Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La recette magique de tante Palma de Francisco AZEVEDO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Quels sont les ingrédients pour une famille unie ?

L’auteur :

 Romancier, dramaturge, scénariste et poète, Francisco Azevedo (Rio de Janeiro, 1953) a aussi travaillé pour le cinéma et la télévision. Nombre de ses pièces de théâtre - Unha e carne, Coraçao na boca, A casa de Anais Nin- ont connu un grand succès. O arroz de Palma (La recette magique de tante Palma), son premier roman, est un best-seller au Brésil. (Source : babélio)

 

L’histoire :

  Tante Palma était une sorte de mère. C'est la première féministe que j'ai connue. Elle disait que "célibataire" n'était pas un état civil mais un état de grâce. »

Au beau milieu de la grande cuisine familiale de la fazenda, Antonio attend l'arrivée de son arrière-petit-fils. Son esprit s'envole, les souvenirs l'assaillent. Tante Palma surgit.
Jeune, audacieuse, indépendante, elle captive ses neveux et nièces. Un véritable théâtre à elle seule, créant chaque jour la surprise. À commencer par cet étrange cadeau de mariage qui rythmera les joies et désespoirs de toute la famille sur quatre générations : le riz ramassé sur le parvis de l'église, le jour du mariage de José et de Maria Romana. Qui aurait pu imaginer que, presque cent ans plus tard, leur fils Antonio serait encore en train de cuisiner ce riz aux vertus saisissantes... (Source : éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Pour faire une famille, il faut savoir être un cuisinier hors pair tant l'alliance des ingrédients est délicate. Antonio l'a bien compris, lui qui a été attentif toute sa vie à sa famille et à son union ou désunion. A quatre vingt huit ans, il se souvient de ses efforts, et évoque avec tendresse et bienveillance sa tante Palma, pilier de la famille, philosophe et magicienne à ses heures. 

« Ce que je peux dire, moi, cuisinier vétéran, c’est que, même si cela manque d’inspiration, même si cela est insipide, la famille est un plat que vous devez tenter de faire et de goûter. Si vous pouvez le savourer, savourez-le. »

 « Créateurs de nous-mêmes, nous nous inventons et réinventons sans trêve, au quotidien. A chaque expérience, bonne ou mauvaise, naît un autre moi dont nous sommes l’auteur. Le talent est donné à tous, sans exception. Par instinct et par vocation, nous tous nous concevons, nous esquissons, nous mettons au propre et nous présentons au public dans la version que nous jugeons la moins mauvaise la plus convaincante. »

Antonio nous donne une magnifique leçon de vie et d'amour, sans pour autant occulter ses propres errements et erreurs. 

Pour une fois un roman sans catastrophes, sans pathos excessif, juste la vie, comme elle va, de la vie à la mort, avec ses naissances, ses mariages, ses disputes, ses mésententes, ses réconciliations, ses apprentissages au fil des années.  

Un doux récit nostalgique agréable. 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -Rien 

  Premières phrases :

 « Me voici dans la fazenda. Me voici dans la cuisine, à quatre heures et quelque du matin. Isabel dort, le soleil tarde. Me voici, un vieillard de quatre-vingt-huit ans. Pour les plus jeunes, Grand père éternel, celui qui n’a pas eu de début et n’aura pas de fin, celui qui est venu au monde avec ce visage ridé. »

 

Vous aimerez aussi :

Chocolat amer de Laura ESQUIVEL 

 

D’autres avis :

 Lecture commune avec Loo

 

 

La recette magique de Tante Palma, Francisco Azevedo, traduit du portugais (Brésil) par Daniel Matias, Autrement, janvier 2014, 21 euros

Partager cet article
Repost0

Kiffe kiffe demain de Faïza GUENE

Publié le par Hélène

                                            Kiffe_kiffe_demain.jpg

♥ ♥

L’auteur :

 Faïza Guène est une romancière et réalisatrice.

Française d'origine algérienne, elle est la cadette d'une famille de trois enfants. Elle a grandi et vit dans la cité des Courtillières à Pantin.

Au collège, elle participe aux ateliers de lecture et doit réaliser pour le journal de l'établissement un reportage sur l'association " Les engraineurs " qui propose aux jeunes du quartier un atelier d'écriture cinématographique. Faïza Guène n'a jamais quitté l'association depuis ce reportage. Grâce à l'association, elle réalise en 2002, son premier court-métrage, RTT qui raconte l'histoire de Zohra, mère célibataire joué par Mme Guène. Le film remporte trois prix dans les festivals. Cinq courts-métrages suivront et un documentaire sur le 17 octobre 1961. 

Son premier roman, Kiffe kiffe demain, a été l'une des meilleures ventes de l'année 2004. Elle publie en 2006 Du rêve pour les oufs, puis, en 2008, Les gens du Balto, aux éditions Hachette Littératures.

 

L’histoire :

Doria a 15 ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves qui la réveillent. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan depuis que son père est parti un matin dans un taxi gris trouver au Maroc une femme plus jeune et plus féconde. Ça, chez Doria, ça s'appelle le mektoub, le destin : " Ça veut dire que quoi que tu fasses, tu te feras toujours couiller. " Alors autant ne pas trop penser à l'avenir et profiter du présent avec ceux qui l'aiment ou font semblant. Sa mère d'abord, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet et soleil dans sa vie. Son pote Hamoudi, un grand de la cité qui l'a connue alors qu'elle était " haute comme une barrette de shit ". Mme Burlaud, sa psychologue, qui met des porte-jarretelles et sent le Parapoux. Les assistantes sociales de la mairie qui défilent chez elle toujours parfaitement manucurées. Nabil le nul qui lui donne des cours particuliers et en profite pour lui voler son premier baiser. Ou encore Aziz, l'épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Doria essaie en vain de caser sa mère. Il se mariera sans les inviter ? Peu importe, " Maman et moi on s'en fout de pas faire partie de la jet-set ". Kiffe kiffe demain est d'abord une voix, celle d'une enfant des quartiers. Un roman plein de sève et d'humour.

 

Ce que j’ai aimé :

Doria, jeune fille appartenant à la deuxième génération d’émigrés algériens en frace, nous raconte son quotidien dans la cité de Livry Gargan. Elle nous offre ainsi un point de vue de l’intérieur des banlieues. Avec beaucoup de recul et d’humour elle évoque sa mère illetrée, son père qui a déserté le foyer familial, les assistantes sociales qui défilent, sa psychologue, ses amis, Hamoudi, Nabil qui lui donne des cours particuliers…

Son récit est dynamique et drôle là où il pourrait être déprimant, Doria portant un regard empli de tendresse et d’optimisme pour sa cité. Elle n’occulte pas ses dérives, la détresse des femmes, la délinquance des jeunes, la prison pour certains, les trafics en tous genre,  les vols, l’argent qui manque sans cesse et oblige à s’habiller au secours populaire ou desna les vide greniers…

« L’avenir ça nous inquiète mais ça ne devrait pas, parce que si ça se trouve, on en a même pas. On peut mourir dans dix jours, demain ou tout à l’heure, là, juste après. » (p. 22)

Alors bien sûr, Doria s’interroge sur son avenir, comme tous les jeunes de son âge :

« Le problème, c’est qu’en cours, je suis nulle. Je touche la moyenne juste en arts plastiques. C’est déjà ça mais je crois que pour mon avenir, coller des feuilles mortes sur du papier canson, ça va pas trop m’aider. » (p. 24)

Leurs rêves sont à leur image, simples et baignant dans leur univers comme pour Nabil qui rêve de participer au Bigdil et de gagner la voiture.

« C’est peut-être ça la solution : garder toujours un petit espoir et ne plus avoir peur de perdre. » (p. 130)

Mais cette vie de bric et de broc est éclairée par une tendresse infinie pour sa mère et pour son monde. L’humour, l’espoir illumine le récit.

 

Premières phrases :

 « C’est lundi et comme tous les lundis, je suis allée chez Mme Burlaud. Mme Burlaud, elle est vieille, elle est moche et elle sent le Parapoux. Elle est inoffensive mais quelquefois, elle m’inquiète vraiment. Aujourd’hui, elle m’a sorti de son tiroir du bas une collection d’images bizarres, des grosses taches qui ressemblaient à du vomi séché. Elle m’a demandé à quoi ça me faisait penser. Je lui ai dit et elle m’a fixée de ses yeux globuleux en remuant la tête comme les petits chiens mécaniques à l’arrière des voitures. »

 

Kiffe kiffe demain, Faïza Guène, Le libre de poche ; 2004 ; 5 euros

Publié dans Jeunesse Roman

Partager cet article
Repost0

S’abandonner à vivre de Sylvain TESSON

Publié le par Hélène

                    

        

♥ ♥

L’auteur :

Sylvain Tesson est un journaliste, écrivain voyageur et alpiniste français. Ses expéditions sont financées par la réalisation de documentaires, par des cycles de conférences et par la vente de ses récits d'expédition, qui connaissent un certain succès.

L’histoire :

Devant les coups du sort il n’y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l’on fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s’abandonne à vivre. C’est le choix des héros de ces nouvelles. Ils sont marins, amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, ils vivent à Paris, Zermatt ou Riga, en Afghanistan, en Yakoutie, au Sahara. Et ils auraient mieux fait de rester au lit.

Ce que j’ai aimé :

La quatrième de couverure est formulée de façon ambivalente : comme si on avait seulement le choix entre vivre et prendre des coups, ou rester dans son lit, pour "s'abandonner". Vision plutôt pessimiste de la vie qui pourtant n'est pas le fond du propos des nouvelles de Sylvain Tesson. 

Ce dernier nous présente le pofigisme  «l'accueil résigné de toute chose » :

« Ce mot russe désigne une attitude face à l’absurdité du monde et à l’imprévisibilité des évènements. Le pofigisme est une résignation joyeuse, désespérée face à ce qui advient. Les adeptes du pofigisme, écrasés par l’inéluctabilité des choses, ne comprennent pas qu’on s’agite dans l’existence. Pour eux, lutter à la manière des moucherons piégés dans une toile d’argiope est une erreur, pire, le signe de la vulgarité. Ils accueillent les oscillations du destin sans chercher à entraver l’élan. Ils s’abandonnent à vivre. » (p. 201)

Ainsi ses personnages ont souvent tendance à lutter contre les éléments, comme dans « Le barrage », symbole des hommes qui luttent contre le courant, détournent des fleuves et détruisent ce qui est :

« Sous le miroir avait vécu un monde, des plantes, des hommes. Des Dieux peut-être. Tout était mort. » (p. 32)

Dans « L’ennui », une femme russe se marie à un français pour fuir l’ennui de sa vie, mais retrouve malheureusement les mêmes travers dans sa nouvelle vie en France. Elle aura voulu changer le cours de son destin en vain. 

AInsi la question est posée : faut-il ébranler le mystérieux équilibre du monde ? ("Les pitons")

Quelquefois faire chuter ce qui est permet d'apporter un peu de bonheur aux personnages, comme dans cette magnifique nouvelle « La ligne » nous contant l'expédition de deux hommes dans le froid sibérien pour faire chuter un arbre.

Sylvain Tesson ouvre des voies de réflexion, observateur du monde il s’interroge sur lui et sur les différentes façons qu’ont les êtres humains de l’appréhender. Mais il ne répond pas aux questions qu’il pose, à la manière de Montaigne, il s’essaie à différentes philosophies au travers d’anecdotes tirées de son expérience personnelle.

Il nous enjoint finalement à nous ouvrir au monde, sa nouvelle finale « Les fées » résume son propos : il vaut mieux accepter ce qui arrive sans a priori et s’ouvrir ainsi à la poésie du monde et à sa magie imprévisible...

Ce que j’ai moins aimé :

Malheureusement de nombreuses nouvelles m’ont semblé manquer cruellement d’inspiration. Comme celle sur un immigré clandestin, linéaire, celle sur l’amant dans le placard revisité, celle sur les amants incompatibles, celle sur l’ermite, etc…

Premières phrases :

« Rémi et Caroline ? Des Parisiens de quarante ans du genre de ces héros de roman écrits par des Parisiens de quarante ans. Je les ai connus tous les deux, bien avant leur rencontre, avant que tout le monde ne prenne l’habitude de dire « Rémi et Caroline », de ne jamais dire « Rémi » sans a jouter « Caroline ni de prononcer le nom de « Caroline » sans y associer « Rémi ». «Rémi & Caroline », ça aurait fait un bon nom de restaurant bio. »

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Une vie à coucher dehors  ; Dans les forêts de Sibérie  Géographie de l’instant 

 

S’abandonner à vivre, Sylvain Tesson, Gallimard, 2014, 220 p.,  17.90 euros

 

Partager cet article
Repost0

Ce doux pays d’Ake EDWARDSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

« Tout le monde a peur de quelque chose non ? Ici en tout cas, tout le monde a peur. »

Mon avis :

La chaleur s’infiltre insidieusement dans la ville de Göteborg à l’approche de la Saint Jean. La tension monde quand trois corps sont retrouvés sauvagement assassinés dans une épicerie isolée. Erik Winter, de retour d’Andalousie doit enquêter dans une atmosphère discrète. En effet il doit s’immiscer dans les quartiers de la communauté kurde, des personnes méfiantes en raison de leur situation pas toujours très régulière, ou de leur passé tourmenté.

L’intrigue se met en place doucement, dans une atmosphère saturée par la chaleur et les enquêteurs n’avancent que pas à pas dans ce milieu protégé des réfugiés. 

Ake Edwardson imbrique savamment intrigue policière et arrière-fond social et politique. Il pose un regard critique acerbe sur la société suédoise et ses dérives, alors que le pays est souvent proposé comme un modèle à l'échelle européenne. L'atmosphère lourde de cette veille de la Saint Jean est parfaitement bien rendue, le soleil pesant aussi lourd que les non-dits sur les âmes tourmentées des personnages. Personnages savamment étoffés, comme celui du héros récurrent Erik Winter qui inquiète ici avec ses migraines à répétition. Cela annonce-t-il sa fin prochaine ?

Premières phrases :

« D’aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu le sable. Le sable. Quoi d’étonnant ? Je le faisais couler entre mes doigts, je le sentais glisser sous mes pieds. »

L'auteur :

http://www.editions-jclattes.fr/auteur-ake-edwardson-000000026682

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Je voudrais que cela ne finisse jamais   ; Presque mort  ; Le ciel se trouve sur terre 

Série Erik Winter

  1. Dans med en ängel, 1997 (*) / Danse avec l'ange, 2002Death Angels, 2009
  2. Rop från långt avstånd, 1998 / Un cri si lointain, 2003 / The Shadow Woman, 2010
  3. Sol och skugga, 1999 / Ombre et soleil, 2004 / Sun and Shadow, 2005
  4. Låt det aldrig ta slut, 2000 /   Je voudrais que cela ne finisse jamais , 2005 / Never End, 2006
  5. Himlen är en plats på jorden, 2001 (*) / Le ciel se trouve sur Terre, 2011 / Frozen Tracks, 2007
  6. Segel av sten, 2002 / Voile de pierre, 2006 / Sail of Stone, 2011
  7. Rum nummer 10, 2005 / Chambre numéro 10, 2007
  8. Vänaste land, 2006 / Ce doux pays, 2007
  9. Nästan död man, 2007 / Presque mort, 2009
  10. Den sista vintern, 2008 / Le dernier hiver, 2010

Ce doux pays, Ake Edwardson, traduit du suédois par Marie-Hélène Archambeaud, 10/18, 2007, 8.40 euros

Partager cet article
Repost0

Chers aventuriers de Vincent NOYOUX

Publié le par Hélène

chers-aventuriers.jpg

♥ ♥ ♥ ♥

« En prenant conscience de ses possibilités, de ses peurs, de son courage, de ses limites, l’aventurier se dévoile. » (p. 136) (Jean-Louis Etienne)

L’auteur :

Vincent Noyoux a été auteur de guides de voyage chez Gallimard avant de devenir reporter indépendant. Il a publié chez Stock Touriste Professionnel (2012). (Présentation de l'éditeur)

  L’histoire :

 « “La Terre est une vieille prostituée. Elle se vend partout”, écrivait Pierre Mac Orlan. Partir à l’aventure aujourd’hui, c’est essayer de bander devant une vieille tapineuse. Pourtant, pas un jour ne passe sans qu’un olibrius ne s’élance dans quelque coin hostile du globe. Tout à la fois interpellé et agacé, j’ai voulu comprendre pourquoi et dans quel but. À quoi servent les aventuriers d’aujourd’hui : navigateurs, explorateurs, écrivains voyageurs ? Assouvissent-ils un plaisir égoïste ou accomplissent-ils une tâche d’utilité publique ? »
 
Qu’ils gravissent des sommets inviolés, qu’ils franchissent des océans furieux ou qu’ils traversent des espaces désolés, les aventuriers déroutent. Vincent Noyoux en a rencontré neuf. Neuf individus qui, un beau jour, ont décidé de tout plaquer pour mener une existence faite d’incertitudes et d’audace, de maladies tropicales et d’horizons lointains. Il livre avec une juste mesure d’ironie et de tendresse le portrait de chacun, en tentant de répondre à toutes les questions que posent ces anticonformistes habités par le goût du risque. (Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

 Vincent Noyoux nous convie à la rencontre d'aventuriers modernes, d'hommes et de femmes qui ont cherché à travers le monde à vivre intensément, follement parfois, en se frottant au monde et à leurs propres limites.

Jean-Louis Etienne  le spécialiste des pôles

jean-louis-etienne-atteint-le-pole-nordjean_louis_etienne-.jpg

Patrice Franceschi

franceschi.jpg

Mike Horn le « demi-dieu de l’aventure »

Mike-Horn-Latitude-0-2.jpg

Antoine de Maximy celui qui s’invite chez vous

de-aximy.jpg

Bertrand Piccard qui aime voyager en montgolfiere

piccard.jpg

Sonia et Alexandre Poussin les époux altruistes

poussin

Sylvain Tesson

sylvain-tesson.jpg

Isabelle Autissier la navigatrice la plus mystérieuse qui ne semble pas s’être beaucoup livrée

IsabelleAutissier-6-novembre-2007-.jpg

Vincent Noyoux les a rencontrés et s'est intéressé à leur parcours ainsi qu'à leurs motivations. Sur un ton humoristique frais et décapant, il nous livre des refléxions philosophiques, sociologiques, sur ces aventuriers modernes :

Franceschi : « La vie est moins importante que la liberté, la fraternité et l’égalité de droit. La vie ne vaut que s’il y a tout ça. Je plains les gens qui ne savent pas pour quoi ils sont prêts à mourir. » souligne ce rebelle renégat qui s’est engagé dans la guerre en Afghanistan en 1979.

« D’autres questions toutes aussi cruciales furent abordées au cours des deux entretiens que l’aventurier me consacra. Quel sens donne-t-on à sa vie ? La vie l’emporte-t-elle sur la liberté ? Qu’apprend-on au cours de son existence ? Le monde comment ça marche ? Les autres, c’est qui ? Nous devrions tous rencontrer un Patrice Franceshi au moins une fois.  Sous ses airs de barbouze au cuir tanné, il surgit dans votre vie comme un contrôle de philo surprise. » p. 55

« Les aventuriers ne servent pas à mesurer  l’épaisseur de labanquise, à promouvoir les énergies renouvelables, ni à former de jeunes citoyens du monde. Ils ne servent pas non plus à nous faire rêver, même si certains y arrivent. Ils servent avant tout à nous montrer ce que sont le courage, la volonté, l’humilité, la patience. » p. 226

Des rencontres fascinantes, des conversations passionnantes, ce petit recueil est à conseiller, il offre un vrai bol d’air !

 Ce que j’ai moins aimé :

-Rien

 Premières phrases :

 « C’est un mouvement sans fin. Chaque année, chaque mois, chaque semaine, des hommes et des femmes partent au bout du monde pour réaliser quelque chose de difficile, de dangereux et d’absolument inutile. Certains veulent gravir des sommets trop hauts, d’autres franchir des déserts trop arides, d’autres encore naviguer à contre-courant. Et que ça traverse l’Alaska sauvage et que ça explore les hautes vallées du Pakistan…

Nous avons tous, autour de nous, un original qui a décidé de vaincre l’Atlantique à la rame ou les steppes de Mongolie en side-car. »

 Vous aimerez aussi :

 

Sylvain Tesson :  Une vie à coucher dehors Dans les forêts de Sibérie ;  Géographie de l’instant 

Mike Horn : Latitude zéro

Isabelle Autissier : L’amant de Patagonie  

Les époux Poussin : Africa trek

Patrice Franceschi : Avant la dernière ligne droite

Antoine de Maximy : ses vidéos

Bertrand Piccard : http://bertrandpiccard.com/accueil?width=1920#1

 

Chers aventuriers, Vincent Noyoux, stock, octobre 2013, 240 p., 22 euros

capture-d ecran-2010-07-15-a-12-49-41[1]

Publié dans Récits de voyage

Partager cet article
Repost0

L’arbre aux haricots de Barbara KINGSOLVER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Le périple d'une jeune femme pas comme les autres

L'auteur :

http://www.kingsolver.com/

Ce que j’ai aimé :

Taylor Greer est une jeune femme qui sait ce qu'elle veut. Et ce qu'elle ne veut pas. A savoir devenir comme toutes ses camarades et se retrouver enfermée dans un mariage bancal avec deux ou trois mioches en prime. Non, Taylor veut tenter l'aventure, et partir loin de son comté de Pillman, pour vivre autre chose. Même si elle ne sait pas vraiment quoi... 

Aussi part-elle au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen vers l'Ouest, les grands espaces, la liberté... Sauf que justement, quand on tombe en panne dans ces grands espaces, dans le désert de l'Oklahoma par exemple, il faut s'attendre à des surprises de taille : comme cette petite indienne qu'on lui confie à la va-vite dans un bar miteux et dont elle va devoir s'occuper, envers et contre tout. 

Vous cherchez de la littérature « feel good » de qualité ? N'hésitez plus, vous avez trouvé !

Taylor Green est une jeune femme attachante pleine de ressources qui grâce à sa bonne humeur et à sa gentillesse, va rencontrer des personnes qui lui ressemblent qu'elle va accompagner et aider comme elle le peut. Sa toute nouvelle "maternité" ne va pas de soit, mais peu à peu elle apprend à apprivoiser la petite Turtle et à l'aimer, avec les risques qu'inclut tout sentiment profond :

« Est-ce que je suis capable de donner à cette enfant la meilleure éducation possible et de la mettre à l’abri du danger jusqu’à la fin de ses jours ? La réponse est non, tu ne peux pas ? Mais personne d’autre ne le peut non plis. (…) Personne ne peut mettre un enfant à l’abri du monde. C’est pour ça que tu ne te poses pas la bonne question, si tu as vraiment envie de prendre une décision.

-Alors quelle est la bonne question ?

-Est-ce que j’ai envie d’essayer ? Est-ce que je pense qu’il serait intéressant, peut-être même agréable à la longue, de partager ma vie avec cette enfant et de lui donner ce que j’ai  de meilleur, et peut-être, au bout du compte, me retrouver avec une bonne amie. »n (p. 264)

Aux côtés de cette enfant tombée du ciel, de sa nouvelle amie Lou Ann, et de Mattie qui cache des secrets dans sa maison, Taylor affronte et apprivoise sa nouvelle vie faite de joies et d'épreuves, portée par l'amour et le soutien de ces personnes tellement riches en humanité. Un bel hommage rendu à ces laissés pour compte de l'Amérique, à ceux qui restent en marge du système ou n'ont pas l'autorisation de s'y intégrer. 

Ainsi Barbara Kingsolver nous livre un beau récit plein d'espoir et d'amour, drôle et profond à la fois, comme la vie elle-même...

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien. 

L’arbre aux haricots de Barbara KINGSOLVER

Premières phrases :

« L’idée de mettre de l’air dans un pneu me rendait malade. Et ça depuis où j’ai vu un pneu de tracteur exploser et expédie le père de Newt au sommet de la pancarte Standard Oil. C’est la stricte vérité. Le pauvre homme s’est bel et bien retrouvé  coincé sur sa pancarte. »

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Les cochons au paradis (la suite des aventures de Taylor Green)

Autre : Billie LETTS

D’autres avis :

Lecture commune avec Manu

Babélio

L’arbre aux haricots, Barbaba Kingsolver, traduit de l’anglais (USA) par Martine BEQUIE, rivages poche,  1997, 339 p., 8.7 euros

Partager cet article
Repost0

Les pirates dans une aventure avec les savants de Gidéon DEFOE

Publié le par Hélène

pirates.gif

♥ ♥ ♥

Embarquez aux côtés de ces joyeux drilles !

 

L’histoire :

 Imaginez un bateau de pirates avec des pirates dedans. Aucun n’a de nom : ils sont appelés par une de leurs caractéristiques (le pirate à l’écharpe rouge, le pirate albinos… et le capitaine pirate, comme de bien entendu). Tous aussi naïfs et sots les uns que les autres. Ajoutez à cela une rencontre aussi fortuite qu’improbable avec des savants, dont Charles Darwin jeune, avant sa théorie. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 De drôles de lurons que ces pirates ! Quand ils ne courent pas les mers pour dépouiller les navires, ils aiment se lancer dans de longues discussions philosophiques sur la meilleure façon de cuire un jambon ou sur les avantages de la vie de pirate. Ils adorent aussi chanter des shanties (chants de marin entraînant), et quand, vraiment ils ont à court d'idées pour s'occuper, ils organisent des courses de tortues géantes ou cherchent d'autres occupations tout aussi saugrenues : 

 « Une poignée de pirates particulièrement brillants s’imaginèrent alors que s’ils attrapaient suffisamment de ces énormes méduses diaphanes qui flottaient autour du bateau, ils pourraient bâtir une sorte de château gonflable. »

Arrivés à ce stade, il est urgent pour eux de trouver un nouveau défi à relever, et heureusement ils vont se lancer ici dans une aventure aux côtés de Darwin et d’autres savants. 

 Drôles et bagarreurs, ces pirates-là sont surtout des marins d’eau douce qui ignorent que les serpents de mer dessinés sur les cartes marines sont purement décoratifs et ne signifient pas qu’à cet endroit un monstre marin va surgir des profondeurs :

 « Ca explique bien des choses, dit-il. Je suppose que c’est pour la même raison que nous n’avons jamais vu cette boussole géante dans le coin de la carte. J’avoue que je suis un peu déçu. »

 Leurs aventures sont toutes aussi déjantées qu’eux et les lecteurs passent un très agréable moment aux côtés de ces hommes bourrus sympathiques.

 Des dialogues incisifs, une action décapante, des personnages délurés embarquez aux côtés de ce joyeux drilles !

 

Ce que j’ai moins aimé :

 - C'est léger, drôle, je suis conquise...

 

 Premières phrases :

 « -Ce qu’il y a de mieux dans la vie de pirate, dit le pirate atteint de la goutte, c’est les pillages.

- N’importe quoi ! dit le pirate albinos. C’est les doublons. Les doublons, c’est de loin ce qu’il y a de mieux dans la vie de pirate.

Les autres pirates, qui se prélassaient au soleil sur le pont du bateau pirtae, se joignirent bientôt à la discussion. »

 

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Les pirates, une aventure avec les baleines

Autre : les Jorn Riel

 

D’autres avis :

 Télérama Yves 

 

Les pirates dans une aventure avec les savants de Gidéon DEFOE, traduit de l’anglais par Thierry Beauchamp, J’ai lu, 2012, 6.20 euros

Publié dans Littérature Europe

Partager cet article
Repost0

Prem's, deu'z, troi'z de Michel VAN ZEVEREN

Publié le par Hélène

                                   prems.gif

♥ ♥ ♥

Qui sera le premier ?

L'auteur :

Michel Van Zeveren est né en 1970 à Gand. Il s’inscrit à l’École de Recherches Graphiques (Erg) pour y faire du dessin animé. Là, il préfère s’orienter vers le cours d’illustration, et le livre pour enfant en particulier, pour pouvoir raconter ses propres histoires. Aujourd’hui, il partage son temps entre les livres, la bande dessinée et des collaborations à différents magazines. Il habite près de Bruxelles, travaille dans son grenier et fait la sieste dans le jardin quand c’est possible.

L'histoire :

«Hé, Tortue, on fait une course ?»
«Si tu veux, Lièvre.»
«Je vais lui montrer qu’on n’est pas dans la fable ! Je vais me surpasser, me dépasser…»
Le lièvre court si vite… qu’il se dédouble : prem’s, deu’z, qui a gagné ?
Et c’est reparti ! Une fois à gauche, une fois à droite. Stop ! Ils sont quatre maintenant !

(Présentation de l'éditeur)

Ce que j'ai aimé :

Dame tortue pêche tranquillement au bord de l'étang quand le lièvre lui demande de faire la course. Ce dernier veut donner le meilleur de lui-même pour « lui montrer qu'on n'est pas dans la fable ». Il se dépasse tellement dans l'épreuve qu'il laisse son double en plan.

Le récit prend alors une tournure résolument absurde, Prem's courant après son double Deu'z puis Troi'z faisant son apparition également, les uns courant après les autres, doublant les autres... Mais le lièvre se lasse vite de cette course sans fin et préfère finalement revenir à plus de quiétude auprès de dame Tortue.

prems-dos.jpg

Un bel album sur les défis que l'on peut relever mais aussi laisser de côté quand le challenge n'en vaut pas la peine... Décalé et drôle, cet album est une réussite.

Vous aimerez aussi :

  Jeunesse Album

Prem's, deu'z, troi'z de Michel Van Zeveren, Ecole des loisirs, 2010, 11,20 euros

 albums

Publié dans Jeunesse Album

Partager cet article
Repost0

Persuasion de Jane AUSTEN

Publié le par Hélène

persuasion.jpg
♥ ♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 

Jane Austen est l'avant-dernière et deuxième fille d'une fratrie de huit enfants. Son père, George Austen, est pasteur ; sa mère, Cassandra Austen née Leigh, compte parmi ses ancêtres sir Thomas Leigh qui fut lord-maire au temps de la reine Elisabeth. Les revenus de la famille Austen sont modestes mais confortables ; leur maison de deux étages et un grenier, le Rectory, est entourée d'arbres, d'herbes ainsi que d'une grange.
En 1782, Cassandra et Jane (sa sœur) furent envoyées à l'école, d'abord à Oxford, puis à Southampton, enfin à l'Abbey School de Reading.  Son éducation fut brève, et en retournant à sa maison elle dut la terminer grâce à la bibliothèque paternelle et aux conversations familiales. C'est à ce moment qu'elle commença à écrire. Elle vécut une relation amoureuse douloureuse. Puis dut affronter la mort de son père. Elle travailla ses textes avec acharnement malgré la maladie (qui l'emporta jeune). Elle laissa des romans comme: Raison et Sensibilité, Orgueil et Préjugés, Emma, Mansfield Park, Northanger Abbey... (source : Babélio)

 

L’histoire :

L'histoire

 Depuis quand une jeune fille a-t-elle besoin qu'on lui dicte sa conduite ? Si elle s'est laissé persuader trop jeune de rompre ses fiançailles, Anne Eliott n'est plus dupe. Et lorsque son ancien amant réapparaît, auréolé de gloire, l'heure n'est pas à l'indécision. Pour Anne, il est temps de faire fi des convenances et de la vanité de son entourage !

« À lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits. »

Anne Barbe, Libération (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Persuasion : influence d’une pensée sur une autre.

Le mot désigne ici l’acte de conseillère de Lady Russell sur Anne : dans sa prime jeunesse la discrète Anne s'est laissée convaincre de rompre ses fiançailles alors qu'elle était très amoureuse de son fiancé. Avec les années, elle s'est flétrie, en gardant toujours en une page de son coeur ce bel et intelligent marin qui avait fait son bonheur. Aussi, quand il réapparaît dans son environnement proche, se repose la question de ses choix passés.

 Cette histoire d'amour entre deux héros désignés dés le début est surtout prétexte pour Jane Austen à s'interroger sur les travers de son époque.

En plongeant dans la psychologie de la jeune Anne et dans la société du XIXème, elle met à jour des questions qui demeurent universelles. Elle lance ainsi la question du devoir : faut-il obéir ou se risquer à dire non ? Question centrale pour Anne qui se rendra vite compte que c'est finalement la vie qui nous apprend à savoir agir. Pour Jane Austen par la vie qu’on a vécu, on apprend à diriger son destin. Le contexte natal  et social influe sur la personnalité, tout  se construit par des choses qui nous conditionnent, la vie quotidienne nous façonne. La société pèse comme un poids sur le comportement de l'individu qui doit par la force de son intériorité, se battre avec patience et modestie pour atteindre son objectif. Entre raison et sensibilité, les personnages de Jane Austen apprennent à faire des choix, à réfléchir sur eux-mêmes et à savoir juger l'autre avec justesse. 

La mer est ici comme une métaphore des risques et des incertitudes inhérents à la vie. Un monde trouble dans lequel Jane Austen navigue avec finesse et intelligence.


Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien.

 

Premières phrases :

 

« Sir Walter Elliott, du château de Kellynch, en Somerset, était un homme qui, pour se divertir, ne prenait jamais d’autre livre que le Baronnetage ; c’est à qu’il trouvait l’occupation d’une heure de loisir et la consolation d’une heure d’affliction : c’est là qu’il s’élevait à l’admiration et au respect en contemplant les restes limités des anciens titres, c’est là que toute sensation fâcheuse due à des ennuis domestiques se transformait naturellement en pitié et en mépris. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Orgueil et préjugés

Autre : Jane Eyre de Charlotte BRONTE

 

D’autres avis :

 

Télérama

Papillon


 

 Sur son adaptation : télérama 

 

 

persuasion-copie-1.jpg

 

Persuasion, Jane Austen, traduit par ANdré Belamich, 10/18, 7.10 euros

 

Publié dans Littérature Europe

Partager cet article
Repost0

Le cahier bleu de André JUILLARD

Publié le par Hélène

 

L'auteur :

Grand Prix de la Ville d’Angoulême 1996. André Juillard accède au succès public avec Les 7 Vies de l’Épervier, série historique parue en 1982 dans Circus et poursuivie dans Vécu. Avec le scénariste de cette oeuvre, Patrick Cothias, il s’était déjà lancé dans Masquerouge (en 1980 pour Pif Gadget), le justicier masqué du XVIIe siècle, et il créera plus tard la saga historique Plume aux vents (Dargaud, 1995). En 1983, le père d’Alix, Jacques Martin, écrit pour lui Arno (éd. Glénat).
Rompant avec le genre historique, il réalise seul Le Cahier bleu dans (A Suivre) en 1993, Alph’Art du meilleur album à Angoulême, prix du festival de Charleroi et prix spécial du jury du festival de Sierre. En 2000, il s’associe à Yves Sente pour reprendre les aventures de Blake et Mortimer (La Machination Voronov) chez Dargaud et, trois ans plus tard, les deux auteurs récidivent avec Les Sarcophages du sixième continent.

En 2006, Juillard s’associe à Pierre Christin dans Le Long Voyage de Léna (Dargaud), qui va de Berlin Est au Proche Orient. Cette même année, on retrouve aux éditions Daniel Maghen les coulisses de l’œuvre de Juillard, dans les centaines de pages de dessins et notes d’Entracte. Un must !

Un troisième opus mettant en scène le duo jacobsien a vu le jour en 2008 : Le Sanctuaire de Gondwana. En dehors de sa participation à la série Blake et Mortimer, il travaille avec de nombreux grands scénaristes comme Pierre Christin (Léna), ou encore Yann (Mezek). (Source Galerie Daniel Maghen)


 

L'histoire :

Louise est belle, mais elle n’a pas de rideaux à ses fenêtres qui donnent sur une voie de métro. Et un matin, une rame se trouve en panne juste devant et les usagers ont une vue prenante sur la belle dans le plus simple appareil…

 
Deux hommes tombent sous le charme, Victor et Armand. C’est Victor qui attaque le premier mais Armand qui conclut. Mais un beau jour réapparaît le cahier bleu, un journal intime qui va largement envenimer la situation de couple et les rapports entre les deux hommes.


On découvre un petit bout de la vie de cette jolie québécoise dans un Paris moderne (1992). (Source : coin bd)

 

Ce que j'ai aimé :

Je n'ai pas été pleinement enthousiasmée par cette BD. L'intrigue tourne autour d'un triangle amoureux avec en son centre la belle Louise femme libérée qui s'offre au gré de ses coups de coeur. En laisant ainsi au bord du chemin des coeurs brisés, lapidés, trahis. Les hommes jouent avec le hasard pour la rencontrer, laissant croire que le destin peut provoquer des rencontres, en réalité souvent savamment orchestrées. On ne joue pas impunément avec le hasard, les deux hommes  vont l'apprendre à leurs dépens. 

cahier-bleu-3.jpg


La deuxième partie de l'intrigue se concentre sur le meurtre de l'un des protagonistes, mais malheureusement, sans nous donner le fin mot de l'histoire. Je pensais que la suite "Après la pluie" m'éclairerait, mais point du tout, l'intrigue de cette pseudo-suite part dans une autre direction.

Les dessins sont très classiques, aux lignes précises et aux couleurs sans surprise.

cahier-bleu-2.jpg

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Après la pluie

 

BD Mango bleu

 

 

Partager cet article
Repost0