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420 résultats pour “ile du point némo

Une ardente patience (Le facteur) d’Antonio SKARMETA

Publié le par Hélène

                                             

♥ ♥ ♥ ♥

L’auteur :

Écrivain et scénariste chilien.

Né en 1940 à Antofagasta (Chili), dans une famille d'origine dalmate, Esteban Antonio Skármeta Vranicic a été élevé par ses grands-parents, très pauvres. Il fait néanmoins des études universitaire, d'abord à Santiago, puis à l'université de Columbia (1964-1966), qu’il achève par un mémoire sur l'écrivain Julio Cortázar. En 1967, il publie un premier recueil de nouvelles El entusiasmo, puis un deuxième en 1969. Il doit s'exiler en 1973 à la suite du putsch du général Pinochet. Depuis, il a vécu aux États-Unis et en Europe, en particulier en Allemagne. Scénariste pour le cinéma et la télévision, il a enseigné à l'Institut du cinéma de Berlin.

De 2000 à 2003, Antonio Skármeta est ambassadeur du Chili en Allemagne. Il est surtout connu hors de son pays pour être à l'origine du film qui connut un succès mondial Le facteur (Il Postino), avec Philippe Noiret dans le rôle de Neruda et Massimo Troisi dans celui du facteur, une adaptation de son roman Une ardente patience. En France, sa notoriété a été confortée par l'obtention du prix Médicis du roman étranger pour La noce du poète (2001). En 2006, Antonio Skármeta a reçu le prestigieux prix Flaiano pour l'ensemble de soir œuvre. (Source : Bibliomonde)

 

L’histoire :

Dans son refuge de l'Ile Noire, Pablo Neruda est l'unique client du facteur Mario Jimenez. ces rapports se changent en amitié, et Mario Jimenez demande à Neruda de lui enseigner l'art de la poésie afin de conquérir l'amour de la fille de la patronne de l'auberge, la belle adolescente beatriz Gonzalez. Le poète l'aide, mais la mère de Beatriz, Mme Rosa, se méfie de la poésie, et son pragmatisme terre à terre s'oppose à la romance. Les amoureux gagnent : Allende aussi. celui-ci nomme Neruda ambassadeur à Paris. le roman suit la trajectoire ascendante de l'unité populaire jusqu'à la tragédie finale ; la mort du poète; du président et de la démocratie chilienne.

Le film du cinéaste anglais, Michael Radford, Le facteur, adapté du roman Une ardente patience, est un hommage à Pablo Neruda, rôle tenu par Philippe Noiret mais aussi au comédien Massimo Troisi, le Facteur, très populaire en Italie, mort en 1994.  

Ce que j’ai aimé :

 Parce qu'il aimerait séduire la belle Beatriz, Mario, facteur attitré de Pablo Neruda, va demander au célèbre poète de l'initier à la poésie et à la littérature. Car pour lui le pouvoir des mots est infini, et maîtriser l'art des métaphores est pour lui un gage de réussite dans sa conquête amoureuse."- Cela fait plusieur mois qu'un dénommé Mario Jimenez rôde autour de mon auberge. Ce monsieur s'est permis des insolences à l'égard de ma fille qui a à peine dix-sept ans.

- Que lui a-t-il dit ?

La veuve cracha entre ses dents :

- Des métaphores.

Le poète avala sa salive.

- Et alors ?

- Et alors, don Pablo, avec ses métaphores, il a rendu ma fille plus chaude qu'un radiateur.

- Mais, madame Rosa, nous sommes en hiver.

- Ma pauvre Béatriz se consume complètement pour ce facteur. Un homme dont le seul capital est constitué des champignons qu'il traîne entre ses doigts de pieds. Seulement, si ses pieds sont un bouillon de culture, sa bouche, elle , elle  est fraîche comme une laitue et entortillée comme une algue. Et le plus grave, don Pablo, c'est que les matéphores avec lesquelles il a séduit mon enfant, il les a copiées sans vergogne dans vos livres.

- Non !

- Si ! Il a commencé par parler innocemment d'un sourire qui était un papillon. Mais après, il lui a dit carrément que sa poitrine était un feu à deux flammes.

- Et cette image, il l'a employée de façon visuelle ou tactile ? s'enquit le poète.

- Tactile, répondit la veuve. Du coup, je lui ai interdit de sortir de la maison jusqu'à ce que monsieur Jimenez ait décampé. Vous trouverez peut-être ça cruel de la séquestrer ainsi, mais voyez vous-même ce poème que j'ai trouvé tout froissé au fond de son soutien-gorge.

- Au fond de son soutien-gorge ? Et il n'était pas roussi ?"

Antonio Skarmeta insiste sur le lien profond entre la poésie et les femmes, quelquefois muses comme Beatriz - du même nom que la muse de Dante - 

L'évocation de la Beatriz de Mario est prétexte à des pages érotiques particulièrement remarquables. 

Une toile de fond historique tapisse le récit : le roman s’ouvre en 1969, année qui voit l’avènement d’une république socialiste démocratique au Chili, avec l’élection de Salvador Allende, et se clôt peu après le 11 septembre 1973, date du coup d’État du général Pinochet.
Un hymne à l'amour et à la poésie à savourer ! 

  le-facteur.jpg

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien.

Premières phrases :

 « En janvier 1969, deux motifs, l’un trivial et l’autre heureux, amenèrent Mario Jimenez à changer d’emploi. Le premier fut son absence de goût pour les corvées de la pêche qui le tiraient du lit avant le lever du soleil et presque toujours au moment où il était en train de rêver d’amours audacieuses en compagnie d’héroïnes qui rivalisaient d’ardeur avec celles qu’il pouvait voir sur l’écran du cinéma de San Antonio. »

 Vous aimerez aussi :

 adaptation filmique,Le Facteur de Michael Radford

 D’autres avis :

 Marilyne

 

Une ardente patience (Le facteur), Antonio Skarmeta, traduit de l’espagnol (Chili) par François Maspero, Points, 5.50 euros

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Au bonheur des îles de Bob SHACOCHIS

Publié le par Hélène

♥ ♥

"On est comme des rochers au fond d'la mer. On peut pas bouger, on peut aller nulle part. T'entends, comme des rochers, qu'on est, et tout le reste file dans l'eau à côté de nous." "Redemption songs"

La vie sous les tropiques n'est pas si rose pour les protagonistes de ces nouvelles qui ont comme toile de fond les iles Caraïbes. Entre cet homme obligé de conserver sa mère décédée dans la chambre froide de son hôtel, ou celui qui est pourchassé par la  police, tous sont souvent tiraillés entre une envie irrépressible de de partir et le fait d'être rivés au sol, cloués dans leurs iles. S'ils sont conscients de l'écart entre le rêve américain tout proche et leur propre vie, ils savent aussi en gouter la saveur :

"Les hommes se dispersèrent pour jouer au pedro, pour nettoyer les marmites, pour écouter Gabriel raconter l'histoire d'un bateau de Providence qui avait disparu à Serrana avec son père à bord. Le vent tomba complètement. Un petit flocon de lune se leva et figea la mer. Au loin dans les ténèbres, les récifs de corail se radoucirent et laissèrent la marée leur passer par-dessus sans la briser. Les cartes crépitaient bruyamment dans la conservation à mi-voix des joueurs de pedro. Leurs mots se dispersaient aux quatre vents de la nuit et quelque part, au loin sur la mer d'encre, ils plongeaient et se perdaient sous l'eau, traversant, telles des âmes envolées, un silence délicieux." "La faim"

Certaines scènes transcendent leur réalité, comme cette nage avec les tortues, offrant comme un moment suspendu dans une vie tourmentée.

Lauréat du National Book Award, ce recueil de nouvelles est une réédition de Gallmeister, agrémentés de quatre nouvelles supplémentaires par rapport à sa première version publiée chez Gallimard. 

Ce que j'ai moins aimé : Un recueil qui ne m'a pas marqué.

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister 

D'autres avis : La cause littéraire

 

Au bonheur des îles, Bob Shacochis, traduit de l'américain par Sylvère Monod et François Happe, Gallmeister, janvier 2016, 336 p., 9.40 euros

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Arsène Lupin Les origines Tome 1, Les disparus de la Haute-Boulogne, Benoît Abtey, Christophe Gaultier, Pierre-Jean Deschodt

Publié le par Hélène

                           

Mon avis :

1888. Le jeune Arsène Lupin a 12 ans quand il est envoyé à la Haute Boulogne, une maison de redressement sur Belle-Ile en Mer, en Bretagne. Après quelques mésaventures, il sera adopté par le Comte Perceval de La Marche, qui l'entraînera dans la lutte contre la confrérie des Lombards.

         

Trop d'intrigues se télescopent : les activités funestes de ce pensionnat isolé, l'enquête du journaliste Roubaud, l'apparition de l'inspecteur Bellemain, le massacre perpétré chez le marquis de Kerrichard, les origines du fils décédé du comte de la Marche, le mystère entretenu autour de son épouse, ses rapports avec le jeune Arsène, etc...  De fait la construction est brouillonne, l'action sautille trop rapidement d'intrigues en intrigues, les actions sont menées à grande vitesse, les personnages sont seulement esquissés, avant d'être assassinés, tout va trop vite, trop d'informations se bousculent dans ce premier tome. L'homme au masque de fer fait même une apparition éclair, comme si les auteurs avaient voulu à tout prix placer des références historiques, mais sans les exploiter suffisamment -pour l'instant.

L'univers des romans de Maurice Leblanc avec l'humour et la classe inséparable du célèbre gentleman cambrioleur sont dissous, dépassés par ce trop-plein d'intrigues. La quatrième de couverture promettait "Une saga d'aventures pleine d'humour menée avec brio et panache !", il est certain que si les aventures se succèdent, l'humour lui a fui vers d'autres latitudes...

Le dessin est assez sombre, l'usage des traits noirs accentuant encore cette absence de netteté ressentie à travers le scénario.

Une déception !

Vous aimerez aussi :

Le collier de la reine et autres nouvelles de Maurice Leblanc

D'autres avis :

Les 8 plumes

 

Chez Noukette d'autres bd de la semaine 

 

Reçu dans le cadre de Masse Critique de Babélio

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Déception et abandon du mois de décembre

Publié le par Hélène

reine-de-la-baltique.jpg

 

La reine de la baltique de Viveca STEN

 

Pitch :

Un corps est retrouvé sur une plage de l’ile de Sandhamn, au large de Stockholm. Suicide ? Noyade ? L’inspecteur Thomas Andreasson est chargé de l’enquête. Habitué de ce lieu de villégiature, il s'y voit proposer une aide inattendue : celle de Nora Linde, une amie d’enfance, jeune avocate à la perspicacité redoutable.

Leur été vire au cauchemar quand une femme est assassinée dans sa chambre d’hôtel. Et si, désormais, plus personne n’était à l’abri ? Andreasson, qui croyait tout savoir de sa petite île paradisiaque, n’est pas au bout de ses macabres découvertes...
Avec les enquêtes d’Andreasson et Linde, Nº1 des ventes en Suède, Viveca Sten s’impose comme une des nouvelles grandes voix du polar nordique.

« Viveca Sten s’affirme d’emblée comme la grande rivale de Camilla Läckberg... Un formidable premier roman. » Kristianstadsbladet 
« Un premier roman absolument exceptionnel. » De Telegraaf

 

Mon avis :

Vous aimez Camilla Läckberg et ses héroïnes à la psychologie sommaire et à la vie familiale ennuyante ? Eh bien alors oui, dans ce cas, lisez Viveca Sten qui égale sa consoeur dans l'art de camper des personnages inintéressants aux réflexions philosophiques profondes :

"Elle était assez satisfaite de son apparence. Dans l'ensemble, en tous cas. Elle aimait surtout ses longues jambes athlétiques, résultat d'années de jogging. Elle avait les idées si claires quand elle courait. Côté seins, il n'y a vait pas de quoi pavoiser, surtout après deux grossesses, mais bon de nos jours il y avait les push-up. Ca pouvait toujours servir."

Ouah ! tant de réflexions passionnantes dés la page 18, que vont nous réserver les suivantes, suspens...

A la page 43 on apprend que "Les mecs, tous pareils, toujours à bouder dans leur coin, de vrais gosses."

Je dois avouer que je n'ai pas poursuivi plus loin ma découverte philosophique, parce que trop, c'est trop, je ne pouvais pas ingurgiter tant de pensées lumineuses d'un seul coup...

Sauf que le lendemain, bizarrement, je n'ai pas eu envie de reprendre le cours du destin de ces personnages ô combien intéressants ....

http://www.babelio.com/livres/Sten-La-Reine-de-la-Baltique/412244/critiques?pageN=2

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L'histoire du lion Personne de Stéphane AUDEGUY

Publié le par Hélène

♥♥

Alors qu'il quitte son village pour se rendre à Saint Louis, Yacine rencontre un jeune lionceau abandonné. Touché par la solitude de l'animal abandonné par sa mère, il décide de l'emmener avec lui. Et c'est ainsi que commence l'incroyable épopée de ce lion qu'il appellera Personne, en hommage à la ruse d'Ulysse sur l'île du Cyclope. Jean-Gabriel Pelletan directeur de la compagnie royale du Sénégal chez qui se rend Yacine accepte de garder le lionceau qui grandit dans un univers protégé. Mais un jour il blesse un jeune garçon et Pelletan doit l'éloigner du Sénégal. Il décide de l'envoyer à Paris, à la ménagerie royale de Versailles.

Ce court roman permet de découvrir ce fascinant animal qui a réellement vécu de 1786 à 1796.

Woira le lion et son chien, 1794-1796 © MNHN - Bibliothèque centrale

Lion Woira et le chien Braque à la ménagerie du jardin des Plantes

Son histoire originale permet de sonder les rapports entre les hommes et les animaux oscillant entre maltraitance et bienveillance.

Ce que j'ai moins aimé : Il est difficile de s'attacher à un des personnages qui sont assez détachés, froids. Sitôt que l'on commence à s'attacher à l'un d'eux, le lion doit les quitter et nous les quittons également.

Bilan : Un tableau de l'époque intéressant et original.

 

Présentation de l'éditeur : Seuil ; Points

D'autres avis : sur le site des Editions Points, l'avis des autres jurés du prix du Meilleur Roman Points

 

Histoire du lion personne, Stéphane Audéguy, Points, août 2017, 168 p., 6.50 euros

 

Roman sélectionné pour le Prix Meilleur Roman Points 2018

 

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Entre fauves de Colin NIEL

Publié le par Hélène

♥ ♥

Martin est garde au parc national des Pyrénées. Désabusé, il erre à la recherche du dernier ours, Cannellito, soupçonnant les chasseurs de l'avoir fait disparaitre. Il traque également les chasseurs sur Internet avec son groupe Stop Hunting, et c'est ainsi qu'il découvre la photo d'une jeune fille posant aux côtés d'un lion qu'elle vient vraisemblablement de tuer. Martin se lance sur les traces de cette mystérieuse tueuse.

En s'intéressant au sujet de la chasse, Colin Niel choisit de présenter tous les points de vue au travers de personnages emblématiques : Martin incarne le militant anti-chasse persuadé du bien-fondé de sa lutte, la jeune Apolline incarne les chasseurs, elle-même issue d'une famille pratiquant la chasse, le jeune Kondjima est un un jeune éleveur Himba en Namibie, dont le troupeau de chèvres a été décimé par le lion que chasse Apolline et qui met un point d’honneur à être le premier à le retrouver pour le tuer. Enfin, et plus surprenant, le point de vue du lion apparait également. Cette multitude de points de vue différent d'un même problème enrichit le récit et apprend à relativiser, à connaitre toutes les données avant de juger et de condamner : tous seront à un moment du récit et chasseurs et proies.

L'auteur dénonce également la haine déversée sur les réseaux sociaux, haine qui peut mener au pire, sujet tristement d'actualité ces jours-ci.

La construction parfaitement calibrée sert parfaitement ce roman aux accents écologistes.

Mes réticences :

Je ne saurais expliquer vraiment pourquoi, mais il m'a manqué un éclat de passion à la lecture de ce roman, peut-être parce qu'aucun des personnages n'est réellement attachant, manquant de nuances. De plus, je m'attendais à un roman policier, mais l'intrigue se tient toujours en lisière du genre.

Bilan :

Malgré un point de vue intéressant, j'ai nettement préféré  Ce qui reste en forêt de ce même auteur !

 

Présentation de l'éditeur : le Rouergue

D'autres avis : Tant qu'il y aura des livres ;

Du même auteur :  Ce qui reste en forêt ♥ ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Seules les bêtes ♥ ♥ ♥ (Policier)

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

D'autres romans sur le sujet de la chasse : Mon Amérique de Jim FERGUSEspaces sauvages de Jim FERGUS ; Chasses furtivesde Léon MAZZELLA

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Celui qui n'aimait pas lire de Mikaël OLLIVIER

Publié le par Hélène

♥ ♥

D'abord, je tiens à préciser que la quatrième de couverture et le titre sont trompeurs -scandaleusement trompeurs dirait mon fils. En effet, je cherchais un roman autobiographique pour lui -qui à l'époque devait encore passer un oral de brevet sur l'autobiographie en fin d'année - , et comme il est difficile de le faire lire, je me suis dit que ce titre lui convenait bien. La quatrième de couverture a fini de me convaincre, le livre semblant bénéficier d'une intrigue digne de ce nom : qu'arriverait-il si on privait les enfants de lecture. Je pensais que cela aller captiver mon jeune lecteur, et qui sait - ô espoir suprême de sa mère passionnément lectrice - déclencher un amour pour la lecture.

Point du tout. Il n'a rien compris. Il m'a accusé de l'avoir -scandaleusement - roulé puisque l'auteur parle de livres et de littérature pendant tout le livre. Devant tant de résistance, j'ai décidé de le lire aussi pour me faire mon propre avis.

Effectivement, l'auteur adulte devenu écrivain et passionné de lecture nous explique comment il détestait les livres étant adolescent, mais comme son point de vue d'adulte éclaire rétrospectivement la scène, chaque page est un hymne à la littérature et à l'art en général.

Point d'intrigue passionnante, juste un récit autobiographique à l'écriture fluide, certes, mais non pas marquante.

Force m'est donc de rejoindre l'avis de mon fils.

Depuis il lit L'ami retrouvé. En espérant que cela fonctionne mieux...
 

Présentation de l'éditeur : La Martinière jeunesse

D'autres avis : Babélio

Publié dans Jeunesse Roman

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Six degrés de liberté de Nicolas DICKNER

Publié le par Hélène

Lisa, est une jeune fille de 15 ans qui s'ennuie passablement dans sa banlieue et aide son père à vider des maisons, espérant peut-être trouver un trésor. Un jour, dans l'une de ces maisons, Lisa découvre une chambre secrète dans laquelle quelqu'un semble avoir vécu, à l'abri du monde. Cette idée s'inscrit en elle et s'épanouit petit à petit... Son meilleur ami se nomme Eric, agoraphobe il ne sort guère de sa chambre, mais ses inventions scientifiques et ses talents en informatique occupent largement ses journées. 

Dans une autre ville, Jay policière en liberté conditionnelle s'intéresse tout à coup à un container fantôme nommé "Papa Zoulou".

Les destins de ces personnages vont se croiser au seuil de la liberté...

Ce que j'ai moins aimé :

- Ce roman est poussif, long à se mettre en place.

- La quatrième de couverture en dit trop, si bien que l'évènement mentionné est attendu tout au long de la lecture, mais il n'intervient que très tardivement...

Bilan : une déception !

 

Présentation de l'éditeur : Seuil, Points

 

Six degrés de liberté, Nicolas Dickner, Points, 2017, 309 p., 7.50 euros

Sélectionné pour le Prix du meilleur Roman Points

 

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Avant que les ombres s'effacent de Louis-Philippe DALEMBERT

Publié le par Hélène

Ruben Schwarzberg est né dans une famille juive polonaise en 1913. Son histoire se déroule dans ce contexte mouvementé de l'entre-deux guerres : son enfance et ses études à Berlin, la nuit de pogrom du 9 novembre 1938, son internement à Buchenwald, son séjour dans le Paris de la fin des années trente, où il est recueilli par la poétesse haïtienne Ida Faubert, et, finalement, son départ vers sa nouvelle vie, Haïti ! En effet, le vote par l’État haïtien, en 1939, d’un décret-loi autorisant ses consulats à délivrer passeports et sauf-conduits à tous les Juifs qui en formuleraient la demande lui permet de gagner cette terre promise en tant que médecin.

Ce que j'ai moins aimé : J'ai trouvé ce roman lassant, il m'a été impossible de m'attacher aux personnages, et j'ai fini par succomber à un ennui latent... J'ai regretté que la partie sur Haïti soit aussi rapide.

 

Présentation de l'éditeur : Sabine Wespieser Editeur ; Points

D'autres avis : Aifelle ; Luocine ; Ys ; et sur le site des éditions Points.

D'autres roman sur Haïti : Tonton Clarinette de Nick Stone ; Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain ; La belle amour humaine de Lyonel Trouillot ; Danser les ombres de Laurent Gaudé ;

 

Sélectionné pour le Prix du meilleur roman Points

 

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Pékin Pirate de XU Zechen

Publié le par Hélène

A sa sortie de prison, Dun Huang retourne à Pékin : condamné pour faux papiers, il repart à partir de rien dans la grand mégalopole chinoise. Par chance, il rencontre une jeune vendeuse de DVD pirates qui l'initie au commerce. La jeune Xia met de l'argent de côté dans l'espoir de quitter la ville pour retrouver sa famille et élever son futur enfant loin de l'effervescence pékinoise. Dun Huang, lui, pense juste à survivre au jour le jour.

Ces héros malchanceux sont finalement attachants, perdus dans les trafics, fuyant les policiers, espérant se former un pécule pour échapper aux aléas de l'existence, ils vivent dans un monde souterrain faits de petits boulots illicites, entre corruption et alcool pour noyer ses peines.

"Les gagne-petit ont bien du mal à faire bombance dans ce foutoir pékinois, mais y crever de faim est tout aussi difficile..."

Ce petit roman se lit facilement, portrait d'une génération et d'une ville dans laquelle le commerce illicite est monnaie courante.

Ce que j'ai moins aimé : Peu marquant...

Bilan : une vision réaliste de nos villes modernes...
 

Présentation de l'éditeur : Philippe Rey, ; Points

D'autres avis : JérômeBabélio

 

Pékin Pirate, Xu Zechen, Points, février 2018, 192 p., 6,6€

 

Sélectionné pour le prix meilleur roman Points

 

Publié dans Littérature Asie

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