily, seize ans, nous relate une réunion de famille vouée à la mémoire de son grand-père Joschi, grand raconteur d'histoires devant l'Eternel, menteur impénitent, séducteur aux nombreuses épouses et aux nombreux enfants. A trop raconter d'histoires, c'est bien à sa mémoire que Joschi a jeté un sort.
Plus exactement aux bribes de mémoire, si contradictoires, que ses descendants aimeraient bien trier pour leur trouver une cohérence et s'accorder enfin sur le récit de leurs origines. Comédie humaine à l'échelle d'une famille, farce fort peu innocente puisqu'elle s'organise autour du voyage à Buchenwald de quelques Allemands un peu perdus à la recherche d'une confirmation de leur judéité, Un fabuleux menteur est un roman d'une légèreté perspicace, et d'une gravité généreuse.

 

Mon avis : J'ai trouvé ce roman très plat, sans grand intérêt.

La jeune Lily prend la parole du haut de ses seize ans et le style utilisé est tout aussi basique que les histoires qu'elle nous raconte. Peut-être ce roman conviendrait-il davantage à des adolescents...

Je ne suis pas allée au bout...

 

Extrait : "Dans la rue, je remis mes écouteurs et optai pour la musique de Portishezd parce que j'étais déprimée et que je voulais rester encore un peu seule. En fait, je n'avais plus aucune envie de me promener. Indécise, je tournai à gauche puis à droite et continuai un peu tout droit." (p. 141)

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Dernière nuit à Twisted River de John IRVING

 

Quatrième de couverture : A Twisted River circulent des histoires... Celles que les bûcherons racontent dans la chaleur du camp, peuplées d'ours et de sensuelles Indiennes. Et celles qu'ils taisent, comme cette nuit glacée qui a vu la fuite de Dominic et de son fils, après le meurtre accidentel de la maîtresse du shérif. En cavale à travers l'Amérique, ils tentent de semer leur passé. Mais peut- on oublier Twisted River ?

 

Mon avis : J'ai adoré la première partie et je me suis perdue au mitan du roman. Les époques se confondent à ce moment là, l'action fait une pause et le roman m'a laissée sur la route. Dommage...

 

D'autres avis (positifs pour la plupart) : Télérama Babélio

 

nom pour un autre

 

Un nom pour un autre de Jhumpa LAHIRI

 

 

Présentation de l'éditeur : Apparemment, c'est une simple histoire de nom, un caprice d'enfant. Lorsqu'il entre à l'école, près de Boston, Gogol refuse d'être appelé autrement que par ce surnom improvisé par son père à sa naissance. Non, il ne sera pas Nikhil, il ne veut pas se présenter sous ce prénom bengali. Bannissant ces deux syllabes qui le rattachent à la terre natale de ses parents, Gogol grandit comme un jeune Américain sous leur regard à la fois déconcerté et fier. Il joue au base-ball, écoute du rock, fréquente de jolies Américaines... Mais à la mort de son père, quelque chose se rompt en lui, révélant cette identité qu'il avait niée. Les deux syllabes oubliées, Nikhil, résonnent alors avec une profonde familiarité... A travers l'histoire de la réconciliation de Gogol avec son prénom, décrivant les désarrois d'une famille déracinée, Jhumpa Lahiri, révélée par L'Interprète des maladies, lauréat du prix Pulitzer en 2000, offre une évocation subtile et sensible des conflits intimes liés à la double
culture. 

 

Les raisons de mon abandon : c'est long, lent, dense, ça n'en finit pas, et comme j'ai une PAL faramineuse, avec des romans très tentants, j'ai laissé là ce brave Gogol et ses soucis d'identité. malgré tout le sujet de l'émigration est abordée de façon intelligente, le lecteur ressent durement les difficultés liées à une adaptation dans un pays et une culture radicalement différentes de ceux d'origine...

 

D'autres avis : Sassenach Lire

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  Le canyon de Benjamin PERCY

Dès les premières pages, j'ai eu peur de ce roman : un homme étrange, son fils et au milieu d'eux, un fusil, j'ai eu l'impression de revivre Sukkwan Island.

Puis le récit se concentre sur un couple un peu chaotique pour ne pas dire franchement déprimant : on apprend que la jeune femme a perdu un enfant alors qu'elle était enceinte de 5 mois -sic-, depuis elle rejette son mari -deuxième sic-, et comme si cela ne suffisait pas, son deuxième enfant, bien vivant jusqu'ici disparaît -triple sic-... Tout cela en l'espace de quelques pages...

Et ce n'est pas tout  : l'enfant -le deuxième, vivant, vous suivez ?- a été enlevé par l'homme au fusil du début...  Gloups !!!

J'ai eu trop peur de la page 113, j'ai abandonné !

D'autres avis : chez Babélio 

  

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Le livre des visages de Sylvie GRACIA

 

Présentation de l'éditeur : Durant une année, Sylvie Gracia s’astreint à publier régulièrement sur facebook une photo prise avec son téléphone portable, puis écrit la réaction spontanée que cette image fait naître en elle. S'invente alors au jour le jour une nouvelle forme du Journal littéraire où le plus intime surgit d’un étonnement, d’un éclat de colère, d’une peur d’être dévoilée, d’un désir soudain avoué. Ici, c’est le fragment, si consubstantiel à notre modernité, qui dévoile le réel, et la poésie la plus délicate comme la critique la plus féroce peuvent en naître. Ici l’instant est roi. Qu’il s'agisse du regard d’une femme de cinquante ans sur son propre corps, de la tendresse d’une mère pour ses filles, de l’appartement familier, d’un paysage urbain mais aussi d’idéologie ou de politique, l’œil est comme neuf, lavé, et même l’épreuve de la maladie, grâce à ce processus de distanciation, pourra peut-être se vivre autrement.

 

Mon avis : Je n'ai pas trouvé d'intérêt particulier à ce livre : les photos sont tout à fait banales, les textes qui leurs sont adjoints est tout aussi insignifiant, sans style particulier, ni idées révolutionnaires...

Dommage car j'avais beaucoup apprécié le roman de cette auteur : La parenthèse espagnole, lu avant le blog mais j'en parle ici (sous le pseudo de Léna Gari) : http://prix-orange-du-livre.event.orange.fr/livre/Sylvie-Gracia--15.html

 

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La liste de mes envies de Grégoire Delacourt

 

Dans ce monde existent mille raisons de désespérer et je n'attends pas d'un livre qu'il me livre un énième témoignage de désespoir. J'attends au contraire la lumière, l'espoir, le bonheur optimiste. Ceci est la première raison pour laquelle je n'ai pas du tout apprécié ce roman...

 

De plus le style poussé à son strict minimum (sujet - verbe- complément) (mais sans le talent d'une Marguerite Duras...) m'a rapidement lassée ...

 

Si vous rajoutez quelques clichés ( "La convoitise brûle tout sur son passage."

"Je comprends aujourd'hui que je fus riche de sa confiance. Cliché, je sais. Mais vrai." (p. 85) , "Je sais qu'on ne gâte jamais assez ses parents et que lorsqu'on en prend conscience il est déjà trop tard." (p.86)), vous comprendrez pourquoi je n'ai pas été enthousiasmée.

 

Alors pourquoi un tel succès ? Sara  vous l'explique...

 

La liste de mes envies est un roman simple au propos simplet qui n'apporte rien de nouveau...

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Alors Belka, tu n'aboies plus ? de Hideo FURUKAWA

Editions Picquier

 

Présentation : En 1943, l'armée impériale japonaise laisse derrière elle quatre chiens sur une île déserte.
Ils la quitteront, et leurs descendants se répandront sur la terre pour chercher, au fil de leur généalogie chaotique, un lieu où ils puissent se sentir véritablement à leur place. Leur terre promise à eux. Ils participeront à toutes les aventures du XXe siècle, sur terre, sur mer, et même au-delà, pour nous donner à lire, dans un prodigieux renversement de valeurs, une nouvelle histoire du monde et adresser en même temps une déclaration de guerre à notre XXIe siècle.
Un roman polyphonique au rythme trépidant et d'une insolence extravagante qui remet en cause l'autorité naturelle de l'humanité sur le monde. Un livre hors normes dans la littérature japonaise contemporaine qui repousse stylistiquement encore plus loin les frontières du réel et de la fiction. De quoi est fait le monde, selon vous, sinon de fiction ? Car il s'agit bien, dans ce roman, de lâcher les chiens de la fiction !

 

Pourquoi j'ai abandonné : Un livre étrange, à l'atmosphère moderne aux ramifications souterraines inquiétantes. Trop étrange peut-être pour moi ?

 

D'autres avis : Télérama

 

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Journal d'un corps de Daniel PENNAC

Gallimard

 

Présentation : Le narrateur a commencé à tenir scrupuleusement le journal de son corps à l'âge de douze ans, en 1935. Il l'a tenu jusqu'à sa mort, en 2010, à 87 ans.

Son projet était d’observer les innombrables surprises que notre corps réserve à notre esprit d'un bout à l'autre de notre vie. Ainsi a-t-il finalement décrit toute l'évolution de son organisme.

Le résultat est le roman d'un corps qui tient moins du précis anatomique que de l’univers malaussénien, car Daniel Pennac évite la froideur du constat médical en introduisant à chaque page des personnages, des situations, des dialogues et des réflexions qui font circuler le sang de l’intimité dans ce corps autopsié que le lecteur, souvent, reconnaîtra comme étant le sien.

 

Pourquoi j'ai abandonné : Je me suis ennuyée, je n'ai trouvé aucun intérêt, même si je conçois que le projet soit original. Je suis une des rares à ne pas avoir aimé, je vous renvoie donc à toutes les critiques unanimes répertoriées par  Babélio

théorie du panda 

 

La théorie du panda de Pascal GARNIER

 

Je dois dire que cette histoire commençait plutôt bien : un homme mystérieux débarque dans une petite ville bretonne dont l'atmosphère pluvieuse et statique est admirablement bien rendue. L'homme se lie avec quelques habitants, et s'installe dans la ville comme dans leur vie.

 

Bon d'accord, les habitants ne sont pas du genre à chanter à tue-tête comme dans les comédies mais on n'est  pas dans de la chick-lit que diable ! Ah ça non ! Peu à peu les réminiscences de cet étrange Gabriel m'ont mis la puce à l'oreille : l'homme avait dû vivre une expérience traumatisante, c'était certain, mais bon la vie ce n'est pas de la chick lit, nous portons tous nos calvaires non ?

 

Sauf que quand j'ai commencé à comprendre, mon coeur de jeune mère angoissée a fait un bond et j'ai cru que j'allais avoir un malaise, là, tout de suite, dans mon train à gare du nord. J'ai donc hésité : soit je continuais et dans ce cas je risquais le malaise, l'affolement, les pompiers, la foule en délire car le train allait avoir cinq minutes de retard, le lynchage collectif (il ne faut jamais contrarier un parisien qui rentre chez lui, il faut le savoir...)...soit j'arrêtais là ma lecture.

 

Bon les pompiers m'ont tentée un temps, je l'avoue, jusqu'à ce que j'imagine la scène quand je devrais me justifier

 

" - Ce n'est pas ma faute, c'est le panda, là...

- Vous avez vu un panda ?

- Mais non, le panda, là, dans le livre...

- Ah oui... Le panda..."

 

De toute façon depuis que je sais que les pompiers ont une formation militaire, je suis résolument tournée vers les cow-boys comme Dahlgren (que je sais très bien écrire -et prononcer- contrairement à certaines...)

 

Bref (comme dit l'autre), j'ai choisi d'être raisonnable et de poser mon livre.

 

Je ne dis pas, je le garde en réserve pour le jour où je chanterai à tue-tête et que j'aurais besoin dun bon rappel à l'ordre parce que quand même, la vie n'est pas une partie de plaisir et qu'elle est même mortelle (dixit Pascal à la page 30).

 

Si malgré tout le livre vous tente, je dois dire pour sa défense que l'écriture est poétique et profonde et que Pascal Garnier est un maître du roman noir, c'est indéniable. Il faut juste avoir envie de plonger dans sa noirceur...

 

 

"C'est un quai de gare désert où s'enchevêtrent des poutrelles métalliques sur fond d'incertitude..." (p.182)

 

D'autres avis : CryssildaTélérama,

drameordinaire

Un drame ordinaire de Anne Barrovecchio

 

Le drame dont parle l'auteur est la perte de l'être aimé. Un drame "ordinaire" décrit dans un style ordinaire avec des images ordinaires et une émotion compréhensible, bref, rien de bien nouveau sous le soleil...

 

Pas de talent particulier à mes yeux, j'ai laissé  la narratrice se consoler avec ses mots...

 

   monsieur-sapiro.gif

  Monsieur Sapiro de Benny BARBASH

 

Quatrième de couverture : Voler au bluff l’identité d’un inconnu dans le lobby d’un hôtel de luxe à la faveur d’un appel téléphonique, c’est la folle aventure dans laquelle s’élance Miki. Pour ce publicitaire mal dans sa peau et dans sa tête, voilà l’occasion ou jamais de changer de vie… et de femme.
On découvre alors dans un même imbroglio la vie de Miki, ses aspirations déçues et le désastre de son couple entre passion et reniement, au moment même où il échafaude, à partir de ces débris, sa nouvelle existence dans la peau de M. Sapiro, génial faussaire disparu semble-t-il dans un crash.  

 

Mon avis : C'est un tel imbroglio dans la vie de ce Miki que je me suis perdue entre les scènes réelles, les scènes fantasmées, les scènes passées dans la peau du faussaire...

C'est dommage car au reste j'ai bien apprécié les réflexions du narrateur, ses élans liés à sa libido, son mal-être, son espoir lié à sa nouvelle vie, puis ses déconvenues, bref je l'ai trouvé très humain et attachant. En tant que narrateur son discours peut ressembler quelquefois à une logorrhée mais le fond reste profond et enrichissant.

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Mapuche de Caryl FEREY

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

  « Non la cruauté des hommes n’avait pas de limites… »

L'auteur : 

Caryl Férey a grandi en Bretagne, une terre qu'il aime pour ses côtes déchiquetées, ses concerts dans les bistrots et ses tempêtes. Grand voyageur, il a parcouru l'Europe à moto, puis a fait un tour du monde à 20 ans. Il a notamment travaillé pour le Guide du Routard.

En 1994, paraît chez Balle d'Argent, petite maison d'édition rennaise, son premier roman "Avec un ange sur les yeux". Il sort la même année son premier polar, puis quatre ans plus tard le très remarqué Haka. Il écrit aussi pour les enfants, pour des musiciens, le théâtre et la radio. Il se consacre aujourd'hui entièrement à la littérature.


Il a obtenu le Prix SNCF du polar 2005 pour Utu et le Grand prix de littérature policière 2008 pour Zulu.

2010 : Grand chelem avec "Zulu" - dix prix, neuf traductions, film tourné au cinéma à l'été 2012 par Jérôme Salle. (Source : Babélio)

 L'histoire :

Jana est Mapuche, fille d un peuple indigène longtemps tiré à vue dans la pampa argentine. Rescapée de la crise financière de 2001-2002, aujourd hui sculptrice, Jana vit seule à Buenos Aires et, à vingt-huit ans, estime ne plus rien devoir à personne.
Rubén Calderon aussi est un rescapé, un des rares «subversifs » à être sorti vivant des geôles clandestines de l'École de Mécanique de la Marine, où ont péri son père et sa jeune soeur, durant la dictature militaire.

Trente ans ont passé depuis le retour de la démocratie. Détective pour le compte des Mères de la Place de Mai, Rubén recherche toujours les enfants de disparus adoptés lors de la dictature, et leurs tortionnaires...

Rien, a priori, ne devait réunir Jana et Rubén, que tout sépare. Puis un cadavre est retrouvé dans le port de La Boca, celui d'un travesti, « Luz », qui tapinait sur les docks avec « Paula », la seule amie de la sculptrice. De son côté, Rubén enquête au sujet de la disparition d une photographe, Maria Victoria Campallo, la fille d un des hommes d affaires les plus influents du pays. Malgré la politique des Droits de l'Homme appliquée depuis dix ans, les spectres des bourreaux rôdent toujours en Argentine. Eux et l'ombre des carabiniers qui ont expulsé la communauté de Jana de leurs terres ancestrales...

 http://carylferey.net/rubrique_livre.html

 Ce que j'ai aimé : 

Mapuche est un roman fort, d'autant plus fort qu'il s'appuie sur des évènements réels, servis par une documentation précise, notamment l'enlèvement d'environ 500 enfants durant la dictature en Argentine :  

« Parmi les cinq cents bébés volés durant la dictature, beaucoup n’étaient pas répertoriés à la BNDG, la banque génétique.

La plupart de leurs parents n’avaient jamais réapparu, pulvérisés à la dynamite, brûlés dans des centres clandestins, incinérés dans les cimetières, coulés dans le béton, jetés des avions : sans corps exhumés ni recherchés par les familles, ces enfants resteraient à jamais des fantômes.

On confiait les bébés à des couples stériles, proches du pouvoir, officiers, policiers, parfois même aux tortionnaires, faux documents à l’appui.  » (p. 157)

Ces enfants n’ont pas accès à leur histoire, on leur a volée sans espoir de retrouver la vérité et la trace de leurs véritables parents. Caryl Ferey a imaginé qu'un microfilm existait répertoriant tous les renseignements sur ces enlèvements, et permettant enfin aux grands-mères d'espérer que la vérité soit révélée :

"Pas seulement la vérité sur ce qui était arrivé à leurs enfants et leurs maris : la vérité sur le disparition des trente mille personnes enlevées par la dictature, ce qu'on avait fait de leurs dépouilles, cette aprt volée de l'Histoire argentine." (p. 424)

Cela leur permet de commencer le travail de deuil, de combler les vides et d'espérer se reconstruire.

"Un pays sans vérité est un pays sans mémoire." (p. 425)

Jana et Ruben, réunis pour éclaircir la disparition d'un travesti et de la fille d'un des proches du pouvoir, vont rapidement relier ces disparitions à cette affaire des bébés enlevés, et comme les grands-mères, vont lutter pour que la vérité éclate, sans jamais abandonner. Ils iront jusqu’au bout de leur quête, au péril de leur vie souvent ! Les scènes de ce fait très violentes sont atrocement réalistes, comme pour mieux montrer que l'abandon et la demi-mesure n'est guère possible dans ce monde-là. 

« Les Grands-Mères se battraient jusqu’à leur dernier souffle, sans esprit de vengeance mais sans pardon, ni oubli. « Ils ont peut-être réussi à tuer nos maris et nos enfants, mais ils n’ont pas réussi à tuer notre amour. » répétaient-elles. (p. 193)

   

mapuche-1-copie-1.jpg 

Ce que j’ai moins aimé :

Ames sensibles, s’abstenir, les scènes de torture sont… des scènes de torture ! Rien n’est édulcoré et c’est aussi ce qui fait la force de  ce roman !

L'entrelacement entre l'histoire de l’Argentine et l'intrigue n'est pas totalement fondu, certains paragraphes arrivent en début de chapitres, comme une introduction quelque peu artificielle.

Le style oscille entre envolées lyriques presque naïves quand il s’agit de l’idylle des protagonistes et  passages plus basiques, sans recherche particulière :

« Jana éparpilla ses lèvres sur sa bouche et se sentit fondre comme un bonbon quand il enroula sa langue à la sienne. » (p. 142) « Il lui avait donné le baiser le plus sensuel de sa vie, avant de la planter comme une conne, devant l’aviateur au sourire déboulonné. » (p. 169)

 Ces petits défauts s'effacent néanmoins devant la puissance du sujet...

Premières phrases :

 « Un vent noir hurlait par la portière de la carlingue. Parise, sanglé, inclina son crâne chauve vers le fleuve. On distinguait à peine l’eau boueuse du Rio de la Plata qui se déversait depuis l’embouchure.

Le pilote avait mis le cap vers le large, en direction du sud-est. Un vol de nuit comme il en avait fait des dizaines dans sa vie, bien des années plus tôt. »

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Zulu

Autre : Luz ou le temps sauvage de Elsa OSORIO

 D’autres avis :

Presse : L'express ;Télérama

Blogs : Pierre Faverolle  ; Jean-Marc ; Jostein Interview  

 

Mapuche, Caryl Ferey, Gallimard, série noire, 2012, 450 p., 19.90 euros

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Le fond du bocal de Nicolas POUPON

Publié le par Hélène

fond du bocal 

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♥ ♥  

 Dans l'enfer de Bocalcatraz...

 

  L’auteur :

 

Né en 1972 d'un père et d'une mère, Nicolas Poupon fête dès 1973 son premier anniversaire. Par la suite, il déçoit un peu et ne fait plus rien d'intéressant jusqu'à ses 19 ans. À cet âge, lui vient la grande pensée de sa vie : "Tant qu'à rien faire, autant faire quelque chose". Il choisit le dessin.

Très vite il rêve d'art, mais finit par échouer lamentablement dans le monde des petits éditeurs de Bande Dessinée. Cherchant à sortir de cette galère, le gaillard se met en 1997 à l'accordéon diatonique, où il se montre, il faut le reconnaître, particulièrement mauvais. Il décide donc de ramer encore un peu. En septembre 1999, il crache le feu pour la première fois et s'estime dès lors un homme accompli.

Soucieux de montrer à quel point la vie peut être riche, il étudie de très près les espèces aquatiques, plus particulièrement les poissons rouges, et décidant de faire profiter le monde de ses découvertes, il crée Le Fond du bocal.

Plus de 800 observations sont déjà consignées dans de nombreux carnets, contribuant ainsi à repousser les limites de l'univers connu.

L'encyclopédie du Bocal est désormais publiée sous la bannière politiquement incorrecte de DRUGSTORE, succédant aux courageuses éditions Le Cycliste, qui avaient su, en leur temps, braver les foudres de scientifiques rétrogrades pour soutenir les pertinentes observations de Nicolas Poupon.

Quel dommage que le commandant Cousteau n'ait jamais eu connaissance de cette bible aquatique de proximité, cela lui aurait évité bien des soucis, et des heures de travail inutiles. Malheureusement, la vie n'est pas toujours bien faite, les poissons rouges en savent quelque chose.
Certains en riront. Tant mieux pour eux. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

Passer sa vie dans un bocal, y’a vraiment de quoi devenir fou…

 Certains n’ont qu’une issue : s’évader. Oui mais pour aller où ? D’autres refusent de se laisser aller au conformisme ambiant et décident de tourner carré ! De toute façon, les poissons de Nicolas Poupon sont fêlés du bocal et ne tournent plus rond depuis belle lurette. Faut dire : ce n’est pas une vie que celle de poisson rouge ! Quelle idée de les enfermer dans un bocal ?

 Le concept est simple comme bonjour, le trait épuré au possible, le contexte si réduit qu’on en arrive à s’étonner de le voir ainsi décliné. Et le résultat est là. L’humour de Poupon fait mouche !

 C'est drôle, souvent grinçant, laissant transparaître une jolie ironie, voire parfois du cynisme…

 Après une première publication, la série connaît un nouveau départ, dans une nouvelle version augmentée et corrigée, aux éditions Drugstore.

 (Présentation de l’éditeur)

 

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Ce que j’ai aimé :

Le fond du bocal est une série drôle et cynique, centrée sur la vie de poissons coincés dans un bocal et qui cherchent comment s'échapper et retourner à leur élément naturel : la mer. 

« Pour notre future évasion, rassurez-vous, j’ai plein d’idées.

Mais je ne vous cache pas que… Ce sera beaucoup, beaucoup plus facile, si on réussit à convaincre l’eau de venir avec nous. » (p. 8)

 

fond-du-bocal-canadair.jpg 

Leurs techniques sont  très inventives : utiliser un candair, ou un canard en plastique comme cheval de troie, se faire acheter à nouveau... 

Entre deux évasions, la vie de tous les jours s'écoule avec son lot de surprises (nouvel arrivant, chat qui rôde) et son lot de déceptions -jusqu'à preuve du contraire, ils sont toujours dans le bocal... 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien, je suis fan, je veux les autres...

 

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 Vous aimerez aussi :

Simon’cat de Simon TOFIELD tome 1 Une calamité de chat

 

Le fond du bocal, tome 1, 2 et 3, Nicolas POUPON, Drugstore,  avril 2002, 10.50 euros le tome

 BD Mango bleu 

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Joyeux Noël !

Publié le par Hélène

Publié dans Divers

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Anima de Wajdi MOUAWAD

Publié le par Hélène

 

 

♥ ♥ ♥ ♥

 « J’ai entendu le grand silence qu’il a produit en moi d’où ont émergé, comme le dirait un de ces animaux, cheval, mouche ou cochon, les cris de tous ceux qui sont morts dans le silence et l’oubli, enfants, femmes, bêtes et dieux, qui tapissent par couches épaisses les siècles et les ciels. » (p. 388)

 

L’auteur :

Né au Liban en 1968, dramaturge, metteur en scène, cinéaste, comédien, Wajdi Mouawad est l’auteur d’un quatuor de théâtre épique, Le sang des promesses (Littoral – Incendies – Forêts – Ciels), joué au festival d’Avignon en 2009. Incendies a été adapté au cinéma par Denis Villeneuve avec un grand succès (2011).

L’œuvre théâtrale de Wajdi Mouawad, récompensée notamment par le grand prix du Théâtre de l’Académie française en 2009, est disponible aux éditions Leméac / Actes Sud-Papiers.
Il est aussi l'auteur de deux romans : Visage retrouvé (Leméac / Actes Sud, 2002 ; Babel n° 996) et Anima (Leméac / Actes Sud, 2012). (Source : Editeur)

 

L’histoire :

Lorsqu’il découvre le meurtre de sa femme, Wahhch Debch est tétanisé : il doit à tout prix savoir qui a fait ça, et qui donc si ce n’est pas lui ? Éperonné par sa douleur, il se lance dans une irrémissible chasse à l’homme en suivant l’odeur sacrée, millénaire et animale du sang versé. Seul et abandonné par l’espérance, il s’embarque dans une furieuse odyssée à travers l’Amérique, territoire de toutes les violences et de toutes les beautés. Les mémoires infernales qui sommeillent en lui, ensevelies dans les replis de son enfance, se réveillent du nord au sud, au contact de l’humanité des uns et de la bestialité des autres. Pour lever le voile sur le mensonge de ses origines, Wahhch devra-t-il lâcher le chien de sa colère et faire le sacrifice de son âme ?

Par son projet, par sa tenue, par son accomplissement, ce roman-Minotaure repousse les bornes de la littérature. Anima est une bête, à la fois réelle et fabuleuse, qui veut dévorer l’Inoubliable. (Source : Editeur)

 « SANS LENDEMAIN. Peut-être parce que les récits naissants portent encore en eux leur promesse de puissance. Commencer pour s’arrêter quelques lignes plus loin est une manière de cogner le silex. La flamme ne jaillit pas du premier coup.

Pourtant, voici une dizaine d’années, une voix a surgi. Au-delà de ce qui était raconté, ce qui m’a happé fut cette voix qui disais-je. Cela n’était pas moi. Arrivant au bout du chapitre, je comprends, sans que cela ait été prémédité, qu’il s’agit d’une voix animale. Un homme, rentrant chez lui un soir après le travail, découvre sa femme sauvagement assassinée, étendue dans son sang, au milieu du salon. Un chat, leur chat, leur animal domestique, raconte la macabre découverte et l’évanouissement de l’homme. Au second chapitre, des oiseaux à la fenêtre de sa chambre d’hôpital tiennent la suite du récit.

J’ai poursuivi.

Anima est sorti du brouillard au fil des ans. Le temps fut nécessaire pour me permettre de voir et d’entendre ce qui s’y murmurait. Tant qu’il n’est pas conjugué, un verbe reste un infinitif. Seule sa fusion avec un sujet précis dans un temps donné le rend actif. Ainsi, ce roman me demandait de conjuguer un infinitif enfoui quelque part en moi. Il m’encourageait à marier entre elles les lignes de crête qui séparent et délimitent les mondes qui me portent : l’animal et l’humain, l’ici et l’ailleurs, les guerres d’aujourd’hui et celles d’hier, et la géographie nouvelle qui me renvoie sans cesse vers une autre géographie, terrible, effroyable. Certains êtres sont stratifiés de mondes lacérés, de terres déchirées, séparées en deux, plaques tectoniques de douleurs, exilées pour toujours l’une de l’autre, exilées de la parole, condamnées au silence et que rien ne saura jamais colmater sauf la dérive des continents qui les fera un jour se rejoindre à leurs antipodes. »

Wajdi Mouawad

 Ce que j’ai aimé :

Anima a cette particularité formelle d’adopter le point de vue d’animaux et non pas d’humains. Chaque chapitre est vu par un animal différent : chat, chien, mouche, lapin, boa, renard… Le style mime alors les mouvements et les attributs des animaux :

 Pour le canari :  « Ils s’assoient. Elle verse un liquide sombre dans des tasses posées devant eux. Je chante. Je passe d’un trapèze à un trapèze puis du trapèze à la pierre et la pierre au trapèze. Je chante. Il me regarde. Je chante. Je quitte le trapèze, agrippe mes pattes au grillage, use mon bec contre le métal, me retourne, la tête à l’envers, je chante. »

 Les phrases du serpent sont faites de circonvolution, alors que celles du papillon sont courtes, mimant les mouvements saccadés de ses ailes, tout comme celles du moustique aux actions très courtes et rapides, le poisson lui n’a pas de virgule,  le singe utilise des phrases très longues… Leur vocabulaire est riche, leur instinct sûr, leurs mots ont du sens,  contrairement aux humains pour qui les mots ne veulent plus rien dire, sont mensonges et cachent une réalité sans fond, innommable. Les animaux, témoins de l’instant ont accès à une forme de réalité entière.

 La trame du récit épouse les pas de Wahhch homme meurtri à la recherche du meurtrier de sa femme, mais aussi et surtout de son identité. La sauvagerie du meurtrier a éveillé en lui des souvenirs douloureux issus de l'horreur du massacre de Sabra et Chatila en Palestine, et le monde de Wahhch chancèle sur ses bases rendant toute vérité caduque. Il va devoir remonter aux sources du génocide et s'interroger sur les responsabilités individuelles et collectives inhérentes aux crimes pour pouvoir espérer, enfin, trouver ses propres mots...

Son road-movie le mènera notamment dans les réserves indiennes, zones de non-droit en butte à divers trafics louches. C'est là que les animaux rejoindront les hommes, sous l'égide de vieilles croyances indiennes selon lesquelles l'âme de l'homme s'incarne dans les animaux.   

 Porté par un style magnifique, tour à tour poétique et épique, Anima est un roman pluriel riche et profondément touchant : 

  « A quoi tu décides de tenir ? Et pourquoi ? Tu n’en sais rien. L’enfant, lui, tient à un morceau de tissu. C’est rien, mais il y tient. Il dort avec, il sort avec. Il y tient. Un morceau de tissu, une chevelure, une peau. Une femme. Des yeux. Un regard. Une femme avec des mots et une façon de mettre tous ces mots-là ensemble. Une façon de se taire et d’hésiter puis de marcher, d’embrasser. » (p. 132)

  « Etendu de tout son long sur le plancher graisseux d’un wagon plat sans parois ni recoins, il fixait le défilement du ciel au-dessus de sa tête et s’adonnait, bras levé, doigt pointé, au décompte des étoiles. » (p. 298)

  « Il m’a parlé du malheur qui fond parfois sur les humains et de la douleur engendrée par la permanence de la mémoire que rien n’efface, sauf la mort. Il a levé la tête et m’a indiqué l’étoile qui se tient fixe à la verticale du pôle et autour de laquelle tournent sans fin les constellations du ciel. « Aigle, Cygne, Ours, Dragon et Cheval. Tu la vois ? C’est l’étoile du Nord. Ainsi, malheurs, bonheurs, pertes et joies tournent pareillement autour de nos vies, et si aujourd’hui tu es malheureux, demain tu seras de nouveau heureux. (…) Je n’ai plus rien à craindre. J’irai jusqu’au bout des rails même si le brouillard me semble d’une épaisseur infinie. » » (p. 299)

 Art et parole s'entrelacent savamment pour réapprendre aux humains à trouver des mots nouveaux que comprendraient les âmes perdues ... 

 Ce que j’ai moins aimé :

 Ames sensibles s’abstenir... 


Premières phrases :

 « Ils avaient tant joué à mourir dans les bras l’un de l’autre,  qu’en la trouvant ensanglantée au milieu du salon, il a éclaté de rire, convaincu d’être devant une mise en scène, quelque chose de grandiose, pour le surprendre cette fois-ci, le terrasser, l’estomaquer, lui faire perdre la tête, l’avoir. »

 D’autres avis :

 L'Express ; France culture ;Lire  

 Anima, Wajdi Mouawad, Actes sud, septembre 2012, 400 p., 23 euros

 

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Neige de Maxence FERMINE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 « Je veux apprendre à regarder passer le temps. » (p.15)

 

L’auteur :

 Maxence Fermine est l’auteur de plusieurs romans à succès, Neige, L’Apiculteur (Prix del Duca et Prix Murat en 2001), Opium, Amazone (Prix Europe 1 en 2004)…, traduits dans de nombreux pays, notamment l’Italie où il est un best-seller. Il vit en Haute-Savoie. (Source : Albin Michel)

 L’histoire :

 

Dans le Japon de la fin du xixe siècle, sur l'île d'Hokkaido, Yuko ne désire devenir ni prêtre, ni guerrier, mais poète, afin "d'apprendre à regarder passer le temps". Fasciné par la neige, en laquelle il voit tout à la fois un poème, une calligraphie, une peinture, une danse et une musique, il s'adonne au haïku et traverse les montagnes dans l'espoir de parfaire son art auprès d'un maître renommé...

 Ce que j’ai aimé :

« Un matin, on prend le temps de se regarder vivre. » (p. 16)

  Neige est un texte qui flotte en apesanteur dans l’âme du lecteur et laisse en lui une marque pure, indélébile. Texte court qui allie subtilement prose et poésie, il approche le processus créatif : Yuko pour devenir poète, devra  être voyant… La poésie, l’art donnent accès à un monde qui n’existe pas ou n’existe plus. Elle permet de retrouver les êtres chers, de les sertir dans un cercueil de mots qui les rend immortels.

  Dans cet univers poétique, la femme est une muse, métaphore de la poésie :

   « Car l’amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, composer, peindre, c’est la même chose qu’aimer. C’est du funambulisme. Le plus difficile, c’est d’avancer sans tomber. » (p. 50)

 « En vérité, le poète, le vrai poète, possède l’art du funambule. Ecrire, c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une œuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n’est pas non plus d’aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule, ou que l’obstacle d’un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe. » (p. 81)

  Neige est une perle délicate comme un flocon, fragile, pure et immensément belle...

 flocon.jpg

 Ce que j’ai moins aimé :

- Rien.

 Premières phrases :

« Yuko Akita avait deux passions.

Le haiku.

Et la neige.

Le haïku est un genre littéraire japonais. Il s’agit d’un court poème composé de trois vers et de dix-sept syllabes. Pas une de plus.

La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers.

Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu.

Il porte un nom. Un nom d’une blancheur éclatante.

Neige. »

D’autres avis :

 Fransoaz ; Jostein ; Soukee ; Alex

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : L'apiculteur

 

Neige, Maxence Fermine, Arléa, janvier 1999, 96 p.,

POCHE : Neige, Maxence Fermine, Points, décembre 2000, 4.70 euros,

   challengeQuatreSaisons

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Les chasseurs d’écume, 1909 les maîtresses du quai, tome 2 de François DEBOIS et Serge FINO

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

 

Les auteurs :

 

  François Debois est né en 1975 et a vécu toute son enfance en Bretagne. Dès l’âge de 7 ans, il se passionne pour les comics américains, et commence à écrire et dessiner des histoires de super-héros.  Dans les années 90 il intègre une association d’auteurs amateurs qui veulent créer des BD conciliant comics, manga et franco-belge. Amateur, c’est bien, mais pro, c’est mieux, alors sous l’impulsion de Jean-Luc Istin, François Debois commence à écrire plusieurs projets pour les éditions Soleil : Les Contes de Brocéliande, le Sang de la Sirène, le Gardien du Feu, Ash. En 2008, il signe deux nouvelles séries triptyques chez Glénat : Magus, série coécrite avec Cyrus et dessinée par Annabel, et Talisman, série dessinée par Montse Martin. Il prépare actuellement deux nouveaux projets pour Glénat, dont un en collaboration avec le grand-par-la-taille Cyrus. Il exerce en parallèle de son activité de scénariste un métier de consultant  en innovation, et est l’auteur du roman Qui a tué l’innovation ?.

 

Serge Fino, dessinateur autodidacte, est né en 1959 à Toulon. Il commence sa carrière de dessinateur par le fanzinat et l'illustration, notamment de nouvelles et de poèmes. En 1994, il dessine aux éditions Soleil Productions une trilogie intitulée Les Soleils rouges de l'Eden. De sa rencontre avec Tarquin naît le projet d'une nouvelle série, dont le premier tome paraît en janvier 1997 : Les Ailes du Phaéton. Il a également signé de son trait réaliste le dessin des BD Starblood, La Couronne de foudre, John Sorrow, Angeline (à partir du T2) ou plus récemment Quand souffle le vent des îles. Les Chasseurs d'Écume est sa première série aux éditions Glénat.

son blog : http://serge.fino.over-blog.com/ 

 

 

L'histoire :

 

 

La guerre est déclarée sur les quais de Douarnenez !

Après une période de disette, la sardine est enfin revenue. Cela fait bien les affaires de Jos Gloaguen, qui a besoin d’argent pour obtenir la main de Denise Guilcher… C’est sans compter sur la loi du plus fort, qui règne aussi au port ! Et à Douarnenez, les plus forts, ce sont les usiniers, qui fixent des prix indécents condamnant les pêcheurs à la pauvreté. Comme un peu partout en Europe, « L’Internationale » va bientôt retentir parmi les pêcheurs de Douarnenez…


François Debois nous raconte comment ces familles de pêcheurs à la vie rude ont acquis, sur plusieurs générations et sur tout le XXe siècle, une dimension héroïque, politique et romanesque. Serge Fino donne crédit et vie à ces Bretons de la mer, inscrivant Les Chasseurs d'écume dans la lignée des grands feuilletons historiques et familiaux, comme Les Maîtres de l'orge.

 

chasseurs d'écume 1 

 

 

Ce que j’ai aimé :

 

Un épisode mené tambour battant, entre la passion qui unit Denise et Jos, l’ombre du futur mari de Denise qui rôde, les luttes pour la sardine, les grèves, pas un instant le rythme ne se ralentit.

  

La vie est une lutte de chaque instant lutte contre les femmes du quai qui refusent de payer cher ce poisson revenu en masse, lutte contre les éléments, la mer, les poissons, lutte entre des familles rivales, marquées par un lourd passif, lutte pour une femme, pour s'extraire de la pauvreté et espérer se construire un avenir radieux...

 

Les dessins magnifiques de François Dubois servent parfaitement cette très belle adaptation du roman de Jean-Claude Boulard L'Épopée de la sardine, un siècle d'histoires de pêches.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien   

 

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Vous aimerez aussi :

 

Des mêmes auteurs : Les chasseurs d'écume tome 1 1901 les premières sardines de François DEBOIS et Serge FINO  

 

 

Les chasseurs d’écume, tome 2, 1909 les maîtresses du quai, Glénat, 48 p., 13.90 euros

  

BD Mango bleu

 

 

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De l'importance d'acheter vos livres chez votre libraire...

Publié le par Hélène

libraire

     

 Pourquoi il faut fuir la FNAC, VIRGIN, AMAZON et autres

grosses enseignes pour privilégier les librairies de quartier :

C'est chez Gaëlle http://tourner1page.fr/?p=9598

 

 

 

Publié dans Divers

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14 de Jean ECHENOZ

Publié le par Hélène

                                             14-de-jean-echenoz.jpg

 

  

 L’auteur :

 Jean Echenoz est né à Orange (Vaucluse) en 1947. Prix Médicis 1983 pour Cherokee. Prix Goncourt 1999 pour Je m'en vais.

 L’histoire :

 Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état.

 Mon avis :

D’accord, il y a le style Echenoz, ces phrases courtes, percutantes, ce vocabulaire riche, cette justesse du ton et du style.

 Et je l’ai aimé dans Courir ou Des Eclairs car il s’agissait là de sujets originaux, différents. Mais dans 14, il est question de la guerre, thème lu et relu, des femmes qui attendent le retour des hommes, thème connu et reconnu, de la violence, du sang, de la mort, thème courant…

 "Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n'est-il pas la peine de s'attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n'est-il d'ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d'autant moins quand on n'aime pas tellement l'opéra, même si comme lui c'est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui cela fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c'est assez ennuyeux."

 Je n’ai pas vu l’intérêt de réécrire encore sur le sujet. La petite musique de Echenoz n’a pas fonctionné !

 Premières phrases : 

 « Comme le temps s'y prêtait à merveille et qu'on était samedi, journée que sa fonction lui permettait de chômer, Anthime est parti faire un tour à vélo après avoir déjeuné. Ses projets : profiter du plein soleil d'août, prendre un peu d'exercice et l'air de la campagne, sans doute lire allongé dans l'herbe puisqu'il a fixé sur son engin, sous un sandow, un volume trop massif pour son porte-bagages en fil de fer."

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Courir de Jean ECHENOZ ; Des éclairs de Jean ECHENOZ

 D’autres avis :

Blogs : Yves

Presse : Le monde Télérama 

 

14, Jean Echenoz, Les Editions de Minuit, octobre 2012, 128 p., 12.50 euros

 

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