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Grand maître de Jim HARRISON

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

  

L’auteur :

 Scénariste, critique gastronomique et littéraire, journaliste sportif et automobile, Jim Harrison, né dans le Michigan, décide de devenir écrivain à l'âge de douze ans.

D'abord enseignant à l'Université de New York, il retourne dans sa région natale et connaît ses premiers succès avec sa poésie, puis bifurque vers le roman.
Depuis, il a publié quatre recueils de nouvelles, sept de poésie, sept romans et une autobiographie, En marge.

Lauréat de multiples prix, ses livres ont été adaptés à plusieurs reprises au cinéma : Vengeance (Revenge) (1990), de Tony Scott, Wolf (1994), de Mike Nichols, Légendes d'automne (Legends of the Fall) (1994), d'Edward Zwick. (Source : babélio)

 

L’histoire :

Sur le point de prendre sa retraite au terme d’une longue carrière dans la police du Michigan, l’inspecteur Sunderson enquête sur une secte hédoniste qui a pris ses quartiers à quelques kilomètres de chez lui. Simple hurluberlu inoffensif au premier abord, le gourou se fait appeler Grand Maître. Au fil de leurs recherches, Sunderson et son improbable acolyte de seize ans, Mona, découvrent un personnage bien plus sinistre qu’il n’y paraît. Lui-même poursuivi par ses propres démons, imbibé d’alcool et obsédé par les femmes, Sunderson traque sa proie des bois du Michigan jusqu’à une petite ville d’Arizona qui fourmille de criminels transfrontaliers, avant d’atterrir dans le Nebraska, où les adeptes du Grand Maître espèrent s’établir pour de bon. Un chef-d’œuvre tragicomique, étincelant d’humour et de désespoir. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 Sunderson est un homme à l’automne de sa vie, soudain désoeuvré sans le travail qui régissait sa vie à tel point qu’il lui a fait perdre sa femme. (« Elle lui avait dit : « Ta profession consiste à découvrir ce qui cloche et tu l’exerces depuis si longtemps que tu n’es plus capable de voir ce qui va bien dans la vie. » » (p. 149)) Sunderson, rattrapé par son vieil insctinct de flic décide de mener une dernière enquête en neutralisant le chef d’une secte soupçonné de détournement de mineures. Il traque l’homme aidé par sa jeune et affriolante voisine, elle-même mineure, Mona.  Mais au-delà de cette dernière mission, il va surtout apprendre à s’adapter  sa nouvelle vie et aux plaisirs assouvis ou fantasmés qui emplissent désormais exclusivement son univers. Il va apprendre à aimer la liberté en jouissant des plaisirs simples de la vie : une boisson fraîche et alcoolisée, un bon repas et une belle partie de jambes en l'air... 

 «Il dormit les deux premières heures et se réveilla avec l’étrange impression  d’avoir été écrabouillé, une sensation tout à fait nouvelle, pas exactement comme un animal écrasé sur la route, plutôt comme un homme dont les contours ont été brouillés, dilués par la perte de la profession qui le définissait jusque là. (…) Il n’était plus personne, mais il était libre. » (p. 61)

 Sa quête de Dwight est plus une dernière errance dans les antichambres de la violence et de l’immoralité qu’une véritable enquête. Grand maître n’est pas un roman policier, il est un roman su un homme qui tourne une page et apprend à apprivoiser sa retraite. 

 « Je viens de feuilleter The Practice of the Wild de Gary Snyder et d’y lire : « La marche est l’équilibre exact entre l’esprit et l’humilité. » Je ne suis pas sûr de bien piger ce qu’il veut dire, mais au cours d’une marche de deux ou trois heures la première demi-heure est saturée de banalités mentales sans intérêt, puis on émerge soudain dans le paysage et l’on est simplement un bipède humanoïde qui avance dans les collines et les forêts enneigées, ou le long des plages gelées du lac Supérieur. On n’essaie même pas de comprendre cet immense plan d’eau, car on n’est pas censé le faire. » (p.284)

  

Ce que j’ai moins aimé :

 Quelques longueurs.

 Premières phrases :

« L’inspecteur Sunderson marchait à reculons sur la plage en jetant parfois un regard derrière lui pour s’assurer de ne pas trébucher sur un bout de bois. Le vent du nord-ouest soufflait sans doute à plus de cinquante nœuds, et le sable lui piquait le visage et lui brûlait les yeux. »

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Dalva

   D’autres avis :

 Presse : Le Figaro ; Le Monde ; Les Echos 

  

Grand maître, Jim Harrison, traduit de l’anglais (EU) par Brice Matthieussent, Flammarion, septembre 2012, 342 p., 21 euros

dialogues-croises

  challenge rentrée littéraire 2012

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Le Tag où je me livre

Publié le par Hélène

J'ai été invitée par Caro (Des bouquins sur l'étagère) à répondre à ce tag. Je m'exécute avec plaisir...

    

Le livre que j'ai particulièrement aimé : 

 

Les racontars celtiques de Jorn RIELPetit traité de philosophie naturelle de Kathleen DEAN MOORE et Une année à la campagne de Sue HUBBELL  

 

dernièrement Imaqa de Flemming JENSEN

 

Et beaucoup d'autres encore ici : Coups de coeur

 

      sans oublier La patience des buffles sous la pluie de David THOMAS ....

 

Le livre qui ne m'a pas plu :

      Je n'ai pas du tout apprécié "D'autres vies que la mienne" d'Emmanuel CARRERE pourtant encensé par la critique. J'ai dû le lire dans le cadre du jury Orange, voici ce que j'en disais :

"Emmanuel Carrere nous offre un récit aux multiples ramifications centré sur les vies bousculées de personnes auparavant sereines. Nous rencontrons un jeune couple qui perd sa fille dans le tsunami, la belle-sœur mourante de l’auteur atteinte d’un cancer, son collègue, lui aussi ex-cancéreux, et d’autres destins satellitaires comme ces personnages cachés derrière les dossiers de surendettement que traitent Juliette et Etienne. Puis, le narrateur, Emmanuel Carrère qui côtoie ces multiples malheurs, décide de les raconter pour laisser une trace de leur passage sur terre.

Je reprocherai principalement à ce roman d’une part la longue description de la fin de Juliette, belle sans doute, mais n’évitant pas le pathos que l’auteur avait esquivé jusque-là, et d’autre part la longueur des chapitres sur le surendettement, tant détaillés qu’ils n’ont rien à envier à un documentaire d’Envoyé Spécial… N’est-ce pas d’ailleurs une façon de surfer sur la vague de la crise ambiante ?
J’ai regretté l’accumulation de destins brisés, une seule histoire - celle de Juliette par exemple - aurait suffi, pourquoi inclure dans ce roman comme un deuxième roman en mentionnant cette expérience du tsunami ?
Aussi je dirais que pour ma part « trop, c’est trop », je n’ai pas apprécié pleinement ce roman. C’est un beau témoignage, avec de réelles qualités littéraires qui célèbre la vie de ceux qui restent et se battent face aux adversités du destin, mais il faut malgré tout avoir envie de plonger dans les multiples malheurs possibles."

 

 

Le livre qui est dans ma PAL :

 

Un des derniers arrivés que j'ai hâte de lire est L'embellie de Audur Ava OLAFSDOTTIR. J'avais beaucoup apprécié son Rosa Candida.

Côté BD je viens de craquer sur Far away des époux Charles , recommandé chaudement dans le top BD de Yaneck...

Sinon une partie de ma PAL est ici : PAL (Pile à lire)

Si vous êtes partants pour des lectures communes, faites-moi signe !

 

Le livre qui est dans ma wish-list :

 Ma wish list est d'une longueur démentielle...  Je dirais les romans de Mario Rigoni Stern chez la Fosse aux Ours qui sont aussi beau à l'extérieur qu'à l'intérieur et Proust en Pléiade. http://www.la-pleiade.fr/Auteur/Marcel-Proust

 

poete-secret.jpg

 

Le livre auquel je tiens :

 La patience des buffles sous la pluie dédicacé par l'auteur (que j'ai en deux exemplaires, j'ai été traumatisée par la faillite de Bernard Pascuito),  A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Proust étudié en licence et mon Pléiade de Saint John Perse, souvenir de mon mémoire et qui rassemble de nombreux autres souvenirs personnels... 

a-l-ombre-des-jeunes-filles-en-fleurs.jpg

 

Le livre que je voudrais vendre ou troquer :

      Là encore ils sont nombreux disons Les oubliés de la lande tant il m'a laissé une impression désagréable (je ne regarde plus ma machine à laver du même oeil désormais)

et d'autres ici : http://www.priceminister.com/boutique/helene1hd/nav/Livres

 

Le livre que je n'ai pas réussi à terminer :

Ils sont nombreux en ce moment, le dernier en date étant  "Que le vaste monde poursuive sa course folle" de Colum McCANN, trop glauque pour moi en ce moment...

Les autres sont ici : Déceptions et abandons

 

Le livre dont je n'ai pas encore parlé sur mon blog :

      De nombreux livres que j'ai lus avant la création de ce blog et auxquels j'aimerais accorder une place en ces pages : 

 Là où se trouvait la mer de Rick BASS

La tête dans le carton à chapeaux de CHILDRESS

Ma famille inoubliable de Fred CHAPPEL

les romans de Wilkie COLLINS

Jim Glass de Jim EARLEY

Neige de Maxence FERMINE

1001 femmes blanches de Jim FERGUS

Grâce et dénuement de Alice FERNEY

Les cinq quartiers de l'orange de Joanne HARRIS

Le vent qui souffle dans les grues de Lidia JORGE

L'arbre aux haricots de Barbara KINGSOLVER

Noces indiennes de Sharon MAAS

La rivière du sixième jour de Norman MCLEAN

Blonde de OATES

Brendan prairie de Dan O BRIEN

Best love Rosie de O FAOLAIN

Matin brun de Marc PAVLOFF

Le temps où nous chantions de Richard POWERS

Un jour avant Pâques de Zoya PIRZAD

En attendant l'aube de Mario RIGONI STERN

De la beauté de Zadie SMITH

Le parfum de SUSKIND
Le sourire étrusque de SAMPEDRO

Luz ou le temps sauvage de OSORIO

L'alchimiste de COELHO

L'allée du roi de Françoise CHANDERNAGOR

C'est beau une ville la nuit de Richard BOHRINGER

L'arrière-saison de BESSON

Dojnaa de Galsan TSCHINAG

En caravane de Elisabeth VON ARNIM

Le joueur d'échecs de Stefan ZWEIG

Les romans de Michel TREMBLAY

A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel PROUST

Emile de ROUSSEAU

Les vrilles de la vigne de COLETTE

Noces de Albert CAMUS

Que ma joie demeure de Jean GIONO

Les contes des 1001 nuits

Fantasia chez les ploucs de Charles WILLIAMS

La morsure du lézard de Kirk MITCHELL

Le retour à la terre de FERRI et LARCENET

 

Le livre que je vais lire en lecture commune :

Je participe au blogoclub et dans ce cadre nous allons lire pour le 1er décembre : Ma brillante carrière de Miles Franklin

 

Ma-brillante-carriere.jpg

 

Et dans le cadre du prix des lectrices de ELLE je vais lire ce mois-ci L'interprétation des peurs de Wulf DORN, Cher Gabriel de Halfdan W. FREIHOW, Avenue des Géants de Marc DUGAIN avec A propos de livres  ; AkialamAnna Blume ; Audouchoc-Theoma  ; Caroline (Des bouquins sur l'étagère) ; ClaraConstance  ; Jostein  ; MimiPinson  ; Nadael  ; Stieg  et Canel

 

 

Publié dans Tags - challenges...

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Comme dans un miroir de Gunnar STAALESEN

Publié le par Hélène

comme-dans-un-miroir.jpg

♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 Gunnar Staalesen est né à Bergen, en Norvège, en 1947. Il crée en 1975 le personnage de Varg Veum, qu'il suivra dans une douzaine de romans, rencontrant un vif succès puisqu'ils se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires en Norvège.

Il est aussi l'auteur de la grande fresque Le roman de Bergen, en six volumes.
 

L’histoire :

En 1957, une femme sublime se tue en voiture avec son amant saxophoniste, dans un pacte macabre. Elle laisse deux filles. Trente-cinq ans plus tard, lorsque l'une disparaît avec son mari, sa soeur imagine le pire et appelle Varg Veum. Entre le mythe des amants suicidés en 1957 et le présent, beaucoup de recoupements, de ressemblances, comme dans un miroir. Les chalets de montagne sur les hauteurs de Bergen se renvoient les échos du passé par-delà les fjords.

Sur fond de trafic en tous genres, la Norvège des années 90 a bien les deux pieds dans son époque. Varg Veum aussi : il vient d'acheter un téléphone portable !
Un nouvel épisode jazzy pour le privé norvégien.

 

Ce que j’ai aimé :

Varg Veum est un personnage mélancolique attachant, à l'image de cette atmosphère jazzy dans laquelle baigne le roman. Les airs de saxophone semblent s'échapper voluptueusement des pages pour nous chanter les relations passionnelles de ces amants maudits liés par ce qui semble être un pacte funèbre. Le sang d'Humphrey Bogart coule dans les veines de Varg, homme moral et pourfendeur de la noble cause surtout pour les jolies femmes en détresse.

 Comme un miroir mêle une enquête classique autour du thème de l’adultère et des thématiques plus actuelles comme le traitement des déchets toxiques ou l'émigration clandestine. Cette alliance entre sujets d'actualité et sujets intemporels reflète bien l'image du roman baignant dans une atmosphère sépia.  

L'ensemble est servi par un style à la fois lyrique dans les descriptions et dynamique dans l'action.

 Ce que j’ai moins aimé :

Une enquête qui manque un peu de punch et dont le rythme langoureux ne plaira pas à tout le monde…

 Premières phrases :

  "Je l'avais vue bien avant que nous nous croisions. Nous allions chacun dans sa direction sur la portion de montagne que les Berguénois appellent Vidden, le haut plateau, comme s'il n'y en avait qu'un. Elle arrivait d'Ulriken, en direction de Floien."

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :

 

La série des Varg Veum dans l'ordre :

 

1- Le Loup dans la bergerie (Rocher, 1994 ; rééd. Gaïa, 2002)

2- Brebis galeuses (L'Aube, 1997)

3- Pour le meilleur et pour le pire (Gaïa, 2002)

4- La Belle dormit cent ans (Gaïa, 2002)

5- La Femme dans le frigo (Gaïa, 2003)

6- La Nuit, tous les loups sont gris (Gaïa, 2005)

7- Anges déchus (Gaïa, 2005)

8- Fleurs amères (Gaïa, 2008)

9- Les Chiens enterrés ne mordent pas (Gaïa, 2009)

10- L'Ecriture sur le mur (Gaïa, 2011)

11. Comme dans un miroir (Gaïa, 2012) 

 Autre :

 Roman policier nordique

 

D’autres avis :

 Lystig ; aproposdelivres

 

Comme dans un miroir, Gunnar Staalesen, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, septembre 2012, 304 p., 23 EUROS

dialogues-croises

 challenge rentrée littéraire 2012

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Tout piller, tout brûler de Wells TOWER

Publié le par Hélène

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  ♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

Wells Tower, originaire de Caroline du Nord, a été la révélation littéraire américaine 2009 aux Etats-Unis. Ses nouvelles et ses articles sont publiés dans le New Yorker, The Paris Review ou encore le Washington Post. Il travaille actuellement à l’écriture de son premier roman, à paraître en 2012.

Tout piller, tout brûler est en cours de traduction dans une dizaine de langues.

 

L’histoire :

    Des maraudeurs vikings envahissent une île souvent pillée, dans l’espoir que quelques massacres les aideront à dissiper l’ennui de l’hiver... Un homme est jeté dehors par sa femme qui a découvert sur le pare-brise intérieur de leur voiture l’empreinte d’un pied qui n’est pas le sien… Deux cousines adolescentes, enivrées par l’été, règlent leurs comptes dans une forêt… Un jeune homme débarque dans une fête foraine après une bagarre avec son beau-père… Dans les nouvelles de Wells Tower, les familles se déchirent et essayent péniblement de recoller les morceaux. Sa vision de l’Amérique éclaire le monde trouble des marginaux et des inadaptés : inventeurs ratés, rêveurs alcooliques, pères malheureux, fils rebelles…

Combinant une prose électrique à un esprit ravageur, Tout piller, tout brûler nous fait découvrir une voix comme nous n’en avions jamais entendue.

 

Ce que j’ai aimé :

Wells Tower nous offre une vision désabusée du monde, tant celui-ci peut offrir des beautés insoupçonnées mais aussi des pièges et des horreurs innommables.

La complexité des rapports humains est pointée du doigt comme dans « Un lien fraternel », lien  tendu entre deux frères souvent sur les chardons ardents... Mais les  êtres établissent des liens même s’ils savent que ces maigres ficelles risquent d’être mis à mal : dans « La côte de brun » Bob sympathise avec ses voisins,  dans « En bas dans la vallée » le narrateur va aider le mari de son ex-femme qui s’est blessé la cheville.  Bien sûr tout cela finit souvent mal car la vie les écorche. Les familles sont éclatées, les êtres à la dérive cherchent des échappatoires eux aussi bancals, l’amour même est malmené. Même les manèges et l’innocence d’une fête foraine est dangereuse et cache des fêlures irrémédiables.

Dans ce contexte tourmenté, la nature n'offre pas l'échappatoire idéalisé par Thoreau et quelques autres, elle aussi peut se révèler redoutable et trahir les attentes des protagonistes. 

 La violence gratuite et finalement absurde de ce monde est portée à son apogée dans la nouvelle éponyme finale : contant une lutte barbare entre deux peuples, elle éclaire l'inanité des conflits, qu'ils soient d'hier ou d'aujourd'hui...

  

Ce que j’ai moins aimé :

   - Rien de spécial.


Premières phrases :

 « Bob Munroe se réveilla couché sur le ventre. Sa mâchoire lui faisait mal, les oiseaux piaillaient et son caleçon le gênait. Il était arrivé tard, des élancements dans le dos à la suite du voyage en car, et il s’était allongé par terre pour dîner de deux paquets de crackers, si bien qu’il était plein de miettes – sous son torse nu, dans les plis moites de transpiration de ses coudes et de sa nuque, tandis que la plus grosse et la plus désagréable s’était logée dans la raie de ses fesses, pareille à une pointe de flèche en silex. »

 

D’autres avis :

 Blogs : Ys ; Keisha

 Presse : L'express ; biblioobs ; Télérama 

 

Tout piller, tout brûler, Wells Tower traduit de l’anglais par Michel Lederer, Albin Michel (Terres d’Amérique), 2010, 239 p., 20 €

 

POCHE : Tout piller, tout brûler, Wells TOWER, traduit de l’anglais par Michel Lederer, 10/18, septembre 2012, 264 p, 8.10 euros

  12 d'Ys

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Les chasseurs d'écume tome 1 1901 les premières sardines de François DEBOIS et Serge FINO

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

 

 Les auteurs :

 

François Debois est né en 1975 et a vécu toute son enfance en Bretagne. Dès l’âge de 7 ans, il se passionne pour les comics américains, et commence à écrire et dessiner des histoires de super-héros.  Dans les années 90 il intègre une association d’auteurs amateurs qui veulent créer des BD conciliant comics, manga et franco-belge. Amateur, c’est bien, mais pro, c’est mieux, alors sous l’impulsion de Jean-Luc Istin, François Debois commence à écrire plusieurs projets pour les éditions Soleil : Les Contes de Brocéliande, le Sang de la Sirène, le Gardien du Feu, Ash. En 2008, il signe deux nouvelles séries triptyques chez Glénat : Magus, série coécrite avec Cyrus et dessinée par Annabel, et Talisman, série dessinée par Montse Martin. Il prépare actuellement deux nouveaux projets pour Glénat, dont un en collaboration avec le grand-par-la-taille Cyrus. Il exerce en parallèle de son activité de scénariste un métier de consultant  en innovation, et est l’auteur du roman Qui a tué l’innovation ?.

Serge Fino, dessinateur autodidacte, est né en 1959 à Toulon. Il commence sa carrière de dessinateur par le fanzinat et l'illustration, notamment de nouvelles et de poèmes. En 1994, il dessine aux éditions Soleil Productions une trilogie intitulée Les Soleils rouges de l'Eden. De sa rencontre avec Tarquin naît le projet d'une nouvelle série, dont le premier tome paraît en janvier 1997 : Les Ailes du Phaéton. Il a également signé de son trait réaliste le dessin des BD Starblood, La Couronne de foudre, John Sorrow, Angeline (à partir du T2) ou plus récemment Quand souffle le vent des îles. Les Chasseurs d'Écume est sa première série aux éditions Glénat.

 

chasseurs-2.jpg

 

L'histoire :

 

Une grande saga bretonne à la dimension héroïque, politique et romanesque

Juin 1960, dans un train entre Quimper et Paris. Jos Gloaguen, la soixantaine chenue, va représenter les intérêts des pêcheurs de Bretagne Sud au comité interministériel de la sardine. Un voisin de wagon intrigué l'interroge : il s'est toujours demandé comment un si petit poisson peut susciter autant d'émois... Comment en 1924 les grèves des Pen Sardines, ces travailleuses des conserveries, ont pu avoir un tel retentissement national ! Jos Gloaguen sait bien lui, que la sardine est le blé de l’océan, et autant une affaire de passion que de survie…

Alors il remonte dans ses souvenirs, pour raconter comment il a embarqué pour la première fois en 1901, âgé de 12 ans. Comment il est tombé amoureux de la mer à peu près en même temps que de Denise Guilcher, fille d'une famille ennemie. Comme leur existence était difficile, entre l'âpreté des sorties en mer, les caprices de la sardine et l'exploitation par les patrons des conserveries...

François Debois adapte le roman de Jean-Claude Boulard (maire du Mans) L'Épopée de la sardine, un siècle d'histoires de pêches, et nous raconte comment ces familles de pêcheurs à la vie rude ont acquis, sur plusieurs générations et sur tout le XXe siècle, une dimension héroïque, politique et romanesque. Serge Fino donne crédit et vie à ces Bretons de la mer, inscrivant dès le premier tome Les Chasseurs d'écume dans la lignée des grands feuilletons historiques et familiaux, comme Les Maîtres de l'orge.

 

Ce que j'ai aimé :

 

Les chasseurs d'écume sont ces pêcheurs acharnés du début du siècle qui traquent la sardine, leur seul moyen de survivance dans ce monde maritime âpre et sans pitié.

 "Il n'a l'air de rien comme ça, ce petit poisson avec son dos d'émail bleu et son ventre d'argent scintillant, mais il apportait fortune de mer ou misèer noire aux dix mille pêcheurs qui travaillaient au début du siècle."

 L'histoire de deux familles rivales les Gloaguen et les Guilcher nous plonge dans une Bretagne de début de siècle marquée par des conditions de travail difficiles, par une pauvreté latente et par des luttes qui deviendront rapidement des luttes syndicalistes puisque ces années correspondent à la naissance de la CGT.

 La sardine n'est pas la seule cause du conflit entre les deux familles, un lourd secret de famille les divise et alimente cette haine clanique.

  Les dessins sont très beaux, fondus dans des harmonies de bleu en hommage à cette mer nourricière mais aussi meurtrière. 

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Ce que j'ai moins aimé :

 

- Rien.

 

Vous aimerez aussi :

 

Le tome 2 publié en octobre probablement

CHASSEURS-tome-2.jpg

 

Les chasseurs d'écume, tome 1, 1901, Premières sardines, Debois et Fino, Glénat, octobre 2011

  

 BD Mango bleu 

 Top-bd-2012 

 

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Fukushima, récit d’un désastre de Michaël FERRIER

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ 

 

 L’auteur :

 Grand-mère indienne, grand-père mauricien, né en Alsace, Michaël Ferrier passe son enfance en Afrique et dans l’océan Indien, fait ses études à Saint-Malo et à Paris. Il est professeur à l’université Chuo de Tokyo où il enseigne la littérature.

Il vit à Tokyo depuis 1994.

Il a publié, entre autres : Le Goût de Tokyo (Mercure de France, 2008), Maurice Pinguet, le texte Japon (Seuil, 2009) et Kizu, la lézarde (Arléa, 2004). Tokyo, Petits portraits de l’aube, paru chez Gallimard en 2004, a reçu le prix littéraire de l’Asie 2005.
Son livre "Fukushima, récit d'un désastre" en 2012 est publié chez Gallimard.

 

 L’histoire :

Michaël Ferrier revient sur la catastrophe de Fukushima et sur ses conséquences en mars 2011.

 

 Ce que j’ai aimé :

Michaël Ferrier nous livre un témoignage précis, fruit d'une enquête et d'une expérience traumatisante. Il décrit pour garder une trace de cette catastrophe dévastatrice et pour ne pas laisser tous ses morts sous les décombres d'un pays meurtri. Homme érudit, il émaille son récit de nombreuses citations, allusions à des poètes, écrivains, historiens... Tour à tour poignant, cultivé, son témoignage est aussi teinté d'humour atant certaines situations, certains choix sont absurdes :

"Pour toute réponse, on arrose les réacteurs avec des dés à coudre et des lances d'incendie (bientôt des pistolets à eau ?) Onvoit des images qui rappellent irrésistiblement celles de Tchernobyl, comme ces hélicoptères équipés de blindages de plomb qui déversent des paquets d'eau sur les réacteurs et manquent à chaque fois leur cible. C'est tout ce qu'ils ont trouvé : des tuyaux d'arrosage. Vite un hélicoptère pour éteindre la centrale nucléaire !" (p. 66)

Néanmoins, la partie la plus intéressante du récit vient un peu tard, vers les dernières pages. En effet le  témoignage de Michaël Ferrier dégage une impression de déjà vu, nous n’apprenons rien de nouveau, tout ce qui est dit, décrit, ne surprend pas le lecteur qui a suivi le tremblement et ses répercussions dans les médias au moment de la catastrophe. Certes l'auteur écrit très bien et nous offre de belles descriptions lyriques des paysages dévastés, mais le lecteur est aussi en droit d'attendre une réflexion différente, plus profonde sur les dessous de cette catastrophe nucléaire. Or seules les 60 dernières pages abordent le sujet de front.

"La palme en la matière revient incontestablement au docteur Shunichi Yamashita, professeur à l'université de Nagasaki et membre de l'institut de recherche sur la bombe atomique. Un florilège de ses déclarations donne une franche envie de rire... ou de vomir. La plus savoureuse : "La radioactivité n'affecte pas les gens souriants mais seulement les gens soucieux. Ceci a été prouvé par des expérimentations animales. " La peur de la radioactivité serait plus nocive que la radioactivité elle-même. Le traitement du docteur est donc simple mais efficace : Be happy, don't worry. On dirait le docteur Folamour de Kubrick quand il chante : "How I stopped worrying and learned to love the bomb !" (remplacer bomb par nuclear plant). Faut rigoler ! Ne plus s'en faire et apprendre à aimer la centrale, joyeuse, triomphante, rayonnante ! Un détail : le docteur Yamashita est conseiller pour les risques sur la santé de la radioactivité à la préfecture de Fukushima. Effectivement, c'est assez drôle. " (p. 202)

Ce petit bémol est mineur au vue de la qualité indéniable de ce témoignage...

 

Premières phrases :

« C’est un chinois, Zhang Heng, qui a inventé le premier appareil à détecter les tremblements de terre. En 132 après Jésus-Christ, il présente à la cour des Han un stupéfiant vase de bronze, semblable à une grande jarre de vin ou au corps ventru d’une carpe argentée. »

 Autres avis :

Presse :Télérama;  Libération  

  Blogs : Jostein ; Canel ;  Mimi ;

 

Fukushima, récit d’un désastre, Michaël FERRIER, Gallimard, 18.50 euros

grand prix lectrices de elle 

ChallengeDragonFeu

 

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Les heures silencieuses de Gaëlle JOSSE

Publié le par Hélène

                                         heures-silencieuses.jpg

 ♥ ♥

 

L’auteur :

http://gaellejosse.kazeo.com/

 

 L’histoire :

« A l'heure où mes jours se ternissent comme un miroir perd son tain, le besoin de m'alléger de ce qui m'encombre devient plus fort que tout. Je garde l'espoir, naïf peut-être, qu'un tel aveu sera comme l'amputation d'un membre inguérissable qui, pour douloureuse qu'elle soit, permet de sauver le reste du corps. »

  Tout paraît à sa juste place dans la vie de Magdalena, épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes orientales à Delft. Rigoureuse, maîtresse d'elle-même, elle aurait pu succéder à son père. Mais le commerce est réservé aux hommes. Sa place est au foyer. Magdalena doit se limiter à cet espace intérieur, où elle a souhaité se faire représenter à son épinette, de dos. Un décor à secrets, que son journal intime dévoile. Déceptions, souvenirs, drames familiaux, mais aussi joies, et désirs interdits... Dans le silence de l'heure, derrière le précaire rempart de l'ordre et de la mesure, Magdalena transcrit les vacillements de son coeur, explorant les replis les plus secrets de l'âme. (Quatrième de couverture)

 

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Ce que j’ai aimé :

Les heures silencieuses nous plonge dans l’intimité d’une femme douce, posée, meurtrie par certains évènements de la vie mais capable d’enfouir ces souvenirs dans le fond de son âme pour espérer aspirer à un soupçon de quiétude. Sa personnalité inocule un charme diffus à son récit, comme le décor diaphane de cette Hollande du XVIIème siècle.  

« Lorsque je me surprends à rêver, c’est d’une existence tissée de ces seuls moments, où chacun semble s’accorder à lui-même, comme à son entourage, avec la plus grand justesse, et n’éprouver pour le monde qu’indulgence, et affection. » (p.83)

 

Ce que j’ai moins aimé :

Je ne saurais dire à quoi cela tient exactement, mais il m’a manqué un petit quelque chose pour être totalement conquise, un  petit supplément d’âme, un soupçon de poésie, un brin de profondeur…

 

 Premières phrases :

 « Je m’appelle Magdalena Van Beyeren. C’est moi, de dos, sur le tableau. Je suis l’épouse de Pieter Van Beyeren, l’administrateur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à Delft, et la fille  de Cornelis van Leeuwenbrock. Pieter tient sa charge de mon père. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Des vies désaccordées

Autre : La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier

 

 D’autres avis :

 Mango Clara, Sylire, Manu, George,  Jostein Mimi   

 

Les heures silencieuses, Gaëlle Josse, Autrement, janvier 2011, 134 p., 13 euros

Merci à Manu pour le prêt…

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Le jeu des ombres de Louise ERDRICH

Publié le par Hélène

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♥ ♥ 

 

L'auteur :

 Née en 1954 dans le Minnesota, Louise Erdrich est considérée comme l’une des grandes voix de la littérature américaine contemporaine. De Love Medicine à La Malédiction des Colombes, elle a bâti, livre après livre, une oeuvre polyphonique à nulle autre pareille.

 

L'histoire :

 Rythmé à la manière d’un thriller sombre et tragique, Le jeu des ombres est sans doute le livre le plus personnel de Louise Erdrich. Construit comme un huis-clos hypnotique, portrait d’un mariage et d’une famille sur le point de voler en éclat, d’un homme et d’une femme en proie à la violence d’un face-à-face, c’est aussi une réflexion sur les cicatrices qu’une histoire collective douloureuse peut laisser sur les individus.

Gil est un peintre reconnu qui doit son succès à Irene, sa femme, un écrivain qui a longtemps été son modèle. Quand elle découvre que son mari lit son journal intime, Irene décide d’en rédiger un autre, qu’elle met cette fois-ci en lieu sûr. Elle y livrera sa vérité, se servant du premier comme d’une arme pour manipuler son unique lecteur. Une guerre psychologique commence, qui va révéler le côté obscur de chacun des personnages.

En faisant alterner les journaux d’Irene et un récit à la troisième personne, Louise Erdrich témoigne, une fois de plus, d’une prodigieuse maîtrise narrative.

  

Mon avis :

Le jeu des ombres est un roman fort sur le couple et ses dérives. Jusqu’où peut-on être transparent à l’autre, faut-il garder des zones d’ombres mais l’autre est-il capable de les supporter, où commence la folie où s’arrête la passion, autant de questions profondes portées par une écriture limpide et perçante. La relation tissée entre Gil et sa femme est passionnelle, mais aussi torturée, terrassée par les années et les changements des deux membres du couple.  

 Louise Erdrich nous livre un roman très psychologique, presque un huis-clos souvent oppressant d’autant plus que de jeunes enfants se retrouvent pris dans les rets de la guerre psychologique que se livrent les deux époux en bout de course. De belles allusions à l’histoire indienne émaillent le récit et permettent d’aborder une autre dimension historique et psychologique.

 Je dois avouer ne pas être friande de ce type de récit, sans doute parce que je recherche dans la littérature davantage d’évasion et que je n’ai pas réellement envie de retrouver dans mes lectures les problématiques et les angoisses de mon quotidien. Pour ceux que cela intéresse, ce roman sera parfait…

  

Premières phrases :

« Maintenant, j’ai deux agendas. Le numéro un, c’est le Mémento Journalier  à couverture rouge et cartonnée, semblable à ceux dans lesquels j’écris depuis 1994, quand nous avons eu Florian. Tu m’as offert le premier pour que j’y consigne ma première année dans mon rôle de mère. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : La malédiction des colombes de Louise ERDRICH

Autre : Mr.Peanut d’Adam ROSS

 

D'autres avis :

Clara

 

 Le jeu des ombres, Louise ERDRICH, traduit de l'anglais (EU) par Isabelle Reinharez, Albin Michel , 2012, 252 p.,

  dialogues-croises

  challenge rentrée littéraire 2012

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Africa dreams tome 2 Dix volontaires sont arrivés enchaînés de Maryse et Jean-François CHARLES et Frédéric BIHEL

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

Les auteurs :

Jean-François Charles est un scénariste et dessinateur belge de bande dessinée. Il étudie à l’Académie des Beaux-arts de Bruxelles et débute sa carrière en 1971 dans le dessin de presse ; il est publié dans La Libre Belgique et La Nouvelle Gazette. Sa première grande série, Les Pionniers du Nouveau Monde, paraît chez Deligne à partir de 1982. Après le rachat du catalogue de cet éditeur par Glénat, il poursuit Les Pionniers et développe de nouvelles séries chez Glénat, et plus tard chez Casterman. En 2004, Jean-François Charles a illustré des romans sur Alix, certains adaptant des histoires parues en bande dessinée, d’autres étant inédits (Le Sortilège de Khorsabad, L’Ombre de César). Il a épousé la scénariste belge Maryse Nouwens, avec laquelle il co-écrit India Dreams et War and Dreams.

Maryse Charles, après avoir collaboré aux scénarios des Pionniers Du Nouveau Monde et de Sagamore Pilgrimage, scénarise deux séries chez Glénat pour le dessinateur Ersel : Claymore (1999), et Les derniers jours de la Géhenne (2001). Les séries India Dreams, War and Dreams et Africa Dreams prolongent et subliment son étroite collaboration avec J.-F. Charles. 

Frédéric Bihel est un dessinateur et illustrateur normand, également coloriste et scénariste. Après avoir été remarqué par Didier Convard chez Glénat, il réalise de nouveaux albums avec les époux Charles chez Casterman et avec Makyo chez Futuropolis.

 

L’histoire :

 1897. Dans le port d’Anvers, on charge et on décharge les vapeurs qui « font le Congo ». Cargaisons d’ivoire et de caoutchouc d’un côté, d’armes et de chaines de l’autre… Car en dépit du nom officiel de cette lointaine possession africaine – E.I.C., pour Etat Indépendant du Congo –, c’est bien le Roi Léopold qui en est l’unique propriétaire légal. Et sa consigne est claire : rentabiliser au mieux et au plus vite cette immense colonie, quitte à y faire régner l’arbitraire le plus absolu. Loin des regards, un quasi esclavage est imposé aux populations locales, comme l’a constaté depuis sa récente arrivée au Kivu le jeune missionnaire Paul Delisle. En dépit des discours « civilisateurs », éducation et évangélisation ne sont décidément pas les priorités du tyran de Bruxelles…

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Ce que j’ai aimé :

 Les dessins sont magnifiques, splendides aquarelles aux tons doux et poétiques.

Cet album a le mérite de dénoncer les exactions du roi Léopold II, souverain sans âme ayant comme seul objectif en ce bas monde le pouvoir et l’argent et n’hésitant pas à sacrifier des milliers d’africains pour servir ses intérêts.

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Ce que j’ai moins aimé :

 Je n’avais pas relu le tome 1  avant cette lecture et je dois avouer avoir été un peu perdue, il aurait été de bon aloi d’ajouter un rappel du tome 1 en début de volume.

Les mêmes défauts que dans le tome 1 voient le jour dans cet opus : trop de personnages aux liens troubles, beaucoup d’allers retour entre différentes régions du globe, si bien que l’intrigue est assez difficile à suivre et que l’on ne parvient pas à s’identifier à l’un des personnages…

J’ai également regretté l’absence de dossier explicatif qui pourtant agrémentait inteligemment le tome 1…

 

Vous aimerez aussi :

Africa Dreams tome 1 L’ombre du roi de Frédéric BIHEL, Jean-Charles CHARLES et Maryse CHARLES

 

Africa Dreams, Tome 2, Frédéric BIHEL, Jean-François CHARLES, Maryse CHARLES, Casterman, février 2012, 48 p., 12.95 euros

 

BD Mango bleu

 

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Le léopard de Jo NESBO

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

  

 L’auteur :

 Jo Nesbø, musicien, auteur-interprète, journaliste économique, est un écrivain renommé.

Il a d'abord été journaliste économique puis s'est dirigé vers la musique. Il est connu pour sa participation en tant qu'auteur, compositeur et interprète au groupe de pop "Di Derre", un des plus célèbres en Norvège, de 1993 à 1998.

Il est propulsé sur la scène littéraire en 1997 avec son premier titre, L'homme chauve-souris, qui reçoit en 1998 le prix du meilleur roman policier nordique.

Suivront Les cafards, et Rouge-Gorge, sacré meilleur polar norvégien de tous les temps par les lecteurs ainsi que par les auditeurs de la radio nationale.

En 2007, Jo Nesbø a écrit son premier roman pour la jeunesse. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

Deux femmes sont retrouvées mortes à Oslo, toutes les deux noyées dans leur sang. La police, en pleine guerre interservices, se retrouve face à un mystère, puisque les blessures à l’origine des hémorragies fatales semblent avoir été provoquées de l’intérieur.

La belle Kaja Solness, de la brigade criminelle, est envoyée à Hong Kong pour retrouver le seul spécialiste norvégien en matière de tueurs en série. Le policier alcoolique s’est caché dans une ville d’un million d’habitants pour fuir les démons assoiffés de sang d’anciennes affaires, les souvenirs amers de la femme qu’il aime ainsi que les membres des triades à qui il doit de l’argent. Ce flic s’appelle Harry Hole…

 Pour la huitième affaire de son enquêteur fétiche, Harry Hole le détective au grand cœur et à la gueule cassée, Jo Nesbø nous livre son roman le plus complexe et le plus maîtrisé. Le léopard est une traque sans pitié qui laisse le lecteur pantelant. Nous promenant des pics enneigés de la Norvège aux volcans sulfureux du Congo, rien ne nous est épargné : avalanches mortelles, volcan en éruption, tueur en série à faire frémir, guerre des polices et manipulations en tout genre, sans oublier une histoire d’amour en arrière-plan pour offrir des moments de respiration au cœur de cette tornade d’action aux reflets d’hémoglobine. Nesbø mène son récit tambour battant, comme au volant d’un bolide lancé à tombeau ouvert jusqu’à la dernière page. Un thriller magistral. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

Le léopard est un de ces thrillers au suspens addictif, un page-turner diablement efficace : trahisons, rebondissements à répétition, fausses pistes qui se complexifient au fur et à mesure, sentiments ambivalents, violence, volcans en éruption, avalanches impromptues, tout est mis en œuvre pour que le lecteur devienne accroc…

Harry Hole est un personnage meurtri qui oscille entre lucidité et un cocktail censé lui faire oublier l’éloignement de la femme de sa vie et de son fils : cocktail mélangeant alcool et opium, alliage détonnant...

 

Ce que j’ai moins aimé :

La psychologie reste assez sommaire. quelques clichés comme cette théorie du mâle dominant :

"Chaque fois que la porte s'ouvrait, il avait presque besoin de deux ou trois secondes pour appréhender toute cette beauté. laisser la confiramtion le pénétrer. La confirmation qu'elle l'avait choisi, lui, parmi le shommes qui la désiraient - en pratique n'importe quel homme non aveugle doté de penchants plus ou moins hétérosexuels. La confirmation qu'il était le chef d emeute, le mâle dominant, le mâle qui avait la priorité quand il s'agissait de s'accoupler avec cette femelle." (p. 457) 

 Un peu trop long, un peu trop d’actions spectaculaires, l’ensemble est très américain. Mais efficace...

 Premières phrases :

« Elle se réveilla. Cligna des yeux dans l’obscurité complète. Ouvrit grande la bouche et respira par le nez. Elle cilla de nouveau. Sentit une larme couler et dissoudre le sel d’autres larmes. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Rouge-gorge

Autre :   Les neuf dragons de Michael CONNELLY

D’autres avis :

Presse : Le Figaro ; Télérama

  Blogs :  Dasola Dominique Jean-Marc  

 

POCHE : Le léopard, Une enquête de l’inspecteur Harry Hole, Jo Nesbo, traduit du norvégien par Alex Fouillet, Folio policier, 854 p., 9.10 euros

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