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litterature europe

Ascension de Ludwig HOHL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Repris, corrigé et réécrit six fois entre 1916 et 1940, avant de recevoir sa forme définitive (et un succès critique sans précédent) en 1975, Ascension est le récit d’une ascension en montagne. Deux hommes se lancent à l'assaut d'un glacier : Ull et Johann, le premier plus aguerri en terme d'alpinisme que le deuxième. labyrinthe de glace, séracs, abîmes , mauvais temps lancinant, certains choix s'avèrent définitifs. Les deux hommes se heurtent à des conditions extrêmes, à une nature qui n'épargne pas et qu'il faut apprendre à écouter et connaître. La chute du récit sonne comme un avertissement, et toute l'histoire peut être interprété comme une parabole de la vie.

Toute la force du récit tient dans ses silences, dans ces interstices dans lesquels les deux hommes risquent de tomber.

Un court récit à découvrir !

Présentation de l'éditeur : Le Nouvel Attila

Réservez ce roman dans votre librairie la plus proche

Publié dans Littérature Europe

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La trilogie de Corfou tome 2 - Oiseaux, bêtes et grandes personnes de Gérald DURRELL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Gerald Malcolm Durrell était un naturaliste, écrivain et présentateur de télévision britannique, connu pour avoir fondé le Durrell Wildlife Conservation Trust et le Zoo de Jersey, sur l'île de Jersey, dans la Manche, en 1958. Il a passé une partie de son enfance en Inde et à Corfou ce qui lui a inspiré "La trilogie de Corfou" dont il s'agit ici du deuxième tome (lisez aussi le premier, tout aussi savoureux Ma famille et autres animaux
mais vous pouvez toutefois les lire indépendamment l'un de l'autre)

Avec beaucoup d'humour, il raconte sa jeunesse sur l'île de Corfou aux côtés de sa mère, de sa soeur et de ses deux frères, et de la ménagerie qu'il se crée, en parfait naturaliste débutant. Ainsi, il n'hésite pas à adopter des hiboux, des hérissons, des hippocampes, et tente même d'acquérir un ours qui danse. Son observation attentive de la nature lui permet de contempler avec délices le spectacle fascinant de ce qui l'entoure. Il accompagne les pêcheurs, s'aménage une mare sur la plage pour y placer ses trouvailles, observe les bousiers, traque les argyronètes (araignées d'eau) et n'hésite pas à ramener chez lui une tortue morte pour la dépecer sur la terrasse, ce qui ne ravira pas sa famille, pourtant habitué à ses frasques naturalistes.

Sa famille est tout aussi haute en couleurs Larry ayant la fâcheuse tendance de ramener dans la maison familiale des amis improbables comme ce Sven capable de jouer - faux- des airs d'accordéon jusque plus soif, ou ce capitaine très séducteur, et très peu capitaine. Sa mère est toute dévouée à ses enfants, offrant un âne à Gerry pour l'accompagner dans ses pérégrinations, et n'hésitant pas à affronter une spirite pour sortir Margo et son acné de ses griffes.

En passionné invétéré, Gérald Durrell est entièrement dédié au présent et savoure chaque seconde passée aux côtés de ceux qu'il aime au coeur de son île paradisiaque. Comme s'il souhaitait retenir ces moments hors du temps, avant que la famille ne s'éparpille et que la guerre ne s'annonce.

"L'air chaud, le vin et la mélancolique beauté de la nuit m'emplissaient d'une délicieuse tristesse. Ce serait toujours ainsi, pensais-je. L'île lumineuse, accueillante, pleine de secrets, ma famille et mes animaux autour de moi et , par-dessus le marché, nos amis."

A savoir : Ces romans autobiographiques ont été adaptés pour la télévision sous le titre "The Durrells" (titre français La Folle Aventure des Durrell) en 2016.

Vous aimerez aussi : Le premier tome Ma famille et autres animaux

 

Publié dans Littérature Europe

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L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'FARRELL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Enfant, Esme était une petite fille qui ne rentrait dans aucunes cases. A part, elle était cet esprit libre, volatile, spontané et joyeux. Mais un drame familial survient et le carcan se referme sur elle. Nous la retrouvons 60 ans plus tard, dans un hôpital psychatrique qui ferme ses portes. Elle se réfugie à présent dans ses souvenirs pour fuir une réalité oppressante. A l'heure de la fermeture de l'établissement, le directeur appelle la jeune Iris, qui semble être la seule personne à avoir un lien de parenté avec Esme, donc la seule à même de s'occuper d'elle. Sauf que Iris ignore l'existence de cette Esme, soeur de sa grand-mère Kitty qui ne lui a jamais parlé d'elle. Que s'est -il passé pour que Esme disparaisse ainsi de l'histoire familiale ?

Inspirée de faits réels, cette histoire se concentre sur les internements abusifs et sur les secrets de famille qui grèvent les destins des uns et des autres. Les points de vue de Kitty, Iris et Esme alternent pour donner sens peu à peu à des évènements disjoints, comme dans un puzzle qui s'assemble sous nos yeux.

Ce que j'ai moins aimé :

Il est difficile de s'attacher aux personnages, finalement peu fouillés, voire pour certains peu crédibles.

Bilan : Un roman prenant, original avec une fin qui sonne comme une claque !

 

Présentation de l'éditeur : 10/18

D'autres avis : Eva ; Charlotte ;

Publié dans Littérature Europe

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Le joueur d'échecs de Stefan ZWEIG

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Lors d'une croisière sur un paquebot de luxe, le narrateur fait route avec le champion mondial des échecs le grand Czentovic. Ce dernier se laisse convaincre de disputer une partie avec un autre touriste, rapidement rejoint par un mystérieux inconnu qui semble être un prodige des échecs. Qui est cet homme qui maîtrise parfaitement le jeu ? Le narrateur en apprend davantage au fil d'une discussion durant laquelle ce maître des échecs atypique lui livre son histoire qui le porte aux frontières de la folie dans un contexte d'expérimentations nazies.

Dans un style ramassé qui tire juste et droit, Stefan Zweig évoque la détresse psychologique d'un personnage mené à bout par le régime nazi, et capable de s'évader par la puissance de sa pensée hors des murs qui l'emprisonnent.

Sur le même sujet, je vous conseille Proust contre la déchéance de Joseph CZAPSKI qui, sans être aussi puissant, montre également le pouvoir infini de la pensée contre l'oppression.

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de Poche

Du même auteur : Magellan   ♥ ♥ ♥ (Biographie)

Publié dans Littérature Europe

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La jeune épouse de Alessandro BARICCO

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

La Jeune Epouse entre dans la Famille car elle doit épouser le fils qui doit rentrer d'Angleterre sous peu. Jour après jour, percluse dans l'attente, elle découvre les membres atypiques qui composent cette famille : la jeune soeur, handicapée, l'oncle qui passe son temps à dormir, la mère, inaccessible ou encore le Père qui participera lui aussi à l'initiation de la jeune fille. Car au contact de ces personnages hors normes, la jeune fille s'éveille à un autre monde et comme le fils se fait attendre, elle doit se plier à cet univers. Son éveil sera d'abord sexuel, puis plus spirituel, jusqu'à faire d'elle une femme.

Ce que j'ai moins aimé :

Si ce monde étrange peut dérouter, les incursions du narrateur m'ont semblé surtout lassantes. Le narrateur commente en effet sans cesse son histoire, nous faisant perdre le fil et la magie du récit.

Bilan : Un récit étrange qui ne m'a pas convaincue.

 

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Novecento : pianiste ♥ ♥ ♥ ♥ ; Trois fois dés l'aube ♥ ♥ ♥

Publié dans Littérature Europe

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Le passé de Tessa HADLEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Alice, Fran, Harriet et leur frère Roland se retrouvent dans la maison de leurs grands-parents à Kington dans la campagne anglaise durant l'été. Ils ont prévu de passer quelques semaines dans la maison familiale pour discuter notamment de l'éventualité de la vendre. Les enfants de Fran trouvent une compagnie agréable en la personne de Kasim, le beau-fils d'Alice, et de Molly, la fille de Roland. Harriet quant à elle se rapproche de Pilar, la nouvelle femme de Roland, d'origine argentine.

Tandis que les adultes discutent et reviennent sur le passé, les enfants errent dans la campagne et font une découverte déconcertante. Les relations familiales sont difficiles à gérer, entre tensions et amour inconditionnel.

Ce que j'ai aimé :

- Le style est magnifique, lyrique dans les descriptions de la campagne anglaise, poétique quand il évoque les souvenirs, il nous fait vibrer plus intensément, à l'unisson des sentiments et sensations des personnages.

- Les différentes générations sont admirablement bien décrites, entre l'enfance violente et avide de braver les interdits, l'adolescence et l'éveil à l'amour, puis l'âge adulte et son cortège de choix pas toujours évidents ou assumés. Les uns et les autres essaient de se soustraire au groupe, sans grand succès tant la famille possède des rets puissants et inaliénables.

"Je trouve la vie assez terrifiante, pas toi ? Et je suis une telle froussarde. C'est sûr, je ne sais rien de tout ce que cela veut dire. C'est vrai, même les choses les plus banales me fichent la trouille : la tristesse du changement, vieillir, les opportunités ratées. Sans compter la façon horrible dont les choses évoluent - ce qui se passe avec l'environnement par exemple. Je sais que je te barbe quand j'ai la nostalgie d'avant, comme si tout était mieux par le passé. Ce n'était peut-être pas le cas".

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai trouvé les chapitres sur le passé inutiles et beaucoup moins bien écrits.

Bilan :

Un charme certain.

 

Présentation de l'éditeur : 10/18

D'autres avis : Charlotte

Publié dans Littérature Europe

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Le berger de l'avent de Gunnar GUNNARSSON

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Va doucement, va calmement

Et lentement mais sûrement

Après la nuit, viendra le jour

Après les éclairs, le tonnerre"

Comme chaque année au mois de décembre, Benedikt se met en route pour rassembler le bétail égaré dans la montagne, avec comme seuls compagnons, Léo, son chien et Roc, son bélier. Ils avancent sereinement mais bientôt les éléments se liguent contre eux dans la montagne islandaise : la tempête rugit, la neige fait son apparition, ralentissant les compagnons.  

Ce conte philosophique de Noël marque par la simplicité de son récit, centré sur le voyage du vieil homme, les obstacles rencontrés, les silhouettes bienveillantes croisées. Mais ce récit est surtout marqué par la  lumière qui se dégage de ce berger profondément bon, de cet homme ordinaire qui  s'assigne une mission et n'en déroge pas, quoi qu'il arrive. Sa détermination guide son chemin et lui donne finalement une raison de vivre et de continuer...

Si les allusions bibliques sont nombreuses, le Berger de l'avent est néanmoins plus universel que religieux, cette immersion dans la nature sauvage nous rappelle qu'il faut accorder son pas au sien : Benedikt suit l'instinct de ses animaux et c'est aussi grâce à eux s'il trouve son chemin. L'homme se doit d'être humble face aux éléments, face aux autres règnes, il ne survivra qu'à cette condition.

Cette histoire est inspirée de faits réels : le 10 décembre 1925 un groupe d'hommes s'aventure dans les montagnes de l'est de l'Islande pour ramener du bétail égaré pendant les grandes transhumances de l'automne. L'un d'eux, Benedikt Sigurjonsson, continue seul. Six ans plus tard un magazine publie un récit de son expédition, reprise par la suite par Gunnarsson. Son récit inspira, dit-on, Le Vieil Homme et la mer, de Hemingway.

Présentation de l'éditeur : Zulma

Publié dans Littérature Europe

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Les reflets d'argent de Susan FLETCHER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Sur l'île de Parla, les habitants vivent depuis plusieurs générations au rythme de la mer. Ils en apprécient la beauté, mais ils connaissent aussi la cruauté de celle qui leur a enlevé des hommes. Ainsi, ces habitants du bout du monde sont attentifs aux signes, aux chansons et aux légendes légués par leurs ancêtres, ces histoires qui ont bercé leurs enfances pour les aider à se construire et à appréhender le monde qui les entoure. Aussi, quand un homme échoue sur la plage de Sye, tous pensent à la légende de l'Homme Poisson selon laquelle un homme arrivera par la mer pour apporter l'espoir à tous. En effet, non seulement l'homme est amnésique mais il ressemble de surcroît étrangement aux illustrations de cette légende. Il ressemble aussi à Tom, un jeune homme de l'île disparu en mer et dont le corps n'a jamais été retrouvé. Face à tant de correspondances étranges, les esprits des habitants s'emballent, tant l'importance de croire aux histoires, de trouver de la beauté, du réconfort dans ce monde est prégnante :

"Qui peut expliquer cette histoire ? Ou toute autre histoire humaine ?  C'est un monde extraordinaire  - plein d'amour, de chagrin, de coïncidences - et nous ne le comprendrons jamais. Nous ne devrions jamais essayer. Nous devrions nous contenter de lui être reconnaissant. Oui, nous ferions mieux d'aimer, de respirer, de dire tout ira bien et d'y croire. Et nous ferions mieux de partager nos meilleures histoires, aussi souvent que possible."

Dans cette histoire de couple et de deuil, le pouvoir de l'imagination éclaire les destinées, la lumière s'infiltre dans les interstices et efface la souffrance.

« Il arrive tant de choses blessantes, dans la vie. Ça n’arrête jamais, en tous cas jamais très longtemps. Il arrive que les corps souffrent, que l’amour soit tendre et mal partagé, que des hommes pleins de bonté se noient sans que leur corps soit retrouvé. Mais Tabitha sait qu’il existe aussi des jours qui sont autant de cadeaux. Que des vies sont sauvées, contre toute attente. Il y a des moments comme celui-là ; où l’on élague des rosiers à côté de sa soeur qui chantonne, après avoir murmuré, en vous prenant dans ses bras, qu’elle aussi regrette, et que oui, oui – vous aussi lui avez toujours manqué. »

Et si les histoires peuvent  permettre à un être de supporter deuil, souffrance, douleur, elles sont plus que légitimes, elles deviennent alors essentielles. Un bel hommage rendu aux contes et légendes et à la littérature...

« Peut-être y a-t-il des flocons d’argent dans les champs et un monde sous-marin. Peut-être les phoques ont-ils un cœur humain et connaissent-ils l’amour, ou le sentiment amoureux – et peut-être croira-t-elle chaque histoire qu’on raconte. Pourquoi pas ? » (p. 140)

 

Présentation de l'éditeur : J'ai Lu ;

Du même auteur La fille de l’irlandais  ;  Un bûcher sous la neige 

D'autres avis : CathuluEva ; Enna

L'anecdote : En cherchant d'autres avis, je me suis aperçue que j'avais déjà lu et chroniqué ce livre en 2013. Or je n'en ai AUCUN souvenir, et en plus, je n'avais pas tellement aimé à l'époque, alors que cette fois-ci, j'ai adoré ! Comme quoi, nos goûts changent (et j'ai dû être poisson rouge dans une vie antérieure) J'ai remplacé l'article, voici ce que j'avais moins aimé à l'époque :

"L’impression que l’auteure tire un peu trop sur la corde du pathétique en accumulant les difficultés de l’existence : enfance battue, infidélité, amour à l’épreuve du temps, disparition, maladie incurable, accidents… Les 460 pages auraient pu être abrégées..."

Je reconnais ces défauts, mais cette fois-ci, ils sont passés inaperçus tant j'ai été emportée par la beauté du texte...

 

Publié dans Littérature Europe

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Miss Islande de Audur Ava OLAFSDOTTIR

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Il fallait ... porter en soi un chaos... pour pouvoir mettre au monde une étoile qui danse..."

En Islande en 1963 Hekla, 21 ans part pour la capitale, et s'installe chez son ami Jon John. Les deux amis se protègent mutuellement, conscients d'être des êtres à part qui trouvent difficilement leur place dans la société islandaise de l'époque : elle, parce qu'elle est une femme qui écrit, lui parce qu'il préfère les hommes aux femmes. Ils se trouvent, se rassemblent, se complètent, s'épaulent dans l'adversité. Chacun tente de poursuivre ses rêves malgré un climat peu propice : Jon rêve de travailler dans un théâtre pour fabriquer des costumes quand Hekla aimerait éditer son roman. Mais Jon est malmené, battu, et tout ce qu'on propose à la narratrice est de devenir Miss Islande, de vendre sa beauté et non pas ses écrits.

Hekla est soutenue aussi par son amie Isey, une jeune femme qui prend peu à peu conscience aussi des ses limites en tant que femme : si elle ressent des besoins d'écrire également, ce qu'elle réalise dans son journal intime, elle est obligée de le ranger dans un seau, de le cacher à son mari. Avec l'arrivée d'un enfant, elle est rattrapée par des envies de maison, de confort, de couleur de papier peint, laissant son journal au fond du seau.

Ces personnages sont prisonniers d'un monde conservateur, alors qu'ils sont prêts à éclater, et leur seul échappatoire est l'art qui transcende et leur permet de survivre. Une luminosité s'échappe de ces vies, de ces femmes qui tentent d'être libres et de s'accomplir en suivant leurs choix. Hekla, fidèle au nom du volcan qu'elle porte est tempétueuse, bien décidée à faire entendre sa voix et à envoyer au tapis ceux qui ne la louent que pour sa beauté...

Ce magnifique roman de Audur Ava Olafsdottir rappelle combien il est important de s'accrocher à ses rêves, envers et contre tout. Peu à peu, tous les personnages font un bout de chemin vers la liberté et même s'ils n'arrivent pas encore au bout, ils avancent grâce à ce lien particulier qu'ils tissent et consolident. L'amitié scintille au cœur du roman, éclairant les êtres et les empêchant de renoncer, malgré un climat clairement réfractaire à leurs idées.

Un coup de cœur !

 

Présentation de l'éditeur : Zulma

Du même auteur : Or ♥ ♥ Rosa candida ♥ ♥ ♥ ♥ ;  L’embellie  ♥ ♥ ♥ ; L'exception ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le rouge vif de la rhubarbe ♥ ♥ ♥ 

D'autres avis : Cathulu

 

Merci à l'éditeur.

Publié dans Littérature Europe

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Sans jamais atteindre le sommet de Paolo COGNETTI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

« J’ai fini par y aller vraiment, dans l’Himalaya. Non pour escalader les sommets, comme j’en rêvais enfant, mais pour explorer les vallées. Je voulais voir si, quelque part sur terre, il existait encore une montagne intègre, la voir de mes yeux avant qu’elle ne disparaisse. J’ai quitté les Alpes abandonnées et urbanisées et j’ai atterri dans le coin le plus reculé du Népal, un petit Tibet qui survit à l’ombre du grand, aujourd’hui perdu. J’ai parcouru 300 kilomètres à pied et franchi huit cols à plus de 5 000 mètres, sans atteindre aucun sommet. J’avais, pour me tenir compagnie, un livre culte, un chien rencontré sur la route, des amis : au retour, il me restait les amis. »

Accompagné de deux de ses amis et du Léopard des Neiges de Matthiessen, Paolo Cognetti se rend donc aux confins de l'Himalaya, non pas pour en faire l'ascension -ce que je n'avais pas compris durant ma lecture parce que je n'avais pas lu la quatrième de couverture, m'étant arrêté à ma tendresse pour l'auteur pour choisir son livre - mais pour explorer les vallées. Il rencontre la population, lutte contre son mal de montagnes, partage une tablette de chocolat avec son guide en regardant l'horizon, croise des moutons bleus, cueille des edelweiss à 4700 m d'altitude, avec toujours en toile de fond sa lecture de Matthiessen.

Dans ce récit Paolo Cognetti chante surtout son amour inconditionnel pour la montagne et le rapport fort qui les relie :

 

Son récit est émaillé de quelques dessins crayonnés au gré de son ascension :

Ce que j'ai moins aimé : J'ai trouvé ce récit moins abouti que Les huit montagnes.

La réflexion sur la dénaturation du site m'a semblé passer au second plan, alors qu'elle demeure pourtant centrale (à suivre à ce sujet le reportage de France Culture : Alpinisme, quand les masses touchent les sommets)

Photo prise le 22 mai et fournie par le Project Possible de l'alpiniste Nirmal Purja montrant la file d'attente au sommet de l'Everest. Photo Handout. AFP

Bilan : Trop court et décousu pour que je sois totalement sous le charme, même si j'ai apprécié retrouver la personnalité simple et attachante de Paolo Cognetti.

 

Du même auteur : Le garçon sauvage ♥ ♥ ♥ ; Les huit montagnes ♥ ♥ ♥ ♥

Présentation de l'éditeur : Stock

D'autres avis : Télérama ; Cathulu ; Dominique

 

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