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Allmen et les libellules de Martin SUTER

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Allmen a connu la fortune, le luxe et même s'il croule aujourd'hui sous les dettes et est poursuivi par ses créanciers, il ne peut s'empêcher de conserver le même standing, refusant de montrer que les temps héroïques sont révolus pour lui. Comme sa situation devient de plus en plus périlleuse, la nécessité de trouver une solution durable devient vitale pour lui. Aussi, quand il rencontre Joëlle, fille d'un riche banquier collectionneur, accroc aux somnifères et souvent seule dans sa grande villa, voit-il là un signe du destin. Quand il se retrouve par hasard nez à nez avec des pièces de collection, des coupes signées Gallé, alors que la jeune femme ronfle du sommeil des bienheureux, sa décision s'affine prodigieusement... Et voilà notre Allmen déshérité transformé en gentleman cambrioleur. Mais c'est après le vol somme toute facile que tout se complique...

Le roman possède le charme des Arsène Lupin avec un personnage outrageusement dépensier, et prêt à tout pour continuer à brasser cet argent qui file si rapidement... Le personnage a ici plus d'importance que l'intrigue, tout comme les personnages secondaires tels que Carlos, homme à tout faire tout dévoué à Allmen. 

Allmen et les libellules est le premier opus d'une série mettant en scène Allmen et son acolyte, suivront Allmen et le diamant rose et Allmen et les dahlias

Ce que j'ai moins aimé :

Je n'ai pas l'impression que ce roman me laissera une impression durable. La lecture est plaisante mais pas inoubliable...

Présentation de l'éditeur :

Christian Bourgois  ; Points 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Allmen et le diamant rose ;  Allmen et les dahlias

D'autres avis :

LireLe Monde

Papillon Miss Alfie 

 

Allmen et les libellules, Martin Suter, traduit de l'allemand par Olivier Mannoni, mai 2012, 168 p., 5.7 euros

Publié dans Littérature Europe

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Monologues de la boue de Colette MAZABRARD

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Humilité ? Devenir humus." 

Mon avis :

Une femme part sur les chemins, de Boulogne-sur-Mer à la Belgique, du nord de la France au Jura, des Ardennes à la Suisse, puis plein ouest, vers une fin de terre, au-delà de Saint-Jacques de Compostelle. Elle marche, seule, plus attentive à ses pas, à ses rencontres, au présent qu'à un but prédeterminé. 

"Pour toi, non, l'essentiel n'est pas d'arriver à Compostelle, mais de t'oublier et de te remplir de chemin, de transformer le temps devant toi en chemin, de te faire traverser par le chemin, le paysage, les visages, les lumières, les paroles du chemin. Pour toi le but est de faire chemin, d'être en chemin, d'être chemin." p. 78

Peut-être est-elle à la recherche d'elle-même dans sa volonté de se fondre dans le paysage, dans une double quête d'oubli de soi et d'accord avec son être profond. 

"Reviennent des images du chemin qui, déjà, te manque : une pie guide son enfant, les eucalyptus sentent fort. Une femme s'assoit dans le petit kiosque duduel tu observes les clochers de la ville et te salue. Il va pleuvoir sur Santiago? Les arbres pèlent, les arbres penchent, les pas dictent les phrases. Tu courbes le temps de ta vie à l'espace de tes pas. Le temps de ta vie épouse le chemin." 

Le projet initial de l'auteur était d'écrire un texte qui accompagnerait des photos. Puis au fil de l'écriture, il est apparu que le texte pouvait se suffire à lui-même et l'intention a changé. De fait, ce changement se ressent : plus travaillée, plus littéraire, la deuxième partie se suffit davantage à elle-même que la première partie destinée à l'origine à être mise en regard des photographies. Le début de ses pas est assez banal, au rythme des marches, des nuits, des rencontres avec les villageois, des personnes qui hantent les bars... Du déjà lu que les photographies auraient sans doute densifié. 

La deuxième partie résonne de façon plus personnelle, plus intime.

"Travailler, oui, mais travailler à ce que nous estimons beau et juste, en dépit de la naïveté, en dépit de l'enfance, en dépit du regard des autres ou de l'autre en nous.

Ne pas écraser les fourmis. Fourmi, hormiga." p. 70

Un avis en demi-teinte donc pour ce récit que j'aurais aimé voir illustré de photographies...

Présentation de l'éditeur :

Editions Verdier 

Vous aimerez aussi :

sur compostelle :

D'autres avis :

Clara ; Aifelle ; Cathulu

Télérama 

 

Monologues de la boue, Colette Mazabrard, Verdier, 96 p., 13 euros

 

Merci à l'éditeur. 

Publié dans Récits de voyage

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La belle amour humaine de Lyonel TROUILLOT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"La vie n'est jamais rien qu'un ouvrage collectif." 

Ce que j'ai aimé :

Dans un taxi, la jeune Anaïse se dirige vers un village côtier d'haItien, Anse-à-Fôleur sur les traces de son père qu'elle a à peine connu. Elle cherche aussi à comprendre certaines pages opaques de son histoire familiale liées à son grand-père, Robert Montès qui a péri dans l'incendie de sa villa. Pour l'accompagner dans son voyage, Thomas, lui-même issu du petit village. Thomas qui va monologuer pendant ce voyage pour présenter à Anaïse ce qu'elle doit savoir, ou ne pas savoir du passé du village, de son pays... 

S'il commence par critiquer de la condescendance des pays riches, l'arrogance des riches touristes et des profiteurs en tous genres, il va amener la jeune femme à s'interroger plus largement sur le sens de la vie, sur sa présence au monde. A travers son monologue, il demande une écoute, un partage. Comment  en effet vivre ensemble, quel sens donner à sa présence au monde sinon celui de la solidarité, de l'amour du prochain ?

"Laissez les choses à leur mystère. Maintenant que je ne vois plus, je ne trouve pas meilleur usage de ma présence au monde que de regarder par le fenêtre. Oui, deux hommes sont morts, deux maisons ont brûlé. Mas est-ce là le plus important ! Un jour, vous aussi vous mourrez. Quand viendra l'heure, posez-vous la question qui compte : "Ai-je fait un bel usage de ma présence au monde ?" Si la réponse est non,  ce sera trop tard, pour vous plaindre comme pour changer. Alors n'attendez pas. Les circonstances de la mort n'offrent pas de clé pour commprendre. La mort demeure pour le vivant la plus banale des occurences, la seule qui soit inévitable. La mort ne nos appartient pas, puisqu'elle nous précède. Mais la vie..." p. 25

"Mais je pense que le problème avec les causes et les motivations, ce n'est pas de n'en avoir adopté aucune quand on avait vingt ans, c'est de les perdre à quarante." p. 140

Lyonel trouillot fait preuve ici d'un art du conteur alliant lyrisme et puissance de l'écriture. A la question de l'utilité de sa présence au monde, il alui-même répondu : "Essayer d'être utile, un peu. J'aime cette idée de l'individu devenant un "aide-bonheur" pour les autres, à charge de réciprocité." (source : Mandor)

Ce que j'ai moins aimé :

- Le style est quelque peu déroutant au début puisqu'il s'agit d'un long monologue, mais une fois entré en ces pages, on ne peut qu'être envoûté...

Présentation de l'éditeur :

Actes Sud 

Vous aimerez aussi :

Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain

D'autres avis :

Babélio

 

La belle amour humaine, Lyonel Trouillot, Actes Sud, 2011, 169 p., 17 euros

 

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Doppler de Erlend LOE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Ne sois pas trop appliqué."

Ce que j'ai aimé :

Après un vol plané lors d'une promenade à vélo, Doppler décide de s'installer dans une tente dans la forêt, afin de rompre avec la civilisation, femmes et enfants compris. Son meilleur ami devient un élan et son programme est prometteur :

"Mes chers compatriotes, Norvégiennes, Norvégiens, crié-je. Je ne vous aime pas. Il faut vous ressaisir. Il faut relever la tête et arrêter de vous pavaner avec votre putain d'application de merde. Et vous, les mecs de droite, bande de nases, liquidez-moi vos sales clébards et enlevez-moi de votre sale gueule vos rictus suffisants. Autre chose : il faut faire du troc. Et du vélo. Echangez et pédalez comme des dératés si nous voulons avoir une chance que tout le machin tienne encore un chouia. Car qui possède le souffle du vent dans les arbres et les fleurs dans les champs, hein ? Et les Teletubbies doivent brûler en enfer et ... merd-deuh..." p; 123

Vous l'aurez compris Doppler est un être à part : 

"On peut tout à fait être branque, mais tant qu'on est norvégien. Nous sommes tous branques et norvégiens les uns comme les autres. Et comme tout le monde est branque, il est d'une certaine manière normal d'être branque. Donc la conclusion, c'ets que personne n'est branque. Au final, on est uniquement norvégien." p. 142

Il s'épanouit dans sa nouvelle vie de "sauvage" et se lie avec son voisin le plus proche, Düsseldorf, passionné de modèles réduits et tout aussi branque que lui...

Le Doppler de Erlend Loe offre un regard décalé sur notre société de consommation aliénante. Un homme qui éduque son fils en lui disant "ne sois pas trop appliqué." ne peut qu'être attachant...

Ce que j'ai mois aimé :

- Rien. Par contre, j'ai voulu lire la suite "Volvo trucks" et je n'ai pas du tout accroché...

Présentation de l'éditeur :

10/18

D'autres avis :

Babélio 

 

Doppler, Erlend Loe, traduit par Jean-Baptiste Coursaud,  10/18, 2009, 208 p., 7.50 euros

Publié dans Littérature Europe

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Le concert posthume de Jimi Hendrix de Andreï KOURKOV

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Qu'avons-nous à faire de la vérité ? Le mythe est toujours plus important que la vérité !" 

Ce que j'ai aimé :

Dans la petite ville de Lviv en Ukraine, des phénomènes étranges se produisent la nuit : une odeur d'iode flotte dans l'air, l'eau salée coule des robinets et des mouettes agressives attaquent les habitants. C'est dans cette atmosphère étrange que Alix et ses amis hippies célèbrent comme chaque année la mémoire de Jimi Hendrix au cimetière. Ils  sont rejoints par Riabtsev, ancien capitaine du KGB chargé à l'époque de surveiller les hippies, et aimant désormais se retirer dans son pigeonnier. Contre toute attente, une belle histoire d'amitié naîtra entre Alix l'ancien hippie et le colombophile. Ils s'intéresseront de près aux évènements étranges qui parcourent leur ville, tout comme Taras, "vibrothérapeute" d'un nouveau genre qui travaille uniquement la nuit et a lui aussi observé ces changements d'atmosphère. Taras pour le moment est surtout occupé à séduire la belle Darka, jeune femme allergique à l'argent... 

Ces êtres nocturnes nous offrent une fable moitié mystique, moitié magique sur l'amour du prochain. Chacun aide son voisin et pourfend les idées reçues, tous ces a prioris réducteurs et aliénants. 

"Le monde passé était fait de conventions, c'est pourquoi il s'est désagrégé, dit-il, songeur. Ce monde actuel n'est pas différent, mais les conventions sont autres. Lui aussi n'est pas différent, mais les conventions sont autres. Lui aussi se décomposera avec le temps. L'essentiel, c'est de protéger son propre monde intérieur de toutes les conventions, quelles qu'elles soient." p. 111

Une mer de Carpates souterraine qui souhaite reprendre sa place, des mouettes qui attaquent les plus faibles, des personnages de roman qui s'échappent des pages, l'univers de Kourkov est à la fois fantaisiste et absurde, pour le plus grand plaisir du lecteur...

Ce que j'ai moins aimé :

- Quelques longueurs.

Présentation de l'éditeur :

Liana Levi 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Laitier de nuit Surprises de Noël 

 

Le concert posthume de Jimi Hendrix, Andreï Kourkov, traduit du russe par Paul Lequesne, Liana Levi, avril 2015, 343 p., 21 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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Le mois anglais - Billet de présentation

Publié le par Hélène

En juin, le mois anglais revient pour une quatrième édition !

Organisé par  CryssildaTitine et Lou, Il consiste comme son nom l'indique à éditer des billets sur des livres, films, musique, recettes de cuisine, récits de voyages britishs.

Un petit rappel sur les livres qui sont acceptés dans ce challenge : ils doivent être écrits par un auteur anglais ou se dérouler entièrement en Angleterre. 

Si vous souhaitez participer, rendez-vous sur le blog des demoiselles...

Voici le programme des lectures communes : 

LC consacrées à un auteur :

-LC Mark Watson : 1er juin

-LC 175 ans de Thomas Hardy : 2 juin

-LC ou billet hommage à Terry Pratchett : 10 juin

-LC autour d’Ann Granger : 12 juin

-LC autour de Jane Austen : 16 juin

-LC autour de Tracy Chevalier (romans se déroulant en Angleterre) : 20 juin

-LC autour de Ian McEwan : 24 juin

-LC autour de Charles Dickens : 26 juin

-LC autour de Daniel Defoe : 28 juin

-LC 200 ans d’Anthony Trollope : 30 juin

-LC autour de Conan Doyle : Date ?

-LC autour de Jonathan Coe : Date ?

LC sur d’autres thématiques :

-Journée polar anglais : 4 juin

-Roman historique se déroulant en Angleterre : 6 juin

-Journée littérature enfantine anglaise : 8 juin

-LC Reines et Rois anglais : 14 juin

-Journée auteurs anglais d’origine étrangère : 15 juin

-Journée autour des écrivaines anglaises du 20ème siècle : 18 juin

 

Pour ma part je rejoindrai les lectures communes pour : 

- Thomas Hardy le 2 juin avec Les forestiers,

- pour la journée polar anglais avec Lignes de fuite de Harvey,

- et pour Trollope.

Pour les autres lectures, j'envisage de sortir de ma PAL :

- Jack Rosenblum rêve en anglais de Natasha Solomons

- Le tome 2 de la trilogie de Corfou de Gérald Durrell

- L'excellence de nos aînés de Ivy Compton- Burnett

 

Alors rendez-vous en juin ! 

Publié dans Littérature Europe

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L'étoile du diable de Jo NESBO

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Harry Hole traverse une période sombre : ses vieux démons l'ont rattrapé, il sombre à nouveau dans l'alcoolisme, ses nuits sont hantées par des cauchemars, Rakel s'est éloignée, et ses supérieurs réclament sa démission. Avant son départ, il doit collaborer de surcroit avec son ennemi notoire Tom Waaler, été oblige, les effectifs étant trop réduits pour placer quelqu'un d'autre sur l'enquête. Un serial killer semble s'acharner sur les jeunes femmes leur sectionnant un doigt et plaçant à leurs côtés un diamant rouge taillé en forme d'étoile et un pentagramme, symbole connu sous le nom de "l'étoile du diable". De nombreuses fausses pistes emmèneront Hole aux quatre coins de la ville...

Le rythme haletant emporte irrémédiablement le lecteur dans sa lecture.

Ce que j'ai moins aimé :

Les péripéties et retournement de situation sont monnaie courante chez Nesbo, mais ici le principe est poussé au maximum, égarant le lecteur à plaisir.

L'alcoolisme de Harry Hole pathétique au début du roman semble s'effacer comme par magie au fil de l'intrigue, peu crédible !

J'ai retrouvé les défauts du Léopard : un peu trop d'actions au détriment de la finesse des personnages.

Un roman efficace mais sans plus.

Présentation de l'éditeur :

Gallimard 

Vous aimerez aussi :

La série des Harry Hole :

Série Harry Hole
  1. L'Homme chauve-souris
  2. Les Cafards
  3. Rouge-gorge
  4. Rue Sans-Souci
  5. L'Étoile du diable
  6. Le Sauveur
  7. Le Bonhomme de neige
  8. Le Léopard
  9. Fantôme
  10. Police

D'autres avis :

Le vent sombre ; Babélio

 

L'étoile du diable, Jo Nesbo, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, 2006, nouvelle édition en 2014, 592 pages, 

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Rivière Mékiskan de Lucie LACHAPELLE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Lauréate au prix France-Québec 2011

Ce que j'ai aimé :

Alice est une jeune femme métisse blanche-amérindien. Quand son père devenu clochard est retrouvé mort sur un banc, dans un premier élan, elle décide de jeter ses cendres dans une décharge publique. En effet, la jeune femme a des comptes à rendre avec le disparu qui s'est si peu occupé d'elle enfant, a fini par dériver à cause de l'alcool, représentant  "tout ce que les autres pensent des Amérindiens. Isaac était un fainéant, un alcoolique fini.", et a poussé sa mère à quitter le village et à couper tous les ponts avec cette famille paternelle. Sa fille est en colère "parce qu'Isaac l'avait abandonnée, colère parce qu'il s'était détruit jusqu'à en mourir, colère parce qu'elle avait honte, colère parce qu'elle aurait voulu vivre autre chose, colère parce qu'elle n'avait pas pu le sauver." Contre toute attente, Alice revient sur sa décision première : "Elle retournerait son père d'où il venait. Elle irait à Mékiskan, à douze heures de train de Montréal. Un petit village perdu et oublié, effacé de la carte, le lieu où Alice avait vu le jour et où Louise avait emmagasiné de la rancoeur pour le reste de sa vie." 

Dans le petit village de Mékiskan, elle rencontre Lucy, une cousine de sa grand-mère qui vit dans une cabane et s'occupe de ses petits-enfants quand sa fille Jeannette se saoule à l'hôtel avec un blanc. Partie pour vingt-quatre heures, Alice reste finalement une semaine, semaine qui la transforme profondément. Elle découvre ainsi une autre facette de l'histoire amérindienne, les difficultés pour ce peuple de s'adapter aux moeurs des blancs qui veulent les parquer dans des réserves, et surtout, leur volonté vivace de préserver leur culture malgré tout. Cette confrontation avec son autre culture rendra la jeune métisse entière dans sa recherche d'identité. Malgré ses peurs quant à l'hérédité et au destin qui peut-être l'accompagne, elle osera aller de l'avant, portée par son amour des autres.

Un récit profondément humain, à découvrir !

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien, j'ai adoré ! 

Présentation de l'éditeur :

Editions XYZ 

site de l'auteur 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Histoires nordiques 

D'autres avis :

Anne Karine ; Marilyne ;  Claire Jeanne ; Lili 

 

La rivière Mékiskan, Lucie Lachapelle, Editions XYZ, 2010, 23.55 euros

 

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Mon ami Jim de Kitty CROWTHER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Jack est un merle noir qui rencontre un beau jour une mouette blanche, Jim. Tous les deux se lient d'amitié et deviennent inséparables. Jim emmène Jack dans son village mais les villageois n'acceptent pas Jack, l'enjoignant à rentrer chez lui. Jack reste malgré tout car il apprécie la compagnie de son nouvel ami. Un jour, il découvre une caisse de livres chez Jim.. livres qui servent à allumer le feu, car dans le village personne ne lit. Jack prend l’habitude de lire une histoire tous les soirs à Jim. 

 

Le jeune Norbert, qui les écoute en cachette, en parle à sa mère... qui en parle à ses amies... si bien que de plus en plus de mouettes viennent écouter les histoires. Jack trouve ainsi progressivement sa place dans le village.

Un beau conte sur l'intégration, sur l'amitié et sur le pouvoir intemporel des histoires...

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien

Présentation de l'éditeur :

Ecole des loisirs 

Vous aimerez aussi :

Album Jeunesse

 

Mon ami Jim, Kitty Crowther, Ecole des loisirs, 1996, 5.5 euros

 

Challenge je lis aussi des albums

Publié dans Jeunesse Album

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Déception et abandon du mois d'avril

Publié le par Hélène

Amours de Leonor de RECONDO

Présentation :

"Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré.
Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches.
Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles…
Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout."

Mon avis :

Autant j'avais aimé "Pietra viva", autant celui-ci m'a ennuyé. La froideur que de nombreux lecteurs reprochent à l'auteur m'est ici apparue clairement. Rares sont les émotions qui  transparaissent derrière le vernis des convenances, et pourtant le thème aurait pu être l'objet d'une psychologie plus fine. L'auteure s'attache surtout au langage du corps reflet des désirs sans doute mais ne témoignant pas nécessairement des sentiments. J'ai trouvé certains thèmes relativement prévisibles : comme cet amour maternel qui sauve l'enfant, car un enfant non câliné dépérit, de même qu'une femme non aimée meurt doucettement. De même cette image facile du corset qu'on serre et que l'on desserre par envie de liberté ? Et cette photographie qui glace les convenances n'est-elle pas un cliché de plus ?... Et cette fin encore plus convenue... Bref...Je suis passée à côté.

 

Si le rôle de la mer est de faire des vagues de KIM Yean-Su

Présentation :

Un jour, Camilla reçoit six cartons de vingt-cinq kilos qui contiennent toute son enfance. Entre un ours en peluche et un globe terrestre, la photo d’une jeune fille, petite et menue : celle de sa vraie mère avec un bébé dans les bras. Camilla a été adoptée peu après sa naissance par un couple d’Américains. Aujourd’hui elle a vingt et un ans et décide de partir en Corée à la recherche de sa mère.
Au fil d’une enquête aux multiples bifurcations, chacun livre sa version de l’histoire bouleversante de cette lycéenne de seize ans devenue mère, les rumeurs, les secrets, les tragédies, le mystère de l’identité du père. Peu à peu Camilla remplit les blancs de son passé, qui se confond avec celui de cette petite ville portuaire où elle est née, et toute sa vie s’en trouve changée.
Un roman riche en harmoniques, à l’imaginaire poétique et émouvant, enraciné dans la réalité sociale de la Corée d’aujourd’hui.

Mon avis :

Je n'ai rien trouvé d'extraordinaire dans le destin de cette enfant adoptée qui cherche ses origines, sujet lu et relu. De plus la narration à la première personne aplatit le propos en raison d'une absence de style.

 

Moi, Cheeta de James LEMER

Présentation :

Quand Cheeta prend la plume pour raconter ses mémoires, il est le plus vieil animal de cinéma vivant (76 ans et des poussières…) : pensionnaire d’une maison de retraite de luxe à Palm Springs (Californie), il a entamé une carrière de peintre abstrait, mais n’a rien oublié de son enfance dans la jungle africaine ni de sa carrière à Hollywood.

Devenu une star dès le premier Tarzan (1934), Cheeta porte un regard caustique et sans concession sur Hollywood, dont il va rendre compte des moindres travers. Ses années de gloire, les potins des stars, les studios et leurs mœurs dissolues, son addiction à l’alcool ou à la drogue (sa première banane lui rappelle a posteriori sa première dose de cocaïne). Drôle, léger, rythmé, divertissant, c’est le Hollywood Babylon de Kenneth Anger vu par un singe.

Cette saga est aussi le récit d’une « ascension sociale », avec son lot d’amertumes, de cruautés et d’humiliations, subies par un enfant perdu qui restera toujours un parvenu (troublant parallèle entre le singe et l’acteur Weissmuller, unis par une amitié quasi amoureuse !) L’auteur de cette fresque caustique sur les rapports hommes-animaux, dans la lignée de Vercors (Les Animaux dénaturés) ou de Roy Lewis (Pourquoi j’ai mangé mon père) parvient même à faire oublier qu’il s’agit des paroles d’un singe !

Mon avis :

J'avais déjà des réticences car un singe qui parle, cela va à l'encontre de mon esprit rationnel qui reste limité et hermétique à tout ce qui sort du naturel et du scientifiquement prouvé (les aliens, les elfes, Dieu, etc ...) Sauf que l'attachée de presse était enthousiasme et que sa fraîcheur m'a convaincue. Mais non, le singes qui parlent, ça ne fonctionne décidemment pas avec moi ! 

 

Lovestar de Andri Snaer Magnason

Présentation :

« Peu de temps après que les mouches à miel eurent colonisé Chicago, les papillons monarques furent saisis d’un étrange comportement. […] Au lieu d’aller vers le sud rejoindre leurs quartiers d’hiver, ils se dirigèrent vers le nord. » C’est ainsi que s’ouvre le roman, fable imaginative et pourtant étrangement familière, tenant à la fois de Calvino et des Monty Python.

Face à la soudaine déroute de toutes sortes d’espèces volantes, le génial LoveStar, vibrionnant et énigmatique fondateur de l’entreprise du même nom, invente un mode de transmission des données inspiré des ondes des oiseaux, libérant d’un coup l’humanité, pour son plus grand bonheur, de l’universelle emprise de l’électronique. Et développant au passage quelques applications aussi consuméristes que liberticides… Avec des hommes et des femmes ultra connectés payés pour brailler des publicités à des passants ciblés, le système ReGret, qui permet « d’apurer le passé », ou le rembobinage des enfants qui filent un mauvais coton. Autre innovation, et pas des moindres, en faveur du bonheur humain : les âmes sœurs sont désormais identifiées en toute objectivité par simple calcul de leurs ondes respectives.

Quand Indriði et Sigríður, jeunes gens par trop naïfs et sûrs de leur amour, se retrouvent « calculés », ils tombent des nues : leur moitié est ailleurs. Les voilà partis, Roméo et Juliette postmodernes contrariés par la fatalité, pour une série de mésaventures cocasses et pathétiques, jusqu’à ce que leur route croise celle de LoveStar lui-même, en quête de son ultime invention…

Mon avis :

Cette fois-ci c'est différent, il s'agit plus ou moins d'un romans d'anticipation, relatant des innovations qui pourraient voir le jour dans les siècles à venir. Mais là aussi je dois diagnostiquer une allergie prégnante... Laure avait beaucoup aimé, j'ai donc craqué. Je n'aurais pas dû, mon allergie est trop ancrée pour espérer guérir... 

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