Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

En cuisine avec Alain Passard de Christophe BLAIN

Publié le par Hélène

                                       en_cuisine_avec_alain_passard_bd_gallimard.jpg

 ♥ ♥ ♥

Une BD savoureuse...

 

L’auteur :

 

Christophe Blain naît en 1970 et se met à dessiner très vite. Mais pas de BD : pour les cases et les bulles, il a la flemme. Et il ne compte pas en faire un métier : "j'ai toujours dessiné, mais ça me semblait inaccessible. Les choses que j'aimais, j'imaginais à peine qu'elles étaient faites par des humains." Donc il essaie d'autres voies. Par exemple, trois semaines en fac de droit. Ça lui apprend au moins une chose : c'est "trop chiant" et le dessin est décidément la belle solution. Mais toujours pas la BD. À 17 ans, après avoir passé son enfance à potasser Lucky Luke et Tintin, il se détourne de la BD pour s’intéresser à la peinture. En 1989, il entre dans une école genre "arts appliqués". À l'époque, c'est très chic d'être directeur artistique dans la pub. Lui, il veut être dessinateur dans la presse et l'édition. Son prof lui demande : “Et tu veux faire barman le jour ou la nuit ?" Bref, il se fait virer. Puis, il passe un an aux Beaux-Arts de Cherbourg, immergé dans l'art contemporain "méchant", les sculptures conceptuelles et les mémoires sur Warhol ou Boltanski. Lui, ce qu'il aime, c'est Picasso, Lautrec, Bonnard, Serov, Repine, Gustave Doré et Daumier. En 1991, il part à l'armée avec l'idée d'en tirer un carnet de voyage sur la vie des troufions. Il se retrouve matelot. Comme Guibert dans Le Réducteur de vitesse, il est tout le temps malade, et comme Isaac sur son bateau pirate, il dessine tout ce qu'il voit. Il en ressort avec Carnet d'un matelot. (Le musée de la Marine est son musée préféré.). En 1997, il part sur une base scientifique au pôle Sud, en Terre Adélie. Il y vit un rêve de gosse : des camions, un hélicoptère et des manchots partout, comme des poules dans une basse-cour. Il en revient avec Carnet polaire. Entre-temps, sa rencontre avec Joann Sfar, Lewis Trondheim, David B. et Émile Bravo à l’Atelier des Vosges, lui a (enfin) donné envie de faire de la BD. Ils ont la même manière d'envisager le récit : l'intimisme et les complexités humaines glissés dans un cadre épique : ça devient presque une école. En 1999, après avoir dessiné sur les scénarios de David B., Sfar et Trondheim, il se met à écrire des histoires — l'une de ses préoccupations majeures étant: "Qu'est-ce que c'est, un mec bien?". Et il a le sens de l'émotion: à la fin du tome 2 d'Isaac le pirate, il tue Henri son personnage préféré. "Il fallait parce que si on tue quelqu'un dont on se fout, tout le monde s'en fout". Pour la suite de l'histoire, il hésite. "Quand j'ai commencé, je savais qu'Isaac allait revenir. Maintenant, je ne sais plus. Je veux qu'il continue le voyage, c'est tout." Et tout ça lui réussit : il récolte le Prix du meilleur album d’Angoulême en 2002 pour le premier tome d’Isaac le pirate. Ainsi, Blain continue de voyager pour recevoir les nombreux Prix qu'on lui décerne partout dans le monde, à Montreuil, Brive, Genève, Angoulême, Saint-Étienne, Vincennes, etc. Il poursuit Isaac le pirate aux éditions Dargaud (5 tomes à ce jour), et se destine à d’autres carnets de voyage. Dans la même collection, (« Poisson pilote »), paraissent les 3 premiers tomes de la série Socrate le Demi-chien et également les 3 premiers tomes de son autre série, Gus. En 2008, Blain s’essaie à la réalisation avec le clip vidéo du single Comme un manouche sans guitare de l'album éponyme de Thomas Dutronc. Il est également l'auteur de l'affiche du film Tournée de Mathieu Amalric en 2010. Il crée l’émoi dans toute la France avec son album Quai d’Orsay, en 2010. Aidé d’Abel Lanzac pour le scénario, ce dernier lui confie ses expériences au Ministère français des Affaires étrangères lors de l’ère Villepin, que Blain va retranscrire avec humour dans cette œuvre originale. En 2011, il réalise les illustrations de l'album "Je suis au paradis" de Thomas Fersen. Texte © Dargaud

 

L’histoire :

 

  Alain ne crie jamais. Lorsqu'il reprend un cuisinier, c'est sec et précis. Il a l'air décontracté puis il rentre soudain dans l'action. Il est rapide, tout à son geste. Lorsque le rythme s'accélère, il profite de l'énergie et de la tension. Il est totalement absorbé par sa cuisine, presque en transe.

Pendant plus de deux ans, Christophe Blain a suivi le chef trois étoiles Alain Passard (L'Arpège) du piano de ses cuisines à ses jardins potagers. Avec un sens de l'observation singulier, il nous livre le portrait passionnant d'un chef qui a su redonner aux légumes leurs lettres de noblesse. Un récit truculent et la découverte d'un personnage hors du commun. Avec 14 recettes inédites. (Présentation de l'éditeur)

en-cuisine-1.jpg

 

Ce que j’ai aimé :

En cuisine avec Alain Passard est un album qui nous plonge dans une vélléité de découvertes et d'apprentissages enrichissante : non seulement nous découvrons le métier de ce cuisinier hors pair, ses recettes, mais nous pénétrons aussi dans les coulisses d’un grand restaurant, avec ses habitués, ses clients hors du commun, ses coups de feu... 

La personnalité d’Alain Passard, amoureux de son métier, passionné, avide de découvertes, inventif, illumine les pages, son naturel puissant et passionné rend le récit terriblement vivant… Il est un esthète de la cuisine, un homme qui contemple la beauté intérieure des betteraves, s'émerveille devant un radis, aime la beauté des plats autant que leur goût, un homme pour qui travailler est un plaisir permanent lui permettant d'innover, d'inventer, d'embellir la vie ...

"- Tu ne prends jamais de vacances ?

- Jamais. Les vacances, c'est pour ceux qui travaillent."

Les recettes inédites qui crépitent au coin des pages sont variées : certaines très accessibles comme ces fraises aux "éclats" de berlingots à l'huile d'olive, d'autres plus pointues comme la fondue d'oignons blancs à l'oseille, fèves et chèvre frais, chutney de rhubarbe rouge. 

L’humour des dessins apporte la touche final à cet album goûtu, surtout quand l’auteur se peint lui-même en homme totalement soumis et conquis par la cuisine du grand chef.

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Quelques passages m'ont semblé un peu longs et un peu techniques, notamment ceux avec le jardinier...

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 de BLAIN et LANZAC

Autre : Les ignorants de Etienne DAVODEAU  

 

D’autres avis :

Presse : L’express  ; Le point 

Blogs : Malivo 

 

En cuisine avec Alain Passard, Christophe Blain, Gallimard, mai 2012, 96 p., 17.25 euros

 

 BD Mango bleu

 

 Top-bd-2012

Partager cet article
Repost0

Tag sunshine award

Publié le par Hélène

J'ai reçu un Sunshine Award, de la part de Midola que je remercie vivement pour ce cadeau.

Sunshine Award

 Il est accompagné d'un tag auquel je réponds bien volontiers :  

Ma couleur préférée :  bleu liberté

bleu-liberte-copie-1.jpg

Nombre préféré :  Je n'aime pas les nombres et ils ne m'aiment pas...

Boisson non alcoolisée préférée :  Un cocktail de fruits exotiques

cocktail-de-fruits_large_recette.jpg

Facebook ou Twitter :  J'avais un compte Facebook pour ce blog que j'ai arrêté pour plusieurs raisons :

- marre des gens qui parlent de leur vie sur leur profil de blog littéraire : "ce soir je mange une quiche aux carottes", "mon fils a fait sa première dent, bravo mon loulou", "j'ai mal au coeur...", etc... 

- marre de ceux qui font leur pub et ne daignent pas jeter un oeil à votre actu

- marre de perdre du temps - temps précieux- en dérivant de profils en profils

- marre des chamailleries de cour d'école entre blogueuses : "elle ne m'a pas dit bonjour, tu te rends compte...", "elle se prend pour une star, m'énerve..."

- marre des chamailleries de cour d'école entre blogueuses et auteurs : "comment ça vous n'avez pas aimé mon roman ?", "de toute façon vous n'y connaissez rien", etc...

Conclusion : plus de compte facebook...

Motif préféré :  Un motif africain

robe-africaine.jpg

Passion :  La lecture, l'écriture; la photographie, le cinéma, la danse, tout ce qui embellit le quotidien et plonge l'instant dans une aura d'éternité...

Donner ou recevoir : Donner parce que "Donner, c'est c'qu'il y a de plus beau, donner, c'est monter plus haut..." ... d'accord, je sors... 

Jour préféré :  Le premier jour du printemps synonyme de renaissance, de renouveau, de nouvelle ère.

printemps.jpg

Fleur préférée :  La pensée sauvage

pensee-sauvage-copie-1.jpg

 

Publié dans Tags - challenges...

Partager cet article
Repost0

Dernières nouvelles du Sud de Luis SEPULVEDA et Daniel MORDZINSKI

Publié le par Hélène

                                        dernières nouvelles du sud

♥ ♥ ♥

  Les auteurs  :

Portrait par Bernard Sesé à découvrir ici.

DERnieres-nouvelles-du-sud-AUTEURS--.jpg

 

L’histoire :

« Nous sommes partis un jour vers le sud du monde pour voir ce qu’on allait y trouver. Notre itinéraire était très simple: pour des raisons de logistique, le voyage commençait à San Carlos de Bariloche puis, à partir du 42e Parallèle, nous descendions jusqu’au Cap Horn, toujours en territoire argentin, et revenions par la Patagonie chilienne jusqu’à la grande île de Chiloé, soit quatre mille cinq cents kilomètres environ. Mais, tout ce que nous avons vu, entendu, senti, mangé et bu à partir du moment où nous nous sommes mis en route, nous a fait comprendre qu’au bout d’un mois nous aurions tout juste parcouru une centaine de kilomètres. Sur chacune des histoires passe sans doute le souffle des choses inexorablement perdues, cet «inventaire des pertes» dont parlait Osvaldo Soriano, coût impitoyable de notre époque. Pendant que nous étions sur la route, sans but précis, sans limite de temps, sans boussole et sans tricheries, cette formidable mécanique de la vie qui permet toujours de retrouver les siens nous a amenés à rencontrer beaucoup de ces «barbares» dont parle Konstantinos Kavafis. Quelques semaines après notre retour en Europe, mon socio, mon associé, m’a remis un dossier bourré de superbes photos tirées en format de travail et on n’a plus parlé du livre. Drôles d’animaux que les livres. Celui-ci a décidé de sa forme finale il y a quatre ans : nous volions au-dessus du détroit de Magellan dans un fragile coucou ballotté par le vent, le pilote pestait contre les nuages qui l’empêchaient de voir où diable se trouvait la piste d’atterrissage et les points cardinaux étaient une référence absurde, c’est alors que mon socio m’a signalé qu’il y avait, là en bas, quelques-unes des histoires et des photos qui nous manquaient. » Luis Sepúlveda, avant-propos du livre

 dernières nouvelles du sud vieille dame

Ce que j’ai aimé :

Dernières nouvelles du Sud est un récit touchant, l'amour des gens transparaît dans chaque mot, chaque phrase, chaque chapitre. Luis Sepulveda et Daniel Mordzinski  sont des hommes qui aiment aller à la rencontre des autres pour mieux les comprendre, les entendre, écouter leur histoire et se laisser charmer par la magie des récits... Ils réussissent à communiquer cet amour profond de l'humanité avec intelligence et simplicité.

"Car dans le conglomérat de croyances qui constituent la foi d'un écrivain, il y en a une en laquelle je crois tout particulièrement : celle qui nous avertit du danger de confondre la vie qui coule au fil des pages d'un livre avec l'autre, celle qui bouillonne de l'autre côté de sa couverture. Lire ou écrire, c'est une façon de prendre la fuite, la plus pure et la plus légitime des évasions. On en ressort plus forts, régénérés et peut-être meilleurs. Au fond, et malgré tant de théories littéraires, nous autres écrivains nous sommes comme ces personnages du cinéma muet qui mettaient une lime dans un gâteau pour permettre au prisonnier de scier les barreaux de sa cellule. Nous favorisons des fugues temporaires." (p. 36) 

Les personnages croisés durant ce périple sont comme irréels, nimbés d'une aura surnaturelle créée par le pouvoir de l'écriture, et pourtant, ils sont vrais : se croisent une vieille dame qui fait fleurir les fleurs en les effleurant du bout des doigts,  les hommes du Patagonia Express, un passionné qui cherche le bois de son prochain violon, le shérif parti à la recherche de Butch Cassidy, et tant d'autres êtres devenus des personnages grâce aux auteurs du récit... 

Le style de Luis Sepulveda agit tel un tapis volant, faisant naître sous nos yeux un univers magique insoupçonnable et pourtant bien réel...

"Presque à la tombée du jour, nous avons quitté dona Delia. Nous l'avons vue jeter des grains de maïs aux poules, caresser le chien, se pencher pour redresser une tige, rentrer dans sa maison, fermer la porte et allumer une bougie qui a baigné d'or son unique fenêtre.

Le soleil se couchait sur l'autre versant des Andes, l'orchestre des grillons accordait ses intruments. Un jour mourait en Patagonie mais, à l'aube suivante, une vieille dame de quatre-vingt-quinze ans, qui avait fêté son anniversaire avec deux hommes des grands chemins, garderait la merveilleuse habitude de vivre." (p. 87)

Les photos sont en parfaite adéquation avec ce récit magique conçu comme un dernier hommage à ces hommes et femmes de cette région du bout du monde ...

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien 

 

Premières phrases :

 « Nous nous sommes mis en route sans savoir que la quila avait fleuri cette année-là. Cela n’arrive pas plus de trois fois par siècle et peut donc être qualifié de prodigieux. La quila est une variété de bambou andin qui pousse dans les ravins profonds de la cordillère. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis SEPULVEDA

Autre :  Récits de voyage

 

D’autres avis :

 Presse 

Blogs :  8 plumes 

 

Dernières nouvelles du Sud, Luis Sepulveda et Daniel Mordzinski, traduit de l’espagnol (Chili) par Bertille Hausberg, Métailié, avril 2012, 250 p. dont 80 photos, 20 euros

dernieres-nouvelles-du-sud-train.jpg

Publié dans Récits de voyage

Partager cet article
Repost0

Simon’cat de Simon TOFIELD tome 1 Une calamité de chat

Publié le par Hélène

                                   simon-s-cat-couv.jpg

 ♥ ♥ ♥ ♥

Pour miauler de rire...

 

L’auteur :

Né en 1971, Simon Tofield est l'un des directeurs du studio d'animation Tandem Films. Il est installé à Londres et doit l'idée de Simon's Cat à ses chats, tous gourmands et farceurs.

 

L’histoire :

Suivez une journée ordinaire dans la vie du chat de Simon, littéralement obnubilé par une chose : se remplir l'estomac. Et pour parvenir à ses fins, il ne reculera devant aucun sacrifice, qu'on se le dise ! Au grand dam de son affectueux propriétaire, à qui il fait vivre un véritable enfer… (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

Simon est un chat prêt à tout pour attraper oiseau ou poisson, ou pour simplement retrouver une gamelle remplie. Intransigeant et intelligent, il use de malins subterfuges pour arriver à ses fins : il se déguise en cabane à oiseau (très ressemblante), ou en oiseau quelque peu surdimensionné, tendant des pièges tous plus ingénieux les uns que les autres…

 

simon-s-cat.jpg

Mais  il se heurte souvent à plus malin que lui. Il discute alors avec son ami le nain de jardin pêcheur, des heures durant perfectionnant sans doute  ses nouveaux plans d’attaque ou philosophant sur la vie, la mort, l’amour… Quand il s’ennuie il aime jouer des tours aux hérissons ou aux écureuils, à ses dépends quelquefois aussi il faut bien le dire…

La vie d’une chat extraordinaire qui a compris le sel de la vie et est bien décidé à profiter de chaque minute qui passe l’estomac plein…

Un album plein d'humour à offrir sans hésiter...

 

Ce que j’ai moins aimé : 

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

Le site http://www.simonscat.com/

 

D’autres avis :

Manu  Akialam 

 

Simon’cat, Une calamité de chat, Simon Tofield, Fleuve noir, novembre 2011, 15.11 euros

simon-s-cat-peche.jpg

 

BD Mango bleu

 

Top-BD-des-blogueurs-v3

Partager cet article
Repost0

Idées cadeaux de Dominique Sylvain

Publié le par Hélène

12-Dominique-Sylvain-c-Antoine-Roze-s-mention-obligatoire.jpg

Présentation :

 

Dominique Sylvain est née le 30 septembre 1957 à Thionville en Lorraine.

Elle travaille pendant une douzaine d'années à Paris, d'abord comme journaliste, puis comme responsable de la communication interne et du mécénat chez Usinor.

Pendant six ans, elle a vécu avec sa famille en Asie. Ainsi, Tokyo, où elle a passé trois ans, lui a inspiré son premier roman Baka ! (1995). Soeurs de sang et Travestis (1997 et 1998) ont été écrits à Singapour.

Elle habite actuellement à Paris et se consacre exclusivement à l'écriture. Ses treize romans ont tous été publiés dans la collection Chemins Nocturnes, aux Editions Viviane Hamy.

        Photo © Antoine Rozès

 

Ses réponses :

 

 

Pourquoi offrir un livre ?

 

Pour partager des émotions.

 

 

Un livre que vous offrez en toutes circonstances ?

 

Offrir le même livre à tous ne me semble pas approprié. Ça n’a pas trop bien marché avec le Petit livre rouge…

 

 

Un livre pour donner envie de voyager ?

 

« L’usage du monde » de Nicolas Bouvier.

 

 

Un livre pour donner envie de rire ?

 

« Aztèques dansants » de Donald Westlake.

 

 

Un livre pour donner envie de philosopher ?

 

Les ouvrages d’Alain de Botton.

 

 

Un livre pour donner envie d’aimer ?

 

« Out Of Sight » d’Elmore Leonard, et pour se calmer, « La Duchesse de Langeais » de Honoré de Balzac (quoique…).

 

 

Un livre pour donner envie de rêver ?

 

« Danse, danse, danse » de Haruki Murakami.

 

 

Un livre pour donner envie de savourer ?

 

La série des Pépé Carvalho, de Manuel Vazquez Montalban.

 

 

Un livre pour donner envie de se révolter ?

 

Un roman mal écrit (au choix).

 

 

Un livre pour donner envie de se cultiver ?

 

« Le Nom de la Rose » d’Umberto Eco.

 

 

Un livre pour donner envie de cuisiner ?

 

Ceux de Montalban, toujours.

 

 

Un livre pour donner envie de lire ?

 

(Et d’écrire : ) « Le Marin de Gibraltar » de Marguerite Duras.

 

 

2ème questionnaire au choix :

 

 

Un livre pour donner envie de légèreté ?

 

L’œuvre BD du grand Bill Watterson racontant les aventures légères (mais profondes) de Calvin et Hobbes.

  

 

Un livre pour donner envie d’égalité ?

 

« Martin Eden » de Jack London.

 

 

Un livre pour donner envie de liberté ?

 

Tous les bons livres (ils sont faits pour ça), et peut-être ceux de Henry Miller et Jack Kerouac.

 

 

Un livre pour donner envie de fraternité ?

 

« Les Frères Karamazov » de Dostoïevski.

 

 

Un livre pour donner envie de festivité ?

 

« Complicity » de Iain Banks (très noir, très drôle).

 

 

Un livre pour donner envie de beauté ?

 

Les catalogues d’exposition, et par exemple, celui sur l’œuvre de Gerhard Richter (le dernier grand peintre qui n’a pas peur de la beauté).

 

 

Un livre pour donner envie de gaieté ?

 

« Le vin pour les Nuls ».

 

 

Un livre pour donner envie de vérité ?

 

Je suggère plutôt la lecture régulière de « New Scientist ».

 

 

Un livre pour donner envie de volupté ?

 

« Le sexe pour les Nuls ».

 

 

Un livre pour donner envie de lucidité ?

 

La lecture régulière de « The Economist ». 

  

 

 

Publié dans Idées cadeaux

Partager cet article
Repost0

Deux zèbres sur la 30ème rue de Marc MICHEL-AMADRY

Publié le par Hélène

                                              deux-zebres.jpg

 

 

 L’auteur :

Marc Michel-Amadry est directeur de Sotheby’s Suisse et vit à Neuchâtel. Il signe ici son premier roman.

  

L’histoire :

 Pour remplacer ses zèbres morts de faim, Mahmoud Barghouti, directeur du modeste zoo de Gaza, se résout à peindre des rayures à deux ânes. James, correspondant du New York Times au Moyen-Orient, s’empare de ce fait divers insolite, porteur d’un message d’espoir et de paix. Une chronique dont les échos dépassent les frontières et qui bouleverse des destins. Entre Paris et Berlin, New York et Gaza, d’un ambitieux consultant à une artiste peintre branchée, d’un intrépide journaliste de guerre à une volcanique DJ, deux couples sont réunis grâce à la magie de ces zèbres pas comme les autres.

Bijou d’optimisme, sésame vers le bonheur, Deux zèbres sur la 30e Rue est une incitation à oser vivre à la hauteur de ses rêves. Un livre qui fait du bien, à mettre entre toutes les mains. (Présentation de l’éditeur)

Mon avis :

 L'attrait de ce court roman tient pour une grande part dans l'originalité de son point de départ : cette histoire improbable d'ânes rayés pour les transformer en zèbres et faire ainsi rêver les enfants de Gaza est brillante... 

A partir de début prometteur, l'auteur tente de créer une trame en mettant en scène différents personnages à un tournant de leurs vies. L'idée étant de les réunir et de les accomplir grâce aux zèbres. Malheureusement, l'histoire ne décolle pas et l'originalité se perd en chemin au profit d’histoires d’amour somme toute assez banales et d'une mise en abîme peu originale.

 "Il voulait que le récit soit empreint d'humanité. Qu'il soit question d'hommes et de femmes ordinaires qui donnent du sens à leur vie en accomplissant des choses extraordinaires. Il aspirait à raconter que de simples gestes suffisent parfois à susciter de profonds bouleversements, à accomplir des exploits." (p. 62) 

 Malgré son charme diffus, ce roman ne me semble pas encore tout à fait accompli...

 Premières phrases :

« Il pensait à elle tous les jours. Mais pensait-elle seulement à lui ? Cette question, Mathieu se la posait chaque matin tandis qu’il levait les yeux vers le plafond gris de sa chambre. Un gris qui changeait au gré des heures et de la lumière. »

 D’autres avis :

 Théoma 

 

Deux zèbres sur la 30ème Rue, Marc Michel-Amadry, Editions Héloïse d’Ormesson, avril 2012, 126 p., 14 euros

 Un grand merci à Roxane Defer des Editions Eho pour son accueil et sa gentillesse.

Partager cet article
Repost0

Diane et autres stories en short de Christian LABORDE

Publié le par Hélène

                                                diane et autres stories en short

 

  L’auteur :

 Christian Laborde a publié des romans, Le dictionnaire amoureux du Tour de France, des pamphlets. Aux Éditions Robert Laffont, il a publié Corrida Basta et Le soleil m'a oublié.(Présentation de l’éditeur)


L’histoire :

« L'érotisme, c'est le cinéma intérieur des êtres humains», dit Philippe Sollers. Allez au cinéma avec Christian Laborde. Vous allez aimer le film.

 

Nous disons « nouvelles », les Anglais « short stories » et l'auteur « stories en short ». Pourquoi ? Parce que les héroïnes de ces dix-sept histoires érotiques portent chacune un short. Il y a le short noir d'Irène qui joue au volley-ball, celui de Florence à qui un homme éperdu réussit à dire quelques mots. Il y a le short vert d'une jeune anarchiste, celui que Rebecca retire dès qu'un orage éclate, le short à revers de Mathilde qui rencontre son futur amant au rayon « Biscuits »à Auchan, etc.
Un homme ou une femme fait l'amour autant avec son imagination qu'avec ses organes. Ici l'imagination procède naturellement des mots, c'est-à-dire du style de Christian Laborde, léger mais précis, rapide mais brillant, quand il met en scène les objets du désir. Que démontrent ces délicieuses et excitantes nouvelles ? Que l'érotisme, omniprésent dans la société actuelle, reste une voix personnelle, presque indéfinissable. Il appartient pour chacun d'entre nous au domaine du rêve. En ce sens, il est le contraire de la pornographie qui montre alors que l'érotisme suggère.
Voilà un livre très suggestif et attachant parce que s'y mêlent avec un grand charme le trouble des héros, les coups de tonnerre de la passion sensuelle et même l'amour des bons livres. (Présentation de l’éditeur)

 Mon avis :

Christian Laborde est un homme qui soigne son style. Un homme érudit, à la culture musicale et littéraire lumineuse, culture que ses personnages savent utiliser à bon escient :  

« En lui rendant la monnaie, je lui dirai la nuit je mens, je prends des trains à travers la plaine. Interloquée, elle sourira, et j’ajouterai vous savez, j’ai pas toujours bossé dans ce kiosque, avant j’étais dynamiteur d’aqueducs, voleur d’amphores au fond des criques. Dans ses yeux, je lirai de l’incompréhension, peut-être de la peur. Alors pour la rassurer, je lui soufflerai t’étais pas née»(p.11)

 Naît alors sous nos yeux un texte sensuel, intelligent, vivant et humain...

Mais -car oui, il y a un mais- Christian Laborde n'a pas accordé autant de soin à ses scénarios, du moins à certains, qui frôlent les clichés et la banalité : la voisine qui a un problème de fusibles et qui sonne à votre porte à une heure indûe, la cougar qui s'autorise une partie de jambes en l'air avec l'ami de son fils, le kiosquier amoureux transi d'une belle passante... 

Ainsi l'ensemble de ce recueil reste inégal, certaines nouvelles étant plus sentimentales qu'ouvertement érotiques, certaines assumant leur mièvrerie, et même si l'écriture et le traitement sont assez originaux, Diane et ses copines en short sont assez décevantes... 

 

Premières phrases :

« Le cœur, ça bat, on ne sent rien, on l’entend pas, c’est dans la cage thoracique, au fond. Le cœur, il fait son job de cœur, discret, sans jamais déranger personne, sans jamais se plaindre, arrimé au squelette par un vieux bout de chatterton, de sas en sas, de l’étuve au blizzard, loin du réconfort. »

 

Vous aimerez aussi :

 Littérature érotique  

D’autres avis :

  Stephie

Le Figaro

 

Diane et autres stories en short, Christian Laborde, Robert Laffont, mai 2012, 144 p., 16 euros

Partager cet article
Repost0

Emily de Stewart O’NAN

Publié le par Hélène

emily

♥ ♥ ♥

 "Se pouvait-il que, même pour les gens d’âge mûr, la vie soit ainsi – déconcertante, inattendue, inconnue?" (Virginia Woolf)

  

L’auteur :

 

Stewart O’Nan est né en 1967 à Pittsburgh. Il a notamment publié aux Éditions de l’Olivier : Des anges dans la neige (1997), Un monde ailleurs (2000) ou Chanson pour l’absente (2010). Aussi virtuose dans le roman noir, la fiction pop que dans les récits plus intimistes, il consacre toute son œuvre à dépeindre la face cachée du rêve américain, celle du quotidien, des actes et des lieux ordinaires, cette vraie Amérique loin de ses propres légendes.

 

L’histoire :

 

Dans la vie d’Emily, il y a eu les repas animés, la ronde des jours et des choses à faire. Aujourd’hui, Emily est veuve. Ses enfants sont loin. Sa belle-sœur, Arlene, lui tient compagnie. Elle aime la musique classique, les musées, les petits déjeuners copieux du Eat’n Park. Sa santé est bonne. Elle ne manque de rien. À 80 ans, le temps rétrécit mais il semble infini.

 

Ce que j’ai aimé :

 

Emily est un roman tendre, doux, ouatiné, tranquille à l'image de son héroïne éponyme, une femme veuve de 80 ans qui considère sa vie quotidienne tempérée avec tendresse et sagesse. Ne nous y trompons pas : Emily est une vieille femme qui refuse de capituler devant la mort et qui ne souhaite pas attendre les bras croisés que la belle faucheuse vienne la chercher. Elle décide donc de reprendre ses derniers moments en main et d'achèter une nouvelle voiture pour gagner en autonomie et pourquoi pas, partir en virée avec sa copine Arlène… Elle rêve également devant une maison proche de celle de son enfance, elle fait des projets, elle VIT, encore, toujours...

 Des petits riens jalonnent sa vie paisible : son chien Rufus, ses sorties avec sa belle-sœur Arlène, compagne indispensable, une symphonie de Schubert, des appels à ses enfants pour prendre des nouvelles, leurs  visites, toujours trop courtes et laissant un sentiment d’insatisfaction dans l’air, les enterrements aussi, inévitables, une exposition de van Gogh, mille petits détails qui font de sa vie un ensemble cohérent paisible et heureux...

 Un très beau roman que la vieillesse, vu comme le début d’une autre aventure…

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien


Premières phrases :

 

« Tous les mardis, Emilly Maxwell remettait le peu qui lui restait de vie entre les mains de Dieu et celles, tremblantes, de sa belle-sœur, Arlene, et elles allaient en voiture au drive-in Eat’n Park, prendre un petit-déjeuner-buffet « deux-pour-le-prix-d’un ».

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Nos plus beaux lendemains

Autre : La tournée d'automne de Jacques POULIN

 

D’autres avis :

 

Blogs : Clara

Presse : L’express ; Libération ;Le Figaro  

 

Emily, Stewart O’NAN, traduit de l’anglais (EU) par Paule Guivarch, Editions de l’Olivier, mai 2012, 334 p., 22 euros

Partager cet article
Repost0

Idées cadeaux d'Aliette Armel

Publié le par Hélène

aliette armel

 Présentation :

 

Écrivain et critique au Magazine littéraire, Aliette Armel a publié, entre autres, une biographie de Michel Leiris, Michel Leiris (Fayard, 1997), et deux essais sur Marguerite Duras, Marguerite Duras et l'autobiographie (Castor Astral, 1996) et Marguerite Duras (Christian Pirot, 1998).
Elle a également publié des romans où le voyage joue un rôle central : Le Voyage de Bilqîs (Autrement, 2002), Le Disparu de Salonique (Editions Le Passage, 2005), Le Pianiste de Trieste (Editions Le Passage, 2008), Pondichéry à l’aurore (Editions le Passage, 2011).
 

Ses réponses :

 

 Pourquoi offrir un livre ?

 

Pour aller au-delà d’une conversation et exprimer ce qui, par des paroles trop directes, risquerait d’être mal entendu.. Pour donner envie d’explorer, d’enrichir, de vivre à la fois par les mots et au-delà des mots.

 

Un livre que vous offrez en toutes circonstances ?

 

Antigone d’Henry Bauchau

 

Un livre pour donner envie de voyager :

 

L’usage du monde de Nicolas Bouvier

 

Un livre pour donner envie de rire :

 

L’histoire de Pi de Yann Martel

 

Un livre pour donner envie de philosopher :

 

Et il dit, Erri De Luca

 

Un livre pour donner envie d'aimer :

 

Le Hussard sur le toit, Jean Giono

 

Un livre pour donner envie de rêver :

 

Platte River, de Rick Bass

 

Un livre pour donner envie de savourer :

 

Ce peu de bruits de Philippe Jaccottet

 

Un livre pour donner envie de se révolter :

 

Une saga moscovite de Vladimir Axionov

 

Un livre pour donner envie de se cultiver :

 

Générosité de Richard Powers (pour une culture qui soit, pour une fois, scientifique et technique !)

 

Un livre pour donner envie de cuisiner :

 

Le repas de Noël dans « Les Morts », nouvelle de James Joyce (Gens de Dublin)

 

Un livre pour donner envie de lire :

 

Au bonheur des ogres de Daniel Pennac (toute la série des Malaussène)

 

 

 livre ouvert2 

Publié dans Idées cadeaux

Partager cet article
Repost0

Comme ton père de Guillaume LE TOUZE

Publié le par Hélène

comme-ton-pere.jpg

♥ 

  

L’auteur :

 

Guillaume Le Touze est un écrivain français né au Havre en 1968. Après avoir exercé différents métiers, il est recruté comme maquettiste par la maison d'édition L'Ecole des loisirs, qui publie ses premiers textes pour la jeunesse en 1991. Son premier roman pour adultes suivra en 1992. Il reçoit le Prix Renaudot 1994 pour Comme ton père. Il se consacre aujourd'hui à l'écriture.

 

L’histoire :

 

Avant d'être agrandies et taillées par la main de l'homme, les grottes de Massitissi formaient de simples cavités, nichées dans la montagne d'une région d'Afrique australe. Rien ne les destinait à abriter des rites, à conserver l'écho de conversations humaines.
En 1867, des missionnaires en butte à l'hostilité des Boers y ont trouvé refuge.
A la fin du XXe siècle, un voyageur venu de France choisit, à leur suite, de s'y installer. Son fils le rejoint, quelques années plus tard. Et ces deux êtres retrouvent, en présence l'un de l'autre, des gestes d'apaisement et de vie. Ils ne se sont pas vu vieillir ; mais il importe peu, parfois, de se connaître. L'histoire qui débute avec eux appartient à notre époque.

 

Mon avis :

 

Je me souviens avoir été marquée par ce livre lors de ma première lecture il y a 10 ans environ. J’avais trouvé le rapport père-fils très finement évoqué, de façon touchante et vraie.

Malheureusement je n’ai pas retrouvé mon enthousiasme à la deuxième lecture. Les différents chapitres, l’un consacré à Paul, puis le deuxième à ses ancêtres, puis à son fils, puis à sa femme, tout cela m’a semblé trop éclaté, trop décousu pour former un ensemble cohérent. La simplicité des sentiments m’a bien sûr touchée, mais pas de façon durable, pas en profondeur, peut-être parce que justement les récits sont trop disparates pour s’imprimer concrètement dans nos âmes de lecteurs.

 

Premières phrases :

 

« Jacques,

Ecrire ton nom est un plaisir que je me suis longtemps interdit. Avant d’en tracer les lettres, je l’ai dit à haute voix et il a résonné contre la paroi rocheuse. Ici, très loin de toi, ma bouche a fait vibrer l’air des sonorités de ton nom. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 

‘Ta mère de Bernardo CARVALHO

 

 

Comme ton père, Guillaume LE TOUZE, Editions de L’Olivier, septembre 1994, 218 p.,

POCHE : Comme ton père, Guillaume LE TOUZE, Points, septembre 1995, 218 p., 5.34 euros

 

Partager cet article
Repost0