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Déceptions et abandons du mois de janvier

Publié le par Hélène

dans le jardin de la bete 

 

Dans le jardin de la bête de Erik LARSSON

 

« C’étaient des gens compliqués se mouvant dans une époque compliquée, avant que les monstres proclament leur vraie nature. » (Préface)

 

Quatrième de couverture : Avec Le Diable dans la ville blanche, Erik Larson a révélé un talent exceptionnel pour romancer l’Histoire. Après s’être intéressé à l’Exposition universelle de Chicago et au premier serial killer américain dans son précédent livre, il nous offre cette fois un superbe thriller politique et d’espionnage, basé sur des évènements réels et peu connus qui se sont déroulés en Allemagne pendant l’accession au pouvoir d’Adolphe Hitler.

1933. Berlin. William E. Dodd devient le premier ambassadeur américain en Allemagne nazie. Originaire de Chicago, c’est un homme modeste et austère, assez peu à sa place sous les ors des palais diplomatiques, qui s’installe dans la capitale allemande. Belle, intelligente, énergique, sa fille, la flamboyante Martha est vite séduite par les leaders du parti nazi et par leur volonté contagieuse de redonner au pays un rôle de tout premier plan sur la scène mondiale. Elle devient ainsi la maîtresse de plusieurs d’entre eux, en particulier de Rudolf Diels, premier chef de la Gestapo, alors que son père, très vite alerté des premiers projets de persécutions envers les juifs, essaie d’alerter le Département d’État américain, qui fait la sourde oreille. Lorsque Martha tombe éperdument amoureuse de Boris Winogradov, un espion russe établi à Berlin, celui-ci ne tarde pas à la convaincre d’employer ses charmes et ses talents au profit de l’Union Soviétique. Tous les protagonistes de l’histoire vont alors se livrer un jeu mortel, qui culminera lors de la fameuse « Nuit des longs couteaux ».

 

Mon avis : Erik Larsson nous plonge dans « le jardin de la bête », dans les années trente en Allemagne, quand, tapie dans l’ombre Hitler et ses acolytes tissent leur toile, insidieusement, lentement, inexorablement. Pour ce faire, l’auteur s’appuie à la fois sur une documentation érudite (sa bibliographie de plus de15 pages est là pour le prouver) et il choisit de mettre en scène deux personnages vrais d el’histoire : Dodd devenu ambassadeur des Etats Unis à Berlin dans ses années là, et sa fille Martha jeune femme qui n’a pas froid aux yeux…  Ainsi, le récit oscille entre documentaire et œuvre de fiction :

 

 « Ceci n’est pas une œuvre de fiction. Comme il se doit, tout passage entre guillemets est extrait d’une lettre, d’un journal intime, de mémoires oud ‘un autres document historique. Je n’ai pas cherché dans ces pages à décrire une fois de plus l’histoire de cette époque. Mon objectif est plus intime : approcher ce monde disparu par le biais du vécu et des perceptions de mes deux sujet principaux, le père et la fille, qui, dés leur arrivée à Berlin, ont entrepris un voyage plein de découvertes et de transforamtions, pour finir le cœur brisé. » (Préface)

 

Le travail documentaire est présent dans les citations, dans les passages descriptifs qui collent au plus près de la réalité de l’époque, tandis que le travail de romancier  consiste à donner vie aux personnages qui se meuvent devant nos yeux, prennent une consistance psychologique, sont pris peu à peu dans un engrenage qui les dépasse et dont ils ne sortiront pas indemnes. L’Histoire est vue de l’intérieur, à travers ces personnes qui ne se doutent pas encore de la face cachée du nazisme. Dodd  est un idéaliste qui veut développer le libéralisme américain en Allemagne et la jeune Martha une jeune séductrice attirée irrémédiablement vers le sexe fort, et frétillante devant ces beaux jeunes blonds aux yeux bleus.

 

L’ensemble est prenant, seulement,  il faut quand même avoir un goût certain pour cette période de l’histoire pour avoir envie de lire, encore, un livre sur le sujet, et surtout un tel pavé !

 

  Folfaerie ;  Clara ; Alex ;  Lystig  ; Keisha est ici 

 

 

tabloid-city.jpg 

  

Tabloid city de Pete HAMILL

 

Quatrième de couverture : Quand « 24h Chrono » rencontre « Collision » : un polar mené à 100 à l’heure dans un New York en pleine évolution…

Sam Briscoe, septuagénaire élégant aux faux airs d’Inspecteur Harry est le rédacteur en chef du New York World, l’un des tabloïds mythiques de la Grosse Pomme qui vit ses dernières heures : le compte à rebours est en route et dans très peu de temps, la version papier va disparaître au profit d’une version online. La fin d’une époque, au grand dam de Sam. Mais cette nuit-là, alors qu’il boucle son ultime édition, un fait divers d’une violence inouïe va bouleverser son chemin de fer. Et sa vie. Cynthia Harding, une « socialite » très introduite dans les milieux de l’art et de la culture, est sauvagement assassinée. Son assistante, Mary-Lou, partage son sort. Il en faut beaucoup pour déstabiliser un vieux briscard comme Sam. Seulement, Cynthia, c’est la seule femme qu’il ait jamais aimée… Tandis qu’il traverse cette nuit et cette journée pas comme les autres, on suit les parcours croisés d’un flic, Ali, l’époux de Mary-Lou, de leur fils Malik, fondamentaliste islamiste, et de bien d’autres encore…
Les voilà lancés dans une course folle à travers New-York, ville-héroïne du roman, peinte comme une sorte de Gotham City fantomatique, une ruche foisonnante, où chaque personnage est pris entre les mouvements permanents d’une ville qui ne s’arrête jamais, et les conflits qui l’habitent.

 

Mon avis : Je n’ai pas réussi à entrer dans ce roman pour plusieurs raisons :

 

Le style tout d’abord, très parlé, mimant les mots des protagonistes, adoptant leur point de vue mais le procédé est trop mécanique comme pour ce personnage fan de Céline et qui utilise à outrance les points virgule. Oui, bon…


"Le romantisme, cela dit, n'est plus vraiment de saison. Le dossier "Amour" déborderait plutôt de tarés qui rentrent pétés à la maison, vont chercher leur flingue, descendent maman et les trois gosses avant de s'en coller une pour finir en beauté." (p. 28)


L’indication des heures qui défilent et qui rapprochent tout ce beau monde de la catastrophe tient lui aussi du procédé grossier pour tenir le lecteur en haleine.

 

Les lamentations sans fin sur la fin de la presse écrite deviennent rapidement lassantes.

 

Les personnages sont très nombreux, presque trop nombreux pour que le lecteur s’attache réellement à l’un d’entre eux. Certains sont relativement caricaturaux comme la femme seule Helen, le jeune extrêmiste, le jeune loup arriviste…

 

En conclusion : un roman sont les ficelles sont trop apparentes à mon goût !

 

Le Figaro  

 grand prix lectrices de elle

 

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Le Havre-New-York de Cyril DOISNEAU

Publié le par Hélène

le havre new york

♥ ♥

  L’auteur :

le blog de l’auteur 

 L’histoire :

 Dans les années 60, deux filous pensent trouver le bonheur en Amérique. À bord du France, ils font cap vers New York. À bord, diverses péripéties les jettent hors des sentiers battus.

Engagés comme larbins par une chanteuse à la mode, ils vivront une traversée... de tout repos! (Source : Babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 Le Havre-New York est un album plaisant :  les deux zigues partis sur un coup de tête sont bien décidés à profiter de la vie, de leur voyage et de cette chance qui s’offre à eux de passer le temps du voyage aux côtés de Yolanda, chanteuse à la mode, en se prélassant. Les dessins aplat dans les tons gris-bleu s'accordent parfaitement à cette atmosphère d'entre deux mers, entre deux ponts... Le temps est comme suspendu le temps de cette traversée, il coule lentement entre bains de soleil, repos mérité après des soirées arrosées et des fêtes endiablées.

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    Ce que j’ai moins aimé :

 Toutefois l'histoire manque quelque peu de coffre, le fil reste relativement linéaire, sans réel intrigue, flirtant finalement avec une impression de platitude.

La fin tourne en queue de poisson, peut-être pour ouvrir les perspectives vers un  deuxième tome, l'information n'est pas donnée.

 Vous aimerez aussi :

   Paul à la campagne de Michel RABAGLIATI

  

tous les livres sur Babelio.com

 

 

Le Havre New-York, Cyril Doisneau, La Pastèque, janvier 2013, 68 p.,  19 euros

 

BD Mango bleu

 

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Le voleur de morts de Tess GERRITSEN

Publié le par Hélène

                                                  voleur-de-morts.jpg

 ♥ ♥ ♥

 L’auteur :

http://www.tessgerritsen.com/

 L’histoire :

A travers la traque d'un tueur en série adepte du bistouri, Tess Gerritsen brosse un tableau captivant des débuts de la police scientifique.

Boston, 1830. Alors qu'elle veille à l'hôpital sur sa soeur mourante, Rose sympathise avec Norris, futur médecin d'origine modeste. Afin de financer ses études, ce dernier vole des cadavres dans les cimetières et les vend ensuite au marché noir. Quand une vague de meurtres sanglants secoue la ville, c'est sur lui que se portent tous les soupçons. De son côté, Rose comprend qu'elle est suivie et menacée...
De nos jours, dans le Massachussetts. Julia fait une découverte macabre dans son jardin : le squelette d'une femme assassinée plus d'un siècle auparavant. Intriguée, elle décide d'élucider ce mystère. Son enquête la mène sur les traces d'un homme surnommé le Faucheur. (Source : Editeur)

Ce que j’ai aimé :

 Deux récits vont s’entremêler subtilement pour créer un roman dense et passionnant : à l’époque actuelle, Julia, jeune divorcée, découvre un cadavre dans son jardin. Contactée alors par un membre de la famille à qui appartenait la maison auparavant, elle va enquêter sur ce corps retrouvé par hasard et se plonger pour ce faire dans une toute autre époque : les années 1830.

 Là intervient le deuxième récit centré sur le personnage de Rose, jeune femme pauvre, et de Norris, jeune étudiant en médicine dans les années 1830.

 L’ancrage historique et social densifie le récit : aux côtés de Norris nous découvrons les pratiques des médecins de l’époque, peu au fait encore des questions d’hygiène, et accompagnés de Rose nous nous confrontons à la pauvreté et aux bas-fonds des villes à cette époque.

 Une atmosphère particulière plane autour des personnages, noyés dans un brouillard prégnant, ils vont être confrontés à des meurtres sanglants, sentant le danger rôder autour d’eux, se rapprochant inéluctablement comme s'il se concentrait sur eux, et sur cette petite fille que Rose a adoptée à la mort de sa sœur.   

 Des personnages attachants, un suspense savamment dosé, deux époques entremêlées qui rompent la monotonie du récit, et en sus un contexte enrichissant, je suis conquise... 

 Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

 Premières phrases :

« 20 mars 1888

Très chère margaret,

Je te remercie des condoléances que tu m’as exprimées avec tant de sincérité pour la perte de ma bien-aimée Amélia. L’hiver a été pour moi très difficile puisque, quasiment chaque mois, j’ai vu disparaitre un être cher, emporté par l’âge ou la maladie. C’est avec une profonde tristesse que je dois maintenant  envisager les années qui me restent et dont le nombre diminue rapidement. »

D’autres avis :

Sandrine ; Clara     

Vous aimerez aussi :

Roman policier américain  

 Le voleur de morts, Tess Gerritsen, traduit de l’anglais (EU) par Jacques Martinache, Presses de la cité, novembre 2012, 420 p., 22 euros

  grand prix lectrices de elle

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L’oiseau canadèche de Jim DODGE

Publié le par Hélène

oiseau-canadeche

♥ ♥

 « - Nous refusons tout ce qui sort de l’ordinaire.

- Eh ben, ça doit vous faire une petite vie bien merdeuse et salement étroite, non ? »

 L’auteur :

 Né en 1945, Jim Dodge est une figure atypique de la littérature américaine, à la fibre nettement écologiste et libertaire. Peu prolifique, auteur de quatre livres, trois romans et un recueil de poésie, l’homme a pris le temps de vivre, a partagé durant quelques années l’expérience d’une communauté autonome de Californie, exercé divers métiers, entre autres bûcheron, berger, joueur professionnel, etc. Il oeuvre aujourd’hui pour la préservation de l’environnement dans un ranch de la région de Sonoma. Après Stone Junction, L’Oiseau Canadèche a rencontré un accueil très enthousiaste.

 

 L’histoire :

À près de 80 ans, Jake envisage sereinement l’avenir : c’est qu’un vieil indien lui a révélé le secret de l’immortalité, la recette d’un tord-boyau carabiné, le « Râle d’agonie », qu’il est a peu près le seul à pouvoir avaler : « Bois ça, tiens-toi peinard et tu seras immortel » lui a affirmé Johnny Sept-Lunes, avant de rendre son dernier souffle.

À la mort de sa fille qu’il a à peine connue, Jake se bat pour gagner le droit de recueillir son petit-fils : c’est que l’administration rechigne un peu à confier l’enfant à un vieux solitaire excentrique, porté sur le jeu et la bouteille, réfractaire à toutes les contraintes sociales, travail et impôt en premier lieu. Écumant avec une chance insolente les tables de poker de tout l’Ouest, il gagne de quoi se racheter une moralité aux yeux de l’état américain, et le droit conséquent d’élever son petit-fils. Quelques divergences de caractère semblent éloigner le jeune Titou de son grand-père, en particulier sa passion pour les clôtures ainsi qu’une relative sobriété, alors que toute forme de barrière répugne son alcoolique de grand-père. Mais le duo fonctionne pourtant bien, et mieux encore du jour où Titou découvre Canadèche, canard boulimique et fort sympathique, qui devient le compagnon préféré. La vie s’écoule à peu près totalement peinarde, à peine perturbée par la présence sur leur domaine d’un antique et monstrueux sanglier... En lequel Pepe Jake croit reconnaître la réincarnation de son vieil ami indien, alors que Titou le chasse comme son pire ennemi…

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 Traversé d‘un agréable souffle libertaire, L’Oiseau Canadèche est un délicieux conte naturaliste moderne, un trésor de malice et de tendresse brillant comme un coeur de canard… (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

Canadèche est un conte assez délirant, cocasse et certaines scènes restent gravés dans nos mémoires. Celle du cinéma par exemple, où l’on apprend les goûts cinématographiques très sûrs de Canadèche, ou encore celle durant laquelle le grand-père décide d’apprendre au volatile à voler, sans prendre en compte la loi de l’attractivité terrestre…

 Les personnages sont profondément humains, inspirés, hors-normes et nous permettent d’évoluer dans un monde parallèle bienheureux, simple dans lequel ennemis et amis sont clairement identifiés. Tout coule dans l’univers de cette drôle de famille.

 « On pense à Richard Brautigan et son Général sudiste de Big Sur  pour les divagations pacifistes, au James Crumley de La danse de l’Ours pour mille raisons, au Denis Johnson de Déjà mort pour les vies d’aventure remontées au petit bonheur, à Will Oldham de Palace Music pour le trémolo dans la voix, à Sherman Alexie pour l’eau de feu, les visions… à tous ces tendres déconneurs qui dans le effluves matutinaux de café remettent leur casquette, leur épaisse chemise à CARREAUX, et remontent dans le pick-up intersidéral de leurs vies cabossées. » ( Postface de Nicolas Richard)

 

Ce que j’ai moins aimé :

Trop court, je suis restée sur ma faim, surtout que j’en avais énormément entendu parler par la blogosphère.

 Pour moi, ce court roman souffre d’un problème de construction : les premiers chapitres mettant en place l’action sont trop  longs par rapport au court nombre de pages du roman : « Brève histoire de famille » présentant la famille des personnages court de la page 11 à 55, soit près de la moitié du roman, « Canadèche » centré sur le canard, partie plus drôle et intéressante à mon goût, de la page 59 à 105.

Les ellipses temporelles sont des tunnels  occultant  tout un pan de l’histoire des personnages, puisque l’on passe de Titou enfant à Titou adulte de vingt ans en quelques pages à peine.

 Le tout aurait pu être plus fluide en étant plus travaillé à mon sens.

 Premières phrases :

« Elle avait dix-sept ans ; elle s’appelait Gabrielle Santee ; elle était enceinte de trois mois quand elle se maria avec Johnny Makhurst, dit le Supersonique. Lui, il était pilote d’essai chez Boeing et venait de faire un héritage ; il lui était échu la modeste fortune d’un quincaillier de l’Etat de d’Ohio. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Stone Junction

Autre : souvent cité dans le Challenge Rire et Humour.  

  canard.jpg

D’autres avis unanimes :

 Presse et libraires :

 « Cela faisait un petit paquet d’années qu’on rêvait de voir ça, histoire que soit enfin rendu un hommage public et massif au plus formidable des livres courts découvert ces 10 dernières années. » Benjamin Berton, Fluctuat

« Quel excellent petit remontant. J’ai adoré. » Librairie A livre Ouvert à Bruxelles

« Un court roman sur la Liberté comme seuls les Américains savent les faire ! 106 pages de pur bonheur, de folie, de Grand Ouest Américain, de clôtures, d’échecs, de whisky qui rend immortel, de canard chasseur de sangliers… Les aventures de trois personnages, un orphelin, un vieux grincheux et un canard, dont le but principal est de vivre tranquillement, loin de toute contrainte quotidienne. Bref, les 106 meilleurs pages publiées depuis bien longtemps. » François, Librairie des Halles à Niort

« Jim Dodge appartient à sa manière à la communauté des poètes du grand Ouest américain tels que Brautigan, James Crumley ou Denis Johnson. Un écrivain à découvrir de façon idéale avec L’Oiseau Canadèche. » Florence, Librairie Atout Livre

« Un petit roman folk bienfaisant, comme une chanson de Neil Young ou de Greg Brown. Pastorale hors la loi, conte spirituel et spiritueux, eau de vie de bouilleur de cru, petit élixir du grand Ouest américain  ! Santé  ! » Julien de la Panneterie, Librairie Millepages

« C’est une fable absolument incroyable, totalement décalée, réjouissante. Un livre à lire, à relire et à faire lire sans modération. » Télématin, France2, Linda Cassou, libraire à Antipodes

« Vif, mordant et malicieux. » Elle

« Réjouissant et constamment surprenant. Un conte de fée vient de se poser sur terre. » Daily Telegraph

« Un conte moral moitié Zen moitié Punk. Intensément drôle et bizarrement profond. » Herald

« Un canardage sauvage. » The Times

« Vous allez l’adorer. » Independent on Sunday

« Incroyable...Un joyau, une pépite, un diamant dans la gadoue. » San Francisco Chronicle

« Une fable californienne contemporaine au charme transcendant, sagesse et beauté. » Los Angeles Time

« L’Oiseau Canadèche est une petite praline bourrée de tendresse, un improbable conte anarcho-onirique de la plus belle eau (de vie). » Sophie Creuz, L’Echo

« Si le distillat obtenu par Pépé Jake, le Vieux Râle d’Agonie (…) est effectivement “à 97 % pur”, alors le petit livre tout aussi spirituel que spiritueux présentement ouvert entre vos mains est à 97 % un coup de génie. Les 3 % qui restent pouvant, selon l’appréciation de chacun, relever du délire animalier, de l’apologie de la clôture, du manifeste anarchiste, de l’éloge de la vieillesse, du manuel de siphonage à contre-pente, du souvenir de la balle de golf aspirée au bout de 25 m de tuyau d’arrosage, du traité d’échec sous les séquoias, etc. » Nicolas Richard

« 100 pages stylistiquement trempées dans le Vieux Râle, un whisky indien qui aurait le pouvoir de rendre immortel, et traversées de visions célestes façon Steinbeck on acid. (…) Ça pourrait être niais, naturaliste emmerdant, c’est mortel. » Blog Discipline in disorder

 Blogs :

Aifelle ; Cathulu ; Dominique ; Clara  ; Theoma Chaplum, ChocoKathel, Keisha, Mango

 L’oiseau canadèche, Jim Dodge, Traduit de l’américain par Jean-Pierre Carasso, Cambourakis, 112 pages, 10.20 euros

 

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Des nouvelles du Mexique sélectionnées et présentées par François GAUDRY

Publié le par Hélène

des nouvelles du mexique

♥ ♥ ♥

 Les auteurs :

Jorge IBARGÜENGOITIA - José de la COLINA - José AGUSTIN - Antonio SARABIA - Luis Arturo RAMOS - Guillermo SAMPERIO - Elmer MENDOZA - Paco Ignacio TAIBO II - Eusebio RUVALCABA - Alberto RUY SANCHEZ - Daniel SADA - Mónica LAVIN - Fabio MORABITO - Juan VILLORO - Xavier VELASCO - Enrique SERNA - Mauricio MOLINA - Mario BELLATIN - Ana GARCIA BERGUA - Rosa BELTRAN - Ana CLAVEL - David TOSCANA - Guillermo FADANELLI - Mario GONZALEZ SUAREZ - Eduardo Antonio PARRA - Eloy URROZ - Ignacio PADILLA - Jorge VOLPI - Alvaro ENRIGUE - Fernando de LEON - Socorro VENEGAS - Miguel TAPIA ALCARAZ

 

François Gaudry est traducteur littéraire. Il a traduit de nombreux ouvrages aux éditions Métailié et Phoebus. Il est l'initiateur de cette anthologie de textes mexicains.

Interview sur Evene  http://www.evene.fr/livres/actualite/mexique-litterature-salon-du-livre-1855.php

 Présentation de l’éditeur :

 La littérature mexicaine des trente dernières années offre l’image d’un extraordinaire foisonnement et d’une diversité thématique qui font éclater toutes les représentations réductrices.  Il n’y a pas une littérature mexicaine, mais des écrivains mexicains singuliers. Qu’ils s’expriment dans le registre de la satire, du réalisme, du fantastique, de la chronique, de l’humour ; que leur univers romanesque soit noir, inquiétant, désespérant, corrosif, insolite, drôle ; qu’ils s’éloignent de leur pays ou en scrutent les plaies, les grâces et les rêves, tous témoignent d’une relation unique avec le Mexique, ses dires, son histoire, son présent. Et le prouvent, avec talent, par leurs nouvelles.

 

Ce que j’ai aimé :

Ces nouvelles nous plongent dans des univers très divers, au travers de nouvelles parfois très courtes, un univers dense et passionnant se dessine sous la plume des auteurs en présence.

« Il n’y a pas, semblent dire toutes ces voix qui font le pari de l’art de la fiction, UNE littérature mexicaine, mais des écrivains mexicains singuliers. Qu’ils s’expriment dans le registre de la satire, du réalisme, du fantastique, de la chronique, de l’humour ; que leur univers romanesque soit noir, inquiétant, désespérant, corrosif, insolite, drôle ; qu’ils s’éloignent de leur pays ou en scrutent les plaies, les grâces et les rêves, tous témoignent d’une relation unique avec le Mexique, ses dires, son histoire, son présent. » (Préface)

Dans cette préface François Gaudry dresse un rapide portrait très enrichissant de la littérature mexicaine des trente dernières années. Le choix des écrivains et des nouvelles est de qualité, permettant au lecteur de profiter de la richesse des lettres mexicaines.

 Les récits proposés sont tout à fait accessibles : qu'il s'agisse de l'histoire d'un homme marabouté dont les mains sentent la mort (Paco Ignacio taibo II), du destin d'un mélomane prêt à tout pour rencontrer un pianiste de renom (Eusebio Ruvalcaba), d'une jeune voisine veuve un peu envahissante d'autant plus qu'elle ne se sépare pas des cendres du défunt (Monica Lavin), d'un road movie dantesque en compagnie d'un iguane (Juan Villoro), d'un jeune écrivain en mal de reconnaissance qui reçoit tout à coup le cadeau du ciel : une lettre d'Octavio Paz, mais ce sera sans compter sur les talents de dessinatrice de sa jeune enfant (Enrique Serna), d'un nouveau collègue plein de zèle inquiétant pour un ancien (David toscana), ou encore du tournage de Don Quichotte par Orson Welles (Jorge Volpi).

Une très belle façon d'aborder cette littérature foisonnante et passionnante...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien

 Vous aimerez aussi :

Dans la même collection : Histoires d’amour d’Amérique Latine  présentées par Claude Couffon

D’autres avis :

Presse :

L’HUMANITE, Alain Nicolas
« Orientée vers les écrivains des trente dernières années, cette anthologie de textes courts rassemble tout ce qui bouge dans cette littérature. »

LES ECHOS, Philippe Chevilley

« Des Nouvelles du Mexique, parue  aux éditions Métailié, spécialistes de la littérature latino-hispanique, est indispensable. En trente-quatre textes et autant d’auteurs phares, un véritable feu d’artifices nous est offert. »

LA TRIBUNE, Laurène Champalle

« Une trentaine de courts récits des meilleurs auteurs mexicains contemporains, soigneusement sélectionnés et présentés par François Gaudry, fin connaisseur. »

LE FIGARO LITTERAIRE, Thierry Clermont

Trente-deux écrivains, dont un bon nombre traduits en français pour la première fois, sont réunis dans ce volume. L’occasion de découvrir la richesse d’une littérature qui depuis trois décennies ne cesse de surprendre et de séduire. »

 

Des nouvelles du Mexique, Métailié, Suite hispano américaine, février 2009, 382 p., 13 euros 

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Abélard de Régis HAUTIERE et Renaud DILLIES

Publié le par Hélène

      ♥ ♥ ♥
"Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi."
 Les auteurs :

Renaud Dillies naît à Lille en 1972 dans une famille de cinq enfants. Petit, il croit (comme Charlie) que les hélicoptères sont des sortes de moulins volants et que les nuages sont faits de farine. Quand il ne rêve pas, Renaud écoute des 45 tours de John Lennon. Son père l'initie au jazz, aux big bands, à Amstrong. Sa mère au rock, à l'école british, aux Beatles. A l'école, comme tout futur auteur de BD qui se respecte, il « préfère regarder le vert de l'arbre dans la cour que celui du tableau ». Il passe alors la frontière franco-belge et s'inscrit, en humanités, en graphisme et arts décoratifs à Saint-Luc, à Tournai. Ensuite, il étudie l'illustration à l'Académie des Beaux-Arts de Tournai. Alors qu'il pense laisser définitivement tomber la bande dessinée, Renaud Dillies remporte le Prix du Meilleur Premier Album à Angoulême avec « Betty Blues » (éditions Paquet). Il publie ensuite chez le même éditeur « Sumato », « Mister Plumb » et « Mélodie du Crépuscule ». « Bulles et nacelle » est sa première sortie chez Dargaud.

Régis Hautière a fait ses études à Saint-Malo, Rennes et Lille. Il passe une bonne partie de son enfance le nez plongé dans les livres (que ce soient des romans ou des bandes dessinées) et se découvre très tôt un goût prononcé pour l'écriture. En 1995, il s'installe à Amiens où il devient membre des AJT, une association informelle qui réunit des auteurs amateurs de bandes dessinées. C'est au sein de cette association qu'il rencontre quelques-uns des dessinateurs avec lesquels il publie ses premiers albums (Hardoc, Fraco, David François, Damien Cuvillier...). Il travaille en parallèle pour une structure associative. En 2005, il démissionne pour se consacrer exclusivement à l'écriture de scénarios pour la bande dessinée.

Sa bibliographie est très éclectique. On y trouve notamment le Dernier Envol et Au-delà des nuages avec Romain Hugault (avec qui il a lancé la collection Cockpit), De Briques et de sang, une bande dessinée policière dont l'histoire se déroule en 1914 au Familistère de Guise et qui a fait partie des "essentiels" du festival d’Angoulême 2011, Accords sensibles (avec Antonio Lapone) et Abélard (avec Renaud Dillies).
Sa bibliographie complète compte actuellement une quarantaine d'albums environ, dont certains ont été traduits en plusieurs langues.
En 2011, il reprend le scénario de la série mythique Aquablue, créée par Olivier Vatine et Thierry Cailleteau.
L'édition américaine d'Abélard fait partie de la liste des "Hottest Grafic Novels" de 2012, révélée à l'occasion de la BookExpo America. (source : WIkipédia)

  

L’histoire :

 Abélard quitte son marais et part à la recherche d'une machine volante. En chemin il rencontre Gaston, qui a autant les pieds sur terre qu'Abélard a la tête dans les étoiles. Chacun va faire partager à l'autre sa vision de la vie. Aucun des deux ne sortira indemne de cette confrontation.

Ce que j’ai aimé :
Le jeune Abélard vit une vie calme et sereine, mais est avide de découvrir le monde et de quitter sa vie tranquille pour l'effervecence de la ville. Le jour où il rencontre Epilie, la jeune femme  incarne un peu pour lui tout ce qu’il ne connaît pas : la ville, l’ailleurs, le bonheur, peut-être. Quand on lui dit que pour conquérir la belle il faut décrocher la lune, Abélard n’hésite pas à quitter son univers heureux pour partir en Amérique ou, dit-on se fabrique une machine qui permet de voler et lui permettrait donc d'offrir à la belle le cadeau tant convoité. En chemin il rencontrera des personnages emblématiques, pas toujours aussi bons que ses amis, et il fera l’apprentissage de la vie, de l’ailleurs, pas aussi idyllique qu’il aurait pensé, à l’antipode effectivement du doux monde qu’il a quitté.

abelard-planche.jpg

C'est un album tendre, le jeune Abélard avec ses yeux tristes et mélancoliques est touchant de simplicité, sa naïveté et sa gentillesse innée lui permettent de découvrir le monde avec un regard neuf, émerveillé... Il n'a aucune idée de ce que peut être le Mal et ne peut admettre la méchanceté chez les autres.

 

abélard

Le texte est empreint d'une poésie quasi philosophique qui éclaire l'album d'une aura inoubliable :

  "Et les larmes ? Elles scintillent aussi. Pourtant elles ne tombent pas du ciel.

- C'est parce que, nous aussi, nous venons des étoiles. Nos larmes renferment le souvenir du temps où nous vivions là-haut. elles sont la mémoire d el'univers.

- Bientôt je retournerai dans les étoiles." (p.32)

 "La tolérance est la charité de l'intelligence." (p. 47)

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  Ce que j’ai moins aimé :

Le ton est vraiment triste et mélancolique... 

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Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Betty blues

D’autres avis :
Noukette Les avis sur le tome 1 de Choco, Lire pour le plaisir, Yvan, Yaneck

Les avis sur le tome 2 de Choco, Lire pour le plaisir, Yvan

Les avis sur le diptyque de Jérôme, Mo', Joëlle, Oliv', Fleur

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Le dernier lapon d’Olivier TRUC

Publié le par Hélène

dernier-lapon

♥ ♥ ♥ ♥ 

 L’auteur :

 Journaliste depuis 1986, il vit à Stockholm depuis 1994 où il est le correspondant du Monde et du Point, après avoir travaillé à Libération. Spécialiste des pays nordiques et baltes, il est aussi documentariste pour la télévision. Il est l’auteur de la biographie d’un rescapé français du goulag, L’Imposteur (Calmann-Lévy).

 

L’histoire :

 L’hiver est froid et dur en Laponie. À Kautokeino, un grand village sami au milieu de la toundra, au centre culturel, on se prépare à montrer un tambour de chaman que vient de donner un scientifique français, compagnon de Paul-Emile Victor. C’est un événement dans le village. Dans la nuit le tambour est volé. On soupçonne les fondamentalistes protestants laestadiens : ils ont dans le passé détruit de nombreux tambours pour combattre le paganisme. Puis on pense que ce sont les indépendantistes sami qui ont fait le coup pour faire parler d’eux.

La mort d’un éleveur de rennes n’arrange rien à l’affaire. Deux enquêteurs de la police des rennes, Klemet Nango le Lapon et son équipière Nina Nansen, fraîche émoulue de l’école de police, sont persuadés que les deux affaires sont liées. Mais à Kautokeino on n’aime pas remuer les vieilles histoires et ils sont renvoyés à leurs courses sur leurs scooters des neiges à travers l’immensité glacée de la Laponie, et à la pacification des éternelles querelles entre éleveurs de rennes dont les troupeaux se mélangent. Au cours de l’enquête sur le meurtre Nina est fascinée par la beauté sauvage d’Aslak, qui vit comme ses ancêtres et connaît parfaitement ce monde sauvage et blanc.

Que s’est-il passé en 1939 au cours de l’expédition de P-E. Victor, pourquoi, avant de disparaître, l’un des guides leur a-t-il donné ce tambour, de quel message était-il porteur ? Que racontent les joïks, ces chants traditionnels que chante le sympathique vieil oncle de Klemet pour sa jeune fiancée chinoise ? Que dissimule la tendre Berit malmenée depuis cinquante ans par le pasteur et ses employeurs ? Que vient faire en ville ce Français qui aime trop les très jeunes filles et a l’air de bien connaître la géologie du coin ? Dans une atmosphère à la Fargo, au milieu d’un paysage incroyable, des personnages attachants et forts nous plongent aux limites de l’hypermodernité et de la tradition d’un peuple luttant pour sa survie culturelle. Un thriller magnifique et prenant, écrit par un auteur au style direct et vigoureux, qui connaît bien la région dont il parle.

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Ce que j’ai aimé :

L'immersion dans un monde totalement différent du nôtre est immédiate et fulgurante : bienvenue dans la nuit polaire illuminée par quelques minutes d'ensoleillement courtes et intenses ("Jeudi 13 janvier. Lever du Soleil : 10h41 ; coucher du soleil : 12h15. 1h34 d'ensoleillement." p. 64)

Dans ces contrées éloignées, les policiers eux-mêmes ont une mission atypique : Nina et Klemet appartiennent à la police des rennes chargés de régler aussi bien les errements des rennes de troupeaux à troupeaux que les accidents :

"Nina avait rempli pour la première fois un constat d'accident de renne.  Elle avait été surprise de voir le formulaire spécifique où il fallait entourer sur le dessin du renne les parties où la bête avait été accidentée. " (p. 53) 

Mais ici comme ailleurs, la mort rôde et peut soudainement prendre ses aises : Mattis, éleveur de rennes est retrouvé mort. Ce qui ressemble au premier abord à un règlement de compte entre propriétaires de rennes se revèle finalement bien plus complexe : la disparition simultanée d'un tambour lapon densifie l'enquête et  aiguille les deux policiers vers un faisceau de pistes remontant à une expédition de Paul Emile Victor dans la région en 1939.

En s'intéressant aux chants lapons, les joïks qui permettent de perpétrer les histoires et traditions des peuples, ainsi qu'aux motifs dessinés sur les tambours, Nina et Klemet vont découvrir que sous la neige, se cachent des trésors attirant la convoitise universelle des hommes...

Le lecteur découvrira pour sa part une communauté divisée en quête de son identité : les samis "dernière population aborigène d'Europe" (p.134) en butte contre l'église suspicieuse face à leur chamanisme, et persécutés encore à notre époque par un racisme ordinaire...

Olivier Truc réussit à allier subtilement des données ethnologiques denses à une intrigue passionnante, et parvient ainsi à tenir le pari difficile de divertir tout en instruisant...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

 

Premières phrases :

 « Aslak trébucha. Signe de fatigue. Normalement, ses pas trouvaient toujours. Le vieil homme n’avait pas lâché son paquet. Il roula sur lui-même. Le choc fut amorti par la couche de bruyère. Un lemming s’en échappa. »

 

Vous aimerez aussi :

Imaqa de Flemming JENSEN

D’autres avis :

Lire les billets de Michel, Yv, Dominique Keisha;  Dasola 

Presse 

 

Le dernier lapon, Olivier Truc, Métailié noir, septembre 2012, 456 p., 22 euros

Merci à Valérie des éditions Métailié.

 Un roman policier à chaudement recommander...

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Mon ami Kemushi de Nathalie DARGENT et Mandana SADAT

Publié le par Hélène

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 Les auteurs :

 Nathalie Dargent : Historienne d'art de formation, Nathalie Dargent a attendu que ses enfants apprennent à lire pour se consacrer à sa passion : inventer des histoires pour la jeunesse. Elle a publié de nombreux albums.

Mandana Sadat est née en 1971, elle réside en région parisienne. Après avoir obtenu son diplôme des Arts décoratifs de Strasbourg, Mandana Sadat se tourne vers l'édition. Elle s'exprime à travers différentes techniques (papier ciré, outils de tanneur pour graver). Son rapport au dessin est très affectif. Elle travaille en parallèle dans la presse et la publicité. Elle rencontre régulièrement des enfants et des professionnels et participe à des expositions. 

 

L’histoire :

 

 

 

kemushi vit dans le jardin du palais des pruniers et des cerisiers. Durant l’hiver, il reste enfoui dans son lit et écoute les rafales de vent. Le temps passe. Quand le givre a fondu, Kemushi a beaucoup changé. Dehors, les jardiniers s’activent. Kemushi attend leur départ pour enfin sortir de sa maison. Il s’emplit des parfums du jardin et contemple les fleurs de prunier et de cerisier qui volent dans le vent. Pour lui aussi, il est temps de s’envoler. Il déploie ses ailes et quitte sa maison.

Un bel album pour les petits qui parle, avec finesse, de la nature et de l’évolution, de l’identité et du temps qui passe.

Mon avis :

Kemushi est une petite chenille qui aime rester bien au chaud sous sa couette dans sa maison. Mais elle est de plus en plus à l’étroit dans sa maisonnette car elle grossit de jour en jour. Jusqu'à l'arrivée du printemps, saison de toutes les transformations et renaissances...

  « Comme le temps passe ! Fleurs de prunier, fleurs de cerisier, à peine écloses, elles s’éparpillen. Vite ! Kemushi secoue ses ailes. Et tandis que s’ébrouent pruniers et cerisiers, il s’élance. Les pétales tombent, lui s’envole. Il a bien changé, mon ami Kemushi. »

 Ce n'est pas tant l’histoire qui est belle -même si elle est touchante et toujours aussi magique - que les illustrations, magnifiques, teintées d'Asie, douces et colorées à la fois. Ainsi, par touches subtilement disséminées dans les pages, Kemushi nous ouvre les portes d'un cocon poétique moelleux, le prémisse à une vie simple et heureuse.

  kemushi1.jpg 

   

A feuilleter sur le site des Editions Picquier : 

http://www.editions-picquier.fr/catalogue/fiche.donut?id=843

 

Pour les enfants dés 4 ans.

 

Mon ami Kemushi, nathalie DARGENT, illustré par Mandana Sadat Picquier jeunesse, octobre 2012, 32 p., 12 Euros

 

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Publié dans Jeunesse Album

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Pêche en eaux troubles de Carl HIAASEN par Jérôme

Publié le par Hélène

J'ai réussi !

Jérôme du blog D'une berge à l'autre a lu un roman policier, et non des moindres puisque je lui avais conseillé celui-ci :


peche-en-eaux-troubles.jpg  

 

 

Alors si vous aussi vous souhaitez découvrir un bon policier, allez voir ce qu'il en dit : ICI

 


 

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Arrive un vagabond de Robert GOOLRICK

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

  « Et pour elle, pour Sylvan, il est Hollywood. » (p.138)

 

L’auteur :

Robert Goolrick vit dans une petite ville Virginie avec ses deux chiens Preacher et Judge. Son roman Une femme simple et honnête, N°1 sur la liste du New York Times, fera prochainement l'objet d'une adaptation cinématographique confiée au réalisateur David Yates. Féroces a reçu en france un accueil prodigieux de la part des critiques, des libraires et des lecteurs. Son nouveau roman, Arrive un vagabond, est déjà retenu dans les sélections de rentrée littéraire de la Fnac, du Virgin, des Furets du Nord et de Cultura. (Source : editeur)

 L’histoire :

C’est au cours de l’été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises – l’une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l’autre une importante somme d’argent.

Charlie y tomba deux fois amoureux. D’abord, il s’éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d’un Dieu qu’ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d’autres : il n’y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg.

La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra Sylvan Glass.

 Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre, avec Arrive un vagabond, une plongée sensuelle et enivrante au cœur de la passion. Il y dépeint les membres d’une communauté face à une tragédie en marche. Des hommes et des femmes ordinaires, qui se retrouvent partagés entre la terreur de ce qu’il va advenir de leur fils préféré et la fascination devant les événements qui écriront le souvenir de leur passage sur terre dans la poussière des siècles.

(Source : Editeur)

 Ce que j’ai aimé :

Robert Goolrick a ce talent des conteurs intemporels, qui, avec quelques mots quelques phrases vous rivent aux pages, aux lèvres de l’auteur et vous transportent dans un autre univers aux plaisirs et aux dangers innombrables. Ces simples mots « Arrive un vagabond » sont comme un sésame qui ouvre la porte de tous les possibles, de toutes les tragédies. Un simple mouvement, et le monde bouge, les êtres changent irrémédiablement, et le monde n’est plus le même. L’arrivée de Charlie bouleversera à jamais les vies de ce calme village de Virginie. Les pages nous plongent dans l’intensité d’une perdition, d’une lente descente aux enfers d’un homme pris dans les rets de la passion. Charlie succombera au charme de Sylvan, Emma Bovary américaine, subjuguée par les films de Hollywood, par ces superbes actrices aux robes chatoyantes qui rencontrent des hommes charismatiques et vivent une vie passionnante, bien loin de celle de Sylvan… Charlie, contrairement aux habitants de la petite bourgade, ne craint pas les foudres de l'Enfer promis à celui qui trahira, et c'est à corps et coeur perdu qu'il va se jeter dans cette liaison adultère...

 Témoin de leur liaison, le jeune Sam sera garant de leur secret, même si le poids de son silence résonnera à jamais dans sa vie future.

 « L'enfance est l'endroit le plus dangereux qui soit.  Personne n'en sort indemne. »(p.133)

 Dans un style lyrique inoubliable, Robert Goolrick nous parle de la vie qui coule non sans heurts et laisse sur le chemin des êtres laminés par les sentiments, ou transportés par la pureté de ce qu’ils ont éprouvés.

 « Puis ils restèrent  assis là en silence, à se balancer, le petit calme et fatigué sur les genoux de sa mère, et la fumée blanche de la Lucky Strike de Charlie planant comme un fantôme. La belle sérénité simple de la campagne, la rue douce et sombre aux porches éclairés, avec les derniers papillons de nuit de l’été qui voletaient dans le halo de lumière vive au-dessus de leurs têtes, et les habitants de la ville qui se balançaient en fumant, en somnolant ou en discutant à voix basse. 

Quand il fit noir, les libellules apparurent dans le jardinet de Charlie et des chauves-souris se mirent à voltiger tout autour de sa maison, dans l’obscurité des lourdes branches de ses arbres. » (p. 112)

 

Ce que j’ai moins aimé :

           Rien.

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Féroces de Robert GOOLRICK 

Autre : Au lieu-dit Noir-Etang… de Thomas H. COOK

 D’autres avis :

Clara  ;

Vallit 

 

Arrive un vagabond, Robert Goolrick, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie de Prémonville, Anne Carrière, août 2012, 320 p., 21.50 euros

 grand prix lectrices de elle

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