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Mon Amérique de Jim FERGUS

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 Jim Fergus est né à Chicago en 1950 d'une mère française et d'un père américain. Il vit dans le Colorado. Journaliste réputé, il écrit des articles sur la gastronomie, la chasse, la pêche et la nature dans les magazines NewsweekThe Paris Review, Esquire sportmen, Outdoor Life, etc. Il est l'auteur de deux ouvrages consacrés à ses souvenirs, de chasse notamment, Espaces sauvages (A hunter's road), déjà considéré comme un classique dans le domaine de la littérature américaine et Mon Amérique, à paraître au cherche midi en 2013. Après son premier roman Mille femmes blanches (le cherche midi, 2000, vendu à près de 400 000 exemplaires en France, salué par l'ensemble de la critique américaine et dont les droits ont été achetés par Hollywood pour en faire une adaptation), La Fille sauvage (le cherche midi, 2004) et Marie Blanche (le cherche midi, 2011), Chrysis est son quatrième roman. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

 Après Espaces sauvages, Jim Fergus nous raconte six années de « pérégrinations par monts et par vaux » à travers les États-Unis. De la beauté grandiose et désolée des paysages de l'Utah aux terres sauvages du Nebraska, en passant par quelques savoureux récits de pêche à la mouche dans les rivières de l'Ouest, il évoque une Amérique à la fois mythique et terriblement concrète. Célébrant ainsi la nature, la pêche, la chasse, les animaux, sauvages ou domestiques, mais aussi l'amitié, la culture indienne ou encore la cuisine, il nous livre les secrets d'un véritable art de vivre, qu'il partage volontiers avec des écrivains comme Jim Harrison ou Thomas McGuane. On retrouve, dans ces histoires itinérantes – classées par saisons –, tout le talent de conteur et toute l'humanité de l'auteur de Mille femmes blanches. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Jim Fergus nous convie à ses parties de chasse ou de pêche avec bonhomie et gentillesse. Ses autres compagnons sont Rick Bass, Jim Harrison ou encore Thomas McGUane, des hommes qui ressentent un profond sentiment d’appartenance à cette nature américaine. Des êtres pour qui pêcher ou chasser permet d’établir une connivence essentielle avec la nature, loin de l’agitation des villes ou simplement des remous d’une vie bien remplie. Parenthèses enchantées, ces parties de chasse subliment l’amitié, le bonheur et le temps qui passe.

 « Hommes et chiens progressaient ensemble, concentrés sur le seul objectif de poursuivre ces oiseaux qui s’envolaient devant nous, partageant la joie pure de se sentir en vie de parcourir la prairie en toute liberté sur des kilomètres avec des compagnons animés du même esprit, de ressentir une simplicité, une légitimité, qui n’ont que peu d’équivalents dans le monde moderne. (…) Nous cuisinions, nous partagions des éclats de rire, dînions et buvions du vin, puis nous discutions sans fin dans une chambre de motel, calés par les oreillers des lits sur lesquels nos chiens, fourbus, affalés, dormaient du juste sommeil des chasseurs. Après tout, c’est peut-être à cause de ces moments-là que la chasse semble réduire nos vies à une chose très élémentaire dénuée de toute complication.» (p. 133)

 

« Au dîner de ce soir-là, au ranch à côté duquel nous campions, nous fîmes rôtir lentement au four du cochon sauvage parfumé d’une pâte d’herbes, d’ail et d’huile d’olive. Nous fîmes aussi griller, juste « rosées », quelques bécassines fraîchement tuées ainsi que des médaillons de filet de cerf. Il y eut aussi de la queue d’alligator frite avec des oignons, qu’on mangea arrosée du jus de  ces citrons aigrelets, plantés comme chacun sait par les Indiens séminoles.

Ce qui entraîna encore la fameuse question : « Qui d’autre en Amérique pourrait faire un dîner pareil. » «  (p. 180)

Durant ces quelques heures ou jours passés en pleine nature, le sentiment d’être dans un cocon, à part, en dehors d’un monde agité permet d'établir un accord harmonieux au monde et aux humains.

 

           colorado 

Jim Fergus nous fait partager son amour des grands espaces américains pour notre plus grand plaisir...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 - Un peu répétitif au fil des chapitres.

- La qualité des photographies censées agrémenter le récit à chaque nouvelle saison est très mauvaise. 


Premières phrases :

 « Bon d’accord, je ne suis pas fauconnier ni, encore moins, à la vérité (que nous respecterons dans ce livre), un tombeur de femmes. Je ne sui pas non plus un chasseur de renom ni un homme dont on parle en ville. Je remplis rarement mon carnier, et par malheur, je ne suis pas non plus un beau parleur. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : 1000 femmes blanches, Espaces sauvages

Autre :  Hommes, bois, abeilles de Mario RIGONI STERN

 

D’autres avis :

 Keisha ; Folfaerie

 

 Mon Amérique, Jim Fergus, traduit de l’anglais (EU) par Nicolas de Toldi, Cherche Midi Editeur, collection Documents,  septembre 2013, 301 p., 20 euros

 

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Je t'aimerai toujours, quoi qu'il arrive de Debi GLIORI

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

"Ecoute ma chanson, l'amour ne meurt jamais.

Quoi qu'il arrive, je t'aimerai..."

 

L'auteur :

      Debi Gliori est né à Glasgow et à fait ses études à Edimbourg où elle vit aujourd'hui. Elle a travaillé sur de nombreux livres pour enfants, mais c'est avec Papa Ours qu'elle trouve la consécration. Son personnage lui a valu de nombreux prix dont en 1997 l'Award des livres pour enfants.



La série "Papa Ours" de Debi Gliori est illustrée de dessins tendres et colorés qui accompagnent des textes simples destinés aux tout-petits. Le personnage de Papa Ours deviendra vite un compagnon de lecture pour les enfants.

 

L'histoire :

Petit renard est de très mauvaise humeur,

Il dit que personne ne l'aime.

mais ce n'est pas vrai.

Maman va le rassurer et lui expliquer

que leur amour durera toujours,

quoi qu'il arrive...

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Mon avis :

Petit Renard a besoin d'être rassuré, il a peur tout à coup que l'amour de sa maman ne s'envole. Il veut savoir s'il est vilain, même s'il ressemble à un hanneton, si sa maman l'aimera toujours. Et invariablement, les mots doux de sa maman l'apaise "Je t'aimerai toujours, quoi qu'il arrive". Des mots doux qui illuminent la nuit, qui comblent le vide, qui apaisent les angoisses.

Car si au début de l'histoire, les questions de Petit Renard sont simples , elles se densifient au fur et à mesure, parce qu'elles cachent une angoisse bien plus grande tapie au sein de chaque enfant. La peur d'être abandonné, la peur de ne plus être aimé, la peur de perdre ceux qu'il aime.

"Et si l'amour s'abîme, se casse ou se déchire, pourrais-tu le recoudre, le recoller, le réparer ?"

"Je sais juste que je t'aimerai toujours."

Telle une étoile qui éclaire le ciel la nuit, l'amour maternel est inconditionnel et absolu et illumine la vie de l'enfant.

Les dessins colorés s'accordent parfaitement à cette magnifique histoire d'amour.

je-taimerai-toujours

 

Vous aimerez aussi :

Jeunesse  

 

Je t'aimerai toujours quoi qu'il arrive, Debi Gliori, adaptation française de Marie-France Floury, Gautier Languereau, 2011, 6.90

Publié dans Jeunesse Album

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La femme à la clé de Vonne VAN DER MEER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un récit tout en émotions.

L'auteur :

Vonne van der Meer vit près d’Amsterdam. Ses précédents romans, La Maison dans les dunes (2005) et Le Bateau du soir(2006), situés sur une île frisonne, ont rencontré un énorme succès aux Pays-Bas. Le Voyage vers l’enfant, en cours d’adaptation au cinéma, débute sur cette même île de Vlieland et se poursuit jusqu’à Lima. (Présentation de l'éditeur)

L'histoire :

" Femme, 59 ans, d'apparence maternelle, hanches larges, voix agréable, vient vous border et vous faire la lecture avant que vous vous endormiez. Discr. assurée. Intentions sexuelles totalement exclues."

Voilà l'annonce un brin malicieuse que rédige Nettie, lorsque la recherche d'un travail devient inévitable, quelques mois après le décès de son mari. Sans expérience professionnelle à faire valoir, elle se tourne vers sa passion et propose aux âmes esseulées - chômeur célibataire, hôtesse de l'air divorcée, fillette qui boude l'école - ses services en tant que lectrice. ( Présentation de l'éditeur)

Ce que j'ai aimé :

Nettie est une femme discrète, veuve, qui cherche une activité rémunératrice. En faisant le tour de ses compétences, elle décide de proposer ses services en tant que lectrice. Bien sûr son rôle dépassera largement celui de lectrice, à l'écoute de ses "clients", elle est à la fois la confidente, la soeur, la mère et apporte bien plus que quelques pages de lecture. Parce que notre besoin de réconfort est infini, Nettie n'est jamais à court de demandes.

Nous retrouvons le charme discret de Vonne Van der Mer dans ces pages, pages émaillées de récits enchâssés, petites nouvelles que racontent Nettie le soir au creux du lit... Charme brumeux, qui file là où on ne l'attend pas forcément, atmospère douce et mélancolique.

Ce que j'ai moins aimé :

Le récit reste un peu court dans tous les sens du terme, il manque une dimension, et de pages pour densifier l'ensemble qui reste dans l'ombre de ses pairs comme Raymond Jean...

Premières phrases :

C'’était une douce soirée de printemps. On pouvait se passer de coupe-vent et de pulls, les nouer autour de la taille. Nous chantions en cette fin de journée, comme la veille et l’avant-veille. Mais l’impression de nouveauté avait disparu et rien ne laissait présager un incident particulier.« Nous ne sommes pas près de rentrer chez nous, la route est longue, la route est longue… » « Le petit pot de graisse sur la table j’ai posé… » « Et hop, les garçons ça ne vaut rien, hop, les garçons ça ne vaut rien. Et les filles, ça ne connaît rien au foot… »

Les garçons avaient mêlé leurs voix à celles des filles, pas seulement les garçons de notre classe mais tous ceux des écoles voisines et même de plus loin, pour chanter que les filles, ça ne vaut rien. Et que ça ne connaît rien au foot. Nous hurlions ces curieuses paroles comme si nous étions sur le sentier de la guerre. Le lendemain, quand serait décernée la médaille de la Marche de quatre jours, il fallait absolument avoir la voix cassée. Plus que cette médaille, l’extinction de voix était la preuve qu’on avait été de la partie."

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Les invités de l’île de Vonne Van DER MEER

Autre : La lectrice de Raymond Jean

D'autres avis :

Babélio, cathulu

 

La femme à la clé, Vonne VAN DER MEER , traduit de lu néerlandais par Isabelle Rosselin, Héloïse d'Ormesson, août 2013, 208 p., 17 euros

 

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Publié dans Littérature Europe

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L’amant de Patagonie de Isabelle AUTISSIER

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

« Comprend-on jamais les raisons d’un amour ? »

 

L’auteure :

 Isabelle Autissier est une navigatrice française, première femme à avoir accompli un tour du monde en compétition.

Isabelle Autissier, qui est née à Paris dans le 12e arrondissement, passe sa jeunesse à Saint Maur en région parisienne et découvre la voile en Bretagne dès l'âge de 6 ans.
En 1978, elle sort de l'École nationale supérieure agronomique de Rennes avec un diplôme d'ingénieur agronome (spécialisation en halieutique). En 1980, elle mène pour le compte du CORPECUM une recherche sur les langoustines et les gros crustacés. Cette activité de recherche se prolonge pour le compte de l'IFREMER, à La Rochelle sur les pêcheries du golfe de Gascogne. De 1984 à 1990, elle enseigne à l'École maritime et aquacole de La Rochelle.
En 1991, elle termine 7e au cours du BOC Challenge en réalisant l'exploit d'être la première femme à faire un tour du monde en course. C'est cette réussite qui la pousse à abandonner l'enseignement pour se consacrer entièrement à la course au large.

En 1996, elle participe au Vendée Globe à bord de PRB, mais est contrainte à l’abandon suite à la casse de son safran.

En 1999, au cours de la course en solitaire autour du Monde Around Alone (ex-Boc Challenge), elle chavire à 25 nœuds et son bateau reste à l'envers. Le skipper Giovanni Soldini viendra la sauver. C'est probablement cet accident qui accéléra la décision d'Isabelle Autissier d'abandonner les courses en solitaire. Elle continue néanmoins quelques courses en équipage.

Isabelle Autissier s'est également tournée vers l'écriture. Après plusieurs récits, essais, ainsi qu'un livret d'opéra, Homo Loquax, elle publie en 2009 son premier roman, Seule la mer s'en souviendra, l'histoire d'une supercherie en mer inspirée d'un fait réel – l'affaire Crowhurst en 1969. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

1880, alors que l'évangélisation décime le Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du révérend. Elle qui ne sait rien de la vie découvre la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l'âpre splendeur des peuples de l'eau et de la forêt.

(Extrait de la Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

Après la mort de ses parents, le jeune Emily laisse son destin la mener vers les terres âpres de Patagonie, à Ochouaya, où elle est dévolue à être gouvernante des enfants du révérend Bentley. Elle Fait alors la connaissance des « sauvages », les Yamanas, qu’elle va apprendre à connaître et apprécier. Humaine, elle ira au-delà des clichés d’anthropophagie et de sauvagerie pour découvrir leurs rites et leurs rapport harmonieux au monde. 

 Elle ressentira elle-même les sensations quasi surnaturelles de connivence avec la nature,  « Cette impression d’être la vague et de m’éclater sur le bord, d’être la branche et de ployer sous la brise. » (p. 171)  

 « Marcher, être uniquement attentive au crissement de mes pas, au toc-toc d’un pivert, à une mare que je devine sous les herbes par son odeur fade, tout cela focalise mes pensées. Il me semble que mon âme, ainsi au repos, en profite pour cicatriser de vieilles blessures. » (p.211)

 Mais si Emily rêve de concorde entre les peuples, la réalité la rattrape rapidement, elle se trouve au coeur des combats sanglants qui divisent les Blancs aux Yamanas ou Onas, les deux peuples de la région. Impuissante, elle assiste alors à la déchéance au fil des années de ces peuples primitifs.

 "L'amant de Patagonie" est un de ces indiens et si la relation que Emily va entretenir avec lui est essentielle dans le roman, elle ne le résume pas. En cela ce titre à l'eau de rose est très mal choisi. Ce que nous offre l'auteure c'est avant tout un très beau portrait de femme, et un tableau juste de cette époque et du choc sanglant des civilisations en présence. 

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Une très belle surprise de cette grande navigatrice et écrivain que j'avais déjà eu le plaisir d'apprécier avec son Kerguelen.

 

Ce que j’ai moins aimé :

La quatrième de couverture en dit beaucoup trop. Ne la lisez pas.

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Seule la mer s’en souviendra

Autre : Katherine Scholes La reine des pluies

 D’autres avis :

L’express Interview ; Miss AlfieThéoma 

L’amant de Patagonie, Isabelle Autissier, Le livre de poche, 2012, 6.10 euros

 

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Animaux solitaires de Bruce HOLBERT

Publié le par Hélène

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L’auteur :

 BRUCE HOLBERT a grandi au pied des Okanogan Mountains, dans l’État de Washington. Son arrière-grand-père, éclaireur indien de l’armée des États-Unis, était un homme respecté jusqu’à ce qu’il assassine son gendre, le grand-père de Bruce Holbert, qui s’est inspiré de cette tragédie pour son premier roman, Animaux solitaires. Il est diplômé de l’Université de l’Iowa où il enseigne aujourd’hui. Plusieurs des ses nouvelles ont été publiées dans des revues littéraires. (Présentation de l’éditeur)

 L’histoire :

 Comté de l’Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d’Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l’entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l’Ouest, là où les hommes qui n’ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n’a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d’une vie qu’il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille.À l’instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique qui rêve d’imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer. (Présentation de l’éditeur)

 Mon avis :

Je suis peu sensible généralement aux romans mettant en scène des anti-héros, qu’ils soient insensibles, larmoyants, violents. Et ici encore… Enfin Russel Strawl n’est pas à proprement parler un anti-héros, non, il a juste défoncé le crâne de sa jeune femme à coups de poêlon parce qu’elle mettait un peu trop de temps à lui passer le poivre… Bon. Il n'aime pas quand c'est fade Russell... Disons qu'il est un « poil » porté sur la violence et qu’il est sait désormais que cette violence peut exploser à n'importe quel moment, inopinément…

 « Même dans la plus vertueuse des existences était tapie l’anarchie, telle une cartouche en place dans la chambre d’un fusil armé, et à tout moment le percuteur pouvait frapper l’amorce et propulser dans n’importe quelle direction la balle de plomb tournant sur elle-même. » (p. 27)

 Je n'ai pas réussi à avoir pitié de ce cow-boy perdu dans son mythe du grand ouest. Mais me direz-vous, Strawl n’est pas le seul personnage de ce roman. C’est vrai. Il y a son fils, Elijah… Oui, sauf que… Non. Oubliez le fils !

 Bruce Holbert nous emmène sur les terres des westerns, nous enjoignant à une réflexion sur la justice et sur la destruction des mythes. Dans ce roman très noir, les réflexions philosophiques, morales ou religieuses fusent, tant que les dialogues semblent artificiels, atrophiés par un trop plein d’idées.

 Je n’ai pas réussi à pénétrer cet univers, même si les passages lyriques contrebalancent cette violence inhérente aux personnages :

 « Il sentait la terre bouger sous lui, inventait le temps qui passe et les souvenirs et les fables que Jacob méprisait tant. Les maisons et les granges à l’horizon, les champs assoiffés, tout cela était enveloppé d’une tranquillité qui régnait même sur le fleuve. » (p. 208)

 Premières phrases :

 « Même au temps de Russell Strawl, il y avait dans l’Ouest ce mythe de l’homme fort qui parle peu. L’inverse était plus proche de la réalité. La géographie et les distances font que les gens restent peu nombreux et vivent loin les uns des autres, même pendant les périodes où le calme règne. »

Vous aimerez aussi :

Roman policier américain

 D’autres avis :

  http://www.marcvillemain.com/archives/2013/09/06/27965849.html

 

Animaux solitaires, Bruce Holbert, traduit de l’américain par Jean-Paul Gratias, Gallmeister, noire, juin 2013, 324 p., 23.60 euros

 

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Allumer le chat de Barbara CONSTANTINE

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un court roman très joyeux...

 

L’auteur :

 

Romancière, céramiste et scripte –elle a travaillé avec Cédric Klaplish – elle vit en région parisienne.

 

L’histoire :

 

 Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond. N'empêche qu'il le nargue ce chat ! Et il faut encore s'occuper du môme, un peu nul en foot, qui n'a rien trouvé de mieux que de choper de l'eczéma sur le visage... Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cents kilos. Il y a franchement de quoi devenir allumé dans cette famille ! (Présentation de l'éditeur)


Ce que j’ai aimé :

Une bonne humeur communicative s’échappe de ces pages, comme si rien ne pouvait affecter les personnages. La tristesse n’existe pas, ou si peu : Martial meurt ? Personne ne le regrette, ni sa femme, ni sa maitresse, qui vont d’ailleurs se rapprocher suite à sa mort. Même ses parents vont en profiter pour modifier leur maison. Les suicides sont traités avec légèreté , au détour d’une phrase.

Les sentiments opposés, joie et bonheur sont tout aussi laconiques, pas un mot de trop, on ne s’épanche pas chez Barbara Constantine…

Il en résulte une lecture tendre, agréable sans être inoubliable, emplie de bons sentiments. Seuls souffrent ceux qui le méritent, et les autres vivent heureux au joyeux pays de Peter Pan…

Les chapitres sont courts, vivants, très dialogués, la lecture est aisée, vivante !

 

Ce que j’ai moins aimé :

La simplicité frôle quelquefois le ridicule, voire la caricature. Les thèmes abordés sont nombreux : mort, abandon, parentialité alcoolisme, sexualité, homosexualité, vieillesse, mais tous sont seulement survolés.

Le parler des personnages est sans nuances, caricatural lui aussi.

Un roman facile, dans tous les sens du terme...

 

Premières phrases :

« Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l’air. La nuit s‘annonce douce et tranquille. Mais d’un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner…

- Passe-moi le fusil, j’vais allumer le chat ! »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Et puis Paulette

 

D’autres avis :

Cathulu, Papillon, Violette Kathel ; Lounima

 

Allumer le chat, Barbara Constantine, Points, septembre 2013, 288 p., 7.20 euros

 

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Le goût sucré des pommes sauvages de Wallace STEGNER

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

L’auteur :

 http://wallacestegner.org/bio.html

 

L’histoire :

 « Il engagea la décapotable sur le chemin, et Margaret se laissa aller contre son dossier pour regarder le ciel se déverser sur elle en une enveloppante cascade de bleu »: un couple, ébloui par la splendeur de l'automne, sillonne les routes du Vermont. A la faveur d'une halte aux abords d'un village isolé, Ross sort pinceaux et chevalet, Margaret ramasse quelques pommes sauvages et aperçoit la silhouette fragile d'une jeune femme venant à sa rencontre. Entre rêve et mélancolie, cinq nouvelles de Wallace Stegner au sommet de son art. (Quatrième de couverture)

 Ce que j’ai aimé :

Ce petit recueil de nouvelles datant des années 50 contient de véritables pépites :

Le goût sucré des pommes sauvages : Un couple découvre une région du Vermont du bout du monde, des hameaux abandonnés avec quelques habitants dont une jeune fille dans un « chemin fantôme qui se termine en cul-de-sac au milieu de nulle part. » (p. 19)

Le couple erre parmi ces fermes abadonnées, le mari peint pendant que sa femme se promène, nous conviant à une ballade hors du temps qui emmène le lecteur dans ce no man’s land.  

Une nouvelle qui nous enjoint à savourer le présent et le goût sucré des pomme sauvages...

 Jeune fille en sa tour : 

Un homme retourne sur les lieux de son adolescence, dans une maison habitée jadis par l’élue de son cœur, et aujourd’hui attribuée à un funérarium.

Entre remords et regrets, le bilan d’un homme qui se fait prendre au piège du passé  : « cela le tenaillait comme une souffrance » p. 47

« Il ne trouvait pas de consolation à se dire que l’on ne pouvait prendre aucune direction sans tourner le dos à quelque chose. » (p. 47)

Guide pratique des oiseaux de l’ouest :

Un homme de 70 ans observe les oiseaux dans une maison isolée sur la proue d’une colline californienne, quand il est sommé d’assister à un dîner mondain organisé par des voisins, dîner durant lequel un jeune pianiste doit se produire.

Une nouvelle sur les relations humaines et leurs complexités, et sur ce monde artistique : l'impression pour ce jeune pianiste d’être incompris perdurera longtemps après cette soirée.

L'auteur nous offre de très belles pages sur l’observation de la nature :

« Le soleil, très bas, commence à filtrer sous le chêne et m’aveuglede reflets intenses Du pied de notre colline deux grands eucalyptus s’élèvent au-dessus des houx et des yeuses, et els feuilles ovales et flexibles de leur cime, pas très loin en contrebas, tournoient comme autant de poissons éblouissants en papier d’aluminium. Dans le sous-bois la caille se remet à caqueter. Une hirondelle passe au-dessus de la terrasse, décrit une embardée à la poursuite d’un insecte et s’en va. » (p. 58)

Fausse perles pêchées dans la fosse de Mindanao :

Un homme va découvrir des caractère forts, téméraires, des vies de passion plus que de raison.

Génèse :

Ma nouvelle préférée de ce recueil, la plus longue aussi .

Il s'agit d'un western : un jeune anglais Rusty accompagne dans la Saskatchewan une équipe de meneurs de bétail « chargé de rassembler et ramener aux stations de fourrage des veaux que l’on ne pouvait laisser hiverner dans la prairie."

Il va connaître alors l'aventure dans toute sa splendeur mais aussi dans toute sa dureté. Il sera difficile pour lui de s’intégrer dans cette équipe de cow-boys aguerris, mais le temps et les épreuves feront leur oeuvre. Rusty ressortira grandi de cette belle aventure dans le blizzard...

 saskatchewan3.jpg

Bilan :

Un recueil avec deux nouvelles qui prennent l’ascendant sur les autres la première et la dernière et qui revèlent le grand talent de cet auteur « doyen des écrivains de l’ouest », maître pour les romanciers de l’école du Montana. 

Une très belle découverte !

 Ce que j’ai moins aimé :

  Comme dans tout recueil de nouvelles, certaines plaisent plus que d'autres...

 Premières phrases :

 « Ils roulèrent sur une chaussée égale, dont les bas-côtés avaient été creusés par la lame d’une niveleuse. Puis la route obliqua sur la doroite, et un écriteau peint cloué  à un poteau leur annonça : « Harrow. » Harrow, ils en venaient. Droit devant, en revanche, un chemin peu passant filait entre deux hauts talus pareils à des haies vives. »

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : La vie obstinée

D’autres avis :

 Lmda 

Babélio 

 

Le goût sucré des pommes sauvages, Wallace stegner, traduit de l’anglais (EU) par Eric Chédaille, Points, 302 p., 10 euros

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Une heure de jour en moins de Jim HARRISON

Publié le par Hélène

                                          

♥ ♥ ♥ 

« La journée était si suave et belle

Que je n’ai pensé à rien.

J’ai perdu la tête. »

 

L’auteur :

 http://jimharrison.free.fr/Biographie.htm

 

 Présentation :

 

 On ne présente plus Jim Harrison, écorché vif dans un corps de grizzly des montagnes, l'un des plus grands écrivains américains contemporains. On connaît moins le Jim Harrison poète. C'est chose faite grâce à ce recueil réunissant des poèmes inédits écrits entre 1965 et 2010, dans lequel Harrison, poète contemplatif à la fois mélancolique et brutal, se fait le chantre vagabond et universel de l'Amérique profonde et des vastes étendues sauvages. Dans Une heure de jour en moins, Jim Harrison, plus virtuose et truculent que jamais, joue avec les formes, les influences et les cultures, rendant au passage un vibrant hommage à ses maîtres, Antonio Machado, René Char et César Vallejo.

 

Ce que j’ai aimé :

 

Jim Harrison poète n'est pas loin de Jim Harrison romancier. Ses grands thèmes traversent ses vers comme ils structurent sa vie.

La nature est au centre des poèmes, matrice et élément auquel l'homme torturé revient toujours pour se recentrer, retrouver ses valeurs et se reconnaître en tant qu'homme. Elle coule dans l'eau des rivières, elle chante et enchante à travers le chant des oiseaux, elle crie le mal-être et la violence avec les coyotes, elle nous rappelle à l'ordre et recentre l'homme au sein d'un univers plus large.

  « Issu de presque rien, de rien de

Tangible, nous retournons tels de vieux

Enfants au grand rien,

Le chant de l’homme et de l’eau allant à l’océan." (p. 191)

 

« J’espère définir ma vie, ce qu’il en reste,

Par des migrations, au sud et au nord avec les oiseaux

Loin de la fièvre métallique des horloges,

Le soi fixant l’horloge et disant « Je dois faire cela".

Je ne vois pas le temps sur la langue de la rivière

Dans l’air frais du matin, l’odeur fermentée

De la végétation, la poussière sur les parois du canyon,

Les hirondelles plongeant vers l’eau vive parfumée. » (p. 151)

       

« Dans la péninsule Nord du Michigan

Et les montagnes de la frontière mexicaine

J’ai suivi l’appel d’oiseaux

Inexistants dans des fourrés

Et des canyons. Je ne suis pas sûr

D’en être revenu indemne. » (p. 210)

 Les indiens que Jim Harrison admire tant l'ont compris bien avant lui, comme ce vieil homme indien ojibway qui lui donne des conseils :

 « Quand tu te balades dans l ‘arrière-pays, va où tu dois aller, et marche comme un héron ou une grue des sables. Il ne leur manque rien. (…) Pense à ton esprit comme à un lac. Renonce à la moitié de l’argent que tu gagnes si tu ne veux pas devenir une mauvaise personne. Les nuits de pleine lune, tâche de marcher aussi lentement qu’une moufette. » (p. 158)

Jim Harrison chante et enchante le monde grâce au pouvoir millénaire de la création. Il chante la vie qui court, il chante la joie de partager son coeur avec ses lecteurs, il chante comme un besoin inhérent à sa condition d'artiste...

      « Au réveil d’une sieste j’ai su en un instant

Que j’étais en vie. C’était stupéfiant,

Presque effrayant. Emotion et sensations

Me submergeaient. Cela ne m’était jamais arrivé.

Sur une chaise bleue dans un pré j’ai réappris

Le monde. » (p. 211)

  Ses poèmes sont un véritable sésame à son oeuvre et à l'homme, il s'y met à nu et nous livre le plus beau des chants d'amour et de vie...

« J’ai gâché trop de clairs de lune.

Cœur battant. Je n’en gâcherai plus,

La Lune harcelée de nuages file vers l’ouest

En son arc impondérable, piégée une demi-

Heure parmi les feuilles mouillées de la vasque

Aux oiseaux. » (p. 76)

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Le recueil rassemble des poèmes écrit de 1965 à 2010, et j'avoue avoir un faible pour les plus récents...

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Grand maître de Jim HARRISON

 Autre :  Poésie étrangère

 

Une heure de jour en moins, Jim Harrison, traduit de l’anglais (EU) par Brice Matthieussent, Flammarion, 2012, 221 p., 19 euros

 

 

Publié dans Poésie étrangère

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Poppy Wyatt est un sacré numéro de Sophie KINSELLA

Publié le par Hélène

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♥ ♥ 

C'est girly, c'est frais, c'est drôle, c'est de la chick-lit  !

L’auteure :

 Sophie Kinsella est une femme de lettres anglaise.

Née Madeleine Townley, elle porte le nom de Madeleine Wickham depuis son mariage avec Henry Wickham, principal d'une école préparatoire pour garçons à Croydon, dans la banlieue sud de Londres. Sa sœur Gemma Townley est aussi une auteure.

Sophie Kinsella a étudié au New College et est devenue écrivain après avoir été journaliste financière.
Elle est aussi l’auteur de six romans signés sous le nom de Madeleine Wickham, dont Une maison de rêve (2007), La Madone des enterrements (2008) et Drôle de mariage (2008), tous publiés chez Belfond.

L’adaptation cinématographique des Confessions d'une accro du shopping est sortie le 20 mai 2009.

Elle vit actuellement dans le quartier de Wimbledon avec son mari et leurs cinq enfants.  (Source : Babélio)

 L’histoire :

 En Angleterre, de nos jours. Poppy Wyatt est au bord de la crise de nerfs : elle vient de perdre sa bague de fiançailles, celle qui est dans la famille de son fiancé Magnus depuis plusieurs générations. Et pour couronner le tout, on vient de lui dérober son portable. Juste au moment où elle envisage la fuite à l’étranger, elle découvre dans une poubelle un téléphone. Miracle ! Enfin pas si sûr… Car ce portable appartient à l’assistante d’un dénommé Sam qui n’a pas l’air de saisir l’urgence de la situation. A force de supplications, Poppy réussit à le persuader de lui laisser ledit téléphone. C’est juré, c’est l’affaire de quelques heures, et elle lui transmettra tous ses messages d’ici là. Sauf que bien entendu, toute cette affaire va rapidement tourner au vinaigre : impossible de retrouver cette foutue bague, la soirée avec les beaux-parents vire au désastre, Magnus n’est pas d’un très grand soutien et Lucinda, la très irritable wedding planner, est aux abonnés absents. Et puis, il y a ces messages étranges reçus sur le portable de Sam, qui laisseraient entendre qu’un complot se prépare contre lui dans sa propre entreprise. Poppy parviendra-t-elle à redresser la situation ? (Source : Babélio)

Ce que j’ai aimé :

 Poppy est une personne attachante, débordant de bonne humeur et de bonnes intentions, jeune fiancée fleur bleue, elle représente la jeune femme moderne dans toute sa légèreté. Elle court entre la préparation de son mariage, sa belle-famille, son fiancé,  et ses collègues amies.

Et se retrouve ici confrontée à un problème de taille : la perte de la bague de fiançailles dans la famille depuis des décennies… Elle est tellement débordée qu’elle n’hésite pas, après s’être fait voler son portable,  à s’approprier  celui d’une inconnue sur lequel elle est tombée par hasard. Elle va alors faire connaissance avec le boss de l’inconnu, par texto interposés…

Roman léger sans prétentions, Poppy Wyatt fait partie de ces comédies romantiques dont on connait déjà la fin, mais tellement bien calibrées et dynamiques que l’on se surprend à passer un bon moment entre gags attendus et situations inventives. C’est moderne, drôle, agréable à lire, et assure à ses lectrices un bon moment passé le sourire aux lèvres.

 Ce que j’ai moins aimé :

 - Entendons nous, j’ai mis 2 cœurs dans la catégorie chick lit, il est bien entendu que ce roman n’est pas Le roman du siècle ;)

 Premières phrases :

 « Du recul. Je dois prendre du recul. Ce n’est pas comme si c’était un tremblement de terre, ou un tireur fou ou même une catastrophe nucléaire, quand même  Sur l’échelle des désastres, ce n’est pas énorme. PAS énorme. Un jour, quand je me rappellerai ce moment, je rirai sûrement : « Ah ! ah ! Ce que j’étais bête de m’inquiéter… »

 Vous aimerez aussi :

 Chick-lit

 D’autres avis :

Babélio

 

Poppy Wyatt est un sacré numéro, Sophie Kinsella, traduit de l’anglais par Daphné Bernard, Belfond, mai 2013, 420 p., 19.50 euros

Publié dans Chick-lit

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Déception et abandon du mois de septembre

Publié le par Hélène

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Le sermon sur la chute de Rome de Jérôme FERRARI


 

Le pitch :

 

      Dans un village corse perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l’impulsion de ses nouveaux gérants. À la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour, fidèles aux enseignements de Leibniz, transformer un modeste débit de boissons en “meilleur des mondes possibles”. Mais c’est bientôt l’enfer en personne qui s’invite au comptoir, réactivant des blessures très anciennes ou conviant à d’irréversibles profanations des êtres assujettis à des rêves indigents de bonheur, et victimes, à leur insu, de la tragique propension de l’âme humaine à se corrompre.

Entrant, par-delà les siècles, en résonance avec le sermon par lequel saint Augustin tenta, à Hippone, de consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres, Jérôme Ferrari jette, au fil d’une écriture somptueuse d’exigence, une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s’effondrer les mondes qu’ils édifient et à accomplir, ici-bas, leur part d’échec en refondant sans trêve, sur le sang ou les larmes, leurs impossibles mythologies.


Mon avis :


Le destin de ce bar perdu en Corse commençait à m'intéresser, quand tout à coup, sans prévenir, l'histoire du grand-père surgit, beaucoup plus banale, puis celle d'Aurélie, et là, je l'avoue, je ne suis pas allée plus loin...

 

Pourquoi me direz-vous puisque ô grandeur de la culture il s'agit là du génialissime prix Goncourt de l'an dernier.

 

- Les personnages sont tout sauf attachants, détachés serait le mot plus adéquat...

- L'intrigue se perd entre ces différents destins tous glauques et voués, on le devine rapidement, à la tragédie

- Beacoup se sont extasiés sur le style de l'auteur, mais force est de constater que je suis passée à côté, je n'ai rien truvé de remarquable dans ces pages...

- Je n'ai pas compris le rapport avec le titre -oui je sais c'est un prétexte fallacieux, pas grave je dis ce que je veux...

- Je m'attendais à des chapitres érudits sur St Augustin qui m'auraient rappelé mes joyeuses études littéraires, eh bien non, St Augustin n'est que prétexte à flatter les érudits

- Bref je me suis ennuyée !

 

Sur Babélio des avis souvent très enthousiastes, mais aussi, des déçus, comme moi...

 

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